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Jimmy P. - Image de fond
Jimmy P. (2013) - Affiche
Langue originale
English
Budget
10 000 000,00 $
Revenus
30 283,00 $
Classification
u
Pays d’origine
FR
Sorties en France
  • Avant-première : 18/05/2013
  • Cinéma : 11/09/2013 (U)
Sociétés de production
Audio
English
Pays producteurs
Mots-clés

Jimmy P.(film) : casting, distribution, bande annonce et critique

11/09/2013
•
u
•
1heure 57min
6 / 10

Jimmy P. est réalisé par Arnaud Desplechin, cinéaste français associé depuis les années 1990 à un cinéma d’auteur attentif aux récits intimes et aux dispositifs dialogués, qui signe ici l’un de ses rares films tournés en langue anglaise avec un casting international (Source : Wikipédia, 2013 ; Film Comment, 2016). Le scénario est coécrit par Arnaud Desplechin, Julie Peyr et Kent Jones, à partir du livre « Reality and Dream: Psychotherapy of a Plains Indian » de Georges Devereux, qui relate la cure d’un patient Blackfeet hospitalisé à Topeka, au Kansas, à la fin des années 1940 (Source : Wikipédia, 2013 ; Film Comment, 2016). Le projet s’inscrit dans une collaboration de longue durée entre Desplechin et l’acteur Mathieu Amalric, déjà présent dans plusieurs films du réalisateur, cette fois dans le rôle du thérapeute, tandis que Benicio del Toro, acteur portoricain lauréat d’un Oscar, incarne Jimmy Picard, vétéran amérindien (Source : Wikipédia, 2013 ; IMDb, 2013). Produit principalement par Why Not Productions, le film est coproduit en France et tourné en partie en Amérique du Nord, avec des séquences réalisées dans le Montana et le Michigan, régions choisies pour restituer les paysages des grandes plaines et l’environnement hospitalier de l’après-guerre (Source : AlloCiné, 2013 ; IMDb, 2013). La durée du film est de 116 minutes et la classification générique, en France comme à l’international, le rattache au drame psychologique, avec un accent mis sur la relation thérapeutique et l’observation clinique plutôt que sur l’action extérieure (Source : Wikipédia, 2013 ; AlloCiné, 2013). La production s’appuie enfin sur une équipe technique déjà associée à l’univers de Desplechin, notamment en ce qui concerne la photographie et le montage, afin de prolonger une certaine continuité esthétique dans une configuration linguistique et géographique nouvelle pour le cinéaste (Source : Film Comment, 2016 ; IMDb, 2013).

Intrigue et enjeux thématiques

Le récit se déroule à la fin des années 1940 et suit Jimmy Picard, Indien Blackfeet et ancien soldat de la Seconde Guerre mondiale, admis dans un hôpital militaire de Topeka pour des symptômes variés, allant de violents maux de tête à des troubles de la vision et des épisodes de perte de conscience, que les médecins peinent à expliquer sur le plan strictement somatique (Source : IMDb, 2013 ; Metro Times, 2013). Après une série d’examens médicaux, les médecins concluent à l’absence de lésions neurologiques ou organiques probantes et envisagent l’hypothèse de troubles d’origine psychique, ce qui conduit à la convocation de Georges Devereux, anthropologue et psychanalyste, afin d’évaluer le patient sous un angle psychothérapeutique tenant compte de son appartenance culturelle (Source : IMDb, 2013 ; Wikipédia, 2013). À travers leurs séances, qui constituent l’ossature narrative du film, Jimmy décrit son enfance dans la réserve, ses relations familiales, ses expériences de guerre et les pertes qui l’ont marqué, tandis que Devereux, inspiré par la psychanalyse freudienne et par l’ethnologie, tente de relier ces éléments aux symptômes actuels (Source : Film Comment, 2016 ; Metro Times, 2013). Le film interroge ainsi la notion de traumatisme de guerre, la position sociale des peuples autochtones dans l’Amérique d’après-guerre et la manière dont les institutions médicales de l’époque traitent les patients amérindiens, entre méconnaissance des cultures autochtones et tentatives d’adaptation des cadres de la psychiatrie occidentale (Source : Metro Times, 2013 ; Wikipédia, 2013). Par ailleurs, la relation qui se tisse entre Jimmy et Devereux, marquée par une certaine asymétrie sociale et scientifique mais aussi par une écoute réciproque, devient progressivement un deuxième foyer narratif, le film suivant l’émergence d’une confiance mutuelle et l’évolution du regard du thérapeute sur la subjectivité de son patient (Source : Film Comment, 2016 ; Metro Times, 2013).

