Nrmagazine
Raymond Jourdan - Photo
Connu pour
Distribution
Sexe
Homme
Crédits connus
38
Né
26/10/1930
Lieu de naissance
Lyon, Rhône, France
Décédé
17/08/1991 (60 ans)

Raymond Jourdan: biographie, films et séries, crédits

Repères de carrière

La carrière de Raymond Jourdan en bref*

D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.

33

œuvres recensées

30 films · 3 séries

Première année recensée
1959
Dernière année recensée
1990

Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.

Biographie

Raymond Jourdan est un comédien français né en 1930 à Lyon, dans le 6e arrondissement, où il grandit avant de s’orienter vers le théâtre au début des années 1950 (Source : Wikipédia, s.d.). Il s’impose d’abord sur les scènes lyonnaises, notamment au Théâtre de la Comédie, dans un contexte de reconstruction du paysage théâtral d’après-guerre et de renouvellement des pratiques de mise en scène (Source : Les Archives du spectacle, s.d.). Cette immersion précoce dans un réseau théâtral en pleine mutation le conduit à travailler avec des metteurs en scène qui s’attachent à diffuser des textes classiques comme des œuvres contemporaines, ce qui contribue à façonner un parcours marqué par l’éclectisme (Source : Les Archives du spectacle, s.d.). Parallèlement à ces débuts sur scène, il commence à apparaître au cinéma à la fin des années 1950, dans un environnement dominé à la fois par les grands auteurs de la génération précédente et par l’émergence de nouvelles écritures filmiques (Source : Wikipédia, s.d.). Au fil des décennies, il construit ainsi une carrière qui se déploie simultanément au théâtre, au cinéma et à la télévision, sans cloisonnement strict entre ces domaines (Source : Wikipédia, s.d.).

Débuts et ancrage théâtral

Le parcours de Raymond Jourdan commence au théâtre, où il apparaît dès 1950 dans « Bottines et collets montés », d’après Labiche et Courteline, mis en scène par Roger Planchon au Théâtre de la Comédie de Lyon, ce qui l’inscrit d’emblée dans un réseau de création régionale dynamique (Source : Les Archives du spectacle, s.d.). L’année suivante, il joue dans « Jedermann » de Hugo von Hofmannsthal, sous la direction de Charles Gantillon, sur le parvis de la cathédrale Saint-Jean à Lyon, expérience qui participe à l’essor des grandes représentations populaires en plein air (Source : Les Archives du spectacle, s.d.). Au milieu des années 1950, il rejoint la scène parisienne avec « Un mari idéal » d’Oscar Wilde, monté par Jean-Marie Serreau au Théâtre de l’Œuvre, s’inscrivant ainsi dans un mouvement d’ouverture vers des dramaturgies anglophones et une nouvelle génération de metteurs en scène (Source : Les Archives du spectacle, s.d.). En 1959, il retrouve le Théâtre de Paris pour « La Jument du roi » de Jean Canolle, dans une mise en scène de Jacques Fabbri, confirmant son insertion dans les circuits institutionnels du théâtre privé comme du théâtre subventionné (Source : Les Archives du spectacle, s.d.). Au tournant des années 1960, sa participation à « La Bonne Âme du Se-Tchouan » de Bertolt Brecht, mise en scène par André Steiger au Théâtre Récamier, témoigne de son engagement dans des projets qui contribuent à la diffusion du répertoire brechtien en France (Source : Les Archives du spectacle, s.d.).

Carrière au cinéma

Raymond Jourdan apparaît au cinéma dès 1958 dans « Une simple histoire » de Marcel Hanoun, moyen métrage qui s’inscrit dans une veine indépendante et expérimentale en marge de la production commerciale dominante (Source : Wikipédia, s.d.). L’année suivante, il tourne pour Jean Renoir dans « Le Déjeuner sur l’herbe », où il interprète le personnage d’Eustache, puis dans « Le Testament du docteur Cordelier », dans le rôle de l’infirme agressé par Opale, ce qui le place au cœur de l’ultime période créative d’un cinéaste majeur du cinéma français (Source : Wikipédia, s.d.). En 1961, il retrouve Renoir sur « Le Caporal épinglé », coréalisé avec Guy Lefranc, dans lequel il incarne Hippolyte Dupieu, participant ainsi à un film consacré à l’expérience de la captivité durant la Seconde Guerre mondiale (Source : Wikipédia, s.d.). Au cours des années 1960, il diversifie ses collaborations en travaillant avec Guy Lefranc sur « Laissez tirer les tireurs » et « Les malabars sont au parfum », avec Georges Franju sur « Thomas l’imposteur » et avec Jean-Pierre Mocky sur « La Bourse et la Vie », occupant des rôles secondaires qui s’inscrivent dans des genres variés, de la comédie au film policier (Source : Wikipédia, s.d.). Il tourne également sous la direction de Gilles Grangier dans « L’Homme à la buick » et participe à « La Prise de pouvoir par Louis XIV » de Roberto Rossellini, où il interprète Jean-Baptiste Colbert, dans une œuvre télévisuelle souvent considérée comme un jalon important du récit historique filmé (Source : Wikipédia, s.d.).

