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Aristocrats - Image de fond
Aristocrats (2021) - Affiche
Langue originale
Japanese
Titre original
あのこは貴族
Pays d’origine
JP
Sorties en France
  • Cinéma : 30/03/2022
  • Numérique : 19/08/2022
  • Support physique : 23/08/2022
Sociétés de production
Bandai Namco ArtsTokyo Theatres CompanyColorBirdShueishaMy Theater D.D.
Audio
日本語
Pays producteurs
Mots-clés

Aristocrats(film) : casting, distribution, bande annonce et critique

26/02/2021
•
2heure 5min
6.9 / 10

« Aristocrats » (titre original : « Ano ko wa kizoku ») est un long métrage japonais réalisé par Yukiko Sode, sorti en salles au Japon le 26 février 2021 (Source : JFDB, 2023). Le film, d’une durée de 124 minutes, est tourné en couleur et distribué en format DCP, avec notamment une version sous-titrée en anglais pour l’exploitation internationale (Source : JFDB, 2023). Il s’agit de l’adaptation d’un roman de Mariko Yamauchi, autrice dont plusieurs œuvres ont été portées à l’écran, la cinéaste signant le scénario en collaboration avec l’écrivaine (Source : JFDB, 2023). Cette continuité entre littérature et cinéma se traduit par une structure narrative centrée sur les personnages et sur l’exploration minutieuse de leurs environnements sociaux (Source : Asian Movie Pulse, 2021). Par ailleurs, le film s’inscrit dans la trajectoire de Yukiko Sode, déjà repérée pour « Good Stripes », et confirmée ici comme l’une des réalisatrices japonaises contemporaines attentives aux représentations de la vie urbaine et des rapports de classe (Source : Nippon Connection, 2020 ; Seventh Row, 2021).

Le projet repose sur une approche réaliste, portée par une mise en scène discrète qui privilégie les espaces quotidiens, les intérieurs familiaux, les cafés, les bureaux et les appartements anonymes de Tokyo (Source : Sight & Sound / BFI, 2021). En parallèle, le récit s’appuie sur une structure duale, chaque versant – celui de Hanako et celui de Miki – permettant de confronter deux expériences de la ville et de la féminité contemporaines (Source : Asian Movie Pulse, 2021). Cette construction est héritée en partie du roman, qui jouait déjà sur des points de vue contrastés, et que le film transpose en alternant les scènes et les milieux sociaux (Source : JFDB, 2023). La sortie japonaise, au début de l’année 2021, intervient dans un contexte de circulation accrue du cinéma d’auteur japonais dans les festivals internationaux, donnant à « Aristocrats » une visibilité notable dans les sélections spécialisées (Source : Nippon Connection, 2020 ; Sight & Sound / BFI, 2021).

Intrigue et thématiques sociales

Le récit s’ouvre sur Hanako, jeune femme issue d’une famille fortunée de Tokyo, pour qui le mariage représente l’horizon naturel de la réussite personnelle et sociale (Source : JFDB, 2023). Après une série de rendez-vous arrangés infructueux, elle rencontre Koichiro Aoki, avocat appartenant à une lignée de politiciens influents, ce qui renforce la dimension stratégique et mondaine de leur union à venir (Source : Asian Movie Pulse, 2021 ; JFDB, 2023). En parallèle, le film suit Miki, originaire de la campagne, venue étudier dans une prestigieuse université tokyoïte, mais qui doit interrompre son cursus faute de pouvoir assumer les frais de scolarité (Source : JFDB, 2023). Contrairement à Hanako, Miki accumule les emplois précaires et découvre, parfois brutalement, les codes d’un milieu où la richesse et le capital social conditionnent l’appartenance aux cercles dominants (Source : Asian Movie Pulse, 2021). Les deux parcours se croisent lorsqu’il apparaît que Miki a, elle aussi, entretenu une relation avec Koichiro, révélant l’ampleur des écarts de classe qui séparent les deux femmes (Source : Asian Movie Pulse, 2021 ; Nippon Connection, 2020).

