Lanterns : l’épisode 6 revient sur le désastre de Rushville

Dix ans après la catastrophe, « Bad Optics » confronte John Stewart et Hal au traumatisme comme à leur culpabilité.

Attention, cet article dévoile des éléments majeurs de l’épisode 6 de Lanterns . Intitulé Bad Optics , ce chapitre ne traite pas la destruction de Rushville comme un simple dégât collatéral spectaculaire : il en fait le moteur de son récit, dix ans après les faits.

L’épisode précédent montrait Zoe et Antaan attaquer la petite ville, tandis que des centaines de civils se retrouvaient pris entre les deux camps. L’ouverture de Bad Optics retrouve John Stewart, interprété par Aaron Pierre, une décennie après cette catastrophe qui a laissé de nombreuses personnes mortes ou blessées. Le saut dans le temps déplace immédiatement l’enjeu : la bataille est passée, mais personne n’en est vraiment sorti.

Affiche de Lanterns
Affiche de Lanterns

Après le fracas, l’addition

Le souvenir de Rushville oriente désormais les choix des deux héros. John se consacre à la construction d’abris antipanique destinés à des villes entières. Hal, lui, tente de compenser son incapacité à vaincre Zoe lors de l’affrontement. La culpabilité ne reste donc pas un vague trait psychologique : elle produit des actes, des obsessions et des tentatives de réparation.

Après la mort de Hal, John retourne à Rushville. Il y retrouve Maggie, qui avait neuf ans au moment du désastre en 2016 et qui est désormais adulte. La jeune femme cherche à lui extorquer une forme de réparation. Le mur commémoratif de la ville et le signal de Guy Gardner prolongent cette même idée : le traumatisme possède des visages, des traces et une mémoire collective. Pas moyen, cette fois, de ranger les gravats hors champ.

Scène officielle : Lanterns
Aperçu officiel de Lanterns © DR / TMDB

Le contrechamp de Man of Steel

Slashfilm voit dans ce choix une réponse aux limites de Man of Steel , sorti en 2013. Le média estime que le long métrage n’avait pas mené un travail comparable sur les conséquences humaines de ses destructions, là où Lanterns donne du poids aux morts, aux ruines et aux efforts d’expiation de ses héros.

Cette comparaison reste une lecture critique, mais elle cible une différence concrète de dramaturgie. Bad Optics ne cherche pas seulement à rappeler une catastrophe passée : il montre comment celle-ci redéfinit John, nourrit les remords de Hal et façonne encore Rushville dix ans plus tard. Le spectacle super-héroïque laisse enfin la place à ceux qui ont dû vivre après lui.

Scène officielle : Lanterns
Aperçu officiel de Lanterns © DR / TMDB

Bande-annonce VF de Lanterns

Laisser une réponse

Catégories
Chargement

Signature-dans 3 secondes...

De signer 3 secondes...