Vittorio Taviani: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Vittorio Taviani en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
37
œuvres recensées
35 films · 2 séries
- Première année recensée
- 1953
- Dernière année recensée
- 2017
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
Vittorio Taviani naît le 20 septembre 1929 à San Miniato, en Toscane, dans la province de Pise, où grandit également son frère cadet Paolo, avec lequel il formera l’un des tandems les plus durables du cinéma italien d’après-guerre (Source : Frères Taviani, Wikipédia, 2005). Dès les années 1950, les deux frères s’engagent dans la cinéphilie active en fondant et en animant, avec Valentino Orsini, le ciné-club de Pise, lieu de débats autour du néoréalisme et du cinéma politique (Source : Encyclopedia.com, International Dictionary of Films and Filmmakers). Parallèlement, Vittorio Taviani s’initie à l’écriture et à la mise en scène en coécrivant et en montant deux pièces de théâtre à visée populaire au Teatro della Cronaca de Livourne, toujours en collaboration avec Paolo Taviani et Valentino Orsini, ce qui ancre précocement son travail dans un dialogue entre théâtre et cinéma (Source : TCM, Vittorio Taviani). Au milieu des années 1950, il fait ses premières armes dans le documentaire en participant à la réalisation de « San Miniato, luglio ’44 » (1954), court métrage consacré à un massacre nazi survenu dans sa ville natale, co-réalisé avec Paolo Taviani, Valentino Orsini et le scénariste néoréaliste Cesare Zavattini (Source : Wikipédia, Paolo and Vittorio Taviani, 2007). Cette entrée par le documentaire historique et politique marque durablement son approche du récit filmique.
Premiers travaux et passage au long métrage
Après cette expérience fondatrice, Vittorio Taviani et son frère poursuivent dans le documentaire et les courts métrages entre 1954 et la fin des années 1950, en collaboration régulière avec Valentino Orsini et en lien avec des figures du cinéma engagé italien (Source : Encyclopedia.com, International Dictionary of Films and Filmmakers). En 1960, ils coréalisent avec Joris Ivens le documentaire télévisé « L’Italia non è un paese povero », qui interroge la modernisation économique de l’Italie et témoigne de leur intérêt pour les transformations sociales du pays (Source : Wikipédia, Paolo and Vittorio Taviani, 2007). Deux ans plus tard, ils signent avec Orsini leur premier long métrage de fiction, « Un uomo da bruciare » (« A Man for Burning », 1962), inspiré de la figure du syndicaliste sicilien Salvatore Carnevale, où se conjuguent chronique rurale, portrait militant et observation de la lutte de classes (Source : Wikipédia, Paolo and Vittorio Taviani, 2007). En 1963, ils poursuivent cette veine avec « I fuorilegge del matrimonio » (« Outlaws of Marriage », 1963), film à sketches codirigé avec Orsini qui aborde, sous un angle critique, les contradictions du droit matrimonial italien (Source : Wikipédia, Paolo and Vittorio Taviani, 2007). Ces premières fictions installent Vittorio Taviani dans un courant de cinéma politique, mêlant dispositifs documentaires et récits allégoriques.
Affirmation dans le cinéma politique italien
À la fin des années 1960, Vittorio Taviani codirige avec Paolo plusieurs œuvres qui s’inscrivent dans le renouveau du cinéma politique italien, en évoluant du réalisme vers une forme plus allégorique. « I sovversivi » (« The Subversives », 1967) articule des images documentaires des funérailles du dirigeant communiste Palmiro Togliatti à la trajectoire de quatre personnages confrontés à leurs engagements, ce qui en fait une étape importante du cinéma militant italien (Source : TCM, Vittorio Taviani). En 1969, « Sotto il segno dello scorpione » (« Under the Sign of Scorpio », 1969) recourt à une fable insulaire pour interroger le rapport entre révolution, violence et pouvoir, confirmant l’orientation allégorique de leur travail (Source : Wikipédia, Paolo and Vittorio Taviani, 2007). Quelques années plus tard, « San Michele aveva un gallo » (« St. Michael Had a Rooster », 1972), librement inspiré d’un récit de Léon Tolstoï, suit le destin d’un révolutionnaire anarchiste et questionne les limites de l’utopie dans un dispositif resserré et théâtral (Source : Wikipédia, Paolo and Vittorio Taviani, 2007). En 1973, « Allonsanfàn » met en scène un ancien révolutionnaire interprété par Marcello Mastroianni, pris entre compromission bourgeoise et fidélité aux idéaux insurrectionnels, consolidant la position de Vittorio Taviani dans le champ du cinéma d’auteur européen (Source : Wikipédia, Paolo and Vittorio Taviani, 2007).