Au-delà de cette configuration narrative, « Aristocrats » examine de manière systématique les contraintes pesant sur les femmes dans un environnement urbain hiérarchisé (Source : Seventh Row, 2021). Le film met en évidence la persistance de normes matrimoniales où l’alliance entre familles, la réputation et le niveau socio-économique restent déterminants, reléguant souvent le désir individuel au second plan (Source : Asian Movie Pulse, 2021). Dans plusieurs scènes, Hanako mesure la distance qui la sépare de la famille de Koichiro, composée d’élus et de figures installées, plaçant la relation sur le terrain de la négociation plutôt que de l’égalité (Source : Asian Movie Pulse, 2021). De son côté, Miki se confronte à d’autres formes de limites : les coûts de la vie à Tokyo, la difficulté à se maintenir dans les études, la précarité des emplois non qualifiés et le regard condescendant d’un milieu qu’elle ne maîtrise pas (Source : JFDB, 2023 ; Nippon Connection, 2020). En articulant ces expériences, le film propose un commentaire sur la manière dont la classe conditionne l’accès à l’éducation, au travail et à la liberté de choix, tout en montrant que ces déterminismes demeurent particulièrement sensibles pour les femmes (Source : Seventh Row, 2021).

Personnages, interprétation et écriture

Hanako Haibara est interprétée par Mugi Kadowaki, dont le jeu accompagne les nuances d’un personnage tiraillé entre la conformité aux attentes familiales et l’émergence d’une conscience plus critique de son milieu (Source : IMDb, 2021 ; Seventh Row, 2021). Le personnage incarne une forme de privilège encadré, bénéficiant d’une sécurité matérielle mais soumis à un ensemble de règles implicites concernant le comportement, la carrière et surtout le mariage (Source : Asian Movie Pulse, 2021). Miki Tokioka, jouée par Kiko Mizuhara, représente une trajectoire inverse : issue d’un milieu plus modeste, elle s’expose à la mobilité sociale en partant à Tokyo, sans disposer des réseaux ni des ressources nécessaires pour s’y ancrer durablement (Source : IMDb, 2021 ; JFDB, 2023). La relation que chacune entretient avec Koichiro, interprété par Kengo Kora, souligne la manière dont un même homme peut occuper des fonctions différentes dans les imaginaires et les parcours de ces deux femmes (Source : IMDb, 2021 ; Nippon Connection, 2020). Le film s’intéresse ainsi moins au personnage masculin en tant que centre dramatique qu’à la façon dont il sert de révélateur des structures sociales (Source : Seventh Row, 2021).

La distribution secondaire, comprenant notamment Kei Ishibashi, Shizuka Ishibashi, Guin Poon Chaw ou encore Rio Yamashita, contribue à étoffer les cercles dans lesquels évoluent Hanako et Miki, qu’il s’agisse de la sphère familiale, professionnelle ou amicale (Source : IMDb, 2021). Ces personnages secondaires incarnent différents points de vue sur le mariage, le travail, l’indépendance et la conformité sociale, permettant au film de multiplier les configurations sans recourir à des oppositions simplistes (Source : Asian Movie Pulse, 2021). L’écriture privilégie des dialogues sobres, parfois elliptiques, laissant aux silences et aux gestes le soin de suggérer les tensions ou les non-dits, en particulier dans les scènes de réunions familiales ou de rencontres arrangées (Source : Sight & Sound / BFI, 2021). Par ailleurs, la structure en récits parallèles, qui accorde tour à tour le point de vue à chacune des protagonistes, donne au film une dimension chorale discrète, orientée vers l’observation des comportements plutôt que vers le suspense (Source : Seventh Row, 2021). Ce dispositif offre un espace à l’évolution des deux personnages principaux, dont les prises de conscience respectives forment l’un des axes centraux du film (Source : Asian Movie Pulse, 2021).

