“L’histoire de l’amante secrète de Mussolini, Ida Dalser, et de leur fils Albino.”
« Vincere » est un film biographique et historique franco-italien réalisé par Marco Bellocchio, sorti en Italie le 20 mai 2009 et présenté en compétition officielle au Festival de Cannes la même année (Source : Wikipédia, 2009 ; Wikipédia, 2009 – Festival de Cannes). Le long métrage est coécrit par Marco Bellocchio et Daniela Ceselli, qui signent un scénario centré sur la figure d’Ida Dalser et sur les années de formation politique de Benito Mussolini, avant et pendant l’instauration du régime fasciste (Source : Wikipédia, 2009). Le film est coproduit notamment par Offside, Rai Cinema et Celluloid Dreams, dans un cadre de **coproduction** entre l’Italie et la France qui s’inscrit dans une tradition de collaborations européennes autour de sujets historiques communs (Source : Wikipédia, 2009). Il s’agit d’un drame historique dont la durée varie selon les versions, avec une version longue annoncée à 128 minutes et une version plus courte autour de 118 minutes (Source : Wikipédia, 2009). Par ailleurs, la sortie française se situe à l’automne 2009, avec une exploitation en salles amorcée le 25 novembre 2009 (Source : SensCritique, 2009).
Intrigue et ancrage historique
Le film s’appuie sur la trajectoire d’Ida Dalser, présentée comme la première épouse ou maîtresse de Benito Mussolini, avec laquelle il aurait eu un fils, Benito Albino Mussolini, figure longtemps marginalisée dans l’historiographie officielle du fascisme (Source : Wikipédia, 2009). L’intrigue suit d’abord la rencontre entre Ida et un jeune Mussolini socialiste à Trente, puis leurs retrouvailles à Milan, alors que ce dernier anime le quotidien « Avanti! » et se distingue par une activité militante intense, haranguant les foules et participant aux manifestations (Source : AlloCiné, 2009). Ida Dalser, fascinée, soutient financièrement la carrière politique de Mussolini, avant de se voir progressivement écartée à mesure que celui-ci se rapproche d’autres cercles de pouvoir et construit sa nouvelle image publique, notamment après son ralliement à l’interventionnisme et sa rupture avec le socialisme (Source : Wikipédia, 2009). En parallèle, le film montre la montée du fascisme italien, la propagande, les transformations du paysage politique et l’effacement systématique de la relation d’Ida et de leur fils, notamment par des internements psychiatriques et la confiscation de documents compromettants (Source : Wikipédia, 2009). En se focalisant sur cette perspective intime, l’œuvre propose un regard sur les effets du pouvoir sur les individus pris dans la marge de l’histoire officielle, sans reconstituer de manière exhaustive l’ensemble du parcours politique du Duce (Source : Wikipédia, 2009).
Distribution, personnages et interprétations
Le rôle d’Ida Dalser est interprété par Giovanna Mezzogiorno, qui incarne cette femme engagée dans une relation passionnelle puis conflictuelle avec Mussolini, traversant différentes phases d’adhésion, de résistance et d’isolement forcé (Source : IMDb, 2009 ; Wikipédia, 2009). Filippo Timi tient un double rôle, incarnant à la fois Benito Mussolini et le fils du dictateur, Benito Albino Mussolini, ce qui souligne à l’écran la continuité et les fractures entre la figure du père politique et celle de l’héritier effacé (Source : Wikipédia, 2009). Michela Cescon apparaît dans le rôle de Rachele Guidi, compagne officielle puis épouse de Mussolini, tandis que Fausto Russo Alesi interprète Riccardo Paicher et Pier Giorgio Bellocchio, fils du réalisateur, campe Pietro Fedele (Source : Wikipédia, 2009). Le casting comprend également plusieurs seconds rôles qui incarnent médecins, religieux, policiers et militaires, représentant les institutions mobilisées pour gérer et contenir Ida Dalser et son fils dans le contexte de consolidation du régime (Source : IMDb, 2009). Cette distribution s’inscrit dans la continuité du travail de Marco Bellocchio avec des comédiens italiens reconnus, souvent associés à des films d’auteur ancrés dans l’histoire politique et sociale du pays (Source : Wikipédia, 2009).
Écriture, mise en scène et dispositifs formels
Le scénario coécrit par Marco Bellocchio et Daniela Ceselli articule la trajectoire personnelle d’Ida Dalser à des images d’archives et à des reconstitutions, créant un tissu narratif qui mêle la dramaturgie fictionnelle à des traces documentaires de l’époque (Source : Wikipédia, 2009). La mise en scène recourt à une photographie contrastée, à des compositions de plans travaillées et à l’intégration d’actualités filmées pour inscrire le récit dans une chronologie visuelle couvrant la Première Guerre mondiale, les années d’agitation politique et la montée du fascisme (Source : IMDb, 2009 ; Wikipédia, 2009). Bellocchio fait également appel à des motifs récurrents – institutions psychiatriques, espaces urbains, salles de projection – qui reflètent les dispositifs de contrôle social et les formes de représentation du pouvoir dans l’Italie du début du XXᵉ siècle (Source : Wikipédia, 2009). La bande-son, alternant discours, chants et bruitages d’archives, contribue à ancrer le film dans un contexte historique identifiable, tout en soulignant les moments de rupture vécus par le personnage principal (Source : IMDb, 2009). En parallèle, le montage juxtapose scènes intimes et grandes manifestations publiques, inscrivant la trajectoire d’Ida dans un cadre collectif plus large, marqué par l’émergence d’une culture de masse et de la propagande médiatique (Source : Wikipédia, 2009).
