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Frédéric Rossif - Photo
Connu pour
Réalisation
Sexe
Homme
Crédits connus
46
Né
14/08/1922
Lieu de naissance
Cetinje, Yugoslavia [now Serbia and Montenegro]
Décédé
18/04/1990 (67 ans)

Frédéric Rossif: biographie, films et séries, crédits

Aussi connu sous le nom de :Frederic Rossif

Repères de carrière

La carrière de Frédéric Rossif en bref*

D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.

30

œuvres recensées

28 films · 2 séries

Première année recensée
1951
Dernière année recensée
1990

Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.

Biographie

Frédéric Rossif naît le 14 août 1922 à Cetinje, alors en Yougoslavie, et s’installe en France après un engagement dans la Légion étrangère, où il s’oriente rapidement vers le cinéma documentaire. (Source : Prix Jean Vigo, 2024) En 1948, il commence à collaborer de manière active avec la Cinémathèque française, institution au sein de laquelle il se familiarise avec l’histoire du cinéma et le travail sur les archives filmiques. (Source : Prix Jean Vigo, 2024) Cette immersion dans la conservation et la programmation d’images animées façonne son rapport au montage et à la mémoire visuelle du XXe siècle. (Source : Prix Jean Vigo, 2024) En 1952, il rejoint l’ORTF, où il participe à plusieurs émissions de télévision et affine une pratique documentaire qui combine actualité, regard historique et observation du vivant. (Source : Scenestamps, s.d.; Prix Jean Vigo, 2024) À partir de cette période, il se spécialise dans le documentaire de montage d’archives et dans le film animalier, deux axes qui structurent l’ensemble de son œuvre ultérieure. (Source : Prix Jean Vigo, 2024)

Premiers travaux et ancrage télévisuel

Au sein de l’ORTF, Frédéric Rossif collabore à des programmes d’information et de magazines télévisés, ce qui lui permet d’expérimenter des formes courtes et d’approfondir le travail sur les images d’actualité. (Source : Scenestamps, s.d.) Il participe notamment à des émissions comme « Cinq colonnes à la une », « Éditions spéciales », « La Vie des animaux » et « Cinépanorama », qui l’installent dans le paysage audiovisuel français. (Source : Scenestamps, s.d.) Cette activité télévisuelle prépare le terrain de ses grands documentaires historiques, dans lesquels il mobilise des archives pour interroger les conflits et les bouleversements politiques du XXe siècle. (Source : Prix Jean Vigo, 2024) Dès la fin des années 1950, il signe des réalisations comme « Imprévisibles nouveautés » en 1959, qui annonce son intérêt pour la contemporanéité et l’observation des transformations de la société. (Source : Prix Jean Vigo, 2024) Parallèlement, il développe une écriture de commentaire et de montage qui deviendra l’une des signatures de ses films de long métrage. (Source : Prix Jean Vigo, 2024)

Documentaires historiques majeurs

Au début des années 1960, Frédéric Rossif consacre plusieurs films à l’histoire européenne et à la mémoire des catastrophes politiques, avec un recours systématique au montage d’archives. (Source : Prix Jean Vigo, 2024) En 1961, il réalise « Le Temps du ghetto », qui s’inscrit dans un cycle de travaux sur la Seconde Guerre mondiale et la persécution des populations juives. (Source : Prix Jean Vigo, 2024; AlloCiné, 2002) La même année, il signe également des courts métrages comme « Vel d’hiv », qui prolonge ce travail de relecture des événements à partir de documents filmés. (Source : AlloCiné, 2002) En 1963, il réalise « Mourir à Madrid », long métrage consacré à la guerre d’Espagne, qui obtient le Prix Jean Vigo de long métrage et est nommé à l’Oscar du meilleur documentaire long métrage en 1966. (Source : Prix Jean Vigo, 2024; Wikipedia, 2009) Ce film, construit à partir d’images d’archives et d’un commentaire structurant, s’impose comme une référence dans le traitement cinématographique de la guerre civile espagnole. (Source : Prix Jean Vigo, 2024; Wikipedia, 2009)

