Marco Bellocchio: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Marco Bellocchio en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
94
œuvres recensées
90 films · 4 séries
- Première année recensée
- 1961
- Dernière année recensée
- 2026
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
Marco Bellocchio intègre l'Académie d'art dramatique de Milan avant d'entrer au Centro Sperimentale di Cinematografia de Rome, puis à la Slade School of Fine Art de Londres. Ces formations posent les bases de son approche cinématographique, mêlant théâtre et expérimentation filmique. Son premier long métrage, Les Poings dans les poches (I pugni in tasca, 1965), tourné sur un financement familial et dans des lieux familiaux, remporte le Voile d'argent au Festival de Locarno la même année. (Source : Wikipedia, 2024 ; IMDb, 2024)
Ce film inaugural marque une rupture avec le néoréalisme italien en explorant la révolte intérieure d'un jeune épileptique, interprété par Lou Castel. Bellocchio y affirme un style provocateur, critiquant les conventions familiales et religieuses bourgeoises. Par la suite, il réalise La Chine est proche (La Cina è vicina, 1967), satire politique sur l'héritage aristocratique. (Source : Wikipédia FR, 2024)
Années 1970 et engagement politique
Dans les années 1970, Bellocchio approfondit son engagement à gauche, influencé par les mouvements radicaux, et réalise des documentaires militants comme Fous à délier (Matti da slegare, 1975, coréalisé avec Silvano Agosti, Sandro Petraglia et Stefano Rulli), plaidoyer pour la réforme psychiatrique. Viol en première page (Sbatti il mostro in prima pagina, 1972) dénonce la manipulation médiatique lors d'un fait divers. Au nom du père (Nel nome del padre, 1972) s'attaque aux collèges catholiques répressifs. (Source : Wikipedia, 2024)
La Marche triomphale (Marcia trionfale, 1976) prolonge cette veine critique envers l'armée et la société italienne. En parallèle, il monte sur scène Timon d'Athènes de Shakespeare au Piccolo Teatro di Milano en 1969. Ces œuvres reflètent son passage par l'Union des communistes italiens (marxistes-léninistes). (Source : Wikipédia FR, 2024 ; Visions du Réel, 2024)
- La Mouette (Il gabbiano, 1977) : adaptation théâtrale de Tchekhov.
Années 1980 et évolutions stylistiques
Le Saut dans le vide (Salto nel vuoto, 1980) ouvre une phase plus introspective, avec Michel Piccoli et Anouk Aimée primés à Cannes. Bellocchio y explore les tensions familiales et la folie. Les Yeux, la bouche (Gli occhi, la bocca, 1982) prolonge ce thème via l'acteur Lou Castel. (Source : AlloCiné, 2024)
Henri IV (Enrico IV, 1984), adaptation de Pirandello avec Marcello Mastroianni, concourt à Cannes. Le Diable au corps (Il diavolo in corpo, 1986) provoque un scandale par ses scènes explicites. La Sorcière (La visione del sabba, 1988) aborde le sabbat des sorcières. Ces films diversifient son répertoire, mêlant littérature et provocation. (Source : Wikipedia, 2024)
Années 1990 et reconnaissance internationale
Autour du désir (La condanna, 1991) lui vaut l'Ours d'argent du jury à Berlin. Le Rêve du papillon (Il sogno della farfalla, 1994) et Le Prince de Hombourg (Il principe di Homburg, 1997), adaptations littéraires, concourent à Cannes. En 1999, La Nourrice (La balia) adapte Pirandello de manière littérale. (Source : IMDb Awards, 2024)
Il réalise des courts métrages comme L'homme dal fiore in bocca (1993) et des documentaires tels Sogni infranti (1995) sur les Brigades rouges. Ces travaux consolident sa polyvalence entre fiction et réel. Un Prix honorable lui est décerné au Festival de Moscou en 1999. (Source : Wikipédia FR, 2024)
Années 2000 : thèmes contemporains
