Kareem Abdul-Jabbar: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Kareem Abdul-Jabbar en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
87
œuvres recensées
54 films · 33 séries
- Première année recensée
- 1967
- Dernière année recensée
- 2024
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1969, la draft NBA le place en première position chez les Bucks de Milwaukee après 3 saisons à UCLA. Ferdinand Lewis Alcindor Jr., né le 16 avril 1947 à Harlem, a déjà imposé sa taille de 2,18 m et un jeu construit autour du bras roulé, tandis que ses années universitaires ont conduit la NCAA à interdire le dunk à partir de 1967-1968.
De Harlem à UCLA
Fils unique d’un policier, il grandit d’abord à Harlem puis à Inwood, dans New York. L’éducation catholique est stricte, la lecture arrive tôt, et le basket devient un refuge après un passage à la St. Jude School puis à Holly Providence, à Philadelphie. À New York, le Power Memorial High School le place très vite au contact de la compétition de haut niveau.
Sous la direction de Jack Donohue, il rejoint la Varsity team et aligne des saisons sans défaite. L’équipe remporte 3 titres consécutifs du championnat catholique de New York, avec 96 matchs pour seulement 6 défaites. Sur cette période, Alcindor inscrit 2 067 points et capte 2 002 rebonds.
À UCLA, John Wooden l’accueille chez les Bruins. Le nom d’Alcindor circule déjà largement sur le campus quand l’équipe des freshmen bat la Varsity team 75 à 60 avec 31 points de sa part. Sa première saison universitaire culmine avec une victoire 79 à 64 contre Dayton en finale NCAA, où il ajoute 20 points, 18 rebonds et 4 contres.
L’ère UCLA
Dès son premier match contre USC, il inscrit 56 points, record de l’université à l’époque. La saison se termine sans défaite, et la NCAA l’élit meilleur joueur du tournoi. En 1967-1968, le match face à Houston à l’Astrodome attire 52 693 spectateurs, la plus forte affluence jamais vue pour une rencontre de NCAA.
Le duel avec Elvin Hayes structure cette période. Houston l’emporte 71 à 69 lors de la rencontre du siècle, puis UCLA prend sa revanche en demi-finale NCAA avant de battre North Carolina 78 à 55. Alcindor signe 34 points et 16 rebonds en finale, puis décroche un 3e trophée consécutif de meilleur joueur du tournoi, fait unique à ce niveau.
L’année 1968 prend une autre dimension quand il renonce aux Jeux olympiques de Mexico pour défendre les droits civiques des Afro-Américains. Sur la saison 1968-1969, UCLA ne concède qu’une seule défaite, face à USC, avant d’écraser Purdue 92 à 72 en finale NCAA. Alcindor y marque 37 points et capte 20 rebonds, puis termine la campagne avec un 3e titre NCAA et un 3e trophée MOP.
Milwaukee, puis le titre avec les Bucks
La draft 1969 l’envoie aux Bucks de Milwaukee, qui proposent un contrat plus avantageux que les New Jersey Nets. Les Globetrotters de Harlem avancent aussi une offre d’un million de dollars, refusée par le joueur. Milwaukee sort d’une saison à 27 victoires et 55 défaites, puis bondit immédiatement à 56 victoires et 24 défaites avec sa recrue.
Pour sa première saison NBA, il termine avec 2 361 points, 28,8 points de moyenne et 14,5 rebonds par match. La ligue le nomme Rookie of the Year, puis le place dans le deuxième cinq All-NBA et dans le deuxième cinq défensif. En séries, Milwaukee s’incline face aux Knicks après un match de 33 points et 31 rebonds de sa part.
L’arrivée d’Oscar Robertson change l’équilibre des Bucks dès la saison suivante. Milwaukee enchaîne 20 victoires de suite, termine à 66 victoires et 16 défaites, puis domine les séries de 1971 jusqu’aux Finales NBA. Face à Baltimore, la série se clôt sur un 4 à 0. Alcindor reçoit le titre de meilleur joueur des Finales, après une campagne où il tourne à 26,6 points et 17 rebonds de moyenne.
Le changement de nom et la longue durée
Le 1er mai 1971, au lendemain du titre, il adopte officiellement le nom de Kareem Abdul-Jabbar après sa conversion à l’islam sunnite. Le public accueille ce changement avec froideur, ce qui le touche. Sur le plan sportif, la suite reste d’une constance rare.
Il dispute 20 saisons professionnelles, totalise 6 titres NBA, 6 trophées de MVP de saison régulière et 2 titres de meilleur joueur des Finales, décrochés en 1971 puis 1985. Il est sélectionné 19 fois pour le All-Star Game, élu 15 fois dans l’un des deux meilleurs cinq de la ligue, et inscrit 38 387 points en carrière, record détenu jusqu’au 7 février 2023.
En 1995, il entre au Basketball Hall of Fame. Son nom reste lié au bras roulé, geste qu’il a développé puis popularisé. Une blessure à l’œil survenue pendant sa carrière universitaire l’amène aussi à porter des goggles, devenues une de ses marques visuelles les plus connues.
Acteur, voix et crédits d’écran
Au cinéma, il apparaît dans « Le Jeu de la mort » en 1978, où il joue Hakim face à Bruce Lee. La télévision lui offre d’autres présences, de « Histoires de l’autre monde » en 1984 à « Amen » en 1986, puis « Le Fléau » en 1994.
Sa voix est utilisée dans « Les Simpson » en 1989. Il figure aussi dans « Tout le monde aime Raymond » en 1996, puis dans « Veronica Mars » en 2004 comme co-producteur et scénariste. En 2009, il apparaît dans « The Tonight Show with Conan O'Brien », et en 2011 dans « New Girl » sous son propre nom.
La décennie suivante le voit encore à l’écran dans « Glass Onion » en 2022. Cette présence récurrente dans des formats de fiction et de divertissement accompagne une notoriété qui ne se limite pas au basket, sans détourner l’attention du socle initial : 3 titres NCAA, 1 passage historique à UCLA, puis un règne durable dans la NBA.
Films et séries avec Kareem Abdul-Jabbar
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