Exploration des révolutions et des conflits

Dans le prolongement de « Mourir à Madrid », Frédéric Rossif poursuit son exploration filmique des grands événements politiques du XXe siècle. (Source : Prix Jean Vigo, 2024) En 1967, il réalise « La Révolution d’octobre », qui revient sur la révolution russe à partir de matériaux d’archives et d’un dispositif de montage qui met en perspective les enjeux historiques. (Source : Prix Jean Vigo, 2024; AlloCiné, 2002) L’année suivante, il signe « Un mur à Jérusalem », tourné en 1968, qui s’intéresse à la situation au Proche-Orient dans le contexte des tensions régionales. (Source : Prix Jean Vigo, 2024; AlloCiné, 2002) En 1969, il réalise « Pourquoi l’Amérique ? », film qui interroge la société américaine et ses contradictions à travers un ensemble d’images documentaires. (Source : Prix Jean Vigo, 2024) Plus tard, il dirige « De Nuremberg à Nuremberg », sorti en 1989, qui propose une vaste fresque sur le nazisme et ses conséquences en s’appuyant sur un matériau d’archives conséquent. (Source : Prix Jean Vigo, 2024; AlloCiné, 2002) Ce film prolonge sa réflexion sur la mémoire des guerres et des procès qui en découlent. (Source : Prix Jean Vigo, 2024)

Œuvre animalière et collaboration musicale

Parallèlement à ses documentaires historiques, Frédéric Rossif développe dès les années 1960 un important corpus de films consacrés aux animaux et à la nature. (Source : Prix Jean Vigo, 2024) En 1965, il réalise « Les Animaux », qui marque un tournant vers une observation plus poétique et sensorielle du monde animal. (Source : Prix Jean Vigo, 2024; AlloCiné, 2002) En 1972, il signe « L’Apocalypse des animaux », série documentaire où les images de la faune sont accompagnées d’une musique originale de Vangelis, inaugurant une collaboration durable avec le compositeur grec. (Source : Prix Jean Vigo, 2024; Scenestamps, s.d.) Cette collaboration se poursuit notamment avec « L’Opéra sauvage », diffusé en 1975, et « La Fête sauvage », sortie en 1976, qui associent approche documentaire et dimension contemplative. (Source : Prix Jean Vigo, 2024; AlloCiné, 2002) En 1984, il réalise « Sauvage et Beau », qui prolonge cette veine animalière et confirme l’importance de la musique dans la construction de ses films. (Source : Prix Jean Vigo, 2024; AlloCiné, 2002)

Portraits d’artistes et cinéma de création

Frédéric Rossif consacre également une part importante de sa filmographie à des portraits d’artistes du XXe siècle. (Source : Prix Jean Vigo, 2024) En 1971, il réalise « Georges Mathieu ou la Fureur d’être », consacré au peintre Georges Mathieu, qui explore le geste pictural et le rapport de l’artiste à la performance. (Source : Prix Jean Vigo, 2024; AlloCiné, 2002) En 1974, il signe « Georges Braque ou Le Temps différent », présenté hors compétition au Festival de Cannes 1975, qui offre une traversée de l’œuvre de Braque à travers tableaux, archives et commentaires. (Source : AlloCiné, 2002; AlloCiné, 2002 – palmarès) En 1980, il consacre un film à « Pablo Picasso, peintre », poursuivant sa série de portraits de grandes figures de l’art moderne. (Source : Prix Jean Vigo, 2024; AlloCiné, 2002) En 1982, il réalise « Jacques Brel, ne me quittes pas », également présenté hors compétition au Festival de Cannes 1982, qui retrace le parcours du chanteur à partir d’images d’archives et d’enregistrements. (Source : AlloCiné, 2002 – palmarès; AlloCiné, 2002) Ces films affirment son intérêt pour la création artistique et la façon dont les œuvres dialoguent avec les images d’époque. (Source : Prix Jean Vigo, 2024)

Fiction, scénarios et travail d’acteur

Bien que principalement associé au documentaire, Frédéric Rossif s’essaie également à la fiction et au travail de scénariste. (Source : AlloCiné, 2002) En 1971, il réalise « Aussi loin que l’amour », long métrage de fiction dont il signe aussi le scénario, confirmant sa capacité à transposer son sens du récit dans un cadre non documentaire. (Source : AlloCiné, 2002) Il participe aussi à l’écriture de plusieurs de ses films, notamment « Mourir à Madrid », « La Révolution d’octobre », « La Route romane » et « Le Temps du ghetto », où il occupe à la fois les fonctions de réalisateur et de scénariste. (Source : AlloCiné, 2002) En parallèle, il apparaît ponctuellement comme acteur, notamment dans « Si Versailles m’était conté » de Sacha Guitry en 1954 et plus tard dans « Tatie Danielle » en 1990, où il incarne « l’homme aux canards ». (Source : Scenestamps, s.d.; AlloCiné, 2002) Cette activité d’interprète reste toutefois marginale au regard de son œuvre de réalisateur. (Source : AlloCiné, 2002)