Production, diffusion et carrière en festival
« Vincere » est produit par plusieurs sociétés dont Offside et Rai Cinema, avec la participation de partenaires français, ce qui lui permet une présence à la fois dans les circuits de distribution italiens et dans le réseau des festivals internationaux (Source : Wikipédia, 2009). Le film est sélectionné en compétition officielle au Festival de Cannes 2009, où il est présenté aux côtés d’œuvres comme « Le Ruban blanc » de Michael Haneke et « Un prophète » de Jacques Audiard, également citées comme candidates potentielles à la Palme d’or cette année-là (Source : Wikipédia, 2009 ; FilmdeCulte, 2009). Bien qu’il ne reçoive pas de récompense majeure à Cannes, le long métrage attire l’attention de la critique internationale, ce qui contribue à sa diffusion dans plusieurs pays européens et en Amérique du Nord (Source : Wikipédia, 2009). Il bénéficie par la suite d’une exploitation commerciale en Italie et en France, où il est distribué en salles à l’automne 2009 et intégré aux programmations de chaînes et plateformes spécialisées dans le cinéma d’auteur (Source : SensCritique, 2009 ; Canal+, 2009). Cette carrière en festival et en salle s’inscrit dans la continuité de la présence régulière de Marco Bellocchio dans les grands rendez-vous internationaux depuis les années 1960 (Source : Wikipédia, 2009 – Marco Bellocchio).
Réception critique et distinctions
Sur le plan critique, « Vincere » obtient un accueil favorable dans la presse internationale, avec une note moyenne de 85 sur 100 sur le site Metacritic, indiquant un consensus globalement très positif parmi les 24 critiques recensées (Source : Wikipédia, 2009 – section réception). Le film reçoit de nombreuses distinctions et nominations : la base de données IMDb recense 47 récompenses et 40 nominations, incluant notamment des prix et sélections dans divers festivals et cérémonies, même si le détail de chacune de ces distinctions varie selon les pays et les institutions (Source : IMDb, 2025). En Europe, l’œuvre figure dans la sélection des European Film Awards 2009, avec plusieurs nominations lors de la 22ᵉ édition, ce qui confirme sa visibilité dans le paysage du cinéma d’auteur européen de la fin des années 2000 (Source : AlloCiné, 2009 – Palmarès ; European Film Awards, 2009). En France, des publications spécialisées comme L’Œil sur l’écran soulignent la virtuosité formelle de la mise en scène et la puissance du récit, même si ces appréciations relèvent du champ critique et non de l’information strictement factuelle (Source : L’Œil sur l’écran, 2011). Par ailleurs, la moyenne des notes spectateurs et critiques sur les plateformes généralistes comme AlloCiné ou SensCritique témoigne d’une réception plutôt positive, sans que ces indicateurs ne se substituent aux analyses qualitatives publiées dans la presse (Source : AlloCiné, 2009 ; SensCritique, 2009).
Place dans l’œuvre de Marco Bellocchio et enjeux thématiques
« Vincere » s’inscrit dans la filmographie de Marco Bellocchio comme une œuvre qui prolonge son intérêt constant pour les rapports entre histoire politique, institutions et destin individuel, thème déjà présent dans des films antérieurs comme « Les Poings dans les poches » ou « Le Saut dans le vide » (Source : Wikipédia, 2009 – Marco Bellocchio). En choisissant de raconter le fascisme à travers la figure d’Ida Dalser, le film privilégie une perspective marginale par rapport aux récits centrés sur le chef ou sur les grandes batailles, et met en lumière le rôle des dispositifs de contrôle – médicaux, religieux, administratifs – dans la fabrication de l’oubli et de la mémoire officielle (Source : Wikipédia, 2009). Cette approche rejoint des questionnements récurrents dans le cinéma italien contemporain autour de la représentation du passé dictatorial et de ses traces dans la société, qu’il s’agisse de la manière dont les archives sont utilisées ou de la façon dont les voix minorées sont restituées (Source : Unifrance, 2010 – dossier sur le cinéma italien). En parallèle, le film interroge la construction médiatique du pouvoir, notamment par le biais des actualités filmées et de l’iconographie autour du corps de Mussolini, tout en montrant la fragilité des individus qui se trouvent exclus de ce récit dominant (Source : Wikipédia, 2009). Cette place particulière dans la carrière de Bellocchio contribue à faire de « Vincere » une des œuvres marquantes de sa période des années 2000, régulièrement citée dans les rétrospectives consacrées au cinéaste (Source : Unifrance, 2015 – rétrospective Bellocchio).
Critique sur Vincere
Où regarder en streaming Vincere
Vincere est disponible en streaming par abonnement sur Molotov TV, SFR Play et Sooner, à la location sur Amazon Video, Canal VOD, Orange VOD, VIVA by videofutur, Premiere Max et ARTE VOD et à l'achat sur Amazon Video, Canal VOD, Orange VOD, VIVA by videofutur, Premiere Max et ARTE VOD. Consultez chaque plateforme pour connaître les offres et tarifs actuellement proposés.
Casting et distribution
Parmi les rôles crédités de Vincere figurent Ida Dalser, interprété par Giovanna Mezzogiorno, Benito Mussolini, interprété par Filippo Timi et Riccardo Paicher, interprété par Fausto Russo Alesi. Consultez les fiches des personnages, puis l'ensemble de la distribution et de l'équipe technique.























