Le Tigre du Bengale, sorti en 1938, relate les péripéties d'une maharani fuyant la domination de son époux princier indien au cœur d'une jungle exotique. Ce film d'aventure, version française d'une production germano-française, dépeint un univers de passions contrariées et de poursuites implacables. Première partie d'un diptyque complété par Le Tombeau hindou, il s'inspire d'une nouvelle de Thea von Harbou.(Source : Wikipédia, 2025 ; IMDb, 2025)
Fiche technique
Le film, réalisé par Richard Eichberg, repose sur un scénario qu'il a coécrit avec Hans Klaehr, adapté d'une nouvelle de Thea von Harbou. La photographie distingue les intérieurs confiés à Ewald Daub des extérieurs tournés en Inde par W. Meyer-Bergelt, Hans Schneeberger et H. O. Schulze. Harald Böhmelt signe la musique, tandis que Willy Zeyn assure le montage ; la durée s'établit à 96 minutes pour la version originale allemande, 84 minutes pour la française.(Source : Wikipédia, 2025)
Produit par Richard Eichberg-Film GmbH, ce long métrage sort le 9 mars 1938 en France, pays d'origine partagé avec l'Allemagne. Les dialogues français sont de Jean Bommart. Il s'agit d'une version linguistique alternative de Der Tiger von Eschnapur, tournée en parallèle pour les marchés francophones.(Source : IMDb, 2025)
Les tournages en Inde confèrent au récit une authenticité visuelle, avec des séquences dans la jungle et des décors princiers. Cette approche exotique reflète les ambitions de l'industrie cinématographique allemande de l'époque pour les films d'aventure orientalisants. Par ailleurs, le diptyque s'inscrit dans une tradition narrative inspirée des romans populaires sur l'Inde coloniale.(Source : Wikipédia, 2025)
Distribution
La version française réunit Alice Field dans le rôle de Sitha, la maharanée, et Max Michel en prince Chandra, le maharadjah d'Eschnapur. Roger Karl incarne le prince Ramigani, Pola Illéry joue Myrrha, tandis que Pierre Etchepare est le docteur Johnson. Marc Valbel interprète Sacha Gregorieff, André Burgère et Harry Frank les frères Borodine.(Source : Wikipédia, 2025 ; IMDb, 2025)
Parmi les autres acteurs figurent Roger Duchesne en Pierre Morin, Claude May en Irène Sorbier, ainsi que Gaby Basset, Kitty Jantzen, Daniel Mendaille et Guy Sloux. Ces interprètes, souvent issus du cinéma français des années 1930, apportent une présence familière au récit. La distribution reflète les pratiques de doublage et de versions multilingues courantes à l'époque.(Source : Wikipédia, 2025)
- Alice Field : Sitha, la Maharanee
- Max Michel : Le prince Chandra
- Roger Karl : Le prince Ramigani
- Pola Illéry : Myrrha
- Marc Valbel : Sacha Gregorieff
- Harry Frank : Michel Borodine
En comparaison, la version allemande met en vedette Philip Dorn comme maharaja, La Jana en maharani et Gustav Diessl en aventurier Sascha Demidoff. Cette dualité linguistique souligne l'effort d'adaptation pour différents publics européens. Quelques acteurs comme Kitty Jantzen et Harry Frank apparaissent dans les deux versions.(Source : Wikipédia, 2025)
Synopsis détaillé
Dans la jungle indienne, les aventuriers Sascha Demidoff et les frères Fjedor et Mischa Borodin manquent d'argent pour regagner l'Europe. Une querelle éclate lorsque les frères projettent d'attaquer Sitha, ancienne amante de Demidoff devenue maharani fortunée ; Mischa y trouve la mort, abattu par Sascha. Blessé lors d'une chasse au tigre, ce dernier est recueilli par le maharaja Chandra d'Eschnapur, se faisant passer pour un comte russe.(Source : Wikipédia, 2025)
Le prince Ramigani, cousin ambitieux du maharaja, suspecte l'imposture. Parallèlement, l'architecte Emil Sperling tente vainement de soumettre ses plans de barrage au palais. Lors d'un festival, Sascha et Sitha se reconnaissent ; les frères Borodin surgissent, accusant l'aventurier de vol, ce qui dégénère en bagarre.(Source : Wikipédia, 2025)
Sascha persuade Sitha de fuir avec lui via la servante Myrrha. Le maharaja et Ramigani les traquent jusqu'à Berlin, où l'architecte Fürbringer et sa fiancée Irene Traven lorgnent le contrat du barrage. Sitha danse au Palais d'Hiver ; capturée, elle échappe in extremis lors d'un incendie allumé par Sascha, tandis que Chandra sauve Irene des flammes.(Source : Wikipédia, 2025)
Contexte de production
Richard Eichberg, réalisateur prolifique du muet à la synchronisation sonore, adapte ici une histoire déjà portée à l'écran en 1921 par Joe May sous le titre Le Tombeau hindou, avec Mia May en tête d'affiche. Ce diptyque de 1938 reprend l'intrigue exotique d'une nouvelle de Thea von Harbou, scénariste de Fritz Lang. Les extérieurs indiens marquent une prouesse logistique pour l'époque, contrastant avec les studios berlinois.(Source : Wikipédia, 2025)
Produit sous le régime nazi, le film bénéficie d'un budget ambitieux, avec tournages réels incluant chasses au tigre et parades éléphantines. Il s'inscrit dans la vague des films orientaux allemands, populaires auprès du public d'avant-guerre. Eichberg, exilé plus tard en Angleterre, signe là un succès commercial noté dans les chroniques de l'industrie.(Source : IMDb, 2025)
Quelques années plus tard, Fritz Lang revisitera l'histoire en 1959 avec Debra Paget, confirmant la pérennité du récit. La version 1938 se distingue par son casting international et ses versions bilingues. Ce contexte historique éclaire les thèmes de pouvoir princier et d'évasion amoureuse, récurrents dans le genre.(Source : Wikipédia, 2025)
Réception et héritage
Sur IMDb, Le Tigre du Bengale obtient une note de 6,2/10 basée sur 28 votes, saluant son exotisme et ses séquences d'action. Les critiques soulignent les décors somptueux et les danses de La Jana dans la version allemande, malgré un scénario convenu. Un commentaire évoque un "classique trash" relevé par des tournages en Inde, comme les crocodiles et éléphants.(Source : IMDb, 2025)
Le film connaît un succès en Allemagne nazie, l'un des plus ambitieux de l'industrie alors. Il préfigure les adaptations ultérieures, influençant le cinéma d'aventure exotique. En France, sa sortie en 1938 coïncide avec une période de production franco-allemande accrue avant la guerre.(Source : IMDb, 2025)
Aucune distinction officielle n'est recensée dans les bases consultées. L'œuvre reste une curiosité du cinéma des années 1930, redécouverte via des critiques rétrospectives. Son héritage réside dans la visualisation d'un Orient fantasmé, typique de l'esthétique germanique pré-guerre.(Source : Wikipédia, 2025)
Critique sur Le Tigre du Bengale
Casting et distribution
Découvrez la distribution et l'équipe technique de Le Tigre du Bengale, ainsi que les talents devant et derrière la caméra qui ont donné vie à ce film.












