Mario Garbuglia: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Mario Garbuglia en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
62
œuvres recensées
62 films · 0 séries
- Première année recensée
- 1950
- Dernière année recensée
- 2000
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
Mario Garbuglia naît le 27 mai 1927 à Fontespina, un quartier de Civitanova Marche, dans la région des Marches en Italie, et s’impose au fil des décennies comme l’un des principaux scénographes du cinéma italien de l’après-guerre (Source : Treccani, 2023). Dès le début des années 1950, il s’oriente vers le département décoration et scénographie, d’abord comme assistant sur plusieurs productions italiennes et internationales, ce qui lui permet d’acquérir une connaissance précise des méthodes de construction de plateaux et des exigences techniques des tournages en studio (Source : Treccani, 2023). Il collabore notamment comme assistant décorateur sur « Casta diva » et « Casa Ricordi », tous deux réalisés en 1954 par Carmine Gallone, où il participe à la reconstitution de milieux liés à l’histoire de l’opéra, exercice qui l’amène à travailler sur des décors d’époque détaillés (Source : Treccani, 2023). En parallèle, il intervient sur « War and Peace » de King Vidor, tourné en Italie et sorti en 1955, où il occupe une fonction au sein du département artistique qui le familiarise avec les coproductions de grande envergure (Source : IMDb, 2010). Cette période de formation sur des productions aux formats variés, allant du film historique au mélodrame musical, installe les bases d’une carrière marquée par l’attention portée aux espaces urbains reconstruits en studio et aux intérieurs bourgeois minutieusement composés (Source : Treccani, 2023).
Débuts au cinéma et premières collaborations
Au cinéma, Mario Garbuglia commence sa carrière de décorateur à part entière au tournant des années 1950 avec « Donne senza nome » (« Women Without Names », 1950) de Géza von Radványi, où il signe les décors d’un drame se déroulant dans un camp de réfugiés, première expérience qui l’inscrit dans une veine réaliste teintée de reconstitution (Source : Ivo Blom, 2011). Il enchaîne ensuite plusieurs productions italiennes, parmi lesquelles « La cieca di Sorrento » (« The Blind Woman of Sorrento », 1952) et « Tre ragazze a Roma » (« Three Girls from Rome », 1952), qui lui permettent d’expérimenter les décors urbains contemporains dans un cadre de cinéma populaire (Source : Wikipedia, 2010). Quelques années plus tard, il est impliqué dans « Le notti bianche » (« White Nights », 1957) de Luchino Visconti, pour lequel il conçoit un décor de ville entièrement construit en studio, plongé dans la brume et les éclairages nocturnes, constituant un tournant esthétique dans son parcours (Source : Ivo Blom, 2011). Ce travail sur « Le notti bianche » lui vaut, en 1958, un Nastro d’argento de la meilleure scénographie, distinction qu’il partage avec Mario Chiari et qui signale publiquement son rôle dans le renouvellement visuel de la production italienne de l’époque (Source : Nastro d’argento – Wikipédia, 2008). Dès cette période, la collaboration avec Visconti s’installe dans la durée, annonçant une série de films où la scénographie devient un élément central de la mise en scène (Source : Treccani, 2023).
Collaboration avec Luchino Visconti et les grands auteurs
La relation professionnelle entre Mario Garbuglia et Luchino Visconti se confirme avec « Rocco e i suoi fratelli » (« Rocco and His Brothers », 1960), où le scénographe conçoit une succession d’espaces milanais – appartements, laverie, salle de boxe, bars – qui traduisent la migration d’une famille du sud vers le nord industriel et participent à la dimension sociale du récit (Source : Ivo Blom, 2011). Cette même année, il obtient un Nastro d’argento de la meilleure scénographie pour « La grande guerra » (« The Great War », 1959) de Mario Monicelli, qui reconstitue les tranchées et les paysages du front italien de la Première Guerre mondiale, confirmant sa reconnaissance dans la profession (Source : Nastro d’argento – Wikipédia, 2008). Il poursuit sa collaboration avec Visconti sur « Il Gattopardo » (« Le Guépard », 1963), fresque historique dans laquelle la scénographie joue un rôle déterminant dans la représentation de l’aristocratie sicilienne, notamment à travers les décors de palais et la célèbre séquence de bal (Source : Treccani, 2023). Plus tard, il travaille sur « Gruppo di famiglia in un interno » (« Conversation Piece », 1974), où les décors d’un appartement romain saturé d’objets et de peintures définissent l’espace mental du protagoniste, et sur « L’innocente » (« The Innocent », 1976), qui transpose à l’écran un univers aristocratique fin-de-siècle (Source : Treccani, 2023). À travers ces collaborations, Garbuglia devient un interlocuteur privilégié des grands auteurs italiens, capables de l’associer à des projets où la construction de l’espace contribue à la dimension politique, sociale ou intimiste des récits (Source : Treccani, 2023).