Le Sourire de ma mère (L'ora di religione: il sorriso di mia madre, 2002) critique la sainteté vaticane et reçoit une mention à Cannes. Buongiorno, notte (2003), sur l'enlèvement d'Aldo Moro, gagne le Petit Lion d'or et l'Osella d'or à Venise. Le Metteur en scène de mariages (Il regista di matrimoni, 2006) est sélectionné à Un Certain Regard à Cannes. (Source : AlloCiné Palmarès, 2024)
Vincere (2009), sur Ida Dalser et Mussolini, concourt à Cannes et remporte un David di Donatello de la meilleure réalisation en 2010. Sorelle Mai (2010), expérimental tourné sur dix ans, témoigne de son innovation. Ces films interrogent l'histoire italienne récente. (Source : Wikipedia, 2024)
Années 2010 et consécrations
La Belle Endormie (Bella addormentata, 2012) traite de l'euthanasie, inspiré du cas Englaro, et concourt à Venise. Sangue del mio sangue (2015) est primé par la FIPRESCI à Venise. Fais de beaux rêves (Fai bei sogni, 2016) ouvre la Quinzaine des Cinéastes. (Source : AlloCiné, 2024)
Le Traître (Il traditore, 2019), sur Tommaso Buscetta, concourt à Cannes, gagne plusieurs David di Donatello et un Nastro d'Argento. Il représente l'Italie aux Oscars 2020. Marx peut attendre (2021) est un documentaire autobiographique. (Source : IMDb Awards, 2024)
Travaux récents et télévision
Esterno notte (2022), minisérie sur Aldo Moro, remporte un David di Donatello de la meilleure réalisation en 2023. L'Enlèvement (Rapito ou Kidnapped, 2023), sur Edgardo Mortara, concourt à Cannes et gagne un Nastro d'Argento du meilleur scénario. Portobello (2025), minisérie, prolonge son engagement télévisuel. (Source : AlloCiné Palmarès, 2024 ; IMDb, 2024)
En 2024, un Prix Européen de la SACD récompense sa carrière. Bellocchio alterne courts métrages comme Se posso permettermi - Capitolo II (2024) et longs métrages. Sa filmographie excède les 50 films, mêlant fiction, documentaire et théâtre. (Source : Wikipédia FR, 2024)
Distinctions principales
- 1965 : Voile d'argent, Locarno, pour Les Poings dans les poches.
- 1991 : Ours d'argent du jury, Berlin, pour Autour du désir.
- 2003 : Petit Lion d'or et Osella d'or, Venise, pour Buongiorno, notte.
- 2010 : David di Donatello meilleure réalisation, pour Vincere.
- 2011 : Lion d'Or à la carrière, Venise.
- 2019-2020 : David di Donatello meilleur film et réalisation, pour Le Traître.
- 2021 : Palme d'honneur, Cannes.
- 2023 : David di Donatello meilleure réalisation, pour Esterno notte ; Nastro d'Argento meilleur scénario, pour L'Enlèvement.
Ces prix soulignent sa constance sur plus de cinq décennies. Plusieurs nominations aux David di Donatello et Nastri d'Argento jalonnent son parcours. (Source : IMDb Awards, 2024 ; AlloCiné Palmarès, 2024)
Collaborations artistiques
Bellocchio collabore régulièrement avec Lou Castel dès Les Poings dans les poches, et Marcello Mastroianni dans Henri IV. Toni Servillo et Pierfrancesco Favino animent Le Traître. Les scénaristes Sandro Petraglia et Stefano Rulli interviennent sur Fous à délier et La macchina cinema (1979). (Source : BNF Data, 2024)
Avec sa monteuse Francesca Calvelli sur de multiples projets. Compositeurs comme Nicola Piovani contribuent à ses bandes-son. Acteurs récurrents incluent Alba Rohrwacher et Maya Sansa. Ces partenariats enrichissent sa vision critique de l'Italie. (Source : Wikipedia, 2024)
Films et séries réalisés par Marco Bellocchio
Découvrez ses principales réalisations au cinéma et à la télévision.
Galerie photos de Marco Bellocchio
3 photos affichées.
Filmographie détaillée
Ouvrez une catégorie pour consulter les films, séries, rôles et épisodes crédités. Les listes longues se chargent progressivement.
Personnalités en relation
Personnalités créditées sur plusieurs œuvres communes présentes dans notre base.





























































