“Librement inspiré de faits réels.”
Filles du feu est une mini-série télévisée française en six épisodes de 52 minutes, réalisée par Magaly Richard-Serrano à partir d’un scénario de Giulia Volli et Maïté Sonnet, et produite par la société Kwaï pour France Télévisions (Source : Wikipédia, 2022). Le projet naît dans un contexte de réflexion accrue autour de la représentation des femmes et des violences de genre, la productrice Stéphanie Carrère indiquant que le développement de la série s’inscrit dans le sillage du mouvement MeToo, avec la volonté de rendre visibles des figures féminines historiquement marginalisées (Source : Wikipédia, 2022). Par ailleurs, les créatrices revendiquent une approche qui croise reconstitution historique et échos contemporains, en mettant au premier plan des héroïnes perçues comme libres, proches de la nature et porteuses de croyances animistes (Source : Wikipédia, 2022). La série est coproduite avec France Télévisions et bénéficie du soutien du Centre national du cinéma et de l’image animée (CNC), ce qui l’inscrit dans une politique de financement public de fictions historiques ambitieuses pour le service public audiovisuel (Source : IMDb, 2023). Diffusée initialement en France à partir du 28 août 2023, elle est également proposée à l’international sous le titre anglais Daughters of Fire, ce qui reflète sa circulation au-delà du territoire national via Fremantle Media International (Source : IMDb, 2023).
Intrigue et ancrage historique
L’intrigue se déroule en 1609 au Pays basque français, moment où le juge Pierre de Lancre est envoyé par le pouvoir royal pour mener une vaste enquête sur les pratiques supposées sataniques et les réunions nocturnes attribuées aux populations locales (Source : IMDb, 2023). Au centre du récit, trois sœurs d’une famille de guérisseuses – les Elissalde – voient leur quotidien bouleversé par cette intervention judiciaire qui criminalise leurs savoirs médicinaux et leurs rituels traditionnels (Source : Wikipédia, 2022). La série s’inspire des grandes chasses aux sorcières menées dans cette région au début du XVIIe siècle, au cours desquelles de nombreux habitants furent accusés de sorcellerie, jugés et exécutés, même si les personnages principaux relèvent de la fiction (Source : Wikipédia, 2022). En parallèle de la trajectoire de ces trois femmes, la narration montre les mécanismes de la persécution – enquêtes, interrogatoires, pressions religieuses et sociales – et la manière dont la peur, l’obsession de la pureté morale et la volonté de contrôle des corps féminins structurent les rapports de pouvoir (Source : Wikipédia, 2022). Cette articulation entre récit intime et contexte judiciaire permet de replacer la fiction dans une histoire plus large des procès de sorcellerie en Europe, tout en offrant une perspective centrée sur le point de vue des accusées (Source : Wikipédia, 2022).
Création, réalisation et écriture
La série est créée par Maïté Sonnet et Giulia Volli, qui signent le concept et le scénario, tandis que la réalisation est confiée à Magaly Richard-Serrano, déjà active dans le champ de la fiction télévisée française (Source : IMDb, 2023). Selon les déclarations de la productrice Stéphanie Carrère, l’équipe créative a cherché à établir des « ponts » entre 1609 et le temps présent, en faisant résonner la question des violences faites aux femmes et des rapports à la nature avec des préoccupations contemporaines (Source : Wikipédia, 2022). La réalisatrice souligne pour sa part le travail mené avec un ensemble d’actrices qu’elle décrit comme une « bande de witchs », mettant en avant la dimension de troupe et la dynamique de groupe sur le plateau (Source : Wikipédia, 2022). L’écriture s’attache à mêler éléments de reconstitution historique, dimensions judiciaires et trajectoires émotionnelles, dans une structure de mini-série en six épisodes conçue pour un visionnage continu ou fragmenté (Source : Wikipédia, 2022). Par ailleurs, la présence de France Télévisions et du CNC dans la production inscrit le projet dans une politique de soutien à des œuvres qui abordent l’histoire sous l’angle des minorités, des femmes et des zones géographiques périphériques par rapport aux récits nationaux habituels (Source : IMDb, 2023).
