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Absence de malice - Image de fond
Absence de malice (1981) - Affiche
Langue originale
English
Titre original
Absence of Malice
Budget
12 000 000,00 $
Revenus
40 716 963,00 $
Classification
pg
Pays d’origine
US
Sociétés de production
Mirage EnterprisesColumbia Pictures
Audio
English, Español
Pays producteurs
Mots-clés

Absence de malice(film) : casting, distribution, bande annonce et critique

19/11/1981
•
pg
•
1heure 56min
6.6 / 10
“En Amérique, peut-on être coupable jusqu'à preuve de son innocence ?”

« Absence de malice » est réalisé par Sydney Pollack, cinéaste américain déjà connu pour « Jeremiah Johnson » (1972), « The Way We Were » (1973) ou encore « Three Days of the Condor » (1975), et s’inscrit dans une veine mêlant thriller et drame social. (Source : Wikipédia, 2003 ; Plans Américains, s.d.) Le scénario est signé Kurt Luedtke, ancien journaliste, auquel est parfois associé David Rayfiel comme scénariste non crédité, ce qui renforce le lien entre l’écriture du film et l’univers de la presse qu’il met en scène. (Source : DvdToile, 2008 ; RueDuCine, 2020) La photographie est assurée par Owen Roizman, directeur de la photographie réputé pour son travail sur « The French Connection » (1971) et « The Exorcist » (1973), tandis que la musique est composée par Dave Grusin, compositeur régulier du cinéma américain des années 1970-1980. (Source : Plans Américains, s.d.) La production est notamment prise en charge par Columbia Pictures et Mirage Enterprises, pour un film de **116** minutes classé comme drame, avec une dimension de thriller néo-noir centrée sur l’enquête et les institutions. (Source : Wikipédia, 2008 ; Wikipédia, 2003)

Le rôle principal masculin, Michael Gallagher, est interprété par Paul Newman, figure majeure du cinéma américain, dont la carrière s’étend de « The Hustler » (1961) à « The Verdict » (1982), et qui trouve ici un personnage pris entre héritage familial lié au crime organisé et volonté d’exister hors de ce cadre. (Source : Wikipédia, 2003 ; CinéDweller, 2022) Sally Field incarne Megan Carter, journaliste d’un quotidien de Miami, dont le travail, construit sur des sources institutionnelles, déclenche une chaîne d’événements qu’elle ne maîtrise pas entièrement. (Source : Wikipédia, 2003) Melinda Dillon joue Teresa Perrone, amie de Gallagher, personnage clé dont la situation personnelle et le passé médical deviennent un enjeu médiatique et judiciaire, tandis que Wilford Brimley, dans un rôle tardif mais remarqué, interprète un haut responsable du ministère de la Justice. (Source : Il était une fois le cinéma, 2010 ; CinéDweller, 2022) La distribution comprend également Bob Balaban, Don Hood et Josef Sommer, qui incarnent différents relais des pouvoirs médiatiques et fédéraux, contribuant à ancrer le récit dans un environnement institutionnel dense. (Source : RueDuCine, 2020 ; DvdToile, 2008)

Intrigue et thématiques principales

Le film s’ouvre sur une opération menée par les autorités fédérales à Miami : un procureur adjoint et un enquêteur du ministère de la Justice laissent volontairement à la vue d’une journaliste un dossier indiquant que Michael Gallagher, grossiste en alcools dont le père était lié à la pègre, est surveillé dans le cadre de la disparition d’un leader syndical, Joey Diaz. (Source : Wikipédia, 2008 ; DvdToile, 2008) Megan Carter, journaliste au quotidien local, publie alors un article mentionnant Gallagher comme objet d’une enquête officielle, ce qui, sans l’accuser formellement, installe dans l’opinion l’idée de sa culpabilité potentielle. (Source : Wikipédia, 2003) Gallagher, confronté aux conséquences économiques et sociales de cette publication, se rend au journal pour demander des comptes, mais se heurte au refus de Megan de révéler ses sources, au nom de la protection des informateurs et des usages professionnels. (Source : Wikipédia, 2003) Cette dynamique met en place un jeu de **pouvoir** entre justice, presse et individu, dans lequel chacun se réclame d’une forme de légitimité supérieure : l’intérêt public pour les uns, la nécessité de l’enquête pour les autres, le droit à la réputation pour le protagoniste.