Rôles marquants et collaborations

Au fil de sa filmographie, Raymond Jourdan occupe une place caractéristique des comédiens de composition, multipliant les seconds rôles et les apparitions dans des productions signées par des réalisateurs reconnus (Source : Wikipédia, s.d.). En 1966, il tourne dans « L’Authentique Procès de Carl-Emmanuel Jung » de Marcel Hanoun, où il interprète un newsman, participant à une œuvre qui interroge les rapports entre justice, mémoire et responsabilité, dans une esthétique épurée (Source : Wikipédia, s.d.). La même année, il apparaît dans le film d’espionnage « Opération Lady Chaplin » (également connu sous le titre « Mission Lady Chaplain ») de Alberto De Martino et Sergio Grieco, dans le rôle d’un scientifique, ce qui l’insère ponctuellement dans une production internationale de genre (Source : Wikipédia, s.d.). Au cours des années 1970 et 1980, il poursuit cette trajectoire en rejoignant des équipes comme celles de Christian Gion pour « Le Jardin des supplices », d’Alexandre Arcady pour « Le Coup de sirocco » et de Jean-François Laguionie pour le long métrage d’animation « Gwen, le livre de sable », dans lequel il prête sa voix au personnage de Twin (Source : Wikipédia, s.d.). En 1983, il tourne avec Georges Lautner dans « Attention ! Une femme peut en cacher une autre », où il incarne le directeur de l’école, confirmant sa participation à une comédie de grande diffusion portée par un cinéaste installé dans le paysage populaire du cinéma français (Source : Wikipédia, s.d.). À la fin des années 1980, il apparaît encore dans « Taxi Boy » d’Alain Page et dans « Un jeu d’enfant » de Pascal Kané, témoignant d’une activité régulière jusqu’à la fin de la décennie (Source : Wikipédia, s.d.).

Travaux pour la télévision

La télévision occupe une place importante dans la carrière de Raymond Jourdan, qui y trouve un espace de travail continu à partir du début des années 1960 (Source : Wikipédia, s.d.). Il joue ainsi dans « La Belle et son fantôme » de Bernard Hecht et dans le téléfilm « Les Trois Chapeaux claques » réalisé par Jean-Pierre Marchand, où il interprète le chasseur, participant à la mise en images d’œuvres issues du répertoire théâtral (Source : Wikipédia, s.d.). Il collabore régulièrement avec Claude Barma, notamment dans la série judiciaire « En votre âme et conscience », dans des épisodes tels que « Pour l’honneur d’une fille » en 1966 puis « Les Innocents d’Eldagsen » en 1968, inscrivant son travail dans une dramaturgie télévisuelle centrée sur des affaires judiciaires reconstituées (Source : Wikipédia, s.d.). En 1967, il apparaît dans « Meurtre en sourdine » de Gilbert Pineau ainsi que dans le feuilleton « Les Habits noirs » de René Lucot, tandis qu’il retrouve Barma dans « Les Enquêtes du commissaire Maigret », dans l’épisode « Cécile est morte », adaptation d’un roman de Georges Simenon (Source : Wikipédia, s.d.). Par la suite, il tient le rôle du cardinal de Richelieu dans le feuilleton « D’Artagnan » réalisé par Claude Barma en 1969, avant de participer à des séries et téléfilms comme « Les Gens de Mogador », « La Mandragore », « Un curé de choc » et « La Peau de chagrin », contribuant à la présence durable du théâtre filmé et du feuilleton historique sur les écrans français (Source : Wikipédia, s.d.).