Reconnaissance internationale avec “Padre Padrone” et “La notte di San Lorenzo”
En 1977, Vittorio Taviani accède à une reconnaissance internationale décisive avec « Padre padrone », adaptation de l’autobiographie de Gavino Ledda, coréalisée avec Paolo Taviani (Source : Wikipédia, Paolo and Vittorio Taviani, 2007). Présenté au Festival de Cannes, le film remporte la Palme d’or ainsi que le prix de la FIPRESCI, soulignant l’intérêt de la critique internationale pour ce récit de libération sociale et linguistique (Source : Wikipédia, Paolo and Vittorio Taviani, 2007). Cette même année, l’œuvre reçoit également un David di Donatello spécial en Italie, confirmant son impact dans le paysage national (Source : Wikipédia, Paolo and Vittorio Taviani, 2007). En 1979, « Il prato » (« The Meadow », 1979) prolonge l’exploration des tensions entre monde rural, engagement politique et aspirations individuelles (Source : IMDb, Vittorio Taviani, 2018). En 1982, « La notte di San Lorenzo » (« The Night of the Shooting Stars », 1982) revient sur un épisode de la Seconde Guerre mondiale en Toscane, en combinant mémoire collective, point de vue enfantin et motifs merveilleux (Source : Wikipédia, Paolo and Vittorio Taviani, 2007). Le film obtient le Grand Prix du jury au Festival de Cannes 1982 et reçoit, l’année suivante, le David di Donatello du meilleur film et celui du meilleur réalisateur, ainsi que le Golden Globe italien du meilleur film en 1984 (Source : Wikipédia, Paolo and Vittorio Taviani, 2007).
Années 1980–1990 : adaptations littéraires et coproductions internationales
Au milieu des années 1980, Vittorio Taviani et son frère poursuivent leur travail de relecture de la mémoire historique et des récits littéraires. En 1984, ils signent « Kaos », adaptation de plusieurs nouvelles de Luigi Pirandello qui tisse une série d’histoires siciliennes autour des thèmes de l’identité, de la famille et de la fatalité (Source : Wikipédia, Paolo and Vittorio Taviani, 2007). Le film reçoit le David di Donatello du meilleur scénario et le Golden Globe italien du meilleur film en 1985, attestant l’écho de cette approche chorale (Source : Wikipédia, Paolo and Vittorio Taviani, 2007). En 1987, « Good Morning, Babylon », coproduction internationale tournée en grande partie en anglais, suit deux frères tailleurs italiens partis travailler à Hollywood pour la réalisation d’« Intolerance » de D. W. Griffith, croisant histoire du cinéma et récit migratoire (Source : IMDb, Vittorio Taviani, 2018). Au début des années 1990, « Il sole anche di notte » (« Night Sun », 1990), librement inspiré d’un texte de Tolstoï, s’attache à la trajectoire d’un aristocrate napolitain en quête d’absolu (Source : IMDb, Vittorio Taviani, 2018). « Fiorile » (1993) explore, quant à lui, la mémoire d’une famille marquée par un épisode lié aux troupes napoléoniennes, dans une structure de récit enchâssé (Source : IMDb, Vittorio Taviani, 2018). En 1996, « Le affinità elettive » (« Elective Affinities », 1996), adaptation du roman de Goethe, confirme l’intérêt du cinéaste pour les récits littéraires transposés dans un langage cinématographique empreint d’ellipses et de symboles (Source : IMDb, Vittorio Taviani, 2018).
