« Le lion sort ses griffes » est produit par David Merrick Productions et Paramount Pictures, dans un cadre de coproduction entre le Royaume-Uni et les États-Unis, et distribué notamment par Paramount Pictures et Cinema International Corporation. Le projet prend forme à partir du roman « Touch the Lion’s Paw » de l’écrivain et journaliste britannique Derek Lambert, publié en 1975, que le producteur David Merrick souhaite adapter au cinéma. Selon un article cité par la filmographie de Don Siegel, Merrick sollicite à la fin des années 1970 le scénariste Larry Gelbart, tandis que Blake Edwards est initialement envisagé à la réalisation, déjà avec Burt Reynolds pressenti pour le rôle principal. Le tournage connaît un développement compliqué, marqué par des tensions créatives et des changements de direction, ce qui conduit à l’intervention non créditée de Peter Hunt aux côtés de Don Siegel. Ce contexte se reflète dans plusieurs sources critiques qui évoquent un film au développement chaotique, avec notamment des fins multiples tournées avant la stabilisation de la version définitive distribuée en salles. (Source : Wikipédia, 2013 ; Cinémathèque française, 2020)
Fiche technique et caractéristiques formelles
Le long métrage est crédité officiellement à Don Siegel pour la réalisation, avec une participation non créditée de Peter Hunt, ancien monteur de la série des James Bond et réalisateur de « Au service secret de Sa Majesté ». Le scénario est signé Francis Burns et Anthony Shaffer, ce dernier étant notamment connu pour « Sleuth » et pour ses collaborations au cinéma britannique, à partir du roman de Derek Lambert. Le film est tourné en couleur, au format 35 mm, dans un ratio d’image 1,85:1 en Panavision, avec un mixage sonore en mono, s’inscrivant dans les standards de production de Paramount Pictures à la fin des années 1970. Classé dans le genre de la comédie policière, le film affiche une durée d’environ 112 minutes, selon les bases de données de référence. Il est tourné en langue anglaise, dans un cadre essentiellement britannique, même si la distribution et la promotion sont pensées pour le marché international, avec un titre original en anglais, « Rough Cut ». (Source : Wikipédia, 2013 ; Cinémathèque française, 2020 ; IMDb, s.d.)
Intrigue et thématiques
L’intrigue s’articule autour de Jack Rhodes, voleur de bijoux de renommée internationale, dont les opérations attirent l’attention de la presse et des autorités, et de l’inspecteur Cyril Willis, policier de Scotland Yard sur le point de prendre sa retraite. Pour marquer la fin de sa carrière par un coup d’éclat, Willis décide de tendre un piège à Rhodes en utilisant Gillian Bromley, jeune femme issue d’un milieu privilégié et kleptomane, qu’il recrute pour infiltrer l’entourage du cambrioleur. La relation entre Rhodes et Bromley se construit sur une série de face-à-face et de manipulations réciproques, tandis que le film multiplie les retournements autour d’un vol de diamants et de faux-semblants. La comédie naît de la confrontation des temperaments – le flegme britannique de certains personnages, l’assurance plus démonstrative de Rhodes, le pragmatisme de Willis – dans un cadre de film de casse assumé. Le récit joue avec les codes du film policier classique et du film romantique, en reprenant notamment des motifs hérités de « La Main au collet » d’Alfred Hitchcock, comme le jeu du chat et de la souris entre un voleur charismatique et une héroïne ambiguë. (Source : Wikipédia, 2013 ; Cinémathèque française, 2020 ; AlloCiné, s.d.)
Distribution artistique
Burt Reynolds incarne Jack Rhodes, personnage central du récit, voleur de bijoux au charme ostentatoire, rôle qui prolonge sa présence régulière dans les comédies d’action américaines de la fin des années 1970. Face à lui, Lesley-Anne Down interprète Gillian Bromley, figure de kleptomane utilisée comme appât par la police, dont le personnage occupe une place pivot entre le milieu criminel et les institutions. David Niven prête ses traits à Cyril Willis, inspecteur proche de la retraite, dont l’objectif est d’obtenir une reconnaissance tardive à travers la capture de Rhodes. Plusieurs seconds rôles viennent compléter la distribution, même si les bases de données consultées ne détaillent pas de manière exhaustive l’ensemble des personnages dans les extraits disponibles. La présence conjointe d’un acteur hollywoodien comme Reynolds et de comédiens britanniques tels que Niven et Down contribue à ancrer le film dans une logique de coproduction transatlantique, notamment en termes de casting et de tonalité. (Source : Wikipédia, 2013 ; IMDb, s.d. ; AlloCiné, s.d.)