Théâtre : collaborations et répertoire

Sur scène, Raymond Jourdan développe une activité continue qui le conduit à travailler avec plusieurs figures importantes de la mise en scène en France à partir des années 1960 (Source : Les Archives du spectacle, s.d.). Il collabore à plusieurs reprises avec Gabriel Garran, notamment pour « L’Étoile devient rouge » de Sean O’Casey, « Coriolan » de Shakespeare, « Les Treize Soleils de la rue Saint-Blaise » d’Armand Gatti, « Les Vampires » de Serge Ganzl et « Le Météore » de Friedrich Dürrenmatt, au Théâtre de la Commune et dans divers festivals, ce qui inscrit son travail dans l’histoire des troupes permanentes et des centres dramatiques (Source : Les Archives du spectacle, s.d.). Il participe également à « À Memphis il y a un homme d’une force prodigieuse » de Jean Audureau et à « Silence, l’arbre remue encore » de François Billetdoux, mis en scène par Antoine Bourseiller, dans le cadre de manifestations telles que le Festival du Marais ou le Festival d’Avignon, lieux où se redéfinissent alors les formes de la mise en scène contemporaine (Source : Les Archives du spectacle, s.d.). À partir des années 1970, il joue dans « Martin Luther et Thomas Münzer ou Les Débuts de la comptabilité » de Dieter Forte, « L’Œil de la tête » d’après Sade, « La Duchesse d’Amalfi » de John Webster, « Les Vacances » de Jean-Claude Grumberg ou encore « Les Paravents » de Jean Genet, mis en scène par Patrice Chéreau à Nanterre-Amandiers, témoignant de son inscription dans un répertoire exigeant (Source : Les Archives du spectacle, s.d.). Dans les années 1980, il poursuit avec « Le Retour » d’Harold Pinter, mis en scène par Stuart Seide, « Les Voisins » et « Une Lune pour les déshérités » d’Eugene O’Neill dirigées par Alain Françon, « Palais-Mascotte » d’Enzo Cormann, « On ne badine pas avec l’amour » de Musset sous la direction de Jean-Pierre Vincent, puis « En attendant Godot » de Beckett monté par Joël Jouanneau, avant de participer en 1991 à « Madame Bovary, je t’embrasse partout, Gustave », adaptation scénique de Flaubert signée Jean-Luc Borg (Source : Les Archives du spectacle, s.d.).

Fin de carrière et activités tardives

Dans les années 1980, Raymond Jourdan maintient une présence régulière à la fois sur les plateaux de cinéma, sur les plateaux de télévision et sur les scènes théâtrales, ce qui caractérise la fin de sa carrière par une pluralité de formats et de registres (Source : Wikipédia, s.d.). Il prête sa voix au personnage de Twin dans le film d’animation « Gwen, le livre de sable » réalisé par Jean-François Laguionie en 1984, marquant une incursion notable dans le domaine du doublage et de l’animation d’auteur (Source : Wikipédia, s.d.). À la même période, il poursuit sa collaboration avec des metteurs en scène comme Alain Françon, Matthias Langhoff ou Joël Jouanneau, en participant à des spectacles tels que « Le Roi Lear », « Une Lune pour les déshérités », « Palais-Mascotte », « Le Bourrichon, comédie rurale » ou « En attendant Godot », produits ou accueillis par des institutions comme le Théâtre national de Strasbourg, la MC93 Bobigny, le Théâtre de la Bastille ou le Théâtre Nanterre-Amandiers (Source : Les Archives du spectacle, s.d.). Sur le plan audiovisuel, il apparaît encore à la fin des années 1980 dans des productions comme « Zanzibar » de Christine Pascal, « Une femme pour l’hiver » de Manuel Flèche et « Un jeu d’enfant » de Pascal Kané, témoignant d’une activité soutenue jusqu’aux dernières années de sa vie professionnelle (Source : Wikipédia, s.d.). Il meurt en 1991 à Paris, dans le 14e arrondissement, à l’âge de 60 ans, laissant derrière lui un parcours marqué par la diversité des registres, des auteurs et des metteurs en scène avec lesquels il a travaillé au théâtre, au cinéma et à la télévision (Source : Wikipédia, s.d.).