Travaux pour la télévision et prolongements cinématographiques
À partir de la fin des années 1990, Vittorio Taviani développe, toujours avec Paolo, une activité importante dans le domaine de la télévision tout en poursuivant la réalisation de longs métrages pour le cinéma. En 1998, ils coréalisent « Tu ridi » (« You Laugh »), film en deux volets tiré de textes de Pirandello, qui prolonge la veine inaugurée avec « Kaos » autour d’un imaginaire sicilien mêlant tragédie et grotesque (Source : IMDb, Vittorio Taviani, 2018). En 2001, les frères signent « Resurrezione », adaptation télévisuelle du roman de Léon Tolstoï, produite comme téléfilm et distinguée par le Golden St. George au 24e Festival international du film de Moscou en 2002, ce qui souligne la réception de leur travail dans le champ télévisuel international (Source : Wikipédia, Paolo and Vittorio Taviani, 2007). Ils réalisent ensuite la minisérie « Luisa Sanfelice » (2004), d’après Alexandre Dumas, qui revient sur les événements de la République napolitaine de 1799 (Source : Wikipédia, Paolo and Vittorio Taviani, 2007). En parallèle, « La masseria delle allodole » (2007), inspiré du roman d’Antonia Arslan sur le génocide arménien, est présenté à la Berlinale dans la section « Berlinale Special » et reçoit l’Efebo d’oro en 2007 (Source : Wikipédia, Paolo and Vittorio Taviani, 2007). Cette période illustre la circulation continue de Vittorio Taviani entre formats télévisuels et dispositifs cinématographiques.
“Cesare deve morire” et distinctions tardives
En 2012, Vittorio Taviani connaît une nouvelle étape marquante de sa carrière avec « Cesare deve morire » (« Caesar Must Die », 2012), tourné en partie dans la prison romaine de Rebibbia avec des détenus interprétant une adaptation de « Jules César » de Shakespeare (Source : Wikipédia, Paolo and Vittorio Taviani, 2007). Le film remporte l’Ours d’or au Festival de Berlin 2012 ainsi que le Prix du Jury œcuménique, confirmant l’intérêt persistant porté à leur travail par les grands festivals internationaux (Source : Wikipédia, Paolo and Vittorio Taviani, 2007). La même année, il obtient les David di Donatello du meilleur film et du meilleur réalisateur, ce qui inscrit cette œuvre dans la continuité des succès antérieurs de « Padre padrone » et de « La notte di San Lorenzo » (Source : Wikipédia, Paolo and Vittorio Taviani, 2007). Dès 1986, Vittorio Taviani et son frère avaient reçu un Lion d’or pour l’ensemble de leur carrière à la Mostra de Venise, distinction qui consacrait déjà plusieurs décennies de contribution au cinéma d’auteur européen (Source : Wikipédia, Paolo and Vittorio Taviani, 2007). En 2005, un prix de carrière leur est décerné par les Golden Globes italiens, tandis qu’en 2008 l’université de Pise leur attribue un doctorat honoris causa en « Cinéma, théâtre et production multimédia », soulignant le rôle de leur œuvre dans le dialogue entre disciplines artistiques (Source : Wikipédia, Paolo and Vittorio Taviani, 2007). Vittorio Taviani décède le 15 avril 2018 à l’âge de 88 ans, après plus d’un demi-siècle de collaboration continue avec son frère, laissant une filmographie qui s’étend du néoréalisme de l’après-guerre aux expérimentations contemporaines mêlant théâtre, documentaire et fiction (Source : Golden Globes, The Italian Cinema of the Taviani Bros, 2018).
Principales distinctions
- Palme d’or et prix FIPRESCI pour « Padre padrone » au Festival de Cannes 1977 (Source : Wikipédia, Paolo and Vittorio Taviani, 2007).
- Grand Prix du jury pour « La notte di San Lorenzo » au Festival de Cannes 1982 (Source : Wikipédia, Paolo and Vittorio Taviani, 2007).
- David di Donatello du meilleur film et du meilleur réalisateur pour « La notte di San Lorenzo » en 1983 (Source : Wikipédia, Paolo and Vittorio Taviani, 2007).
- Golden Globe italien du meilleur film pour « La notte di San Lorenzo » en 1984 (Source : Wikipédia, Paolo and Vittorio Taviani, 2007).
- Golden Globe italien du meilleur film pour « Kaos » en 1985 (Source : Wikipédia, Paolo and Vittorio Taviani, 2007).
