Jack Nicholson: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Jack Nicholson en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
103
œuvres recensées
91 films · 12 séries
- Première année recensée
- 1958
- Dernière année recensée
- 2025
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
Le 22 avril 1937, à New York, John Joseph Nicholson naît dans une histoire familiale brouillée qu’il ne découvrira que bien plus tard. À 18 ans, il quitte seul le New Jersey pour Hollywood, où il commence par des tâches de studio avant de trouver ses premiers rôles au cinéma. Cette arrivée tardive dans le système industriel américain ouvre une suite de collaborations avec Roger Corman, puis avec Bob Rafelson et Monte Hellman.
Des débuts chez Corman à l’écriture
En 1958, Jack Nicholson apparaît pour la première fois dans « The Cry Baby Killer », produit par Roger Corman. L’année suivante, il joue Tony Morgan dans « Hawaiian Eye » et Martin dans « Mr. Lucky », deux passages télévisés qui prolongent ses débuts de second plan. En 1960, « La Petite Boutique des horreurs » lui offre un petit rôle de patient masochiste d’un dentiste, avant « Dr. Kildare » en 1961, où il incarne Jaime Angel.
La décennie 1960 le voit surtout écrire. Après « Thunder Island » en 1963, « Flight to Fury » en 1964 et « L’Ouragan de la vengeance » en 1965, il signe le scénario de « Head », film de 1968 consacré aux Monkees et réalisé par Bob Rafelson. Cette même année, il travaille au contact du groupe pour nourrir le film, puis devient l’un des collaborateurs réguliers de Rafelson, avec cinq films au total. Dans l’extrait fourni, cette activité d’écriture sert aussi à maintenir sa place dans le métier pendant que les rôles tardent à s’élargir.
Nicholson reste alors un nom que l’on croise dans des productions modestes ou indépendantes. À cette période, il cumule de petites apparitions et des travaux de scénario, sans abandonner le jeu. Le basculement s’opère avec « Easy Rider » en 1969, où il attire l’attention dans un cinéma américain en train de changer de visage.
« Easy Rider », puis la série des grands rôles
« Easy Rider », sorti en 1969, change la donne. Jack Nicholson y gagne une visibilité nouvelle, après des années de seconds rôles et de productions indépendantes. Il retrouve Bob Rafelson avec « Cinq pièces faciles » en 1970, puis passe à la réalisation avec « Vas-y, fonce » en 1971 et « En route vers le sud » en 1978. Cette activité de réalisateur et de scénariste ne l’écarte jamais durablement du jeu, qui reste au centre de son travail.
En 1973, « La Dernière Corvée » lui vaut le Prix d’interprétation masculine au Festival de Cannes. L’année suivante, il devient J.J. « Jake » Gittes dans « Chinatown », rôle récompensé par un Golden Globe du meilleur acteur dans un film dramatique. Ce personnage de détective privé marque une étape nette dans sa filmographie et l’installe dans une série de rôles d’hommes en rupture avec leur environnement.
En 1975, « Vol au-dessus d’un nid de coucou » de Miloš Forman lui apporte son premier Oscar du meilleur acteur. Il joue ensuite dans « Profession: reporter » sous la direction de Michelangelo Antonioni, puis dans « Missouri Breaks » aux côtés de Marlon Brando en 1976. À partir de là, son nom circule entre grands réalisateurs européens et cinéastes américains, dans des films où dominent des personnages de rebelles ou d’esprits perturbés.
Jack Torrance, le Joker, les Oscars
En 1980, « Shining » lui donne Jack Torrance, rôle devenu l’un des plus commentés de sa carrière. L’année suivante, « Reds » lui vaut un BAFTA Award du meilleur acteur. En 1983, « Tendres Passions » lui rapporte l’Oscar du meilleur acteur dans un second rôle, récompense qui complète un palmarès déjà dense sans le détourner de rôles plus sombres.
Il tourne ensuite pour John Huston dans « L’Honneur des Prizzi » en 1985, puis dans « Ironweed : La Force d'un destin » en 1987. En 1989, Tim Burton le choisit pour « Batman », où il joue Jack Napier / The Joker. Le film lui offre un personnage d’excès et de menace, resté associé à son image publique. En 1992, il apparaît dans « Hoffa » puis dans « Des hommes d’honneur », où il incarne le colonel Nathan R. Jessep.
Le milieu des années 1990 le voit revenir auprès de Tim Burton avec « Mars Attacks! » en 1996, avant « Pour le pire et pour le meilleur » en 1997, qui lui vaut un troisième Oscar. La même période le maintient parmi les acteurs les plus primés de son temps. Il retrouve ensuite des rôles de premier plan dans « Tout peut arriver » en 2003, puis dans « Les Infiltrés » de Martin Scorsese en 2006, où il joue Costello. En 2007, « Sans plus attendre » le réunit à Morgan Freeman.
Une carrière aussi derrière la caméra
La réalisation occupe chez lui une place réelle, même si elle reste moins visible que ses rôles d’acteur. « Vas-y, fonce » en 1971 ouvre cette parenthèse, suivie par « En route vers le sud » en 1978. En 1990, il revient avec « The Two Jakes », suite de « Chinatown », prolongement direct de l’univers du détective Jake Gittes.
Son activité de scénariste accompagne cette pratique. Les textes écrits pour « Thunder Island », « Flight to Fury », « L’Ouragan de la vengeance » et « Head » disent une période où l’écriture sert de point d’appui autant que de terrain d’essai. Le travail avec Monte Hellman et Bob Rafelson occupe une place particulière, car il relie ses débuts à une série de collaborations suivies.
Le dernier film mentionné dans l’extrait est « Comment savoir » en 2010. Après ce titre, il refuse de nouveaux rôles sans annoncer formellement sa retraite. Cette fin de présence à l’écran ferme une période commencée en 1958, avec une continuité rare sur plusieurs décennies.
Un record aux Oscars et une place dans l’histoire du cinéma américain
Nicholson détient 12 nominations aux Oscars, 8 comme meilleur acteur et 4 comme second rôle, pour 3 victoires. L’extrait le présente comme l’acteur masculin le plus nommé de l’histoire des Oscars. Aux Golden Globes, il figure parmi les artistes les plus récompensés avec 6 victoires pour 17 nominations. Il reçoit aussi le Kennedy Center Honors, le prix Cecil B. DeMille et l’AFI Life Achievement Award en 1994.
L’American Film Institute retient aussi des répliques improvisées dans « Shining » et « Des hommes d’honneur », avec « Here's Johnny! » et « You can't handle the truth! ». L’institution classe encore Jack Torrance et le Joker parmi les 50 plus grands méchants du cinéma américain. Plusieurs de ses films figurent dans les listes de l’AFI consacrées aux meilleurs films par genre, et certains entrent au National Film Registry pour leur importance culturelle, historique ou esthétique.
Le 22 avril 1937, à Manhattan selon la fiche locale, puis à Neptune dans l’extrait documentaire, le futur acteur naît sous le nom de John Joseph Nicholson. L’écart entre ces données ne change rien à la suite de la carrière, faite de rôles de rebelles, de personnages instables et de passages répétés chez des cinéastes majeurs du cinéma américain et européen. Dans l’extrait, cette réputation se construit par étapes, sans détourner l’attention de ce qui compte le plus chez lui: une présence qui a traversé cinq décennies de films, de récompenses et de réinventions.
Films et séries avec Jack Nicholson
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