Distribution artistique et interprétations

Le rôle de Jimmy Picard est tenu par Benicio del Toro, acteur déjà connu pour ses collaborations avec Steven Soderbergh et Bryan Singer, qui incarne ici un ancien soldat Blackfeet confronté à la douleur physique et à la difficulté d’exprimer ses souvenirs de guerre et ses traumatismes familiaux (Source : IMDb, 2013 ; Rotten Tomatoes, 2020). Face à lui, Mathieu Amalric interprète Georges Devereux, psychanalyste et anthropologue d’origine européenne, personnage volubile et méthodique, dont la présence constitue l’un des axes majeurs du film à travers de longues scènes de dialogue en anglais ponctuées d’échanges en français (Source : Wikipédia, 2013 ; Film Comment, 2016). Gina McKee apparaît dans le rôle de Madeleine Steiner, figure issue du passé de Devereux qui apporte des éléments sur la vie personnelle du thérapeute et contribue à élargir le cadre strictement clinique du récit (Source : Wikipédia, 2013 ; IMDb, 2013). Le casting comprend également Michelle Thrush dans le rôle de Gayle Picard, Gary Farmer en Jack, ainsi que plusieurs seconds rôles incarnant des médecins, membres de la communauté Blackfeet et personnels de l’hôpital, ce qui construit un environnement institutionnel et familial autour du duo principal (Source : IMDb, 2013 ; Wikipédia, 2013). Le jeu des deux interprètes principaux a souvent été souligné, dans la critique, comme l’un des éléments structurants du film, en raison de la place centrale accordée aux échanges verbaux et à la mise en scène de la relation thérapeutique, même lorsque les avis sur le rythme ou la dramaturgie globale divergeaient (Source : Metro Times, 2013 ; Rotten Tomatoes, 2020).

Esthétique, mise en scène et musique

La mise en scène d’Arnaud Desplechin privilégie les scènes en champ-contrechamp et les plans moyens dans les séquences de consultation, afin de capter la parole, les silences et les micro-variations d’expression entre Jimmy Picard et Georges Devereux, en s’éloignant des effets spectaculaires (Source : Film Comment, 2016 ; Metro Times, 2013). Les extérieurs, tournés dans des paysages de plaine et des petites villes du Midwest, soulignent l’ancrage géographique du récit et mettent en contraste l’horizon ouvert des grandes étendues avec l’espace clos de l’hôpital et du cabinet de consultation (Source : IMDb, 2013 ; Film Comment, 2016). Le film recourt à une palette visuelle plutôt sobre, accentuant les tonalités naturelles, les uniformes militaires et les intérieurs institutionnels, ce qui inscrit l’histoire dans une reconstitution mesurée de l’Amérique de l’après-guerre sans mise en avant ostentatoire des décors (Source : IMDb, 2013 ; Film Comment, 2016). La musique originale est composée par Howard Shore, collaborateur régulier de grands cinéastes contemporains, dont la partition accompagne les scènes clés et soutient certains passages de transition, tout en ayant été parfois décrite par la critique comme très présente dans la structure émotionnelle du film (Source : Metro Times, 2013 ; IMDb, 2013). L’ensemble propose ainsi une forme qui combine l’héritage du cinéma d’auteur européen, centré sur la parole et l’analyse psychologique, avec certains codes du film de dossier américain, notamment dans la représentation de l’hôpital militaire et du suivi psychiatrique des anciens combattants (Source : Film Comment, 2016 ; Wikipédia, 2013).

Parcours en festivals, sorties et accueil critique

Jimmy P. est sélectionné en compétition officielle au 66e Festival de Cannes en 2013, où il est projeté sous son titre international Jimmy P: Psychotherapy of a Plains Indian, contribuant à l’inscrire d’emblée dans le champ du cinéma d’auteur à visibilité internationale (Source : Wikipédia, 2013 ; Festival de Cannes, 2013). Le film est ensuite distribué en salles en France à partir du 11 septembre 2013, puis sort en Europe et en Amérique du Nord entre la fin de l’année 2013 et le début de l’année 2014, avec une exploitation qui reste principalement centrée sur les circuits d’art et d’essai (Source : Wikipédia, 2013 ; AlloCiné, 2013). Il reçoit trois nominations aux 39e César en janvier 2014, notamment dans les catégories meilleur film, meilleur réalisateur et meilleure adaptation, ce qui confirme sa reconnaissance institutionnelle en France même si le palmarès final ne lui attribue pas de statuette (Source : Wikipédia, 2013). Sur le plan critique, le long métrage obtient un accueil qualifié de « mitigé à positif » par les synthèses de presse, avec un score d’approbation de 52% sur Rotten Tomatoes basé sur une trentaine de critiques, et une note moyenne d’environ 5,1 sur 10, tandis que la note spectateurs d’AlloCiné se situe autour de 3,4 sur 5 (Source : Rotten Tomatoes, 2020 ; AlloCiné, 2013). Plusieurs articles soulignent l’intérêt du sujet, la rareté de la représentation d’un personnage principal amérindien dans un contexte clinique et la qualité du jeu de Benicio del Toro, tout en évoquant un rythme jugé lent, une dramaturgie parfois jugée dispersée ou une tendance à privilégier le discours conceptuel sur la dynamique narrative (Source : Metro Times, 2013 ; Film Comment, 2016). En parallèle, le film alimente des discussions sur la manière dont le cinéma européen aborde l’histoire et la psychiatrie américaines, notamment à travers la figure de Devereux, situé à la croisée de l’anthropologie, de la psychanalyse et de l’expérience migratoire (Source : Film Comment, 2016 ; Wikipédia, 2013).

