Kamatari Fujiwara: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Kamatari Fujiwara en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
243
œuvres recensées
241 films · 2 séries
- Première année recensée
- 1933
- Dernière année recensée
- 1985
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1954, Akira Kurosawa lui confie Manzô dans « Les Sept Samouraïs », un villageois parmi les visages du film. Kamatari Fujiwara, né le 15 janvier 1905 à Fukagawa, dans l’actuel quartier de Koto à Tokyo, avait déjà travaillé avec plusieurs cinéastes japonais avant cette date. Il mourra le 21 décembre 1985 à Tokyo.
Les années 1930 et les premiers tournages
Son nom apparaît au cinéma en 1933 dans « Ongaku kigeki: Horoyoi jinsei » de Sotoji Kimura. Dès 1935, il travaille avec Mikio Naruse sur « Trois sœurs au cœur pur », « L’Actrice et le poète », « Ma femme, sois comme une rose », « Cinq types au cirque » et « La Fille dont on parle », tout en apparaissant dans « Le Protégé » de Kajirō Yamamoto. Cette concentration de tournages, la même année, place déjà Fujiwara dans une circulation rapide entre plusieurs cinéastes.
En 1936, il est de « Je suis un chat » de Yamamoto, puis de « Tochuken Kumoemon » et de « Le Chemin parcouru ensemble » signés Naruse. L’année 1938 l’associe à « L’Amour de Tojuro » de Yamamoto et à « Tsuruhachi et Tsurujiro » de Naruse, avant « La Ruelle insouciante » en 1939 sous la direction de Yamamoto. Ces films l’installent dans le cinéma japonais de studio, où il passe d’un réalisateur à l’autre sans rompre ses attaches avec Naruse. Quelques mois plus tard, il adopte le nom de scène Keita Fujiwara pour « Nuits de Chine » en 1940, usage qu’il conserve jusqu’à la fin de la Seconde Guerre mondiale.
Autour de Kurosawa, Ozu et Naruse
En 1941, il apparaît dans « Cheval », film de Kajirō Yamamoto et Akira Kurosawa, puis dans « Hideko, receveuse d’autobus » de Naruse. L’année suivante, « Ma mère ne mourra jamais » le retrouve chez Naruse, avant « Les Contrebandiers internationaux » de Daisuke Itō en 1944 et « Les Yakuzas dans la région de Tokai » de Itō et Hiroshi Inagaki en 1945. Il travaille alors avec des cinéastes dont les films occupent une large place dans le cinéma japonais de l’époque, sans se fixer à un seul nom.
Après la guerre, Fujiwara revient chez Naruse avec « Festin de printemps » en 1947, puis tourne dans « Le Portrait » de Keisuke Kinoshita en 1948. L’année 1949 le voit dans « La Montagne bleue » et sa suite, sous la direction de Tadashi Imai. En 1950, il passe par « Tohu-bohu » de Minoru Shibuya, « Rapport sur la conduite du professeur Ishinaka » de Naruse et « Les Sœurs Munakata » de Yasujirō Ozu. Cette circulation entre Naruse, Ozu, Kinoshita et Imai donne la mesure d’une présence régulière dans les grands ateliers du cinéma japonais de l’après-guerre.
Les films de Kurosawa
Le lien avec Akira Kurosawa s’affirme avec « Vivre » en 1952, où Fujiwara joue Ono, chef de sous-section. Dans « Les Sept Samouraïs » en 1954, il est Manzô, père de Shino. Deux ans plus tard, « Vivre dans la peur » le retrouve encore chez Kurosawa, dans le rôle d’Okamoto. « Les Bas-fonds » en 1957 lui offre le rôle de l’ex-acteur.
En 1958, il tourne « La Forteresse cachée » dans le rôle de Matashichi. Plus tard, il retrouve Kurosawa dans « Le Garde du corps » en 1961 comme Tazaemon, puis dans « Sanjuro » en 1962 où il joue Takebayashi. Cette même année, il apparaît aussi dans « Chûshingura ». Le cinéaste le reprend encore pour « Entre le ciel et l’enfer » en 1963, où Fujiwara est Junkyard Cook, puis pour « Barberousse » en 1965 dans le rôle de Rokusuke. La durée de cette collaboration, étendue sur plus d’une décennie, repose sur des apparitions qui reviennent à intervalles réguliers dans l’œuvre de Kurosawa.
Des années 1960 aux derniers rôles
En 1960, Fujiwara joue Assistant-to-the-Chief Wada dans « Les Salauds dorment en paix ». Il se retrouve ensuite dans « Le Sabre du Mal » en 1966 comme grand-père d’Omatsu, puis dans « Dodes’kaden » en 1970 où il interprète Suicidal Old Man. Ces titres tardifs montrent sa présence dans des films très différents de ton et de sujet, sans rupture visible avec les grands cinéastes qui l’avaient déjà appelé dans les années 1950.
La fin de son activité connue passe par « Kagemusha the Shadow Warrior » en 1980, où il est Doctor. Il tourne encore jusqu’en 1984, année où s’achève la liste des films recensés. Entre 1933 et 1984, près de 240 films jalonnent une présence constante à l’écran, avec des passages répétés chez Naruse, Yamamoto, Ozu et surtout Kurosawa. Fujiwara laisse l’image d’un acteur de studio dont le visage traverse plusieurs décennies du cinéma japonais, des années d’avant-guerre jusqu’aux œuvres tardives de Kurosawa.
Films et séries avec Kamatari Fujiwara
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Galerie photos de Kamatari Fujiwara
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