Distribution artistique et personnages principaux
La distribution réunit un ensemble d’interprètes majoritairement français, avec au premier plan Lizzie Brocheré, Zoé Adjani et Anabel Lopez, qui incarnent les trois sœurs au cœur du récit, issues d’une lignée de guérisseuses basques (Source : IMDb, 2023). Bruno Debrandt interprète le juge Pierre de Lancre, figure historique de la chasse aux sorcières, présenté comme un expert en démonologie mandaté par Henri IV pour mener l’enquête et organiser les procès (Source : IMDb, 2023). Autour de ce noyau central, la série convoque de nombreux personnages secondaires, membres de la communauté locale, représentants du clergé ou de l’administration royale, qui matérialisent la diversité des positions face à la persécution – de la complicité active au doute, voire à la résistance (Source : Wikipédia, 2022). La distribution s’appuie également sur des comédiens et comédiennes incarnant les familles, les collaborateurs du juge et les figures d’autorité, contribuant à l’ancrage social et politique du récit (Source : IMDb, 2023). Cette construction d’un casting choral permet d’explorer, à travers une galerie de personnages, les tensions entre croyances populaires, normes religieuses et enjeux de pouvoir au sein du royaume de France au début du XVIIe siècle (Source : Wikipédia, 2022).
Esthétique visuelle, décors et musique
La série est tournée principalement dans le département des Pyrénées-Atlantiques, ce qui contribue à mettre en valeur des paysages naturels du Pays basque – forêts, côtes rocheuses, villages – et renforce l’ancrage géographique du récit (Source : IMDb, 2023). La direction de la photographie, assurée par Thomas Lerebour, est régulièrement mentionnée pour son attention aux lumières naturelles et à la matérialité des décors, la série optant pour une image organique, au plus près des éléments et des corps (Source : IMDb, 2023). Les décors conçus par François Girard participent à la reconstitution d’un univers rural et aristocratique du début du XVIIe siècle, entre intérieurs modestes, châteaux et lieux de culte, en privilégiant une approche réaliste soutenue par un travail approfondi sur les costumes (Source : IMDb, 2023 ; Source : Le Point, 2023). La musique originale est composée par Jérôme Bensoussan, qui accompagne les scènes de tension, les rituels et les moments d’intimité, contribuant à installer une atmosphère parfois sombre, parfois contemplative (Source : IMDb, 2023). Selon un article du Point, la réalisation de Magaly Richard-Serrano met en avant la « beauté sauvage » des paysages basques, la caméra explorant les forêts, les côtes battues par le vent et l’océan, ce qui inscrit la série dans une relation forte entre personnages et environnement naturel (Source : Le Point, 2023).
Diffusion, format et plateformes
Filles du feu est conçue comme une mini-série limitée, composée de six épisodes d’environ 52 minutes, ce qui correspond à un format courant dans la fiction européenne visant une diffusion événementielle sur plusieurs soirées (Source : Wikipédia, 2022). La série est diffusée pour la première fois en France à partir du 28 août 2023 sur France 2, chaîne généraliste du service public, avant d’être disponible en rattrapage sur la plateforme numérique de France Télévisions (Source : IMDb, 2023 ; Source : AlloCiné, 2023). Elle est par ailleurs distribuée à l’international sous le titre Daughters of Fire, Fremantle Media International assurant la circulation de la série auprès de diffuseurs étrangers, ce qui lui ouvre un marché au-delà de l’espace francophone (Source : IMDb, 2023). Le format de mini-série, sans saison supplémentaire annoncée au moment de sa diffusion initiale, permet un récit bouclé, structuré autour de la montée en puissance de la chasse aux sorcières et de ses conséquences pour les protagonistes (Source : Wikipédia, 2022). Cette configuration s’inscrit dans une tendance plus générale des chaînes européennes à privilégier des séries limitées historiques ou sociétales, pensées comme des œuvres autoconclusives destinées à renforcer l’identité éditoriale des diffuseurs publics (Source : AlloCiné, 2023).
