Eitarō Ozawa: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Eitarō Ozawa en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
290
œuvres recensées
282 films · 8 séries
- Première année recensée
- 1935
- Dernière année recensée
- 1988
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1953, Les Contes de la lune vague après la pluie place Eitarō Ozawa au générique de Kenji Mizoguchi. Le comédien japonais y tient le rôle de Tôbei, dans un film qui compte parmi ses titres les plus repérables en France. Né à Tokyo le 27 mars 1909, mort le 23 avril 1988, Ozawa traverse plus de 200 films entre 1935 et 1988.
Tokyo, les années 1930
La date de 1935 marque le début de ses apparitions au cinéma. Ozawa est alors déjà ancré dans le paysage du cinéma japonais, au point de revenir régulièrement chez plusieurs cinéastes parmi les plus actifs de l’après-guerre. Tokyo reste son point d’origine, et cette donnée suffit à situer une partie de sa génération d’interprètes, formée avant la guerre et reprise ensuite par l’industrie renaissante.
Ses premiers titres repérables dans les relevés de carrière le placent chez Keisuke Kinoshita, avec Le Port fleuri en 1943, puis Le Matin de la famille Osone en 1946. En 1947, il figure dans Le Mariage de Kinoshita et dans Récit d'un propriétaire de Yasujirō Ozu, avant de rejoindre la même année L'Amour de l'actrice Sumako de Kenji Mizoguchi. Ces présences dessinent des liens suivis avec trois noms essentiels du cinéma japonais d’après-guerre.
Chez Mizoguchi et Kinoshita
En 1948 et 1949, Ozawa circule de film en film chez Kinoshita avec Une femme, Le Portrait, Serment rompu et Le Tambour brisé. Dans le même temps, il apparaît dans Flamme de mon amour de Mizoguchi et dans La Femme de l'enfer de Motoyoshi Oda. Les titres ne relèvent pas d’un seul registre, et c’est l’une des caractéristiques de sa présence à l’écran à cette période.
Scandale, d’Akira Kurosawa, en 1950, puis L'Éclair, de Mikio Naruse, en 1952, prolongent ce réseau de collaborations. Ozawa retrouve Mizoguchi en 1953 avec Les Contes de la lune vague après la pluie, puis en 1954 avec Les Amants crucifiés. Il tient alors le rôle de Sukeemon, tandis que le film s’inscrit parmi les œuvres les plus étudiées de cette période du cinéma japonais.
Les années 1950, une présence régulière
La décennie s’ouvre sur L'Impératrice Yang Kwei-Fei de Mizoguchi, en 1955, puis sur Les Loups de Kaneto Shindō. Ozawa travaille encore avec Shindō en 1956 dans Une actrice, avant Rivière de nuit de Kōzaburō Yoshimura la même année. En 1957, il figure dans Suzakumon de Kazuo Mori.
L’année 1958 le voit dans La tristesse est aux femmes de Shindō, L'Homme H d’Ishirō Honda et La Vengeance des loyaux serviteurs de Kunio Watanabe. En 1959, il apparaît dans Heureux Dragon n°5 de Shindō, où il tient le rôle du gouverneur. Cette même année, La Condition de l’homme I le réunit à Kobayashi dans le rôle d’Okazaki, titre qui appartient à l’une des grandes fresques de la période.
Des studios aux genres populaires
Au début des années 1960, Ozawa passe par Rêves de printemps de Kinoshita, Quand une femme monte l'escalier de Naruse et Yosaburo et ses cicatrices de Daisuke Itō. Il figure aussi dans Le gang rue dans les brancards de Seijun Suzuki et Confessions d'une épouse de Yasuzō Masumura, avant Gorath, connu en français sous le titre Le Choc des planètes, en 1962.
Dans Le Choc des planètes, il joue Kinami, ministre de la Justice. En 1964, il apparaît dans Le mari était là de Masumura puis dans Assassinat de Masahiro Shinoda. L’année suivante, Fantômes japonais de Shirō Toyoda et Les Malfaisants de Shindō prolongent cette série de collaborations avec des réalisateurs très différents, du mélodrame au film historique.
Des années 1970 à la fin de la filmographie
Ozawa reste présent dans les années 1970 avec La Cérémonie de Nagisa Ōshima en 1971, puis Sandakan no 8 de Kei Kumai en 1974, où il joue Tarozo. En 1975, Kaneto Shindō le filme dans le documentaire Kenji Mizoguchi ou la vie d'un artiste, où il apparaît lui-même. La même période le voit dans Le Complot de la famille Inugami de Kon Ichikawa en 1976, Japanese Godfather: Ambition de Sadao Nakajima en 1977, puis Burū Kurisumasu de Kihachi Okamoto en 1978.
En 1979, il figure dans La Maison du pendu de Kon Ichikawa. Le début des années 1980 le retrouve dans L'Affaire Shimoyama de Mitsuo Yanagimachi en 1981, où il joue Itoga. Il revient ensuite dans Le Retour de Godzilla en 1984 puis en 1985, sous les traits du ministre des Finances Kanzaki. Ozawa apparaît encore dans Brave Red Flower of the North en 1970 et dans Keishicho Monogatari: Fuzai shomei en 1961, ce qui complète une présence étendue sur plusieurs décennies.
Films et séries avec Eitarō Ozawa
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