Fiche technique et éléments complémentaires

Jimmy P. (Psychothérapie d’un Indien des Plaines) est officiellement répertorié comme un film de nationalité française, produit notamment par Why Not Productions, et tourné en langue anglaise, ce qui le place dans une position particulière au sein de la filmographie d’Arnaud Desplechin, plus fréquemment associée au cinéma francophone (Source : Wikipédia, 2013 ; Unifrance, 2013). La durée de 116 minutes et la structure centrée sur des séances de thérapie prolongées et répétées distinguent le film d’autres récits de guerre ou de portraits de vétérans, la mise en scène se focalisant sur le processus analytique plutôt que sur la reconstitution des combats ou des événements traumatiques eux-mêmes (Source : Film Comment, 2016 ; Metro Times, 2013). La base de données IMDb crédite Arnaud Desplechin comme réalisateur, tandis que Georges Devereux, Arnaud Desplechin et Julie Peyr apparaissent au générique en tant qu’auteurs du matériau scénaristique, l’ouvrage de Devereux servant de socle documentaire et clinique à la fiction (Source : IMDb, 2013 ; Wikipédia, 2013). Le film est également indexé dans les archives de festivals internationaux tels que Cannes, où il est mentionné parmi les titres en lice pour la Palme d’or lors de l’édition 2013, sans obtention de prix mais avec une visibilité médiatique liée à la compétition officielle (Source : Festival de Cannes, 2013 ; Wikipédia, 2013). Enfin, dans les rétrospectives consacrées à Desplechin, Jimmy P. est régulièrement cité comme une incursion du cinéaste dans un territoire géographique et culturel différent, tout en prolongeant ses préoccupations pour les récits de thérapie, les personnages en crise et les dispositifs reposant fortement sur la parole et la mémoire (Source : Film Comment, 2016 ; Wikipédia, 2013).

  • Titre original : Jimmy P. (Psychotherapy of a Plains Indian) (Source : Wikipédia, 2013)
  • Réalisation : Arnaud Desplechin (Source : IMDb, 2013)
  • Scénario : Arnaud Desplechin, Julie Peyr, Kent Jones, d’après Georges Devereux (Source : Wikipédia, 2013)
  • Interprètes principaux : Benicio del Toro, Mathieu Amalric, Gina McKee, Michelle Thrush (Source : IMDb, 2013 ; Wikipédia, 2013)
  • Genre : Drame (Source : AlloCiné, 2013)
  • Durée : 116 minutes (Source : Wikipédia, 2013)
  • Pays de production : France (Source : Wikipédia, 2013)
  • Sélection : Compétition officielle, Festival de Cannes 2013 (Source : Festival de Cannes, 2013)
  • Distinctions : Nominations aux César 2014 (meilleur film, réalisateur, adaptation) (Source : Wikipédia, 2013)
  • Principales sources critiques : Film Comment, Metro Times, Rotten Tomatoes, AlloCiné (Source : Film Comment, 2016 ; Metro Times, 2013 ; Rotten Tomatoes, 2020 ; AlloCiné, 2013)

Critique sur Jimmy P.

6 / 10
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Récompenses et Nominations

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Où regarder en streaming Jimmy P.

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Casting et distribution

Parmi les rôles crédités de Jimmy P. figurent Jimmy Picard, interprété par Benicio del Toro, Georges Devereux, interprété par Mathieu Amalric et Madeleine, interprété par Gina McKee. Consultez les fiches des personnages, puis l'ensemble de la distribution et de l'équipe technique.

Benicio del Toro - Photo
Benicio del Toro
Jimmy Picard
Mathieu Amalric - Photo
Mathieu Amalric
Georges Devereux
Gina McKee - Photo
Gina McKee
Madeleine
Larry Pine - Photo
Larry Pine
Dr. Karl Menninger
Joseph Cross - Photo
Joseph Cross
Dr. Holt
Elya Baskin - Photo
Elya Baskin
Dr. Jokl
Michelle Thrush - Photo
Michelle Thrush
Gayle Picard
A Martinez - Photo
A Martinez
Bear Willie Claw
Lise Lacasse - Photo
Lise Lacasse
Miss Wharton
Linda Boston - Photo
Linda Boston
Head of Admissions
Barton Bund - Photo
Barton Bund
Radiologist

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