Maximilian Schell: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Maximilian Schell en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
147
œuvres recensées
132 films · 15 séries
- Première année recensée
- 1955
- Dernière année recensée
- 2014
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1961, « Jugement à Nuremberg » place Maximilian Schell face à Stanley Kramer dans le rôle de Hans Rolfe. La même année, l’Académie lui remet l’Oscar du meilleur acteur. Né à Vienne le 8 décembre 1930 et mort à Innsbruck le 1er février 2014, il travaille aussi comme réalisateur, scénariste et producteur de cinéma.
De Vienne à Hollywood
Le nom de Maximilian Schell apparaît au cinéma en 1954. En 1958, Edward Dmytryk lui confie un rôle aux côtés de Marlon Brando dans « Le Bal des maudits ». Cette même année, il figure aussi au générique de « Les Enfants de la montagne », de Georg Tressler.
Avant ce tournant, il passe par plusieurs titres allemands ou suisses, dont « Jeunesse murissante » d’Ulrich Erfurth, « Des enfants, des mères et un général » de László Benedek et « Le 20 Juillet » de Falk Harnack, tous trois en 1955. En 1956 et 1957, il apparaît dans « Le Mariage du médecin », « Une fille des Flandres », « Taxichauffeur Bänz » puis « Les derniers seront les premiers ».
L’itinéraire se précise à partir de cette période avec des productions plus visibles. « Topkapi », de Jules Dassin, sort en 1964, puis « M.15 demande protection » de Sidney Lumet en 1966. Maximilian Schell traverse alors des coproductions européennes et américaines sans rompre avec les deux pôles de son activité.
« Jugement à Nuremberg » et l’Oscar
« Jugement à Nuremberg », de Stanley Kramer, devient le centre de gravité de sa filmographie au début des années 1960. Le film lui vaut l’Oscar du meilleur acteur en 1961, distinction rare pour un comédien européen installé à Hollywood. Le rôle de Hans Rolfe l’installe dans les castings de prestige.
Quelques mois plus tard, il revient dans « Five Finger Exercise » de Daniel Mann, puis dans « Les Séquestrés d’Altona » de Vittorio De Sica et « The Reluctant Saint » d’Edward Dmytryk, tous en 1962. En 1964, « Topkapi » prolonge cette présence dans des productions de large format.
La seconde moitié des années 1960 le voit passer par « Le démon est mauvais joueur » de J. Lee Thompson, « John F. Kennedy: Years of Lightning, Day of Drums » et « La Symphonie des héros » de Ralph Nelson. Il figure aussi dans « The Desperate Ones », « Krakatoa à l'est de Java » et « Simon Bolivar » en 1968 et 1969.
La période des réalisations
En 1970, Maximilian Schell réalise « Erste Liebe ». L’année suivante, il signe « Le Château », d’après Rudolf Noelte dans le relevé des crédits transmis, puis « Le Piéton » en 1973. Cette activité de mise en scène ne l’éloigne pas de l’interprétation.
Il revient devant la caméra dans « Jeanne, papesse du diable » de Michael Anderson en 1972 et « Paulina 1880 » de Jean-Louis Bertuccelli la même année. En 1974, il apparaît dans « The Rehearsal » de Jules Dassin et « Le Dossier Odessa » de Ronald Neame.
La décennie suivante le retrouve dans « Croix de fer » de Sam Peckinpah, « Un pont trop loin » de Richard Attenborough et « Julia » de Fred Zinnemann, tous en 1977. Il joue encore dans « Smash », « Avalanche Express », « Amo non amo » et « Le Trou noir » en 1979, avant « L'Élu » en 1981.
Les années 1980 et 1990
Au début des années 1980, Maximilian Schell passe par la télévision avec « Heut' abend » en 1980 et « Bernstein/Beethoven » en 1983. Il apparaît aussi dans « Les Îles » d’Iradj Azimi et « Morgen in Alabama » de Norbert Kückelmann en 1984, puis dans « The Assisi Underground » en 1985.
En 1987, il tient le rôle d’Amado Guzman dans « Un flic dans la mafia ». Trois ans plus tard, Andrew Bergman le distribue dans « Premiers pas dans la mafia », où il interprète Larry London. En 1989, il figure dans « La Roseraie » de Fons Rademakers.
La décennie 1990 continue sur cette lancée avec « Kalahari » de Mikael Salomon en 1993, « Justice » de Hans W. Geißendörfer la même année et « Little Odessa » en 1994. Il prête ensuite son nom à « Deep Impact » de Mimi Leder en 1998, où il joue Jason Lerner.
Derniers rôles et présence publique
En 1998, Maximilian Schell apparaît aussi dans « Vampires » de John Carpenter, dans le rôle du cardinal Alba. L’année suivante, il figure dans « Jeanne d'Arc » de Luc Besson, où il joue Brother Jean le Maistre.
Au début des années 2000, il participe à « Menschen bei Maischberger » en 2003 et à « Gero von Boehm begegnet... » en 2002. Ces apparitions témoignent d’une présence maintenue dans les programmes allemands de conversation et de portrait, sans quitter le champ de l’interprétation.
Maximilian Schell meurt le 1er février 2014 à Innsbruck. Entre 1954 et les premières années du XXIe siècle, il aura traversé le cinéma européen, Hollywood et la télévision avec des films comme « Le Bal des maudits », « Jugement à Nuremberg », « Un pont trop loin » et « Deep Impact ».
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