Filmographie marquante et cinéma international
La filmographie de Mario Garbuglia couvre plus d’un demi-siècle et comprend des titres marquants de genres différents, du mélodrame au film de guerre, du costume film au cinéma de genre international (Source : IMDb, 2010). Dès les années 1950, il intervient, outre ses travaux italiens, sur des productions internationales comme « A Farewell to Arms » (1957) et « Desert Warrior » (1957), qui s’inscrivent dans le mouvement de coproductions tournées en Italie et nécessitent une scénographie capable de répondre à des exigences spectaculaires (Source : Wikipedia, 2010). Dans les années 1960, il signe les décors de « Barbarella » (1968), film de science-fiction réalisé par Roger Vadim, où il contribue à la création d’univers futuristes et stylisés, éloignés des reconstitutions historiques auxquelles il est souvent associé (Source : IMDb, 2010). Il travaille également sur « La Cage aux Folles » (1978), comédie de Édouard Molinaro adaptée de la pièce de Jean Poiret, puis sur « La Cage aux Folles 3: The Wedding » (1985), dont la scénographie repose sur des espaces de cabaret, de lieux privés et de décors de la Riviera, articulant théâtre filmé et comédie de mœurs (Source : IMDb, 2010). À l’international, il est aussi sollicité pour « Waterloo » (1970) de Sergei Bondarchuk, superproduction consacrée à la défaite de Napoléon, où la reconstitution du champ de bataille et des décors militaires est l’un des enjeux majeurs du film (Source : Treccani, 2023).
- « Donne senza nome » / « Women Without Names » (Géza von Radványi, 1950), décorateur (Source : Ivo Blom, 2011).
- « Le notti bianche » / « White Nights » (Luchino Visconti, 1957), scénographie de ville en studio (Source : Ivo Blom, 2011).
- « La grande guerra » / « The Great War » (Mario Monicelli, 1959), film de guerre, Nastro d’argento de la meilleure scénographie 1960 (Source : Nastro d’argento – Wikipédia, 2008).
- « Rocco e i suoi fratelli » / « Rocco and His Brothers » (Luchino Visconti, 1960), décors urbains milanais (Source : Ivo Blom, 2011).
- « Il Gattopardo » / « Le Guépard » (Luchino Visconti, 1963), fresque historique (Source : Treccani, 2023).
- « Barbarella » (Roger Vadim, 1968), film de science-fiction, production designer (Source : IMDb, 2010).
- « Waterloo » (Sergei Bondarchuk, 1970), film de guerre historique (Source : Treccani, 2023).
- « Gruppo di famiglia in un interno » / « Conversation Piece » (Luchino Visconti, 1974), décors d’intérieur romain (Source : Treccani, 2023).
- « La Cage aux Folles » (Édouard Molinaro, 1978), comédie, chef décorateur (Source : IMDb, 2010).
- « La vera storia della signora delle camelie » / « La vera storia della Signora delle Camelie » (Mauro Bolognini, 1981), film en costumes (Source : Fondazione CSC, 2019).
- « Oci ciornie » / « Dark Eyes » (Nikita Mikhalkov, 1987), film romantique en coproduction (Source : IMDb, 2010).
- « Petit papa baston » / « Troublemakers » (Terence Hill, 1994), comédie western, chef décorateur (Source : AlloCiné, s.d.).
