The Social Reckoning : les premiers avis divergent sur le timing

Sujet déjà périmé ou film toujours actuel? Les premières réactions divergent, avec des éloges pour Madison, White et Strong.

Les premières réactions à The Social Reckoning opposent deux lectures : Matt Neglia estime que le sujet arrive trop tard, Tom Chatalbash le juge actuel et convaincant. Pas exactement un accueil à l’unisson.

Scène officielle : The Social Reckoning
The Social Reckoning © Droits réservés
Sommaire2 sections
  1. 01Cinq ans de retard à l’allumage?
  2. 02Le casting remet les pendules à l’heure

Présenté comme une suite autonome de The Social Network, le film arrive seize ans après son prédécesseur. Cette distance nourrit une question très concrète dans les avis publiés : le sujet conserve-t-il sa pertinence aujourd’hui? Les deux critiques ne placent pas le curseur au même endroit.

Le désaccord porte d’abord sur le moment choisi pour raconter cette histoire, pas seulement sur la manière de la raconter.

Cinq ans de retard à l’allumage?

Matt Neglia estime que le sujet arrive environ cinq ans trop tard. C’est son appréciation critique, pas une date de péremption qu’on pourrait tamponner sur le film. Sa réserve touche à l’actualité du propos : ce qui motive le récit lui paraît décalé par rapport au moment où il est proposé.

Neglia s’attaque aussi aux dialogues de Sorkin, qu’il trouve peu vraisemblables, tout en leur reconnaissant du rythme et quelques traits comiques. La nuance compte : il ne leur reproche pas de manquer de ressort, mais de manquer de naturel. Une réplique peut filer à toute vitesse et laisser son personnage sur le bas-côté.

Le casting remet les pendules à l’heure

Tom Chatalbash défend une lecture opposée sur la pertinence du sujet. Il juge le film actuel et convaincant, et salue notamment les interprétations de Mikey Madison, Jeremy Allen White et Jeremy Strong. Ces éloges restent ceux d’un critique; ils ne suffisent pas à transformer les premières réactions en consensus.

Son rapprochement le plus éclairant concerne la filiation du long métrage. Chatalbash le situe davantage du côté de The Newsroom, la série de Sorkin, que de The Social Network. Le statut de suite autonome n’impose donc pas, dans sa lecture, une ressemblance étroite avec le premier film : sa référence privilégiée est une série, plutôt que le prédécesseur affiché.

Bande-annonce VF de The Social Reckoning

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