Distinctions et reconnaissance

La carrière de Frédéric Rossif est accompagnée de plusieurs distinctions qui marquent la réception de son travail dans le champ documentaire. (Source : Wikipedia, 2009) En 1963, il reçoit le Prix Jean Vigo de long métrage pour « Mourir à Madrid », récompense qui salue à la fois la singularité de son approche du montage d’archives et la vigueur de son propos historique. (Source : Prix Jean Vigo, 2024; Wikipedia, 2009) Le film obtient ensuite une nomination à l’Oscar du meilleur documentaire long métrage lors de la cérémonie de 1966, ce qui contribue à sa diffusion internationale. (Source : Wikipedia, 2009; IMDb, s.d.) Plus tard, ses portraits d’artistes « Georges Braque ou Le Temps différent » et « Jacques Brel, ne me quittes pas » sont présentés hors compétition au Festival de Cannes en 1975 et 1982, attestant de l’intérêt des festivals pour son travail. (Source : AlloCiné, 2002 – palmarès) Ces reconnaissances institutionnelles s’ajoutent à une présence régulière de ses films dans les programmations télévisuelles et les circuits de diffusion documentaire. (Source : Prix Jean Vigo, 2024)

Fin de carrière et héritage

À partir du milieu des années 1980, Frédéric Rossif poursuit son œuvre documentaire en multipliant les projets pour la télévision et le cinéma. (Source : Prix Jean Vigo, 2024) Il réalise notamment « Le Cœur musicien » en 1986, qui s’inscrit dans la continuité de son intérêt pour les artistes et la création musicale. (Source : Prix Jean Vigo, 2024; AlloCiné, 2002) En 1989, il signe « De Nuremberg à Nuremberg », vaste fresque historique qui constitue l’un de ses derniers grands travaux et résume plusieurs décennies de réflexion sur la guerre, le totalitarisme et la justice internationale. (Source : Prix Jean Vigo, 2024; AlloCiné, 2002) Il meurt le 18 avril 1990 à Paris, laissant une filmographie où se côtoient films d’archives, portraits d’artistes et documentaires animaliers. (Source : Prix Jean Vigo, 2024; Scenestamps, s.d.) Son œuvre, régulièrement reprise dans les cycles documentaires et les festivals, demeure un point de référence pour la mise en scène de la mémoire historique et de la nature au cinéma. (Source : Prix Jean Vigo, 2024)

Films et séries réalisés par Frédéric Rossif

Découvrez ses principales réalisations au cinéma et à la télévision.

Mourir à Madrid (1963) - Affiche
7.7 / 10
Mourir à Madrid
director
La Villa Santo-Sospir (1952) - Affiche
7.3 / 10
La Villa Santo-Sospir
assistant director
Portrait d'Orson Welles (1968) - Affiche
6.9 / 10
Portrait d'Orson Welles
director
Le temps du ghetto (1961) - Affiche
7.3 / 10
Le temps du ghetto
director
La fête sauvage (1976) - Affiche
7.5 / 10
La fête sauvage
director

Galerie photos de Frédéric Rossif

1 photo affichée.

Filmographie détaillée

Ouvrez une catégorie pour consulter les films, séries, rôles et épisodes crédités. Les listes longues se chargent progressivement.

De Nuremberg à Nuremberg (1989) - Affiche
director
1989
De Nuremberg à Nuremberg (1989) - Affiche
Inconnu
•
S01E02
•
director
•
S01E01
•
director
1989
1984
director
1982
La fête sauvage (1976) - Affiche
1976
L'Apocalypse des animaux (1973) - Affiche
director
1973
L'Apocalypse des animaux (1973) - Affiche
Inconnu
•
S01E06
•
director
•
S01E05
•
director
•
S01E04
•
director
•
S01E03
•
director
•
S01E02
•
director
1973

Tatie Danielle (1990) - Affiche
l'homme aux canards
1990
Midi Première (1975) - Affiche
Inconnu
- Épisode 14 (1976)
•
S02E14
•
Lui-même
- Épisode 13 (1976)
•
S02E13
•
Lui-même
1975
Les Rendez-vous du dimanche (1975) - Affiche
Inconnu
- Épisode 3 (1976)
•
S02E03
•
Lui-même
1975
Inconnu
- Épisode 30 (1971)
•
S01E30
•
Lui-même
1971
Cinépanorama (1956) - Affiche
Inconnu
- Épisode 2 (1964)
•
S09E02
•
Lui-même - Co-Host
- Épisode 12 (1959)
•
S04E12
•
Lui-même
1956
Si Versailles m'était conté… (1953) - Affiche
Un homme du peuple (non crédité)
1953

Les Rendez-vous du dimanche (1975) - Affiche
Lui-même
1975
Midi Première (1975) - Affiche
Lui-même
1975
Lui-même
1971
Cinépanorama (1956) - Affiche
Lui-même / Self - Co-Host
1956

Personnalités en relation

Personnalités créditées sur plusieurs œuvres communes présentes dans notre base.