Face à la pression, Gallagher cherche à démontrer son innocence : il dispose d’un alibi solide pour le jour de la disparition de Joey Diaz, le 25 mai 1980, mais cet alibi repose sur la présence de Teresa Perrone, amie proche qui a, ce jour-là, eu recours à un avortement dans une clinique de l’archidiocèse local. (Source : Wikipédia, 2008) Lorsque cette information finit par filtrer et que la presse s’en empare, Teresa voit sa vie privée exposée au grand jour, dans un contexte où la question de l’avortement demeure socialement et religieusement sensible, ce qui la conduit à se suicider. (Source : Wikipédia, 2008 ; CinéDweller, 2022) Le récit s’attache alors à montrer comment Gallagher, utilisant à son tour les logiques de fuite et de manipulation, met en place une riposte visant à mettre en lumière les responsabilités croisées des journalistes et des autorités. (Source : Wikipédia, 2003) Le film interroge ainsi les limites de la notion d’« absence de malice » en droit de la presse, c’est‑à‑dire la bonne foi journalistique supposée protéger certains écrits, en la confrontant aux effets concrets qu’une information partielle peut produire sur des existences individuelles. (Source : Wikipédia, 2003)

Contexte de production et ancrage historique

« Absence de malice » s’inscrit dans un climat cinématographique et politique américain marqué par les suites du Watergate et par l’influence de films tels que « All the President’s Men » (1976), souvent cité comme référence dans les analyses critiques du film de Pollack. (Source : Wikipédia, 2003) Plusieurs commentateurs ont souligné que le long métrage prolonge la réflexion sur les liens entre presse et pouvoir, mais en déplaçant le point de vue : le journaliste n’est plus seulement un contre‑pouvoir héroïque, mais aussi un acteur susceptible de reproduire des logiques de domination ou de précipitation. (Source : Time, 1981, cité par Wikipédia, 2003) Le scénario, écrit par un ancien journaliste, Kurt Luedtke, puise dans l’expérience des salles de rédaction pour structurer les scènes de conférence de presse, de relecture d’articles et de négociation avec les sources, tout en s’appuyant sur un cadre juridique inspiré de la jurisprudence américaine en matière de diffamation. (Source : Wikipédia, 2003) Le tournage se déroule dans un contexte où les technologies de l’information – ordinateurs de rédaction, systèmes d’archivage – commencent à transformer les méthodes de travail, ce que plusieurs analyses soulignent en évoquant la présence d’équipements typiques des années 1980 dans les scènes de rédaction. (Source : Il était une fois le cinéma, 2010)

La production, assurée notamment par Columbia Pictures, s’insère dans la trajectoire de Sydney Pollack, qui alterne à cette période films à dimension politique ou sociale et œuvres plus centrées sur la romance ou le drame intime. (Source : Wikipédia, 2003 ; Plans Américains, s.d.) « Absence de malice » apparaît ainsi entre « The Electric Horseman » (1979) et « Tootsie » (1982), deux films portés également par de fortes figures d’acteurs et par une attention aux rapports de pouvoir dans les milieux professionnels représentés. (Source : Wikipédia, 2003) La durée de 116 minutes laisse place à une construction narrative en plusieurs temps : installation du dispositif médiatique et judiciaire, montée des conséquences humaines, puis confrontation finale entre les différentes institutions impliquées. (Source : Wikipédia, 2008) Ce dernier mouvement, souvent remarqué pour l’intervention du personnage joué par Wilford Brimley, condense l’enjeu de responsabilité collective face à une affaire qui, de fait, ne repose sur aucune preuve directe contre le protagoniste initial. (Source : Il était une fois le cinéma, 2010)

