Georges Conchon: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Georges Conchon en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
21
œuvres recensées
19 films · 2 séries
- Première année recensée
- 1967
- Dernière année recensée
- 1990
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
Georges Conchon naît le 9 mai 1925 à Saint-Avit, dans le Puy-de-Dôme, et s’impose après-guerre comme écrivain, journaliste puis scénariste au sein du paysage culturel français (Source : Wikipédia, consulté 2010). Il travaille notamment comme journaliste, activité qui accompagne son entrée en littérature avec la publication de plusieurs romans à partir des années 1950 (Source : Wikipédia, consulté 2010). En 1964, il publie le roman L’État sauvage aux éditions Albin Michel, texte qui obtient le prix Goncourt la même année et assoit sa reconnaissance dans le champ littéraire (Source : L’État sauvage, Éditions Albin Michel, 1964 ; Source : L’État sauvage, notice encyclopédique, 2006). Parallèlement à son activité d’écrivain, il se rapproche progressivement du milieu cinématographique, où son écriture et son goût pour les enjeux politiques et sociaux vont trouver un prolongement scénaristique (Source : Cimetière du Père-Lachaise, notice biographique, 2021). Il meurt le 29 juillet 1990 à Champigny-sur-Marne, après avoir marqué aussi bien le roman que le cinéma français des décennies 1960 à 1980 (Source : Wikipédia, consulté 2010).
Entrée au cinéma et premiers scénarios
La carrière de Georges Conchon comme scénariste débute au milieu des années 1960, lorsqu’il travaille sur une première adaptation de L’Étranger d’Albert Camus pour Luchino Visconti, projet finalement non tourné mais qui le place immédiatement dans un réseau de cinéastes de premier plan (Source : Wikipédia, consulté 2010). Il signe ensuite le scénario de L’Horizon, réalisé par Jacques Rouffio et sorti en 1967, qui aborde la question de la désertion durant la Première Guerre mondiale (Source : Cimetière du Père-Lachaise, notice biographique, 2021 ; Source : IMDb, filmographie scénariste, consulté 2025). Ce premier long métrage marque son entrée effective dans le cinéma et inaugure une collaboration durable avec Rouffio (Source : Wikipédia, consulté 2010). À partir de cette période, Conchon s’oriente de plus en plus vers le scénario, tout en poursuivant son travail d’écrivain, ce qui lui permet de circuler entre roman, engagement intellectuel et écriture pour l’écran (Source : Cimetière du Père-Lachaise, notice biographique, 2021). Son positionnement est alors repéré comme celui d’un auteur attentif aux tensions politiques et sociales de son époque, que ce soit dans la fiction littéraire ou dans les sujets de films (Source : Cimetière du Père-Lachaise, notice biographique, 2021).
Scénariste au cinéma : œuvres marquantes
Dans les années 1970, Georges Conchon s’affirme comme scénariste avec une série de films qui s’inscrivent dans un cinéma français soucieux de questions de pouvoir, de justice et de colonialisme (Source : Wikipédia, consulté 2010). En 1975, il écrit le scénario de Sept morts sur ordonnance, réalisé par Jacques Rouffio, qui met en scène la lutte de deux chirurgiens face à un clan médico-financier et propose une critique de la mainmise bourgeoise sur le système de santé (Source : Cimetière du Père-Lachaise, notice biographique, 2021 ; Source : Wikipédia, consulté 2010). L’année suivante, il cosigne le scénario de La Victoire en chantant (sorti à l’international sous le titre Noirs et Blancs en couleur), réalisé par Jean-Jacques Annaud en 1976, film qui interroge le colonialisme et l’esprit nationaliste à travers une satire située dans l’Afrique coloniale de 1915 (Source : Cimetière du Père-Lachaise, notice biographique, 2021 ; Source : Wikipédia, consulté 2010). En 1978, il poursuit cette veine avec Judith Therpauve, mis en scène par Patrice Chéreau, drame centré sur une ancienne résistante nommée à la tête d’un quotidien régional, où se croisent enjeux politiques, économiques et médiatiques (Source : Wikipédia, consulté 2010). Au tournant des années 1980, il écrit encore La Banquière de Francis Girod, sorti en 1980, qui retrace la trajectoire d’une figure de la finance confrontée aux mécanismes du pouvoir et aux retournements de conjoncture (Source : Wikipédia, consulté 2010).
