Hideko Takamine: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Hideko Takamine en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
129
œuvres recensées
129 films · 0 séries
- Première année recensée
- 1929
- Dernière année recensée
- 1994
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
Le 27 mars 1924, Hideko Takamine naît à Hakodate, sur l’île d’Hokkaidō. Dès l’enfance, elle tourne pour Shōchiku, après une audition improvisée lors d’une visite aux studios de Kamata, puis le cinéma japonais la suit pendant les années 1930.
Une enfant du studio Shōchiku
En 1929, elle est retenue pour « La mère » de Hōtei Nomura. L’année suivante, ses tournages se multiplient dans les films de Heinosuke Gosho, Yasujirō Ozu et Yasujirō Shimazu.
Pendant cette période, elle est parfois distribuée dans des rôles de garçon et reçoit le surnom de « Hidebō ». En 1931, elle entre à l’école primaire Jinjō, mais ses cours restent irréguliers, absorbés par les plateaux et par une activité théâtrale qui la mène jusqu’à la pièce Mandchourie.
En 1937, elle rejoint P.C.L., devenue Tōhō la même année, puis intègre l’école Bunka-gakuin à Ochanomizu. Un an et demi plus tard, ses études s’interrompent. En 1939, elle tourne 9 films, signe d’une visibilité déjà considérable.
Des années 1940 à l’essor d’après-guerre
En 1941, « Cheval » de Kajirō Yamamoto renforce sa réputation de jeune vedette. Une partie des films tournés dans les années 1930 et au début des années 1940 disparaît pendant les bombardements américains de la guerre.
En 1946, « Une femme gaie » de Kiyoshi Saeki marque son premier film de l’après-guerre. Quelques mois plus tard, elle joue dans Nuits hawaïennes au théâtre du Japon, danse le hula et retrouve une visibilité scénique qui compte dans un paysage culturel en reconstruction.
Au printemps 1947, elle quitte la Tōhō avec d’autres interprètes et participe à la fondation de la Shintōhō. Son contrat d’exclusivité l’amène à tourner « L'Ogre d’Ōedo », « O amour, avec les étoiles » et « L'invitation au bonheur », trois films qui dessinent sa place dans le nouveau studio sans la réduire à une seule image.
En 1949, « Tokyo Folies » la montre chantant la chanson-thème, dont le disque se vend à plusieurs centaines de milliers d’exemplaires. L’année suivante, elle joue dans « Quatre sœurs » et « Les Sœurs Munakata », puis quitte la Shintōhō en novembre pour travailler sans contrat d’exclusivité.
Keisuke Kinoshita et Mikio Naruse
En 1951, « Carmen revient au pays » de Keisuke Kinoshita devient le premier film japonais en couleur. Takamine y joue une danseuse de cabaret qui revient dans son village natal, et ce film ouvre une série de collaborations avec Kinoshita qui compte parmi les repères de sa filmographie.
La même année, elle séjourne 6 mois à Paris, après un passage par la France pour le festival de Cannes. Elle en tire deux essais, Seule à Paris et Rédactions parisiennes, où le regard porté sur la ville se mêle à une expérience concrète de distance avec le milieu du cinéma.
En janvier 1952, elle revient au Japon. Dès lors, l’absence de contrat la place hors de l’Accord des cinq compagnies, ce qui lui ouvre l’accès aux productions de chaque studio et accompagne sa présence dans les films de Mikio Naruse et de Kinoshita pendant les années 1950.
Parmi les œuvres tournées avec Naruse, « L'Éclair », « Nuages flottants », « Quand une femme monte l'escalier » et « Chronique de mon vagabondage » occupent une place nette. Nuages flottants, adapté de Fumiko Hayashi, la confronte à un personnage empêtré dans une relation destructrice, tandis que Quand une femme monte l'escalier l’installe dans le décor de Ginza, au centre d’un récit sur le travail, le délitement des illusions et la reprise de soi.
Les années 1960 et l’écriture
En 1960, elle joue dans « Quand une femme monte l'escalier » puis dans « Musume tsuma haha ». L’année suivante, elle tient les rôles de « Un amour éternel » et « La Condition de l’homme III », deux titres qui prolongent son travail auprès de réalisateurs déjà croisés au cours des décennies précédentes.
En 1966, « Délit de fuite » l’emmène vers le personnage de Kuniko, la mère. La date est tardive dans son activité de cinéma, mais elle s’inscrit sans rupture visible dans une suite de rôles qui restent liés à la famille, au travail et aux tensions ordinaires de la société japonaise.
En 1976, son autobiographie Une vie au turbin reçoit le prix du Club des essayistes du Japon. Le livre ajoute une autre pratique à une carrière déjà faite de cinéma, de théâtre et d’essais, sans effacer ce qui l’a rendue visible pendant près d’un demi-siècle.
Récompenses et fin de vie
Hideko Takamine meurt le 28 décembre 2010 à Tokyo, à 86 ans. Entre 1929 et 1966, ses films traversent les studios, l’après-guerre, la couleur, le travail sans contrat et la rencontre avec plusieurs grands metteurs en scène japonais.
Son nom reste lié à des titres précis plus qu’à une légende abstraite: « Carmen revient au pays », « Les Sœurs Munakata », « Nuages flottants », « Quand une femme monte l'escalier ». L’ensemble dessine une présence régulière dans le cinéma japonais du 20e siècle, avec des passages marqués par le studio, la liberté des années 1950 et l’écriture de soi.
Films et séries avec Hideko Takamine
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