Distribution, carrière des interprètes et filmographies choisies

La présence de Paul Newman au générique contribue à inscrire le film dans la continuité d’une carrière déjà marquée par plusieurs collaborations avec des cinéastes américains majeurs. (Source : Wikipédia, 2003) Avant « Absence de malice », Newman a notamment tourné dans « The Hustler » (Robert Rossen, 1961), « Cool Hand Luke » (Stuart Rosenberg, 1967), « Butch Cassidy and the Sundance Kid » (George Roy Hill, 1969) et « The Sting » (George Roy Hill, 1973), autant de titres qui ont construit son image d’anti‑héros aux prises avec des systèmes sociaux contraignants. (Source : Wikipédia, 2003) Dans le film de Pollack, il interprète un homme dont la réputation se trouve altérée par la seule mention de son nom dans une enquête, ce qui prolonge, sous une autre forme, les figures de marginaux ou de professionnels en porte‑à‑faux fréquentes dans sa filmographie. (Source : Wikipédia, 2003) Quelques années plus tard, Newman retrouvera le registre judiciaire et moral dans « The Verdict » de Sidney Lumet (1982), souvent rapproché de « Absence de malice » pour sa réflexion sur les institutions et la réparation. (Source : Wikipédia, 2003)

  • Paul Newman : « The Hustler » (1961), « Cool Hand Luke » (1967), « Butch Cassidy and the Sundance Kid » (1969), « The Sting » (1973), « The Verdict » (1982). (Source : Wikipédia, 2003)
  • Sally Field : avant « Absence de malice », elle s’est illustrée notamment dans « Norma Rae » (Martin Ritt, 1979), film centré sur le syndicalisme et les conditions de travail, et apparaîtra plus tard dans « Places in the Heart » (1984). (Source : Wikipédia, 2003)
  • Melinda Dillon : déjà remarquée pour « Close Encounters of the Third Kind » (Steven Spielberg, 1977), elle interprète dans « Absence de malice » un personnage dont le destin tragique constituera un élément majeur du récit. (Source : Wikipédia, 2003 ; CinéDweller, 2022)
  • Wilford Brimley : son intervention finale dans le film est souvent citée comme l’un des moments marquants de sa carrière au cinéma, avant des apparitions dans « The Natural » (1984) ou « The Firm » (1993). (Source : Il était une fois le cinéma, 2010 ; Wikipédia, 2003)
  • Sydney Pollack (réalisateur) : parmi ses autres longs métrages, « They Shoot Horses, Don’t They? » (1969), « Jeremiah Johnson » (1972), « Three Days of the Condor » (1975), « Tootsie » (1982), « Out of Africa » (1985). (Source : Wikipédia, 2003)

Sortie, box‑office et accueil critique

« Absence de malice » sort aux États‑Unis en décembre 1981, puis en France le 3 mars 1982, s’inscrivant dans la saison hivernale des sorties de films adultes à fort contenu dramatique. (Source : JPBox-Office, s.d. ; Wikipédia, 2008) Le film rencontre un succès commercial notable : il récolte environ 40,7 millions de dollars de recettes en Amérique du Nord pour un budget estimé à 12 millions de dollars, et totalise 40,7 millions de dollars au box‑office mondial, ce qui en fait une opération rentable pour le studio. (Source : IMDb, 2008 ; Wikipédia, 2003) En France, il attire 524 860 spectateurs en salles, confirmant l’intérêt du public pour les fictions américaines centrées sur le rôle des médias et de la justice. (Source : Wikipédia, 2008) Ces chiffres situent le film dans une catégorie intermédiaire : ni production de niche, ni blockbuster, mais œuvre de studio portée par des têtes d’affiche reconnues.

Sur le plan critique, « Absence de malice » reçoit majoritairement des avis positifs, plusieurs commentateurs saluant l’interprétation de Paul Newman et la prestation de Melinda Dillon, ainsi que la scène de confrontation finale menée par le personnage de Wilford Brimley. (Source : Wikipédia, 2003 ; CinéDweller, 2022) Le magazine Time, par la plume de Richard Schickel, rapproche le film de « All the President’s Men », tout en soulignant qu’il n’en invalide pas la portée : au contraire, il en prolonge certaines interrogations en mettant l’accent sur les conséquences humaines de pratiques journalistiques fondées sur des fuites d’informations officielles. (Source : Time, 1981, cité par Wikipédia, 2003) Des analyses ultérieures, comme celles publiées sur « Il était une fois le cinéma », insistent sur la manière dont le film évite de désigner un coupable unique, préférant montrer une chaîne de responsabilités partagées entre institutions et individus. (Source : Il était une fois le cinéma, 2010) D’autres critiques soulignent cependant un aspect démonstratif du propos, estimant que la volonté de dénoncer certaines dérives médiatiques peut paraître appuyée, tout en reconnaissant la solidité de la mise en scène. (Source : CinéDweller, 2022)