Mise en scène, esthétique et ancrage urbain

La mise en scène de Yukiko Sode se caractérise par une grande attention portée aux lieux et aux atmosphères, qu’il s’agisse des salons feutrés des familles aisées ou des cafés et bureaux anonymes fréquentés par Miki (Source : Sight & Sound / BFI, 2021). La caméra observe, sans effet spectaculaire, la manière dont les personnages occupent ces espaces, mappant ainsi les frontières symboliques qui séparent les classes sociales au sein du même Tokyo (Source : Nippon Connection, 2020). L’opposition entre les intérieurs spacieux et ordonnés du milieu de Hanako et les environnements plus exigus ou impersonnels de Miki souligne, de façon visuelle, les inégalités de capital économique et culturel (Source : Asian Movie Pulse, 2021). En parallèle, le film recourt à un montage fluide qui alterne les trajectoires, créant des échos entre certaines situations – repas, réunions, déplacements – et révélant les similitudes et différences dans les expériences des deux protagonistes (Source : Seventh Row, 2021). Ce travail de mise en scène ancre « Aristocrats » dans la tradition du cinéma japonais d’observation sociale, tout en déployant une sensibilité contemporaine aux questions de genre et de classe (Source : Sight & Sound / BFI, 2021).

La représentation de Tokyo joue un rôle central, la ville apparaissant à la fois comme un lieu d’opportunités et comme un espace saturé de codes, où la naissance et les réseaux déterminent largement les trajectoires possibles (Source : Seventh Row, 2021). Certaines séquences montrent explicitement la confrontation de Miki à la consommation ostentatoire d’un certain milieu étudiant, notamment lorsqu’elle découvre le coût élevé de sorties anodines pour ses camarades issus de familles privilégiées (Source : Asian Movie Pulse, 2021). De son côté, Hanako évolue dans un environnement où l’aisance matérielle est acquise, mais où chaque choix personnel est immédiatement rapporté aux attentes collectives, qu’il s’agisse de la famille ou du cercle social élargi (Source : Asian Movie Pulse, 2021). L’esthétique du film, sans chercher l’effet de carte postale, inscrit ces trajectoires dans un paysage urbain contemporain, fait de quartiers résidentiels, d’immeubles de bureaux et de lieux de sociabilité codifiés (Source : Sight & Sound / BFI, 2021). Cet ancrage contribue à faire de « Aristocrats » un portrait de la capitale japonaise à un moment précis, au croisement des enjeux de modernité, de tradition et de mobilité sociale (Source : Nippon Connection, 2020).

Parcours en festivals et accueil critique

« Aristocrats » a circulé dans plusieurs festivals internationaux, dont l’International Film Festival Rotterdam (IFFR) en 2021, où il a été remarqué pour son attention aux enjeux de classe et de génération (Source : Sight & Sound / BFI, 2021). Dans les comptes rendus de cette édition, le film est décrit comme une œuvre attentive à la mélancolie et à l’ennui d’une génération confrontée à des attentes sociales parfois contradictoires, tout en restant ancrée dans la réalité quotidienne de Tokyo (Source : Sight & Sound / BFI, 2021). Le long métrage a également été programmé dans le cadre du festival Nippon Connection, dédié au cinéma japonais, où il a été présenté comme un drame subtil sur deux femmes amoureuses du fils d’une puissante famille politique (Source : Nippon Connection, 2020). Cette même présentation insiste sur le contraste entre Hanako, issue d’un milieu aisé, et Miki, vivant de petits emplois mal payés, contraste jugé rarement montré avec autant de clarté dans le cinéma japonais récent (Source : Nippon Connection, 2020). La participation à ces manifestations a contribué à positionner Yukiko Sode parmi les réalisatrices japonaises à suivre, soulignant la cohérence de son intérêt pour les dynamiques sociales et familiales (Source : Nippon Connection, 2020 ; Seventh Row, 2021).

Sur le plan critique, « Aristocrats » a bénéficié d’un accueil globalement favorable, avec des analyses soulignant la complexité de son exploration de la classe et de la condition féminine (Source : Seventh Row, 2021 ; Asian Movie Pulse, 2021). Des publications spécialisées, comme Seventh Row, mettent en avant l’ambition du film dans sa manière d’articuler la liberté des femmes aux contraintes de leur milieu social, en montrant que les attentes peuvent être plus pesantes encore pour celles issues de familles privilégiées (Source : Seventh Row, 2021). D’autres critiques, notamment dans la presse japonaise et internationale recensée par Rotten Tomatoes, insistent sur la sobriété du dispositif, qui évite les clichés du récit de « collision de mondes » pour préférer une approche plus feutrée et analytique (Source : Rotten Tomatoes, 2021 ; The Japan Times via Rotten Tomatoes, 2021). Le jeu de Mugi Kadowaki et de Kiko Mizuhara est régulièrement relevé comme un élément central de la réussite du film, leur interprétation permettant de rendre sensibles les conflits intérieurs et les doutes de personnages pris dans un système de normes contraignant (Source : IMDb, 2021 ; Seventh Row, 2021). Ainsi, « Aristocrats » s’est imposé comme un titre significatif du paysage du cinéma japonais du début des années 2020, notamment auprès des spectateurs et critiques attachés aux récits d’observation sociale (Source : Sight & Sound / BFI, 2021 ; Nippon Connection, 2020).

