Nrmagazine
Connu pour
Scénario
Sexe
Homme
Crédits connus
9
Né
29/03/1920
Lieu de naissance
Fressines, Deux-Sèvres, France
Décédé
06/03/2007 (86 ans)

Pierre Moinot: biographie, films et séries, crédits

Repères de carrière

La carrière de Pierre Moinot en bref*

D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.

4

œuvres recensées

2 films · 2 séries

Première année recensée
1969
Dernière année recensée
1989

Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.

Biographie

Né le 29 mars 1920 à Fressines, dans les Deux-Sèvres, Pierre Gaston Moinot suit des études secondaires à Niort, Ajaccio et Périgueux, où il obtient le premier prix de français au Concours général, avant d’intégrer la khâgne du lycée Henri-IV déplacée à Caen en 1939 (Source : Wikipédia, 2005). Mobilisé lors de la Seconde Guerre mondiale, fait prisonnier puis évadé, il rejoint la Résistance à Grenoble, avant de participer aux campagnes d’Italie et au débarquement de Provence, ce qui lui vaudra notamment la Grand-croix de la Légion d’honneur à titre militaire (Source : Wikipédia, 2005 ; Politiques de la culture, 2014). En parallèle, il obtient en 1942 un diplôme d’études supérieures consacré aux parlers poitevins à l’Institut de phonétique de Grenoble, confirmant une maîtrise des langues et des structures narratives qui nourrira son œuvre écrite et ses travaux pour la radio et la télévision (Source : Wikipédia, 2005) . Reçu auditeur à la Cour des comptes en 1946, il entame une carrière de magistrat tout en amorçant en 1947 sa trajectoire d’écrivain, publiant la nouvelle La nuit et le Moment dans Les Temps modernes et se rapprochant du milieu littéraire parisien (Source : Wikipédia, 2005 ; Politiques de la culture, 2014). Cette double inscription, administrative et littéraire, prépare son rôle ultérieur dans la définition de politiques publiques en faveur du cinéma et du spectacle vivant (Source : Politiques de la culture, 2014).

Fonctions publiques et rôle structurant pour le cinéma et le théâtre

À partir de 1959, Pierre Moinot est appelé comme conseiller technique au cabinet d’André Malraux, ministre des Affaires culturelles, avec un rôle central dans la structuration d’une politique culturelle d’État, notamment pour le théâtre et le cinéma (Source : Wikipédia, 2005 ; Politiques de la culture, 2014). Il contribue à transformer une sous-direction des spectacles en une véritable direction du théâtre et de l’action culturelle, participe à la préparation du premier plan d’équipement culturel et conçoit le principe des « maisons de la culture », dont la première est inaugurée au Havre en 1961 (Source : Wikipédia, 2005 ; Politiques de la culture, 2014). Dans le domaine cinématographique, il joue un rôle déterminant dans la mise en place du mécanisme d’aide publique fondé sur la taxe spéciale additionnelle et le système d’avance sur recettes, destiné à soutenir un cinéma français indépendant et innovant, dispositif entériné par les décrets de 1959 (Source : Politiques de la culture, 2014). Administrateur représentant l’État à l’Union générale cinématographique (UGC) à partir de 1960, il intervient également sur la question du maintien d’un pôle de production et de distribution sous contrôle public, en lien avec les arbitrages gouvernementaux de la période (Source : Politiques de la culture, 2014). À travers ces responsabilités, il se positionne comme un acteur clé des politiques de soutien à la création et aux structures de diffusion, dans un contexte de redéfinition des relations entre l’État, le cinéma et les arts du spectacle (Source : Politiques de la culture, 2014).

