Olga Tschechowa: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Olga Tschechowa en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
132
œuvres recensées
132 films · 0 séries
- Première année recensée
- 1918
- Dernière année recensée
- 1976
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1921, Friedrich Wilhelm Murnau choisit Olga Tschechowa pour La Découverte d'un secret. L'actrice, née à Aleksandropol en 1897, vient alors de quitter la Russie et de s'installer à Berlin, où elle dessine des affiches avant d'être remarquée pour le cinéma. Cette entrée allemande s'inscrit après des débuts en Russie, en 1917 et 1918, dans Ania Kraïeva, Cagliostro et Les Dernières aventures d'Arsène Lupin.
Des scènes russes à Berlin
Olga Konstantinovna Knipper prend d'abord des cours de dessin puis commence des études de médecine à Saint-Pétersbourg. Elle se tourne vite vers le théâtre, dans le sillage de sa tante Olga Knipper, liée au Théâtre d'art de Moscou. En 1914, elle épouse Michael Tchekhov, dont elle a une fille, Ada, puis le couple divorce trois ans plus tard.
La guerre civile la pousse à l'exil en 1921. Berlin devient alors son lieu de travail, d'abord pour gagner sa vie, puis pour rejoindre l'écran allemand. Murnau lui offre La Découverte d'un secret, suivi de Hochstapler la même année. Dans ces premiers films allemands, elle passe d'une présence encore neuve à des emplois plus visibles sur scène et à l'écran, avec Une maison de poupée en 1923 au Renaissance Theater de Berlin.
Cette période la voit circuler entre plusieurs pays et plusieurs formes. Elle joue dans Un chapeau de paille d'Italie de René Clair en 1928, puis dans Moulin Rouge d'Ewald André Dupont la même année. Olga Tschechowa participe aussi à L'Enfer d'amour et Poliche, avant Die Liebe der Brüder Rott de 1929, où son nom figure déjà parmi ceux que les producteurs allemands sollicitent régulièrement.
Le virage du parlant
Le passage au parlant s'effectue avec Le Chemin du paradis en 1930, comédie musicale de Wilhelm Thiele. La même année, elle apparaît dans Aimé des dieux de Hanns Schwarz et dans Troika. En 1931, Alfred Hitchcock lui confie Mary, puis Robert Wiene la dirige dans Panique à Chicago. Ces titres dessinent une activité qui traverse les studios allemands et les coproductions, sans que l'actrice se laisse enfermer dans un seul type de production.
Olga Tschechowa obtient la nationalité allemande en 1930. À partir de là, son nom revient dans une série de films de l'entre-deux-guerres où elle joue souvent des femmes de société, des épouses, des aristocrates ou des personnages placés au centre d'un conflit familial. Elle figure dans La Chorale de Leuthen de Carl Froelich en 1932, puis dans Liebelei de Max Ophüls en 1933, adaptation d'Arthur Schnitzler, et dans Regine d'Erich Waschneck en 1934.
La même saison, elle tourne Peer Gynt de Fritz Wendhausen, Mascarade de Willi Forst et Zwischen zwei Herzen d'Herbert Selpin. L'année suivante, elle se retrouve dans Lockspitzel Asew, Künstlerliebe et Die ewige Maske. En 1936, elle joue dans L'Argent de Pierre Billon, Le Favori de l'impératrice et Seine Tochter ist der Peter.
Les années 1930 et leurs figures mondaines
Dans les années 1930, Olga Tschechowa revient souvent vers des rôles de baronne, de comtesse ou d'épouse issue d'un milieu aisé. Maria Walewska en 1934 prolonge cette veine, tout comme Die Welt ohne Maske et Zwischen zwei Herzen. Elle intervient encore dans Der Polizeibericht meldet et Heideschulmeister Uwe Karsten en 1933, puis dans Hannerl und ihre Liebhaber en 1936.
L'actrice apparaît ensuite dans Zwei Frauen en 1938, où elle tient le rôle de Paula Corvey, puis dans Die unheimlichen Wünsche de 1939 dans le rôle de Feodora, Schauspielerin. Ces emplois tardifs des années trente prolongent une présence déjà solidement installée dans le cinéma allemand, sans rompre avec le théâtre, qu'elle continue de fréquenter.
La guerre ouvre une autre séquence. Après 1945, elle retourne en Allemagne et reprend une activité théâtrale. Elle ne retrouve pas l'élan commercial de l'avant-guerre, mais reste visible au théâtre et dans quelques films de l'après-guerre, dont Der Mann, der zweimal leben wollte en 1950, où elle joue Irene Hesse, puis Geheimnis einer Ehe en 1951 dans le rôle de Tina Camphausen. La même année, elle figure dans Mein Freund, der Dieb comme sœur de Percys.
Après la guerre, scène, livres et distinctions
Olga Tschechowa tente ensuite une production de films et lance une ligne de cosmétiques sous le nom Olga-Tschechowa-Kosmetik. Cette activité trouve un relais commercial à Munich, Berlin et Milan. Elle ne rompt pas pour autant avec les plateaux de tournage ni avec la scène, comme le montre U47 - Kapitänleutnant Prien en 1958, où elle joue une princesse, puis Gestrickte Spuren en 1971, avec le rôle de la comtesse Latour.
En 1971, elle partage le théâtre avec sa petite-fille Vera Tschechowa dans Duell zu tritt. Cette collaboration familiale intervient après la mort d'Ada en 1966, dans la catastrophe aérienne du vol Francfort-sur-le-Main-Brême. Olga Tschechowa publie aussi deux livres autobiographiques, l'un en 1952, l'autre en 1973. Sa correspondance avec Olga Knipper et Alla Tarassova sera publiée après sa mort.
Deux distinctions jalonnent ses dernières décennies: le Filmband in Gold en 1962 et le titre de Commandeur de l'ordre du Mérite de la République fédérale d'Allemagne en 1979. Une rose baptisée Olga Tschechowa lui est dédiée en 1977. Elle meurt à Munich le 9 mars 1980 et est enterrée au cimetière de Gräfelfing, en Bavière.
Films et séries avec Olga Tschechowa
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