- David di Donatello du meilleur scénario pour « Kaos » en 1985 (Source : Wikipédia, Paolo and Vittorio Taviani, 2007).
- Lion d’or pour l’ensemble de la carrière à la Mostra de Venise en 1986 (Source : Wikipédia, Paolo and Vittorio Taviani, 2007).
- Golden St. George du Festival de Moscou pour « Resurrezione » en 2002 (Source : Wikipédia, Paolo and Vittorio Taviani, 2007).
- Efebo d’oro pour « La masseria delle allodole » en 2007 (Source : Wikipédia, Paolo and Vittorio Taviani, 2007).
- Ours d’or et Prix du Jury œcuménique à la Berlinale pour « Cesare deve morire » en 2012 (Source : Wikipédia, Paolo and Vittorio Taviani, 2007).
- David di Donatello du meilleur film et du meilleur réalisateur pour « Cesare deve morire » en 2012 (Source : Wikipédia, Paolo and Vittorio Taviani, 2007).
- Prix de carrière des Golden Globes italiens en 2005 (Source : Wikipédia, Paolo and Vittorio Taviani, 2007).
- Doctorat honoris causa de l’université de Pise en 2008 en « Cinéma, théâtre et production multimédia » (Source : Wikipédia, Paolo and Vittorio Taviani, 2007).
Filmographie sélective (réalisateur et coscénariste)
- « San Miniato, luglio ’44 » – court métrage documentaire, 1954 (Source : Wikipédia, Paolo and Vittorio Taviani, 2007).
- « L’Italia non è un paese povero » – documentaire, 1960, coréalisé avec Joris Ivens (Source : Wikipédia, Paolo and Vittorio Taviani, 2007).
- « Un uomo da bruciare » (« A Man for Burning »), 1962, coréalisé avec Valentino Orsini (Source : Wikipédia, Paolo and Vittorio Taviani, 2007).
- « I fuorilegge del matrimonio » (« Outlaws of Marriage »), 1963, coréalisé avec Valentino Orsini (Source : Wikipédia, Paolo and Vittorio Taviani, 2007).
- « I sovversivi » (« The Subversives »), 1967 (Source : TCM, Vittorio Taviani).
- « Sotto il segno dello scorpione » (« Under the Sign of Scorpio »), 1969 (Source : Wikipédia, Paolo and Vittorio Taviani, 2007).
- « San Michele aveva un gallo » (« St. Michael Had a Rooster »), 1972 (Source : Wikipédia, Paolo and Vittorio Taviani, 2007).
- « Allonsanfàn », 1973 (Source : Wikipédia, Paolo and Vittorio Taviani, 2007).
- « Padre padrone », 1977 (Source : Wikipédia, Paolo and Vittorio Taviani, 2007).
- « Il prato » (« The Meadow »), 1979 (Source : IMDb, Vittorio Taviani, 2018).
- « La notte di San Lorenzo » (« The Night of the Shooting Stars »), 1982 (Source : IMDb, Vittorio Taviani, 2018).
- « Kaos », 1984 (Source : Wikipédia, Paolo and Vittorio Taviani, 2007).
- « Good Morning, Babylon », 1987 (Source : IMDb, Vittorio Taviani, 2018).
- « Il sole anche di notte » (« Night Sun »), 1990 (Source : IMDb, Vittorio Taviani, 2018).
- « Fiorile », 1993 (Source : IMDb, Vittorio Taviani, 2018).
- « Le affinità elettive » (« Elective Affinities »), 1996 (Source : IMDb, Vittorio Taviani, 2018).
- « Tu ridi » (« You Laugh »), 1998 (Source : IMDb, Vittorio Taviani, 2018).
- « Resurrezione » (« Resurrection »), téléfilm, 2001 (Source : IMDb, Vittorio Taviani, 2018).
- « Luisa Sanfelice », minisérie télévisée, 2004 (Source : Wikipédia, Paolo and Vittorio Taviani, 2007).
- « La masseria delle allodole », 2007 (Source : Wikipédia, Paolo and Vittorio Taviani, 2007).
- « Cesare deve morire » (« Caesar Must Die »), 2012 (Source : Wikipédia, Paolo and Vittorio Taviani, 2007).
Films et séries réalisés par Vittorio Taviani
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