L’Adieu aux armes de 1957 constitue la seconde adaptation cinématographique du roman éponyme d’Ernest Hemingway, publié en 1929, la première ayant été réalisée en 1932 par Frank Borzage avec Gary Cooper et Helen Hayes (Source : Wikipédia, 2007). Le film est produit aux États-Unis par la 20th Century Fox sous la houlette de David O. Selznick, pour ce qui sera le dernier long métrage produit par ce grand nom d’Hollywood, déjà associé à des productions comme Gone with the Wind (Source : Wikipédia, 2008). La mise en scène est confiée au réalisateur Charles Vidor, cinéaste d’origine hongroise installé à Hollywood, connu notamment pour Gilda (1946), et qui signe ici une fresque de guerre et de romance d’une durée d’environ 152 minutes, tournée en couleur et au format CinemaScope (Source : Wikipédia, 2007 ; Wikipédia, 2008). Le scénario est écrit par Ben Hecht, figure centrale de l’écriture hollywoodienne classique, qui adapte le matériau d’Hemingway en s’inspirant également d’une pièce de théâtre de Laurence Stallings mise en scène en 1930, ce qui influe sur la construction dramatique et la répartition des scènes dialoguées (Source : Wikipédia, 2008). Par ailleurs, la production choisit de tourner en partie en Europe, notamment en Italie, afin de renforcer l’ancrage géographique du récit et de bénéficier de décors naturels pour les séquences de front et de retraite (Source : Wikipédia, 2008).
Intrigue, cadre narratif et thématiques
L’action se déroule pendant la Première Guerre mondiale, principalement sur le front italien, et suit le lieutenant Frederick Henry, un Américain servant comme conducteur d’ambulance dans l’armée italienne (Source : IMDb, 2022 ; Wikipédia, 2008). Blessé au combat, Henry est hospitalisé et y rencontre Catherine Barkley, une infirmière britannique avec laquelle il entame une relation sentimentale qui se développe sur fond de bombardements, de déplacements de troupes et de crise morale dans les rangs (Source : IMDb, 2022 ; Wikipédia, 2008). Le film met en scène la progression de cette relation, rythmée par les permissions, les séparations forcées et les efforts du protagoniste pour rejoindre Catherine lorsque la situation militaire se détériore, notamment lors de la retraite de Caporetto, épisode majeur du front italien (Source : Wikipédia, 2008). En parallèle, le récit s’attache à décrire la désorganisation des armées et les tensions internes, entre discipline, fatigue et désillusion, ce qui fait écho au regard critique porté par Hemingway sur l’expérience guerrière et sur la notion d’héroïsme (Source : Wikipédia, 2008). L’œuvre articule ainsi des motifs de mélodrame – amour contrarié, menace de perte, espoir de réunification – à des éléments de film de guerre, en multipliant les scènes de front, les mouvements de foule et les séquences de fuite dans un paysage alpin marqué par la pluie, la neige et les destructions (Source : Wikipédia, 2007 ; IMDb, 2022).
Fiche artistique : distribution et personnages
Le rôle principal de Frederick Henry est interprété par Rock Hudson, acteur alors déjà identifié à Hollywood pour ses rôles dans des mélodrames et des films romantiques des années 1950 (Source : IMDb, 2025 ; Wikipédia, 2008). Catherine Barkley, infirmière britannique et partenaire du protagoniste, est incarnée par Jennifer Jones, actrice également connue pour sa collaboration avec David O. Selznick et pour ses rôles dans des productions prestigieuses des décennies précédentes (Source : Wikipédia, 2008). Vittorio De Sica, figure majeure du cinéma italien et futur auteur de films néoréalistes reconnus, interprète le major Alessandro Rinaldi, officier italien qui côtoie le personnage principal et incarne une forme de présence militaire et amicale dans le récit (Source : IMDb, 2025 ; Wikipédia, 2008). Le casting comprend également Oskar Homolka dans le rôle du Dr. Emerich, Mercedes McCambridge en Miss Van Campen, responsable de l’hôpital, Elaine Stritch en Helen Ferguson, amie de Catherine, ainsi que Kurt Kasznar dans le rôle de Bonello, offrant un ensemble de personnages secondaires qui structurent l’univers hospitalier et militaire autour du couple central (Source : IMDb, 2025 ; Wikipédia, 2008). La distribution réunit ainsi des interprètes issus de différentes traditions cinématographiques, entre vedettes hollywoodiennes et acteurs européens, ce qui reflète le cadre transnational du récit et la collaboration entre studios américains et lieux de tournage italiens (Source : Wikipédia, 2008).