Distinctions et postérité

Le film obtient plusieurs nominations aux Oscars lors de la cérémonie de 1982 : Paul Newman est nommé dans la catégorie du meilleur acteur, Melinda Dillon dans celle de la meilleure actrice dans un second rôle, et Kurt Luedtke pour le meilleur scénario original (best screenplay – written directly for the screen). (Source : Wikipédia, 2003 ; Moviepedia, 2026) Si aucune de ces nominations ne se traduit par une statuette, elles contribuent à inscrire « Absence de malice » dans la production marquante de la saison et à souligner l’importance accordée par l’Académie à ses performances d’acteurs et à son écriture. (Source : Wikipédia, 2003) Melinda Dillon reçoit par ailleurs le prix de la meilleure actrice dans un second rôle de la Kansas City Film Critics Circle, ce qui confirme l’impact critique de son interprétation de Teresa Perrone. (Source : CinéDweller, 2022) Le film est également présenté dans des manifestations comme la Berlinale 1982, ce qui lui offre une visibilité supplémentaire sur la scène internationale. (Source : Wikipédia, 2008)

Avec le temps, « Absence de malice » est régulièrement cité dans les bilans consacrés aux représentations de la presse au cinéma, aux côtés de titres comme « Network » (1976), « All the President’s Men » (1976) ou, plus tard, « The Insider » (1999) et « Spotlight » (2015), même si son statut demeure moins emblématique que certaines de ces références. (Source : Il était une fois le cinéma, 2010 ; Wikipédia, 2003) Plusieurs analyses considèrent que le film anticipe des débats ultérieurs autour de la responsabilité juridique et morale des médias, notamment lorsqu’une information exacte sur le plan factuel peut produire des effets disproportionnés sur la vie d’individus identifiables. (Source : Il était une fois le cinéma, 2010) Dans la filmographie de Sydney Pollack, « Absence de malice » apparaît comme une étape charnière vers des œuvres ultérieures combinant enjeux professionnels et réflexion sur la représentation, comme « Tootsie », qui interroge le milieu de la télévision et du spectacle. (Source : Wikipédia, 2003) Enfin, le film garde une place singulière dans la carrière de Paul Newman, souvent cité parmi ses rôles marquants de la période précédant « The Verdict », pour la manière dont il incarne un personnage pris dans un système qui le dépasse mais qu’il apprend progressivement à retourner. (Source : Wikipédia, 2003)

Critique sur Absence de malice

6.6 / 10
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Où regarder en streaming Absence de malice

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Casting et distribution

Parmi les rôles crédités de Absence de malice figurent Megan Carter, interprété par Sally Field, Michael Colin Gallagher, interprété par Paul Newman et Elliott Rosen, interprété par Bob Balaban. Consultez les fiches des personnages, puis l'ensemble de la distribution et de l'équipe technique.

Sally Field - Photo
Sally Field
Megan Carter
Paul Newman - Photo
Paul Newman
Michael Colin Gallagher
Bob Balaban - Photo
Bob Balaban
Elliott Rosen
Melinda Dillon - Photo
Melinda Dillon
Teresa Perrone
Luther Adler - Photo
Luther Adler
Santos Malderone
Barry Primus - Photo
Barry Primus
Robert Waddell
Don Hood - Photo
Don Hood
James A. Quinn
Wilford Brimley - Photo
Wilford Brimley
James J. Wells
Arnie Ross
Eddie Frost
Barbara Keegan - Photo
Barbara Keegan
News Staff
Barry Hober
News Staff
Shelley Spurlock
Sarah Wylie

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