Filmographie sélective (cinéma et télévision)
La filmographie de Georges Conchon comme scénariste couvre plusieurs registres, du drame politique au film de mœurs en passant par la satire sociale (Source : IMDb, filmographie scénariste, consulté 2025). Il intervient également pour la télévision dans les années 1980, où il développe des projets au long cours dans le cadre de séries (Source : IMDb, filmographie télévision, consulté 2025). En parallèle, il apparaît ponctuellement à l’écran comme acteur dans quelques films, souvent dans de petits rôles ou des apparitions non créditées (Source : IMDb, filmographie acteur, consulté 2025). Ces présences, bien que marginales au regard de son activité principale de scénariste, participent à son inscription dans le milieu professionnel du cinéma et de la télévision (Source : IMDb, filmographie acteur, consulté 2025). La liste suivante rassemble plusieurs titres représentatifs de son travail pour l’image, au cinéma comme à la télévision (Source : IMDb, filmographie complète, consulté 2025).
- L’Horizon, scénario, réalisation Jacques Rouffio, 1967 (Source : IMDb, fiche film, consulté 2025).
- Sept morts sur ordonnance, scénario, réalisation Jacques Rouffio, 1975 (Source : IMDb, fiche film, consulté 2025).
- La Victoire en chantant, scénario, réalisation Jean-Jacques Annaud, 1976 (Source : Wikipédia, consulté 2010).
- Judith Therpauve, scénario, réalisation Patrice Chéreau, 1978 (Source : IMDb, fiche film, consulté 2025).
- Le Sucre, scénario, réalisation Jacques Rouffio, 1978 (Source : IMDb, fiche film, consulté 2025).
- La Banquière, scénario, réalisation Francis Girod, 1980 (Source : Wikipédia, consulté 2010).
- Une affaire d’hommes, participation comme acteur (médecin, non crédité), 1981 (Source : IMDb, filmographie acteur, consulté 2025).
- Châteauvallon, série télévisée, adaptation et dialogues, 26 épisodes, 1985 (Source : IMDb, fiche série, consulté 2025).
- Mon beau-frère a tué ma sœur, scénario et dialogues, 1986 (Source : IMDb, fiche film, consulté 2025).
- La Marche de Radetzky, téléfilm, scénario, 1994 (posthume) (Source : Wikipédia, consulté 2010).
Collaborations et travail d’acteur
La trajectoire de Georges Conchon est marquée par des collaborations récurrentes avec plusieurs réalisateurs français majeurs des années 1970 et 1980 (Source : Wikipédia, consulté 2010). Avec Jacques Rouffio, il travaille à plusieurs reprises, notamment sur L’Horizon, Sept morts sur ordonnance et Le Sucre, installant un dialogue constant entre écriture et mise en scène autour de sujets sociaux et économiques (Source : Cimetière du Père-Lachaise, notice biographique, 2021 ; Source : IMDb, filmographie, consulté 2025). Sa collaboration avec Jean-Jacques Annaud sur La Victoire en chantant s’inscrit dans un cinéma qui interroge les héritages coloniaux à travers le prisme de la satire (Source : Cimetière du Père-Lachaise, notice biographique, 2021). Avec Patrice Chéreau pour Judith Therpauve, il contribue à un film centré sur les rapports de force au sein de la presse régionale, où le personnage principal est confronté à des enjeux de pouvoir et de mémoire (Source : Wikipédia, consulté 2010). En outre, Conchon travaille avec Francis Girod sur La Banquière, film qui associe récit biographique inspiré d’une figure de la finance et réflexion sur les mécanismes politiques (Source : Wikipédia, consulté 2010).