Direction des Arts et des Lettres, crises culturelles et gouvernance de l’audiovisuel

Rappelé en 1966 au ministère des Affaires culturelles, Pierre Moinot est nommé directeur général des Arts et des Lettres, fonction stratégique depuis laquelle il coordonne, sur le plan administratif et politique, les actions en faveur du théâtre, de la création et du cinéma (Source : Wikipédia, 2005 ; Politiques de la culture, 2014). Il porte au niveau international, notamment à l’UNESCO, une conception de la « politique culturelle » qui cherche à dépasser la seule démocratisation de la culture pour tendre vers une forme de démocratie culturelle impliquant davantage créateurs et publics dans les choix d’intervention de l’État (Source : Politiques de la culture, 2014). Son mandat est également marqué par la gestion de crises sectorielles, en particulier la crise de la Cinémathèque française en 1968, où il est chargé par Malraux de remettre de l’ordre dans la gestion de l’institution, avant qu’un compromis ne soit trouvé autour du maintien d’Henri Langlois sous contrôle renforcé (Source : Politiques de la culture, 2014). Dans le contexte de Mai 68, il est au cœur des tensions qui traversent le monde du spectacle et des institutions culturelles, notamment lors de l’occupation de l’Odéon, ce qui l’amène à réfléchir au rapport entre contestation, action publique et organisation administrative (Source : Politiques de la culture, 2014). En 1967, il remet un rapport de réorganisation proposant la suppression de son propre poste de directeur général, estimant nécessaire de transformer cette structure en un dispositif plus léger et transversal de coordination culturelle, position qui conduit à son départ du ministère en 1969 et à son retour à la Cour des comptes, sans rompre avec les enjeux audiovisuels et cinématographiques (Source : Politiques de la culture, 2014).

Contributions au cinéma, à l’audiovisuel et collaborations artistiques

Parallèlement à ses fonctions administratives, Pierre Moinot développe un travail d’écriture et de conception pour le cinéma, la télévision et des formes dramatiques radiophoniques, articulant son expérience d’écrivain et son expertise des politiques culturelles (Source : Wikipédia, 2005) . Il signe notamment le court métrage Le Voleur (1960), issu de son œuvre littéraire, et écrit plusieurs dramatiques et séries pour la télévision, parmi lesquelles Repos à Bacoli (1966) ainsi que la série de douze dramatiques Quand la liberté venait du ciel (1967), adaptation à partir d’un dossier d’Albert Ollivier (Source : Wikipédia, 2005) . Il conçoit ensuite la série Mazarin, composée de quatre dramatiques originales diffusées en 1978, dont il rédige également le scénario, prolongeant son intérêt pour l’histoire et les figures de pouvoir, puis travaille, en collaboration avec Jean-François Griblin, à la série Jeanne d’Arc (1988) et au feuilleton Jeanne d’Arc, le pouvoir et l’innocence, diffusé en 1990 sur Antenne 2 (Source : Wikipédia, 2005 ; Politiques de la culture, 2014). Son écriture pour l’écran s’inscrit dans une continuité avec ses romans, souvent marqués par une attention aux grands événements historiques et aux tensions morales qui en découlent (Source : Wikipédia, 2005) . En outre, il collabore aux films animaliers de François Bel et participe, comme grand reporter, à la descente du Niger aux côtés de Jules Roy en 1956, expérience documentée dans La Descente du fleuve (1991), ce qui illustre une circulation constante entre travail littéraire, récit documentaire et dispositifs audiovisuels (Source : Wikipédia, 2005) .

Œuvre littéraire, reconnaissance institutionnelle et rôle dans les instances culturelles

