Charles Cahill Wilson: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Charles Cahill Wilson en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
173
œuvres recensées
173 films · 0 séries
- Première année recensée
- 1929
- Dernière année recensée
- 1948
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1934, « New York-Miami » inscrit Charles C. Wilson au générique d’une comédie de Frank Capra où il tient le rôle de Joe Gordon. L’acteur, né à New York en 1894 et mort en janvier 1948, passe alors par l’un de ses emplois les plus repérables à l’écran, après des années de théâtre à Broadway et plusieurs apparitions dans des rôles de policier, d’inspecteur ou d’avocat.
Des planches de Broadway aux premiers films
Charles Cahill Wilson naît le 29 juillet 1894 à New York. Le théâtre ouvre son horizon professionnel bien avant le cinéma, avec une présence à Broadway qui s’étend de 1918 à 1931. Six pièces jalonnent cette période, parmi lesquelles « Mother's Liberty Bond » en 1918, « Lazybones » en 1924 et « L’Affaire Donovan » en 1926.
En 1930, il joue encore dans « The Man's Town », de Willard Robertson, aux côtés d’Eduardo Ciannelli et de Marjorie Main. Cette même année, « The Up and Up » lui donne un autre rôle sur scène, sous la direction d’Howard Lindsay. En 1931, « Three Times the Hour » referme cette séquence théâtrale, tandis que le cinéma a déjà commencé à occuper ses journées de travail.
Ses premiers films sortent en 1929. « Lucky Boy », « Acquitted » et « Song of Love » marquent cette entrée à l’écran. Wilson y passe sans heurt du théâtre au film parlant, avec une manière de tenir des emplois secondaires qui reviendront souvent dans ses apparitions suivantes.
Les visages de l’autorité
Au début des années 1930, Charles C. Wilson se voit fréquemment confier des fonctions d’autorité. Dans « Secrets of a Secretary » en 1931, il joue un capitaine de police. En 1933, « L’affaire se complique » le montre en geôlier, « Prologues » en policier, « Private Detective 62 » en barman, « Chercheuses d’or de 1933 » en détective adjoint, « Héros à vendre » en policier et « Le Bataillon des sans-amour » en personnage nommé Wilson.
La même année, « Meurtre au chenil » lui donne le détective Hennessy, face à Eugene Pallette. « College Coach » le présente sous le nom de Charles Hauser, tandis que « Female » lui confie le détective Falihee. Ces rôles s’accumulent dans des productions très différentes, mais ils installent une présence régulière dans les récits policiers, judiciaires ou urbains du Hollywood des années 1930.
En 1934, « Franc Jeu », « Le Cabochard », « Affairs of a Gentleman », « Fog Over Frisco », « La Course de Broadway Bill », « La Métisse », « Mariage secret » et « Les Écumeurs de la nuit » le placent tour à tour en détective, en capitaine de police, en lieutenant de police Forrest, en Collins ou en Benson. Wilson traverse ces tournages avec une spécialité nette: donner à une scène une fonction d’ordre, d’enquête ou de contrôle, sans jamais quitter le second plan.
Frank Capra et les grands studios
Frank Capra le dirige à plusieurs reprises. « New York-Miami » en 1934 reste le titre le plus immédiatement repérable de cette collaboration, avec Joe Gordon. Quelques années plus tard, « La Course de Broadway Bill » le fait apparaître à nouveau dans une production du même cinéaste, puis « L’Homme de la rue » en 1941 et « La vie est belle » en 1946 prolongent cette relation de travail.
Wilson s’inscrit alors dans une industrie où les seconds rôles structurent autant les scènes que les vedettes. Il apparaît en 1935 dans « La Clé de verre » comme district attorney Edward J. Farr, dans « Aller et Retour » comme rédacteur en chef, dans « Le Petit Colonel » comme Jeremy Higgins et dans « Meurtre au Grand Hôtel » sous le nom d’Anthony Wilson. Ces emplois révèlent un acteur constamment sollicité pour des fonctions précises, souvent liées à la loi, à la presse ou à l’enquête.
En 1936, « Empreintes digitales » le place en prosecuting attorney. En 1937, « J’ai le Droit de Vivre » lui confie un inspecteur de police. L’année suivante, « Les Anges aux figures sales » s’ajoute à une série déjà dense, puis « Les Fantastiques Années 20 » en 1939 reprend le motif du policier. Wilson devient ainsi l’un de ces visages que les studios convoquent pour donner corps aux institutions du récit.
La fin des années 1930 et les années 1940
À la fin des années 1930, Charles C. Wilson continue de passer d’un plateau à l’autre. « Ville conquise » en 1940 le crédite comme Bill, « Man Behind MacPherson at Fight », tandis que « Le visage derrière le masque » en 1941 lui attribue le rôle de Chief O'Brien. L’année suivante, « Gentleman Jim » le montre en Gurney, puis « Tueur à gages » en 1942 le ramène vers un autre rôle de soutien.
« Week-end au Waldorf » en 1945 l’inscrit dans le film de Robert Z. Leonard aux côtés de Ginger Rogers et Lana Turner. En 1946, « La vie est belle » lui donne le rôle de Charlie, puis « En route vers l’Alaska » le voit en official policeman. Ces apparitions tardives confirment une continuité de travail jusqu’aux derniers mois de sa vie.
Il meurt le 7 janvier 1948 à Los Angeles, à 53 ans. L’année 1948 compte encore ses derniers passages à l’écran, dont deux courts métrages, mais la disparition interrompt une activité qui s’était maintenue pendant près de deux décennies au cinéma après la scène.
Filmographie sélective
Les titres qui suivent dessinent les points les plus nets d’une présence surtout fondée sur des rôles de composition et des emplois d’autorité.
- « Lucky Boy » (1929)
- « Acquitted » (1929)
- « Song of Love » (1929)
- « Secrets of a Secretary » (1931) — un capitaine de police
- « Meurtre au chenil » (1933) — le détective Hennessy
- « New York-Miami » (1934) — Joe Gordon
- « La Clé de verre » (1935) — Edward J. Farr
- « La Brute magnifique » (1936)
- « J’ai le Droit de Vivre » (1937) — un inspecteur de police
- « Le Retour du docteur X » (1939)
- « L’Homme de la rue » (1941)
- « Le visage derrière le masque » (1941) — Chief O'Brien
- « Gentleman Jim » (1942) — Gurney
- « Week-end au Waldorf » (1945)
- « La vie est belle » (1946) — Charlie
- « En route vers l’Alaska » (1946) — official policeman
Films et séries avec Charles Cahill Wilson
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