Ken Jacobs: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Ken Jacobs en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
292
œuvres recensées
292 films · 0 séries
- Première année recensée
- 1955
- Dernière année recensée
- 2025
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1963, « Blonde Cobra » fait entrer Ken Jacobs dans un cinéma qui travaille la matière même de l’image. Le film arrive après « Scotch Tape » en 1962 et « Bill's Hat » en 1967, avant « Tom, Tom, the Piper's Son » en 1969, titre devenu l’un des points d’appui de son œuvre. Né le 25 mai 1933 à Williamsburg, Brooklyn, il meurt à New York le 5 octobre 2025.
Les premières années de cinéma
En 1957, « The Alps and the Jews » ouvre une suite de films courts qui se prolongent avec « Little Stabs at Happiness » en 1960 et « The Death of P'town » en 1963. Ces titres dessinent un travail déjà attentif aux formes brèves et aux écarts de perception. À cette époque, il signe aussi « Window » en 1964, puis « Huge Pupils » en 1968, où le titre lui-même laisse entrevoir une réflexion sur le cadre, la vision et la manière dont une image s’impose au regard.
Le tournant de « Tom, Tom, the Piper's Son » en 1969 compte parmi les gestes les plus connus de cette période. Le film s’inscrit dans une suite commencée par des travaux plus courts, sans rompre avec eux. Peu après, Jacobs crée le mot paracinema au début des années 1970 pour nommer des expériences qui mobilisent des outils étrangers à la technologie cinématographique habituelle.
Binghamton et la pensée du cinéma
Ken Jacobs participe à la création du département de cinéma du Harpur College, aujourd’hui Binghamton University, avec Larry Gottheim. Jusqu’à sa retraite en 2003, il y enseigne l’art et les outils nécessaires à la pensée critique cinématographique. Le poste de Distinguished Professor of Cinema inscrit son activité dans une pratique d’enseignement aussi durable que son travail de réalisateur.
Cette période universitaire s’accompagne d’une reconnaissance institutionnelle précise. Il reçoit le Prix Maya Deren en 1994, puis une bourse Guggenheim. Les distinctions arrivent après plusieurs décennies de création, alors que ses films circulent déjà dans les réseaux de l’expérimental et de l’underground. Par ailleurs, il travaille pour l’Université de Binghamton et appartient à l’Art Workers' Coalition, deux appartenances qui situent son activité dans un champ plus large que la seule réalisation.
Films, fragments, reprises
En 1985, « Home Movies 1971-81 » reprend des images antérieures dans un format qui laisse entendre un rapport au temps plutôt qu’une simple compilation. « Jonas in the Desert » suit en 1994, puis « Birth of a Nation » en 1997. La décennie suivante mène à « As I Was Moving Ahead, Occasionally I Saw Brief Glimpses of Beauty » en 2000 et à « Circling Zero: We See Absence » en 2002, titres qui prolongent un travail où la perception et le montage prennent le pas sur le récit classique.
En 2004, « Star Spangled to Death » s’ajoute à cet ensemble, puis « Razzle Dazzle » et « The Lost World » en 2007, avant « Capitalism: Child Labor » et « Nymph » la même année. « Gift of Fire: Nineteen (Obscure) Frames that Changed the World » et « The Scenic Route » paraissent en 2008. Dans la foulée, « Sleepless Nights Stories » et « 60 Seconds of Solitude in Year Zero » arrivent en 2011, puis « What Is Cinema? » en 2013. Le titre de ce dernier semble presque répondre, par la forme, à la question qu’il adresse.
Présence à l’écran et dernières années
En 2008, « Momma's Man » lui confie le rôle de Dad. Cette apparition le place cette même année du côté du jeu, sans déplacer le centre de gravité de son activité, restée dominée par la réalisation. Ses autres mentions au cinéma incluent « Fragments of Paradise » en 2022, au terme d’un ensemble qui traverse plusieurs décennies.
Jacobs meurt à New York le 5 octobre 2025, à 92 ans. Sa disparition met fin à une présence qui avait relié l’expérimentation formelle, l’enseignement universitaire et des gestes de création continus. Il laisse derrière lui un corpus où les titres eux-mêmes, de « Blonde Cobra » à « What Is Cinema? », signalent moins une narration qu’une interrogation obstinée sur ce que peut une image.
Œuvres et distinctions
Quelques jalons suffisent à mesurer la diversité de ses travaux, sans prétendre en faire l’inventaire complet.
- « Scotch Tape » (1962)
- « Blonde Cobra » (1963)
- « Bill's Hat » (1967)
- « Huge Pupils » (1968)
- « Tom, Tom, the Piper's Son » (1969)
- « Home Movies 1971-81 » (1985)
- « Jonas in the Desert » (1994)
- « Birth of a Nation » (1997)
- « As I Was Moving Ahead, Occasionally I Saw Brief Glimpses of Beauty » (2000)
- « Star Spangled to Death » (2004)
- « Momma's Man » (2008)
- « 60 Seconds of Solitude in Year Zero » (2011)
- « What Is Cinema? » (2013)
- « Fragments of Paradise » (2022)
- Prix Maya Deren (1994)
- bourse Guggenheim
Films et séries réalisés par Ken Jacobs
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Galerie photos de Ken Jacobs
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Filmographie détaillée
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Personnalités en relation
Personnalités créditées sur plusieurs œuvres communes présentes dans notre base.





























