Accueil critique et réception
L’accueil critique de Filles du feu se révèle contrasté en France, avec des appréciations divergentes selon les médias spécialisés et généralistes (Source : AlloCiné, 2023). Le quotidien Le Parisien attribue 4,5 étoiles sur 5 à la série, saluant sa capacité à redonner une voix aux victimes des procès de sorcellerie et à montrer les méthodes de coercition sans céder au spectaculaire, tout en soulignant la justesse de l’interprétation (Source : Le Parisien, 2023, cité par Wikipédia, 2022). À l’inverse, Télé 7 Jours se montre plus réservé, décrivant une œuvre « bourrée de bonnes intentions » mais jugée figée et manquant de rythme, malgré l’engagement manifeste des comédiens et comédiennes (Source : Télé 7 Jours, 2023, cité par Wikipédia, 2022). Dans Le Point, Katia de la Ballina évoque une « épopée captivante » portée par un souffle romanesque et une reconstitution historique remarquée, assortie d’une attention particulière aux paysages basques et aux costumes (Source : Le Point, 2023, cité par Wikipédia, 2022). Sur IMDb, la série obtient une note moyenne d’environ 5,9/10, reflétant une réception mitigée du côté des utilisateurs, tandis que la presse française tend à souligner à la fois l’ambition historique et la dimension engagée du projet (Source : IMDb, 2023 ; Source : AlloCiné, 2023).
Thématiques, enjeux contemporains et positionnement
Au-delà de la reconstitution de la chasse aux sorcières, Filles du feu met en avant plusieurs axes thématiques, parmi lesquels la répression des savoirs féminins, la peur de l’autre et la construction institutionnelle de la figure de la sorcière (Source : Wikipédia, 2022). La série insiste sur la manière dont les guérisseuses, détentrices de connaissances liées au corps, à la médecine populaire et à la nature, deviennent des cibles privilégiées dans un contexte de centralisation politique et religieuse, ce qui résonne avec certaines lectures écoféministes contemporaines (Source : AlloCiné, 2023). Pour la productrice Stéphanie Carrère, l’œuvre cherche explicitement à faire dialoguer le XVIIe siècle et le XXIe siècle, en interrogeant la persistance des attaques contre la liberté des femmes et la relation à l’environnement, dans un moment où ces questions occupent une place importante dans le débat public (Source : Wikipédia, 2022). Par ailleurs, la série participe à un mouvement plus large de fictions audiovisuelles revisitant les procès de sorcellerie sous un angle critique, en se concentrant sur les trajectoires individuelles des accusées plutôt que sur la dimension spectaculaire de la violence (Source : Le Point, 2023). Dans ce cadre, Filles du feu s’inscrit dans la programmation de France Télévisions comme une proposition historique et politique, centrée sur des personnages féminins et ancrée dans une région rarement au cœur des grands récits nationaux (Source : AlloCiné, 2023).
Saisons
(1)Critique sur Filles du feu
Où regarder en streaming Filles du feu
Filles du feu est disponible à la location sur Canal VOD, VIVA by videofutur et Premiere Max et à l'achat sur Apple TV Store, Canal VOD, VIVA by videofutur et Premiere Max. Consultez chaque plateforme pour connaître les offres et tarifs actuellement proposés.
Casting et distribution
Parmi les rôles crédités de Filles du feu figurent Pierre de lancre, interprété par Bruno Debrandt, Jeannette, interprété par Anabel Lopez et Gratianne, interprété par Ángela Molina. Consultez les fiches des personnages, puis l'ensemble de la distribution et de l'équipe technique.


























