World 1-1 : en route vers le milliard
Le 7 juin 2026, The Hollywood Reporter et Deadline confirment l’officiel : The Super Mario Galaxy Movie dépasse le milliard de dollars de recettes mondiales, avec environ 428,5 millions en Amérique du Nord et 571,5 millions à l’international. Il devient ainsi le premier film de l’année 2026 à franchir ce seuil symbolique, tout en restant le plus gros succès de l’année en salles aux États-Unis à ce stade.
Le week-end d’ouverture donnait déjà le ton : le film s’offre environ 190 millions de dollars sur trois jours en Amérique du Nord, pour un démarrage global autour de 372 millions, soit le meilleur lancement de 2026 et l’un des plus élevés pour un film d’animation. En comparaison, Super Mario Bros., le film avait ouvert à 147 millions sur trois jours et 204 millions sur cinq jours aux États-Unis en 2023, avant de filer vers 1,36 milliard de dollars au total. La machine était déjà lancée, Galaxy ne fait qu’enfoncer la porte.
« The Super Mario Galaxy Movie is currently the highest-grossing film of 2026 in the United States to date », rappelle Eurogamer, tout en soulignant que le film atteint le milliard après plus de deux mois d’exploitation, là où son prédécesseur avait brûlé les étapes en moins d’un mois. Le rythme est moins fulgurant, mais l’endurance est là : à l’échelle d’une année sans mastodonte type super-héros, Mario occupe le trône presque seul.
Légende : Quand Mario débarque au box-office, les autres franchises rangent les champignons.
Mieux vaut Mario que jamais
Le plus savoureux, c’est que malgré ce cap symbolique, Super Mario Galaxy, le film ne détrône pas encore le premier opus. Super Mario Bros., le film reste l’adaptation de jeu vidéo la plus rentable de l’histoire avec environ 1,36 milliard de dollars, contre un peu plus de 1 milliard pour Galaxy au moment où l’on écrit ces lignes. Domestiquement, le premier conservait aussi une avance solide, mais l’écart pourrait se réduire avec la fin de l’exploitation et la gestion fine des marchés internationaux.
Sur le terrain des records, l’année 2026 voit quand même Mario écraser la concurrence immédiate. La comédie chinoise Pegasus 3 domine le box-office local et flirte autour de 655 millions de dollars, mais reste concentrée sur son marché intérieur, quand Galaxy étale son score sur plus de 80 territoires. Autrement dit, Nintendo et Illumination installent une franchise à la fois globale, familiale et régulièrement milliardaire, là où la plupart des adaptations de jeux vidéo peinaient encore à dépasser les 500 millions il y a quelques années. La malédiction des adaptations de jeux, c’est terminé : Mario a mangé l’étoile.
On peut chipoter sur la baisse relative par rapport au premier film, ou sur la durée nécessaire pour atteindre le milliard. Mais l’ensemble raconte surtout une chose : la marque Mario fonctionne désormais comme un véritable fer de lance pour Universal, au même titre que les dinosaures de Jurassic World ou les Moi, moche et méchant de la maison Illumination. Et quand on additionne les recettes des deux films Mario, on dépasse déjà les 2,3 milliards de dollars mondiaux, ce qui commence à donner des idées pour la suite.

Casting de rêve, champignons compris
Au générique, Nintendo et Illumination jouent la carte de la continuité. Aaron Horvath et Michael Jelenic reviennent à la réalisation, dans la foulée de leur travail sur Super Mario Bros., le film, avec Universal, Illumination et Nintendo en partenariat de production. Chris Meledandri, patron d’Illumination, continue d’orchestrer l’ensemble comme il l’a fait pour la plupart des succès du studio. On ne change pas une équipe qui imprime des billets.
Côté voix, on retrouve Chris Pratt en Mario, Anya Taylor-Joy en Peach, Charlie Day en Luigi, Jack Black en Bowser, Keegan-Michael Key en Toad et Seth Rogen en Donkey Kong, tous déjà présents sur le premier film et listés au casting de Super Mario Galaxy, le film. Le film ajoute notamment Brie Larson dans le rôle d’Harmonie (Rosalina) et Benny Safdie, étendant le bestiaire vocal pour coller à l’ambition cosmique de l’arc Galaxy. Le long-métrage intègre aussi des seconds rôles comme Issa Rae, créditée en Honey Queen, qui enrichissent encore un peu plus l’arche de personnages.
Pour les cinéphiles qui veulent creuser les filmographies, NRmagazine a déjà les fiches complètes des principaux talents : Chris Pratt, Anya Taylor-Joy (via ses collaborations référencées), plusieurs collaborateurs d’Illumination comme Eric E. Osmond au montage ou Chris Meledandri en producteur. Le Royaume Champignon a désormais sa petite troupe de monstres sacrés maison, qui cohabitent très bien avec les minions et les dinosaures Universal.
Légende : Brie Larson en Harmonie, ou comment passer de la galaxie Marvel à celle de Mario sans changer de coiffeur.
Quand Nintendo imprime son propre sceau à Hollywood
Au-delà de la simple performance chiffrée, l’autre histoire, c’est la stratégie de Nintendo. Après des décennies à se méfier de Hollywood depuis le traumatisme du Super Mario Bros. de 1993, l’éditeur japonais a décidé de reprendre le contrôle en produisant main dans la main avec Universal et Illumination. L’accord permet à Nintendo de garder un droit de regard massif sur l’image de ses personnages, tout en profitant du savoir-faire industriel d’Illumination sur l’animation, les plannings et les budgets.
Illumination, de son côté, ajoute une nouvelle saga à son arsenal, aux côtés de Moi, moche et méchant et des autres franchises maison, toutes déjà mentionnées dans les classements des plus gros succès du box-office mondial. Universal se retrouve ainsi à piloter une licence qui peut générer un milliard de dollars tous les trois ou quatre ans, avec des coûts de production et de marketing calibrés pour maximiser la rentabilité. C’est la définition contemporaine de la poule aux œufs d’or.
On peut déjà anticiper la suite : nouvelles suites Mario, éventuels dérivés centrés sur Luigi, Donkey Kong ou Yoshi, et pourquoi pas un grand rassemblement type film choral qui ferait grimper la facture encore un peu plus. À ce stade, le risque principal serait de tirer trop fort sur la corde, de diluer l’événement en multipliant les sorties. Mais tant que chaque nouvel opus flirte avec le milliard, on voit mal Universal dire non.
Légende : Quand tu réalises que chaque étoile ramassée par Mario vaut plusieurs centaines de millions de dollars.
Reste une inconnue : jusqu’où Nintendo acceptera de laisser Hollywood jouer avec ses jouets sans verrouiller encore plus le système. Après avoir coffré le box-office 2023 puis 2026, Mario peut se permettre de poser ses conditions. Et à la vitesse où ça va, la prochaine négociation vaudra son pesant de pièces d’or.
Vidéo : Super Mario Galaxy breaks 2026 box office records, analyse des chiffres d’ouverture et des records tombés
Un journaliste citoyen depuis plus de 20 ans qui alimente de nombreuses thématiques de magazine en ligne.