- Burt Reynolds : Jack Rhodes (Source : Wikipédia, 2013)
- Lesley-Anne Down : Gillian Bromley (Source : Wikipédia, 2013)
- David Niven : Cyril Willis (Source : Wikipédia, 2013)
Place dans la carrière de Don Siegel
« Le lion sort ses griffes » intervient dans la dernière phase de la carrière de Don Siegel, cinéaste américain associé à des films policiers et d’action comme « Dirty Harry » et « Les Proies ». À la fin des années 1970, Siegel alterne projets personnels et commandes de studios, dans un contexte où le cinéma de genre évolue vers des formes plus spectaculaires. Ce film de casse teinté de comédie sentimentale est décrit par la Cinémathèque française comme une œuvre où le réalisateur « prend le virage des années 80 » en combinant intrigue criminelle et romance. L’association de Siegel avec un acteur populaire comme Burt Reynolds s’inscrit dans une tendance à l’époque, visant à marier la grammaire du film noir ou du polar avec des codes plus légers. Le caractère chaotique du tournage, mentionné par certaines sources spécialisées, témoigne toutefois de tensions qui accompagnent cette transition, à un moment où le réalisateur se rapproche de la fin de son activité cinématographique. (Source : Cinémathèque française, 2020 ; Wikipédia, 2013)
Réception critique et postérité
À sa sortie, « Le lion sort ses griffes » reçoit un accueil critique qualifié de mitigé par la Cinémathèque française, qui évoque cependant un « charme sympathique » malgré les limites perçues du film. La critique souligne la dimension de pastiche ou d’hommage à certains classiques du film criminel romantique, notamment par le jeu du « gendarme et du voleur » entre les personnages principaux. Des commentaires rétrospectifs insistent sur l’efficacité de certaines scènes d’action, tout en relevant une structure narrative parfois hésitante, en partie attribuée aux différentes fins tournées durant la production. Dans les bases de données contemporaines, le film demeure présent mais n’occupe pas une place centrale dans la filmographie de Don Siegel, étant souvent cité comme une curiosité ou un titre secondaire par rapport à ses œuvres majeures. Sa diffusion en vidéo et en éditions Blu-ray au cours des années 2000 et 2010 contribue néanmoins à maintenir sa visibilité auprès d’un public intéressé par les comédies policières anglo-américaines de cette période. (Source : Cinémathèque française, 2020 ; AlloCiné, s.d. ; Fnac, 2021)
Diffusion, éditions et circulation
Le film connaît une exploitation en salles au début des années 1980, avec des dates de sortie qui varient selon les pays, les sources mentionnant une sortie en 1980 dans les territoires anglo-saxons et une diffusion ultérieure sur d’autres marchés européens. Les bases de données publiques consultées ne détaillent pas toutes précisément la chronologie de cette exploitation, mais indiquent la présence du film dans les catalogues de distribution internationale de Paramount et de Cinema International Corporation. En France, « Le lion sort ses griffes » bénéficie de rediffusions télévisées et d’éditions vidéo, notamment en DVD puis en Blu-ray, ce qui permet de le replacer dans l’offre de catalogue des comédies policières. Des enseignes comme la Fnac référencent par exemple une édition Blu-ray mettant en avant le pitch centré sur l’inspecteur Willis, la kleptomane Gillian Bromley et le voleur Jack Rhodes. La circulation du film sur support physique favorise une redécouverte par un public cinéphile intéressé par la filmographie de Don Siegel, de Burt Reynolds ou de David Niven. (Source : Wikipédia, 2013 ; Fnac, 2021 ; AlloCiné, s.d.)
Critique sur Le lion sort ses griffes
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Casting et distribution
Parmi les rôles crédités de Le lion sort ses griffes figurent Jack Rhodes, interprété par Burt Reynolds, Gillian Bromley, interprété par Lesley-Anne Down et Chief Insp. Cyril Willis, interprété par David Niven. Consultez les fiches des personnages, puis l'ensemble de la distribution et de l'équipe technique.


