Équipe technique et choix esthétiques
La réalisation de L’Adieu aux armes est assurée par Charles Vidor, tandis que la production est signée David O. Selznick et la société 20th Century Fox, dans un contexte où le studio mise sur des productions en CinemaScope pour attirer le public face à la montée de la télévision (Source : Wikipédia, 2007 ; Wikipédia, 2008). Le scénario de Ben Hecht s’appuie sur le roman d’Ernest Hemingway et sur la pièce de Laurence Stallings, ce qui conduit à une adaptation qui privilégie certaines scènes de dialogue et modifie ponctuellement la structure du récit par rapport au texte original (Source : Wikipédia, 2008). Le film, d’une durée d’environ 152 minutes, est tourné en couleur et exploite des décors naturels italiens, notamment pour les scènes de montagne et les séquences de retraite, combinés à des plateaux reconstitués pour les espaces hospitaliers et les intérieurs (Source : Wikipédia, 2007). La musique, la photographie et le montage, dont les crédits détaillés figurent dans les bases de données spécialisées, participent à la mise en forme d’un mélodrame de guerre hollywoodien des années 1950, marqué par une attention portée aux grands espaces, aux foules en mouvement et aux scènes de bataille à grande échelle (Source : IMDb, 2025 ; Wikipédia, 2008). Par ailleurs, le choix de tourner en large format et en couleur distingue cette version de la première adaptation de 1932, réalisée en noir et blanc, et s’inscrit dans une logique industrielle visant à renouveler le traitement visuel des œuvres littéraires déjà connues du public (Source : Wikipédia, 2007).
Comparaison avec l’adaptation de 1932 et place dans la filmographie
Le roman d’Ernest Hemingway avait déjà fait l’objet d’une adaptation en 1932, réalisée par Frank Borzage, avec Gary Cooper dans le rôle de Frederick Henry et Helen Hayes dans celui de Catherine Barkley, dans un film en noir et blanc produit en pleine période pré-Code à Hollywood (Source : Wikipédia, 2007 ; aVoir-aLire, 2018). La version de 1957 s’inscrit donc dans une tradition d’adaptations successives d’un même texte, mais se distingue par son dispositif technicolor, son format large et la présence de Rock Hudson et Jennifer Jones, ce qui la rattache à un autre moment de l’histoire du cinéma américain, marqué par les grandes fresques romantiques et les films de guerre à grand spectacle (Source : Wikipédia, 2008). En outre, ce film occupe une place particulière dans la carrière de David O. Selznick, puisqu’il s’agit de son ultime production, venant clore un parcours associé à de grands titres du cinéma classique hollywoodien (Source : Wikipédia, 2008). Pour Charles Vidor, cette adaptation intervient tardivement dans une filmographie où figurent déjà plusieurs succès, et constitue l’une de ses dernières réalisations avant sa disparition en 1959 (Source : Wikipédia, 2008). Par ailleurs, la présence de Vittorio De Sica au casting, déjà réalisateur de films majeurs du néoréalisme italien, offre un point de rencontre entre deux traditions cinématographiques, même si le film lui-même reste inscrit dans les codes du mélodrame de studio hollywoodien (Source : IMDb, 2025 ; Wikipédia, 2008).
Accueil critique, diffusion et postérité
Lors de sa sortie en 1957, L’Adieu aux armes reçoit un accueil critique mitigé, plusieurs commentateurs soulignant le poids de la comparaison avec l’œuvre d’Hemingway et avec la première adaptation de 1932, ainsi que la durée et le ton mélodramatique de cette nouvelle version (Source : Wikipédia, 2008). Les bases de données contemporaines font état d’une réception partagée, avec une note d’environ 5,8 sur 10 sur IMDb et des évaluations souvent intermédiaires sur d’autres plateformes, ce qui traduit une appréciation nuancée de la part du public et des cinéphiles (Source : IMDb, 2022). En France, le film est diffusé sous le titre L’Adieu aux armes, et les synthèses critiques disponibles mentionnent un intérêt pour la reconstitution et la dimension romanesque, tout en notant que cette version reste moins commentée que certains autres grands titres de la fin des années 1950 (Source : Wikipédia, 2007 ; SensCritique, 2025). Quelques décennies plus tard, le film continue d’être programmé à la télévision, édité en vidéo et proposé sur des plateformes de vidéo à la demande, ce qui contribue à sa présence dans la mémoire des adaptations d’Hemingway, même si d’autres transpositions cinématographiques de l’auteur bénéficient d’une visibilité critique plus importante (Source : SensCritique, 2025 ; YouTube, 2025). Aujourd’hui, l’œuvre demeure référencée dans les bases de données cinématographiques majeures, où elle est souvent replacée dans le contexte des grandes productions hollywoodiennes de l’après-guerre et des différentes traductions à l’écran de la littérature américaine du XXe siècle (Source : IMDb, 2022 ; Wikipédia, 2008).
Critique sur L'Adieu aux armes
Casting et distribution
Parmi les rôles crédités de L'Adieu aux armes figurent Lt. Frederick Henry, interprété par Rock Hudson, Catherine Barkley, interprété par Jennifer Jones et Major Rinaldi, interprété par Vittorio De Sica. Consultez les fiches des personnages, puis l'ensemble de la distribution et de l'équipe technique.















