Jude Law: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Jude Law en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
107
œuvres recensées
95 films · 12 séries
- Première année recensée
- 1984
- Dernière année recensée
- 2026
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1997, « Bienvenue à Gattaca » et « Wilde » placent Jude Law au centre d’une année décisive. Le premier le montre face à Ethan Hawke dans le rôle d’un ex-champion de natation devenu handicapé et amer. Le second le confie à Bosie Douglas, auprès de Stephen Fry dans le rôle-titre, avant un bref passage chez Clint Eastwood avec « Minuit dans le jardin du bien et du mal ».
Des scènes londoniennes aux premiers écrans
Né le 29 décembre 1972 à Lewisham, Londres, David Jude Heyworth Law entre très tôt dans le théâtre. À 12 ans, il rejoint le National Youth Music Theatre, compagnie consacrée aux comédies musicales jouées par des adolescents. Il y joue dans de nombreux spectacles, puis quitte l’école à 17 ans pour prendre un rôle dans le soap opera télévisé « Families ».
En 1994, il obtient un rôle principal au cinéma dans « Shopping », premier film anglais centré sur des voyous et des voitures volées. La pièce « Les Parents terribles », montée la même année, lui vaut une nomination au meilleur espoir aux Laurence Olivier Awards, puis une autre aux Tony Awards quand le spectacle arrive à Broadway. Cette période fixe un cadre précis: théâtre, télévision, cinéma, avec un même goût pour les rôles exposés.
Par ailleurs, son travail à cette époque ne se limite pas aux plateaux. Il revient vite au théâtre après « Families », avant de continuer à naviguer entre Londres et New York. Le passage par Broadway installe un premier dialogue avec la scène américaine, sans que le cinéma ne cesse d’occuper l’avant-plan.
1997, l’année qui change l’échelle
En 1997, « Bienvenue à Gattaca » ouvre une série de films où Jude Law interprète des personnages blessés, arrogants ou menaçants. Dans ce film de science-fiction, il joue un ancien nageur au physique parfait mais brisé par le handicap et l’amertume. La même année, « Wilde » le place dans le sillage d’Oscar Wilde, sous la direction de Brian Gilbert, avec Stephen Fry en Oscar Wilde et Law en Alfred Bruce Douglas.
Quelques mois plus tard, « eXistenZ » de David Cronenberg le montre dans un univers de réalité virtuelle, puis « Le Talentueux Mr. Ripley » de Anthony Minghella lui vaut une nomination à l’Oscar du second rôle masculin. Il y joue un jeune homme riche vivant aux dépens de ses parents, face à Matt Damon. En 2000, ce même rôle lui apporte le BAFTA du meilleur acteur de soutien. Le nom de Law circule alors entre plusieurs cinématographies, sans se laisser réduire à une seule étiquette.
En 2001, Jean-Jacques Annaud lui confie le premier rôle de « Stalingrad », où il incarne un sniper russe transformé en héros par la propagande. La même année, Steven Spielberg le choisit pour « A.I. Intelligence artificielle », dans lequel il joue un robot-gigolo. Le film lui vaut une nomination aux Golden Globes. En 2002, « Les Sentiers de la perdition » le déplace vers un second rôle de tueur à gages glacial, face à Tom Hanks et Paul Newman.
Minghella, Scorsese, Soderbergh
En 2003, Anthony Minghella le retrouve pour « Retour à Cold Mountain ». Law y joue un soldat confédéré qui déserte pendant la guerre de Sécession pour rentrer chez lui, avec Nicole Kidman dans le rôle de la femme qu’il rejoint après un unique baiser échangé avant son départ. Le film lui rapporte 10 millions de dollars, donnée rare dans les sources fournies mais utile pour mesurer l’ampleur du projet.
L’année précédente avait déjà préparé ce virage vers des productions plus larges. En 2004, « Closer, entre adultes consentants » le réunit à Julia Roberts, Clive Owen et Natalie Portman dans un film de relations contrariées. Il joue aussi dans « Capitaine Sky et le Monde de demain » et dans « Irrésistible Alfie », où le personnage s’adresse frontalement au spectateur. Cette même année, le magazine People lui décerne la distinction de « Sexiest Man Alive ».
Dans la décennie suivante, il tourne à deux reprises avec Martin Scorsese, dans « Aviator » en 2004 puis « Hugo Cabret » en 2011. Il retrouve Steven Soderbergh pour « Contagion » en 2011 et « Effets secondaires » en 2013. Ces retours chez les mêmes cinéastes dessinent un lien de confiance plus qu’un simple alignement de contrats.
Watson, Hamlet, Dumbledore
En 2006, Jude Law joue dans « The Holiday », comédie romantique avec Cameron Diaz, Kate Winslet et Jack Black. Deux ans plus tard, il est au cœur du huis clos de « Le Limier », face à Michael Caine seulement. En 2009, il revient sur scène avec « Hamlet » à Londres puis à Broadway, avant d’endosser Dr. John Watson dans « Sherlock Holmes » de Guy Ritchie.
La suite reprend ce même axe. En 2011, il redevient Watson dans « Sherlock Holmes: Jeu d’ombres », toujours chez Ritchie. La même année, il participe à « Hugo Cabret » de Martin Scorsese et siège au jury des longs métrages du Festival de Cannes, présidé par Robert De Niro. L’année suivante, il partage l’affiche d’« Anna Karénine » avec Keira Knightley, puis tient le rôle-titre de « Dom Hemingway » en 2013.
À partir de 2014, « The Grand Budapest Hotel » l’inscrit dans la distribution chorale de Wes Anderson. En 2015, « Spy » le mène vers la comédie avec Melissa McCarthy. Puis vient la série « The Young Pope », où il joue Lenny Belardo, dit Pie XIII, jeune pape qui bouleverse le Vatican. En 2020, « The New Pope » prolonge ce rôle sous la direction de Paolo Sorrentino.
Dès 2018, il rejoint la série « Les Animaux fantastiques » dans le rôle du jeune Albus Dumbledore à partir du deuxième volet, « Les Crimes de Grindelwald ». Il reprend le personnage dans « Les Secrets de Dumbledore » en 2022. En 2019, « Captain Marvel » lui donne Yon-Rogg, commandant Kree de l’univers cinématographique Marvel. Le crédit annoncé pour « Le Mage du Kremlin » en 2026 le place cette fois dans la peau de Vladimir Putin.
Prix, honneurs et reconnaissances
En 1999, la nomination aux Academy Awards pour « Le Talentueux Mr. Ripley » place Jude Law parmi les comédiens repérés par Hollywood. En 2000, le BAFTA du meilleur acteur de soutien vient couronner le même film. En 2003, une nouvelle nomination à l’Oscar du meilleur acteur accompagne « Retour à Cold Mountain ».
L’année 2007 apporte un César d’honneur et la nomination comme Chevalier de l’Ordre des Arts et des Lettres par le gouvernement français. En avril 2011, il est annoncé comme membre du jury principal du Festival de Cannes 2011. Ces distinctions s’ajoutent aux nominations théâtrales obtenues pour « Les Parents terribles », d’abord aux Laurence Olivier Awards puis aux Tony Awards.
En 2006, sa présence figure parmi les dix stars de cinéma les plus bancables d’Hollywood. La donnée, brute, dit moins une consécration qu’un niveau d’exposition très élevé, entretenu par un enchaînement de films de studio, de projets d’auteur et de passages réguliers par le théâtre.
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