David Gilmour: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de David Gilmour en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
48
œuvres recensées
48 films · 0 séries
- Première année recensée
- 1967
- Dernière année recensée
- 2026
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
Le 6 mars 1946, à Grantchester près de Cambridge, David Jon Gilmour naît dans une famille où la musique ne tient pas encore le premier rôle. À 13 ans, il reçoit sa première guitare, une acoustique empruntée à un voisin, et apprend en rejouant ce qu’il entend à la radio. Cette pratique le mène vite vers les scènes locales, puis vers des séjours en Espagne, en France et à Paris en 1966, où il se produit au club jazz le Bilboquet.
Des clubs de Cambridge à Pink Floyd
En 1965 et 1966, David Gilmour joue d’abord avec The Ramblers, formation qui change vite de nom et de musiciens pour devenir Joker's Wild. Le groupe enregistre un disque non officiel en 1966, tiré à 50 exemplaires seulement. La même année, il voyage en Europe, passe l’été à Marbella, puis trois mois à Saint-Étienne où il se produit régulièrement au club La Plage.
Fin 1966, Paris lui sert de base pendant trois mois au Bilboquet. En 1967, il chante deux chansons pour la bande sonore de « À cœur joie » de Serge Bourguignon, avec Brigitte Bardot, Jean Rochefort et Murray Head. Nick Mason lui demande de rejoindre Pink Floyd en janvier 1968 pour épauler Syd Barrett sur scène, puis Gilmour remplace définitivement Barrett en avril de la même année.
Son arrivée change l’équilibre du groupe. Il s’y impose par la guitare et le chant, tandis que l’écriture des paroles lui pose problème. Pendant « Ummagumma », il sollicite l’aide de Roger Waters pour un texte, sans l’obtenir. Cette tension n’empêche pas des apports déterminants sur « Shine On You Crazy Diamond », « Wish You Were Here » et « Dogs ».
Les années « The Wall »
Jusqu’à « The Wall » en 1979, David Gilmour alterne les compositions et le chant avec Richard Wright et Roger Waters. Trois titres de l’album portent sa marque avec Waters, « Comfortably Numb », « Run Like Hell » et « Young Lust », tandis que son solo de guitare traverse « Another Brick in the Wall, Part II ».
En 1982, il occupe aussi un rôle de music producer sur « Pink Floyd: The Wall ». Deux ans plus tard, la fracture avec Waters s’est encore aggravée autour de « The Final Cut », paru en 1983. L’album ne réunit plus qu’une partie du groupe, et Gilmour s’en trouve déjà à distance, dans un environnement devenu instable.
Cette période laisse une place nette à son jeu et à sa voix dans la discographie de Pink Floyd. Les crédits cités au début des années 1980 prolongent ce statut de musicien central au sein d’un ensemble dont l’écriture se déplace alors vers des lignes plus resserrées et plus conflictuelles.
Solo, collaborations et concerts
En 1984 paraît « About Face », son deuxième album solo. Gilmour y signe les musiques et la majorité des textes, avec Steve Winwood, Jon Lord, Pino Palladino, Jeff Porcaro, Vicky Brown, Sam Brown et Roy Harper aux côtés du disque. Deux chansons sont écrites avec Pete Townshend, et une tournée d’une quarantaine de dates suit l’album en Europe et en Amérique du Nord.
Dans la foulée, il prête sa guitare à Paul McCartney sur « No More Lonely Nights », à Grace Jones sur « Slave to the Rhythm », à Supertramp sur « Brother Where You Bound » et à Bryan Ferry sur « Boys and Girls ». Il intervient aussi auprès de Liona Boyd sur « Persona ». En 1985, il accompagne Bryan Ferry sur scène lors du concert caritatif Live Aid, puis sur « Is Your Love Strong Enough » pour la sortie américaine de « Legend » de Ridley Scott.
La même saison, il coproduit le premier album de The Dream Academy, où figure Life in a Northern Town. Il participe encore à « Profiles », premier album du groupe formé par Nick Mason et Rick Fenn, avec A Lie for a Lie. En parallèle, sa guitare et sa voix passent par Pink Floyd: Live at Pompeii en 1972, Rockpalast en 1974, The Secret Policeman’s Third Ball en 1987, Pink Floyd: Pulse en 1995 comme interprète et producteur, puis Live 8 en 2005.
Au-delà du groupe
Après la période d’« About Face », David Gilmour se retrouve sollicité sur plusieurs projets musicaux. Il participe à Seven Ages of Rock en 2007, puis à Soundbreaking, la grande aventure de la musique enregistrée en 2016. En 2022, il apparaît dans Derrière les murs des Studios Abbey Road, et l’année suivante dans Pink Floyd: The Dark Side Of The Moon (50th Anniversary Blu-ray), avec les crédits Vocals, Guitars, & VCS3.
Sa présence dans ces programmes et captations prolonge une activité commencée en 1963 et étroitement liée à Pink Floyd, mais pas seulement. Elle passe aussi par des interventions ponctuelles, du studio au concert, sans rompre avec les sorties solo ni avec les collaborations déjà ouvertes dans les années 1980.
En 2018, Rolling Stone le classe 6e parmi les 100 plus grands guitaristes de tous les temps. Le magazine Guitarist le désigne aussi comme meilleur musicien sur guitare Fender de tous les temps, devant Jimi Hendrix et Eric Clapton.
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