Samuel S. Hinds: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Samuel S. Hinds en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
201
œuvres recensées
201 films · 0 séries
- Première année recensée
- 1926
- Dernière année recensée
- 1948
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1933, Déluge installe Samuel S. Hinds dans une série de rôles de second plan qui vont se multiplier pendant plus d’une décennie. Né à Brooklyn le 3 avril 1875, mort à Pasadena le 13 octobre 1948, l’acteur américain traverse alors l’âge d’or des studios en passant d’un film à l’autre sans modifier son nom d’affiche, parfois sous les mentions Samuel Hinds ou Sam Hinds.
Des débuts muets aux productions des années 1930
Un film muet de 1926, Un gentleman amateur de Sidney Olcott, porte son nom au générique sans crédit affiché. La présence de Samuel S. Hinds se précise surtout après l’arrivée du parlant, quand il réapparaît à l’écran à partir de 1932 puis revient, l’année suivante, dans plusieurs productions de studios.
En 1933, il figure dans Berkeley Square de Frank Lloyd, Déluge de Felix E. Feist, La Revanche du cœur de Gregory La Cava, Gabriel au-dessus de la Maison-Blanche du même réalisateur, Les Quatre Filles du docteur March de George Cukor et Grande Dame d'un jour de Frank Capra. Cette même année, son nom apparaît encore dans L'Irrésistible de Lloyd Bacon, signal d’une présence régulière dans les productions américaines du début des années 1930.
La suite conserve cette cadence. En 1934, il passe par L'Ultime Sacrifice de Roy William Neill, You Can't Buy Everything de Charles Reisner, Comme les grands de Frank Borzage, Les Hommes en blanc de Richard Boleslawski, L'Ennemi public no 1 de W. S. Van Dyke et The Defense Rests de Lambert Hillyer. À cette époque, la variété des metteurs en scène montre surtout la confiance des studios dans un profil de présence stable, capable d’occuper des rôles d’autorité ou de notabilité.
Les années 1935 et 1936, cadence soutenue
L’année 1935 le retrouve dans Docteur Socrate de William Dieterle, Bas le masque de Lambert Hillyer, L'Ombre du doute de George B. Seitz, Soir de gloire d’Alexander Hall, La Dernière Rumba de Marion Gering et Mondes privés de Gregory La Cava. Il apparaît aussi dans Le Corbeau de Lew Landers, Code secret de William K. Howard, Je te dresserai de William A. Seiter, Le Bousilleur de Lloyd Bacon, Qui? d’Elliott Nugent et Radio-crochet de Ray McCarey.
Cette accumulation ne relève pas d’un simple remplissage. Elle dessine une présence très sollicitée dans les studios, au moment où les productions s’enchaînent à rythme soutenu et où Samuel S. Hinds passe d’un univers à l’autre sans rupture visible dans les œuvres retenues ici. En 1936, il reste présent dans Corsaires de l'air d’Otho Lovering, La Fièvre des tropiques de W. S. Van Dyke, La Fille du bois maudit d’Henry Hathaway, Séquestrée! de Harold Young et Sans foyer de Charles Barton.
Le nom se retrouve encore dans The Mighty Treve, où il joue Uncle Joel Fenno, signe d’une place déjà installée dans le cinéma commercial du milieu des années 1930. Quelques mois plus tard, sa présence revient dans une série de productions où les studios utilisent des interprètes de caractère pour stabiliser des distributions nombreuses.
Frank Capra, Gregory La Cava et la fin des années 1930
En 1937, Samuel S. Hinds apparaît dans La Légion noire d’Archie Mayo, Pension d'artistes de Gregory La Cava, Alerte la nuit de Lloyd Corrigan, À l'est de Shanghaï de H. C. Potter et Quitte ou double de Theodore Reed. L’année suivante, il figure dans Cour d'assises d’Edward Sloman, Swing That Cheer de Harold D. Schuster, Femmes délaissées de James Whale, Pilote d'essai de Victor Fleming, La Coqueluche de Paris d’Henry Koster, Tempête de Harold Young, Vous ne l'emporterez pas avec vous de Frank Capra et Le Jeune docteur Kildare de Harold S. Bucquet.
Le fait le plus visible de cette période tient à son passage chez Frank Capra dans Vous ne l'emporterez pas avec vous, où il interprète Paul Sycamore. Il travaille aussi dans Pilote d'essai, où il joue General Ross, un rôle qui confirme son placement récurrent dans des figures de commandement ou d’autorité. La même saison, son nom se retrouve dans plusieurs distributions où la logique d’ensemble prime sur l’effet de vedette.
La fin de la décennie le maintient dans cet espace. En 1939, il apparaît dans On demande le docteur Kildare, Le Secret du docteur Kildare, Femme ou Démon de George Marshall, Premier Amour d’Henry Koster et Career de Leigh Jason. Dès lors, la continuité de ses apparitions s’inscrit dans la logique des séries et des productions de studio où les seconds rôles organisent la texture des récits.
Des années 1940 à La vie est belle
En 1940, Samuel S. Hinds figure dans La Maison des sept péchés de Tay Garnett, L'Étrange Cas du docteur Kildare de Harold S. Bucquet, Sur la piste des vigilants d’Allan Dwan et Chanson d'avril de Henry Koster. En parallèle, sa présence se poursuit dans Deux nigauds soldats de 1941, où il joue Maj. Gen. Emerson, puis dans Hellzapoppin, où il est crédité dans le rôle de Showboat Captain.
L’année 1944 le voit encore dans plusieurs titres: Le Signe du cobra, où il tient Father Paul, Hollywood Parade, où il apparaît comme Officer, et Les mains qui tuent, où sa participation passe par une voix de Judge. Cette même année, il est aussi présent dans La Maison de l’épouvante et dans d’autres productions listées sous son nom, ce qui maintient sa visibilité dans les studios au milieu de la décennie.
En 1946, La vie est belle de Frank Capra lui donne le rôle de Pa Bailey. L’année précédente, il avait figuré dans plusieurs films de studio, et le titre de Capra s’ajoute à une série de collaborations qui traversent son activité d’après-guerre immédiate. Son dernier film sort en 1949, après sa mort survenue en 1948 à Pasadena, refermant une présence étalée sur plus de vingt ans dans le cinéma américain.
Samuel S. Hinds laisse donc une filmographie dominée par les emplois de fonction, les notables, les officiers et les pères de famille, sans chercher l’effet de relief. Le nom revient d’un studio à l’autre, d’un réalisateur à l’autre, avec une régularité qui dit moins une montée spectaculaire qu’une circulation continue dans les marges solides du cinéma hollywoodien.
Films et séries avec Samuel S. Hinds
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