Filmographie sélective

  • 1958 : « Une simple histoire » de Marcel Hanoun, moyen métrage (cinéma) (Source : Wikipédia, s.d.).
  • 1959 : « Le Déjeuner sur l’herbe » de Jean Renoir, rôle d’Eustache (cinéma) (Source : Wikipédia, s.d.).
  • 1959 : « Le Testament du docteur Cordelier » de Jean Renoir, rôle de l’infirme agressé par Opale (cinéma) (Source : Wikipédia, s.d.).
  • 1961 : « Le Caporal épinglé » de Jean Renoir et Guy Lefranc, rôle d’Hippolyte Dupieu (cinéma) (Source : Wikipédia, s.d.).
  • 1964 : « Thomas l’imposteur » de Georges Franju (cinéma) (Source : Wikipédia, s.d.).
  • 1965 : « La Bourse et la Vie » de Jean-Pierre Mocky, rôle d’un parieur (cinéma) (Source : Wikipédia, s.d.).
  • 1966 : « Les malabars sont au parfum » de Guy Lefranc, rôle de Vinogradov, ambassadeur soviétique (cinéma) (Source : Wikipédia, s.d.).
  • 1966 : « L’Homme à la buick » de Gilles Grangier, rôle du docteur Bernard (cinéma) (Source : Wikipédia, s.d.).
  • 1966 : « La Prise de pouvoir par Louis XIV » de Roberto Rossellini, rôle de Jean-Baptiste Colbert (téléfilm) (Source : Wikipédia, s.d.).
  • 1966 : « L’Authentique Procès de Carl-Emmanuel Jung » de Marcel Hanoun, rôle de newsman (cinéma) (Source : Wikipédia, s.d.).
  • 1967 : « Ces messieurs de la famille » de Raoul André, rôle d’un agent de police (cinéma) (Source : Wikipédia, s.d.).
  • 1969 : « D’Artagnan » de Claude Barma, rôle du cardinal de Richelieu (feuilleton télévisé) (Source : Wikipédia, s.d.).
  • 1979 : « Le Coup de sirocco » d’Alexandre Arcady (cinéma) (Source : Wikipédia, s.d.).
  • 1981 : « Les Îles » d’Iradj Azimi, rôle du commissaire-priseur (cinéma) (Source : Wikipédia, s.d.).
  • 1983 : « Attention ! Une femme peut en cacher une autre » de Georges Lautner, rôle du directeur de l’école (cinéma) (Source : Wikipédia, s.d.).
  • 1984 : « Gwen, le livre de sable » de Jean-François Laguionie, voix de Twin (animation) (Source : Wikipédia, s.d.).
  • 1985 : « Taxi Boy » d’Alain Page, rôle de Miguel (cinéma) (Source : Wikipédia, s.d.).
  • 1988 : « Zanzibar » de Christine Pascal, rôle de Samuel (cinéma) (Source : Wikipédia, s.d.).
  • 1989 : « Un jeu d’enfant » de Pascal Kané, rôle du curé (cinéma) (Source : Wikipédia, s.d.).

Films et séries avec Raymond Jourdan

Découvrez ses rôles les plus populaires au cinéma et à la télévision.

La Prise de pouvoir par Louis XIV (1966) - Affiche
7.2 / 10
La Prise de pouvoir par Louis XIV
Jean Baptiste Colbert
Gwen et le livre de sable (1985) - Affiche
6.1 / 10
Gwen et le livre de sable
Twin 2 (voix)
01/01/1983
Tous Les Jours Dimanche
Inconnu
Une simple histoire (1959) - Affiche
7.5 / 10
Une simple histoire
Monsieur Jean
01/01/1988
Une femme pour l'hiver
Inconnu

Galerie photos de Raymond Jourdan

1 photo affichée.

Filmographie détaillée

Ouvrez une catégorie pour consulter les films, séries, rôles et épisodes crédités. Les listes longues se chargent progressivement.

Un jeu d'enfant (1990) - Affiche
1990
Zanzibar (1989) - Affiche
Samuel
1989
Taxi Boy (1986) - Affiche
Miguel
1986
Gwen et le livre de sable (1985) - Affiche
1985
Les Îles (1983) - Affiche
commissaire-priseur
1983
Un curé de choc (1974) - Affiche
Le maire
1974
Un curé de choc (1974) - Affiche
Inconnu
•
S01E26
•
Le maire
•
S01E25
•
Le maire
•
S01E24
•
Le maire
•
S01E23
•
Le maire
•
S01E22
•
Le maire
1974
La Ligne d'ombre (1973) - Affiche
1973
La Mandragore (1972) - Affiche
1972
D'Artagnan (1969) - Affiche
Richelieu
1969

Discorama (1959) - Affiche
Lui-même
1959

Personnalités en relation

Personnalités créditées sur plusieurs œuvres communes présentes dans notre base.

Francis Blanche - Photo
Francis Blanche
1921–1974
Gérard Darrieu - Photo
Gérard Darrieu
1925–2004
Darry Cowl - Photo
Darry Cowl
1925–2006
Gilette Barbier - Photo
Gilette Barbier
1926–2015
André Dumas - Photo
André Dumas
1921–1995
Michael Lonsdale - Photo
Michael Lonsdale
1931–2020