La carrière de Pierre Moinot dans les arts du spectacle ne se comprend pas sans son œuvre littéraire, dont plusieurs titres ont été distingués par de grands prix et ont alimenté adaptations et scénarios (Source : Wikipédia, 2005) . Son premier roman, Armes et Bagages, paraît en 1952 chez Gallimard, suivi en 1953 de La Chasse royale, qui obtient le prix international du roman de langue française Charles Veillon, le prix Sainte-Beuve, puis le Grand prix du roman de l’Académie française en 1954 (Source : Wikipédia, 2005) . Le Sable vif, publié en 1963, reçoit le prix des Libraires, tandis que Le Guetteur d’ombre, paru en 1979, est couronné par le prix Femina, et Le Matin vient, et aussi la nuit, publié en 1999, se voit attribuer le prix du Rotary International (Source : Wikipédia, 2005) . En 2004, le roman Coup d’État est récompensé par le grand prix Jean-Giono, confirmant la place de Moinot dans le paysage littéraire français de la seconde moitié du XXe siècle (Source : Wikipédia, 2005) . Élu en 1982 à l’Académie française au fauteuil 19, où il succède à René Clair, figure majeure du cinéma, il siège aussi dans plusieurs instances liées aux lettres et aux arts, dont le Conseil supérieur des lettres et la Commission d’avances sur recettes, qu’il préside jusqu’en 1972, prolongeant son influence sur les politiques de soutien à la création cinématographique (Source : Wikipédia, 2005 ; Politiques de la culture, 2014).

Engagements institutionnels dans le cinéma, l’audiovisuel et les politiques culturelles

Au-delà des cabinets ministériels, Pierre Moinot occupe des fonctions structurantes dans plusieurs organismes liés au cinéma, à l’audiovisuel et aux lettres (Source : Wikipédia, 2005 ; Politiques de la culture, 2014). Il préside la Commission d’avances sur recettes jusqu’en 1972, défendant un système d’évaluation fondé sur la confrontation de subjectivités multiples afin de soutenir des projets cinématographiques qui ne répondent pas aux normes commerciales dominantes (Source : Politiques de la culture, 2014). Administrateur de l’ORTF à partir de 1971, il participe ensuite, en 1981, à la présidence d’une commission de réflexion et d’orientation sur le statut de l’audiovisuel, dont les travaux admettent le principe d’une haute autorité indépendante de la communication audiovisuelle, préfiguration d’un dispositif de régulation autonome (Source : Politiques de la culture, 2014). Il siège aussi comme membre de la délégation française à l’UNESCO, préside le Comité des activités culturelles de la commission française jusqu’en 1974 et reste impliqué dans le Conseil supérieur des lettres à partir de 1974, articulant ainsi gouvernance internationale, politique nationale et soutien aux créateurs (Source : Wikipédia, 2005 ; Politiques de la culture, 2014). Enfin, nommé procureur général près la Cour des comptes en 1983 avant de quitter la Cour en 1986, il se situe durablement à l’interface entre haute fonction publique, institutions culturelles et monde du spectacle, avec une action qui a profondément marqué les cadres juridiques et financiers du cinéma et des arts du spectacle en France (Source : Wikipédia, 2005 ; Politiques de la culture, 2014).

Films et séries écrits par Pierre Moinot

Découvrez les scénarios et œuvres auxquels cette personnalité a contribué.

Filmographie détaillée

Ouvrez une catégorie pour consulter les films, séries, rôles et épisodes crédités. Les listes longues se chargent progressivement.

Jeanne d'Arc, le pouvoir et l'innocence (1989) - Affiche
writer
1989
Jeanne d'Arc, le pouvoir et l'innocence (1989) - Affiche
Inconnu
•
S01E03
•
writer
•
S01E02
•
writer
•
S01E01
•
writer
1989
Mazarin (1978) - Affiche
writer
1978
Mazarin (1978) - Affiche
screenstory
1978
Mazarin (1978) - Affiche
Inconnu
- Le Fugitif (1978)
•
S01E04
•
writer
•
S01E03
•
writer
•
S01E02
•
writer
1978

Mazarin (1978) - Affiche
creator
1978

Apostrophes (1975) - Affiche
Inconnu
•
S14E15
•
Lui-même
•
S05E28
•
Lui-même
1975

Apostrophes (1975) - Affiche
Lui-même
1975

Personnalités en relation

Personnalités créditées sur plusieurs œuvres communes présentes dans notre base.