Distinctions et reconnaissance institutionnelle
Au cours de sa carrière, Mario Garbuglia reçoit plusieurs distinctions majeures qui institutionnalisent son rôle dans la scénographie italienne de la seconde moitié du XXe siècle (Source : Treccani, 2023). En 1958, il obtient le Nastro d’argento de la meilleure scénographie pour « Le notti bianche », récompense partagée avec Mario Chiari, qui souligne la qualité de la ville artificielle créée pour le film (Source : Nastro d’argento – Wikipédia, 2008). Deux ans plus tard, en 1960, un nouveau Nastro d’argento lui est attribué pour « La grande guerra », confirmant sa capacité à articuler reconstitution historique et exigence réaliste dans le cadre d’un film de guerre (Source : Nastro d’argento – Wikipédia, 2008). Il reçoit également le Nastro d’argento pour « Il Gattopardo » et, en 1975, pour « Gruppo di famiglia in un interno », ce qui porte à cinq le nombre de ses récompenses dans cette catégorie, en y ajoutant « La vera storia della Signora delle Camelie », pour lequel il est à nouveau distingué (Source : Fondazione CSC, 2019). En 1981, son travail sur « La vera storia della Signora delle Camelie » de Mauro Bolognini est par ailleurs couronné par un David di Donatello du meilleur décorateur, prix qui reconnaît la complexité de la reconstitution d’un univers parisien et théâtral du XIXe siècle (Source : Treccani, 2023). Sur le plan international, il se voit décerner le BAFTA Film Award en 1971 pour la direction artistique de « Waterloo », consolidant sa visibilité au-delà du cadre national (Source : Treccani, 2023).
- Nastro d’argento de la meilleure scénographie 1958 pour « Le notti bianche » (Source : Nastro d’argento – Wikipédia, 2008).
- Nastro d’argento de la meilleure scénographie 1960 pour « La grande guerra » (Source : Nastro d’argento – Wikipédia, 2008).
- Nastro d’argento pour « Il Gattopardo » et « Gruppo di famiglia in un interno », et pour « La vera storia della Signora delle Camelie » (Source : Fondazione CSC, 2019).
- David di Donatello du meilleur décorateur 1981 pour « La vera storia della Signora delle Camelie » (Source : Treccani, 2023).
- BAFTA Film Award 1971 pour « Waterloo » (Source : Treccani, 2023).
Travaux pour la télévision et dernières années d’activité
En parallèle à ses activités pour le cinéma, Mario Garbuglia intervient à plusieurs reprises pour la télévision, notamment sur des téléfilms et des séries où il transpose son expérience de la scénographie de cinéma aux contraintes de la production télévisuelle (Source : IMDb, 2010). Il signe ainsi les décors de la mini-série « Orient-Express » (1980) et de « Cinecittà Cinecittà » (1985), où il assume les fonctions de directeur artistique sur plusieurs épisodes, travaillant sur des espaces qui réinterprètent l’imaginaire du studio et de la ville filmée (Source : IMDb, 2010). Dans les années 1980 et 1990, il continue à intervenir comme chef décorateur sur des téléfilms et séries italiennes et européennes, parmi lesquels « Isabella la bugiarda » (1989) ou « Una prova d’innocenza » (1991), qui prolongent sa présence dans le paysage audiovisuel au-delà du grand écran (Source : IMDb, 2010). Il participe également à des productions cinématographiques tardives comme « The Sky Is Falling » (« Rukhnuvshie nebesa », 2000), qui figure parmi ses derniers travaux crédités, témoignant d’une activité qui s’étend sur près de cinquante ans (Source : filmnavi.ru, 2010). En 2019, la création du « Fondo Mario Garbuglia » au sein de la Biblioteca « Luigi Chiarini » du Centro Sperimentale di Cinematografia consacre l’importance de son apport, rassemblant documents, croquis et matériaux relatifs à son travail et affirmant sa place dans l’histoire de la scénographie italienne (Source : Fondazione CSC, 2019).
Filmographie de Mario Garbuglia
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