Alejandro Galindo: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Alejandro Galindo en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
86
œuvres recensées
86 films · 0 séries
- Première année recensée
- 1935
- Dernière année recensée
- 1991
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1930, Alejandro Galindo rentre au Mexique après un passage par Hollywood. Il quitte alors l’odontologie commencée à l’Université nationale autonome du Mexique, où le cinéma l’a déjà emporté sur une autre voie. Il travaille pour la radio comme metteur en scène et scénariste, puis signe en 1934 le scénario de « La isla maldita » de Boris Maicon.
Les années de formation entre Mexico et Hollywood
Né le 14 janvier 1906 à Monterrey, dans le Nuevo León, Alejandro Galindo grandit ensuite à Mexico. Son nom complet, Héctor Alejandro Galindo Amezcua, apparaît dans les notices biographiques, mais c’est bien sous Alejandro Galindo qu’il signe ses travaux de cinéma. Il étudie d’abord l’odontologie à l’Université nationale autonome du Mexique, avant d’abandonner ce cursus pour partir à Hollywood.
Cette parenthèse américaine le place au contact du cinéma parlant naissant. Il y occupe plusieurs fonctions, travaille pour la Metro-Goldwyn-Mayer, côtoie Gregory La Cava et suit des études de scénario à l’Hollywood Institute of Scriptwriting and Photoplay. Columbia Pictures l’emploie pour adapter ses productions de type espagnol. La crise économique de 1929 interrompt cette étape et le ramène vers Mexico.
À partir de là, sa pratique se déploie dans un autre cadre. Il devient metteur en scène et scénariste pour la radio, avant de rejoindre le cinéma au moment où l’industrie mexicaine se structure autour du parlant. Le court métrage documentaire « Teotihuacán, tierra de emperadores » précède son premier long métrage, « Almas rebeldes », réalisé en 1937, qu’il scénarise et monte lui-même.
« Mientras México duerme » et les premiers longs métrages
En 1938, Alejandro Galindo réalise et écrit « Mientras México duerme ». Le film compte parmi les titres qui jalonnent l’installation de son travail dans le cinéma mexicain, au moment où il passe de l’écriture à une mise en scène régulière. La même année, il signe aussi le scénario de ce titre, ce qui confirme une pratique de travail où la mise en scène et l’écriture restent étroitement liées.
La décennie suivante le voit multiplier les films de genre et les récits urbains. En 1951, il dirige « Dicen que soy comunista », puis « Las infieles » en 1953, « Sucedió en Acapulco » la même année, et « La duda » en 1954. Ces titres, pris ensemble, installent une cadence soutenue et une présence durable dans les productions mexicaines des années 1950.
Son travail ne se limite pas à la réalisation. Il écrit aussi plusieurs de ces films et revient à la comédie comme à des formes plus dramatiques. « Manos arriba », en 1958, s’ajoute à cette série de titres où il assume la direction, parfois l’écriture, parfois les deux. Ce va-et-vient entre fonctions nourrit une méthode de travail très liée au texte et au plateau.
Une place dans le cinéma mexicain des années 1940 et 1950
Au cours des années 1940, Alejandro Galindo poursuit une activité continue de réalisateur. « Ni arena ni sangre » en 1941, « Virgen de medianoche » en 1942, « Konga roja » et « Divorciadas » en 1943, puis « Tribunal de justicia » en 1944 composent une suite de travaux qui l’installent dans le paysage du cinéma mexicain de l’âge d’or. Il signe aussi « La sombra de Chucho el Roto » en 1945 et « Tú eres la luz » en 1946.
En 1948 et 1949, il réalise « Los que volvieron », « El muchacho alegre », « Hermoso ideal », « ¡Esquina bajan! », « Confidencias de un ruletero », « Hay lugar para... dos » et « Una familia de tantas ». Ce dernier titre reste l’un des plus connus de sa filmographie, sans que sa place dans l’ensemble impose à elle seule un récit de hiérarchie. L’important tient ici à la densité de l’activité, pas à une progression décorative.
Les années 1950 poursuivent cette continuité avec « Cuatro contra el mundo » en 1950, « Doña Perfecta » et « Capitán de rurales » en 1951, « Sucedió en Acapulco » en 1953, puis « Los Fernández de Peralvillo » et « La duda » en 1954. Galindo se tient alors dans un espace où l’écriture, la réalisation et parfois la production se répondent.
Des années 1960 aux derniers films
Au tournant des années 1960 et 1970, Alejandro Galindo conserve cette activité de metteur en scène et de scénariste. Il dirige « Cristo 70 » en 1970 et en signe aussi le scénario, tandis que « Remolino de pasiones » paraît la même année. Ces deux titres marquent un moment où il continue à occuper les deux côtés du travail d’écriture et de réalisation.
La suite le mène vers « Dimas de Leon » en 1980, puis « Cruz de olvido » en 1984. Ces films tardifs montrent une présence prolongée dans le cinéma mexicain, jusque dans la décennie où son activité se raréfie. Il dirige encore en 1985 une biographie du président Lázaro Cárdenas, restée inédite pour raisons politiques.
Alejandro Galindo meurt le 1 février 1999 à Mexico, à l’âge de 93 ans. Il aura traversé plusieurs phases de l’histoire du cinéma mexicain, depuis le parlant naissant jusqu’aux productions des années 1980, avec une constance rare dans l’écriture comme dans la mise en scène.
Réalisations, écriture et reconnaissance
Son activité ne se limite pas au seul poste de réalisateur. Les repères recensés mentionnent aussi un travail d’acteur, d’écrivain et de producteur de cinéma et de radio. Cette pluralité de fonctions correspond à une génération pour qui les frontières entre métiers restaient souples, surtout dans un environnement où la radio et le cinéma se répondaient.
Une distinction est rattachée à son nom: l’Ariel d’Or. La reconnaissance s’inscrit dans un paysage institutionnel mexicain où les prix viennent souvent consacrer des œuvres déjà intégrées à l’histoire nationale du cinéma. Galindo figure aussi parmi les dirigeants du STPC, le Syndicat des travailleurs de la production cinématographique mexicaine, pendant de nombreuses années.
Son apport se lit surtout dans l’ampleur de titres signés entre les années 1930 et 1980, avec des films comme « Mientras México duerme », « Una familia de tantas », « Dicen que soy comunista », « La duda » et « Cristo 70 ». Cette suite dit un cinéma de travail, ancré dans les réalités de Mexico et dans les formes populaires de son époque.
Films et séries réalisés par Alejandro Galindo
Découvrez ses principales réalisations au cinéma et à la télévision.
Galerie photos de Alejandro Galindo
3 photos affichées.
Filmographie détaillée
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Personnalités en relation
Personnalités créditées sur plusieurs œuvres communes présentes dans notre base.








