À côté de son activité d’écriture, Georges Conchon apparaît occasionnellement comme acteur, parfois non crédité, dans plusieurs œuvres (Source : IMDb, filmographie acteur, consulté 2025). Il joue notamment un rôle de supérieur hiérarchique au fisc dans Le Sucre de Jacques Rouffio en 1978, une apparition qui s’inscrit au cœur d’un récit sur la spéculation et les marchés (Source : IMDb, fiche film, consulté 2025). On le retrouve également dans La Banquière de Francis Girod en 1980, où il interprète le personnage de Bréhaud (Source : IMDb, filmographie acteur, consulté 2025). Il figure encore dans Une affaire d’hommes en 1981, dans un rôle de médecin non crédité, ainsi que dans L’Horizon en 1967 où il apparaît sous le nom de Macapiau (Source : IMDb, filmographie acteur, consulté 2025). Cette présence à l’image, bien que ponctuelle, complète son profil d’auteur en le plaçant aussi devant la caméra (Source : IMDb, filmographie acteur, consulté 2025).
Œuvre littéraire, distinctions et engagements artistiques
En parallèle de sa carrière de scénariste, Georges Conchon construit une œuvre romanesque qui le place au premier plan de la littérature française des années 1960 (Source : Wikipédia, consulté 2010). La parution de L’État sauvage en 1964 chez Albin Michel lui vaut le prix Goncourt la même année, récompense qui confirme la place de ce texte dans le paysage éditorial (Source : L’État sauvage, notice encyclopédique, 2006 ; Source : Éditions Albin Michel, présentation de l’ouvrage, consulté 2013). Ce roman aborde les tensions raciales et politiques dans une Afrique nouvellement indépendante, en mettant en scène un fonctionnaire international confronté à la montée d’un racisme anti-blanc, ce qui s’inscrit dans les préoccupations postcoloniales de l’époque (Source : L’État sauvage, présentation de l’ouvrage, 1964 ; Source : notice critique, 2023). La distinction Goncourt renforce son statut d’écrivain engagé dans l’analyse des rapports de domination et des mutations politiques du monde contemporain (Source : L’État sauvage, notice encyclopédique, 2006). Par la suite, il poursuit la publication de romans et de textes de fiction, tout en investissant le champ du scénario comme autre forme d’écriture narrative (Source : Wikipédia, consulté 2010).
- Prix Goncourt 1964 pour le roman L’État sauvage (Source : L’État sauvage, notice encyclopédique, 2006).
- Nomination au César du meilleur scénario original ou adaptation pour Sept morts sur ordonnance lors de la cérémonie 1976 (Source : Wikipédia, rubrique distinctions, 1978).
Conchon est par ailleurs associé à un cinéma et à une littérature qui interrogent les idéologies et les structures de pouvoir, qu’il s’agisse de la médecine, de la finance, de la presse ou de la colonisation (Source : Cimetière du Père-Lachaise, notice biographique, 2021 ; Source : Wikipédia, consulté 2010). Ses scénarios mettent en avant des situations où des individus se trouvent pris dans des systèmes économiques, politiques ou sociaux qui les dépassent, ce qui confère à son travail une dimension analytique et critique (Source : Cimetière du Père-Lachaise, notice biographique, 2021). À travers ses collaborations avec différents cinéastes, il contribue à la circulation de ces thématiques dans le cinéma français des années 1970-1980 (Source : Wikipédia, consulté 2010). Enfin, son activité d’écrivain, de journaliste et de scénariste fait de lui une figure singulière, à la croisée de plusieurs champs culturels et médiatiques, dont l’influence se poursuit au-delà de sa disparition en 1990 (Source : Cimetière du Père-Lachaise, notice biographique, 2021 ; Source : IMDb, biographie, consulté 2025).
Films et séries écrits par Georges Conchon
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