Buster Keaton: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Buster Keaton en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
188
œuvres recensées
180 films · 8 séries
- Première année recensée
- 1917
- Dernière année recensée
- 1966
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1900, Buster Keaton entre sur scène à Wilmington, dans le Delaware, aux côtés de ses parents dans le numéro familial du Bill Dockstader's Wonderland Theatre. À 5 ans, Joseph Frank Keaton Jr. est déjà rémunéré pour ses apparitions, après être né le 4 octobre 1895 à Piqua, au Kansas.
Les années de vaudeville
Le nom « Buster » lui est attribué un an après sa naissance. Le surnom renvoie à l’idée de casse-cou, et l’enfance du futur cinéaste se déroule dans le sillage d’un numéro de scène où il apprend très tôt la précision du geste.
À partir de 1907, il forme avec ses parents, son frère Harry Stanley et sa sœur Louise un numéro burlesque à cinq. En 1917, un contrat signé avec la Comique Film Corporation l’empêche de se présenter à la première de The Passing Show, à Broadway, où il devait apparaître dans une revue musicale.
Il fait ses débuts au cinéma muet avec Roscoe « Fatty » Arbuckle. L’expérience acquise sur les planches nourrit une manière d’agir sur l’espace qui deviendra décisive dans ses films, sans détourner son regard des mécanismes du gag et des contraintes matérielles du décor.
Les courts métrages du début des années 1920
Au début des années 1920, il travaille avec le producteur indépendant Joseph M. Schenck et le cinéaste Edward F. Cline. Ensemble, ils réalisent une série de courts métrages comiques parmi lesquels La Maison démontable en 1920, Frigo fregoli en 1921, Frigo déménageur en 1922 et Frigo à l'Electric Hotel la même année.
Buster Keaton y met au point un personnage introverti mais téméraire, toujours lancé dans une quête amoureuse. Les films reposent sur des enchaînements de gags soumis à une logique rigoureuse, héritée de la scène autant que du tournage de plateau.
Cette période impose une écriture très physique, fondée sur l’élan, l’obsession du détail et le calcul du danger. Les films courts fixent une grammaire qui sert de base aux longs métrages suivants, sans que le passage d’un format à l’autre rompe la continuité de son travail.
Sherlock Junior et Le Mécano de la « General »
En 1924, Sherlock Junior le place dans la peau d’un projectionniste qui entre dans le film projeté sur l’écran. Cette idée sera reprise bien plus tard par Woody Allen dans La Rose pourpre du Caire, ce qui donne au film une place particulière dans l’histoire des récits en abyme.
La Croisière du Navigator suit, coréalisée avec Donald Crisp, et devient son plus gros succès commercial. Il y joue avec Kathryn McGuire deux personnes seules à bord d’un paquebot à la dérive, dans un cadre où l’invention visuelle prime sur l’étalage de moyens.
En 1926, Le Mécano de la « General » le montre en mécanicien de locomotive pendant la Guerre de Sécession, lancé à la recherche d’une machine volée par des soldats nordistes. Le film est coréalisé avec Clyde Bruckman et demeure d’abord un échec relatif au regard de son budget imposant.
Cadet d'eau douce, en 1928, ne rencontre pas davantage l’adhésion immédiate. Le film contient une cascade restée célèbre, lorsqu’une façade entière d’immeuble tombe sur lui pendant une tempête, tandis que L'Opérateur en 1928 clôt cette séquence muette avant son changement de cadre industriel.
La MGM et la perte d’autonomie
En 1928, il signe avec la MGM après avoir demandé conseil à Charlie Chaplin et malgré ses réticences. Le contrat marque une inflexion brutale, Louis B. Mayer et les studios freinant sa liberté de création.
Dès 1930, il souffre de cette dépossession après L'Opérateur. Ses films suivants lui imposent des partenaires comme Jimmy Durante, et il se retrouve éloigné des conditions de travail qui avaient structuré ses œuvres précédentes.
En 1933, la MGM le renvoie. Sa situation se dégrade alors fortement, et Hollywood le traite comme un réalisateur dépassé, tandis qu’il n’obtient plus la même marge d’action sur ses films.
Retours en scène et dernières apparitions
Dans les années 1940, son activité se redresse quelque peu. En 1940, il épouse Eleanor Norris, qui restera auprès de lui jusqu’à la fin, et il retrouve des emplois de comique respecté.
En 1950, il apparaît dans Boulevard du crépuscule de Billy Wilder, au moment d’une partie de bridge avec Erich von Stroheim. Deux ans plus tard, Chaplin l’appelle pour Les Feux de la rampe, où les deux anciens clowns vieillissants partagent quelques scènes de scène et de loge.
Il figure encore en 1953 dans Pattes de velours, dans une séquence comique où il joue un apprenti boulanger. En janvier 1954, il se produit en vedette à Paris au cirque Medrano dans un numéro muet, puis apparaît dans Screen Director's Playhouse en 1955, dans le rôle de Kelsey Dutton.
Il reçoit un Oscar d'honneur en 1959. Trois ans plus tard, il joue Jimmy the Crook dans Deu a Louca no Mundo, puis un contrôleur de train dans Around the World in Eighty Days en 1956, avant une apparition dans Film de Samuel Beckett en 1965.
Films et séries réalisés par Buster Keaton
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Personnalités en relation
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