Réalisatrice et principaux interprètes

Yukiko Sode, née en 1983, s’est fait connaître par son travail sur des œuvres centrées sur les relations interpersonnelles et la description de la vie quotidienne au Japon contemporain (Source : Nippon Connection, 2020). Avant « Aristocrats », elle a notamment réalisé « Good Stripes », qui avait déjà attiré l’attention des festivals et d’une partie de la critique pour son approche sensible des dynamiques de couple (Source : Nippon Connection, 2020). Avec « Aristocrats », elle poursuit cette exploration en élargissant le champ à la question de la classe et des trajectoires féminines, ce qui renforce sa position au sein d’une génération de cinéastes japonais attachés à des récits intimistes mais socialement situés (Source : Seventh Row, 2021). Sa collaboration avec l’écrivaine Mariko Yamauchi, dont le roman sert de base au scénario, inscrit le film dans une continuité entre littérature contemporaine et cinéma d’auteur (Source : JFDB, 2023). Cette adaptation souligne l’intérêt de Sode pour des personnages féminins complexes, confrontés à des structures sociales qui conditionnent leurs choix (Source : Asian Movie Pulse, 2021).

La distribution réunit plusieurs acteurs et actrices déjà identifiés dans le cinéma et la télévision japonaise récente (Source : IMDb, 2021). Mugi Kadowaki, qui incarne Hanako, s’est illustrée dans divers films et séries, souvent dans des rôles de jeunes femmes en prise avec des transitions de vie, ce qui correspond à la tonalité du personnage de « Aristocrats » (Source : IMDb, 2021). Kiko Mizuhara, mannequin et actrice, interprète Miki, rôle qui prolonge son parcours dans des productions explorant la jeunesse japonaise et les tensions entre aspirations personnelles et contraintes sociales (Source : IMDb, 2021). Kengo Kora, dans le rôle de Koichiro Aoki, apporte la figure d’un homme issu de l’élite, dont la position professionnelle et familiale cristallise nombre de projections et d’attentes, sans que le film ne le transforme pour autant en protagoniste unique (Source : IMDb, 2021 ; Nippon Connection, 2020). Autour d’eux, des comédiens comme Kei Ishibashi, Shizuka Ishibashi ou Guin Poon Chaw participent à la composition d’un ensemble cohérent, où chaque personnage souligne une dimension spécifique des rapports de classe et de genre qui structurent le récit (Source : IMDb, 2021 ; Asian Movie Pulse, 2021).

  • Réalisatrice : Yukiko Sode (Source : JFDB, 2023 ; IMDb, 2021)
  • Auteur du roman d’origine : Mariko Yamauchi (Source : JFDB, 2023 ; Seventh Row, 2021)
  • Interprètes principaux : Mugi Kadowaki (Hanako Haibara), Kiko Mizuhara (Miki Tokioka), Kengo Kora (Koichiro Aoki) (Source : IMDb, 2021 ; JFDB, 2023)
  • Durée : 124 minutes (Source : JFDB, 2023)
  • Date de sortie japonaise : 26 février 2021 (Source : JFDB, 2023)

Critique sur Aristocrats

6.9 / 10
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Où regarder en streaming Aristocrats

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Casting et distribution

Parmi les rôles crédités de Aristocrats figurent Hanako Haibara, interprété par Mugi Kadowaki, Miki Tokioka, interprété par Mizuhara Kiko et Koichiro, interprété par Kengo Kôra. Consultez les fiches des personnages, puis l'ensemble de la distribution et de l'équipe technique.

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