Présenté en salles en décembre 1993, « Smoking / No Smoking » réunit deux films d’Alain Resnais autour d’un même point de départ, une cigarette trouvée dans un jardin du Yorkshire. Le dispositif adapte « Intimate Exchanges » d’Alan Ayckbourn, avec Agnès Jaoui et Jean-Pierre Bacri au scénario, puis confie à Sabine Azéma et Pierre Arditi l’essentiel des métamorphoses de ce jeu de bifurcations. (Source : Wikipedia, 1993)
« Smoking / No Smoking » d’Alain Resnais : un diptyque avec Sabine Azéma et Pierre Arditi
Le film sort en France le quinze décembre mille neuf cent quatre-vingt-treize et circule aussi comme un ensemble de deux longs-métrages exploités séparément en salles. Produit par Arena Films, Caméra One, France deux Cinéma et Canal+ côté français, il associe aussi Alia Films, Cecchi Gori Group Tiger Cinematografica et Vega Film AG. La photographie de Renato Berta, la musique de John Pattison et les décors de Jacques Saulnier cadrent un projet où le théâtre demeure perceptible dans chaque cadre. (Source : Wikipedia, 1993)
Le principe narratif repose sur une décision minuscule, fumer ou non, puis sur l’explosion de trajectoires contradictoires. Célia Teasdale, Toby, Miles, Lionel, Sylvie et Rowena passent d’une version à l’autre sans qu’aucun visage nouveau n’entre en scène, hormis Peter Hudson en narrateur. Sabine Azéma et Pierre Arditi endossent cinq figures féminines et quatre masculines, ce qui transforme le casting en mécanique de permutations plutôt qu’en galerie psychologique classique. (Source : Wikipedia, 1993)
- Réalisation : Alain Resnais
- Scénario et dialogues : Agnès Jaoui et Jean-Pierre Bacri, d’après Alan Ayckbourn
- Musique : John Pattison
- Photographie : Renato Berta
- Décors : Jacques Saulnier
- Montage : Albert Jurgenson
- Distribution : Sabine Azéma, Pierre Arditi, Peter Hudson
- Pays de production : France, Italie, Suisse
- Durée : cent quarante minutes et cent quarante-cinq minutes selon la version
« Smoking / No Smoking » : le hasard, le théâtre et les variantes du destin
Le jardin des Teasdale sert de point de départ, avec une échelle à aller chercher et un paquet de cigarettes posé là. À partir de cette scène, Resnais ouvre une suite de chemins où l’histoire bascule selon des gestes ordinaires, des désirs contrariés, des renoncements ou des emballements. Les décors extérieurs sont tournés en studio, dans une stylisation qui garde visible l’origine scénique du matériau tout en déplaçant le jeu vers le cinéma. (Source : Wikipedia, 1993)
La construction procède par embranchements successifs, depuis la visite du jardinier jusqu’aux existences redessinées cinq ans plus tard. Toby sombre ou se rétablit, Célia quitte ou reste, Miles se déplace entre fidélité et déroute, Sylvie choisit l’ascension sociale ou l’autonomie, Rowena renverse les rôles du désir. Chaque bifurcation réduit la vie à une hypothèse, puis relance les mêmes corps dans un ordre différent, sans décor réaliste pour rassurer le regard. (Source : Wikipedia, 1993)
Alain Philippon écrivait dans les Cahiers du cinéma que l’ensemble constitue la quintessence du cinéma d’Alain Resnais, en insistant sur l’expérience du spectateur et sur la croyance du cinéaste dans le cinéma. Le prix Louis-Delluc en mille neuf cent quatre-vingt-treize, puis le César du meilleur film en mille neuf cent quatre-vingt-quatorze, ont inscrit le diptyque dans la saison des récompenses. Le film reçoit aussi le César du meilleur réalisateur, le César du meilleur scénario original ou adaptation et le César du meilleur acteur pour Pierre Arditi. (Source : Cahiers du cinéma, 1993 ; Wikipedia, 1993)
- Prix Louis-Delluc : mille neuf cent quatre-vingt-treize
- César du meilleur film : mille neuf cent quatre-vingt-quatorze
- César du meilleur réalisateur : Alain Resnais, mille neuf cent quatre-vingt-quatre
- César du meilleur scénario original ou adaptation : Agnès Jaoui et Jean-Pierre Bacri, mille neuf cent quatre-vingt-quatre
- César du meilleur acteur : Pierre Arditi, mille neuf cent quatre-vingt-quatre
- Ours d’argent pour une exceptionnelle réussite individuelle : Alain Resnais, Berlinale mille neuf cent quatre-vingt-quatorze
« Smoking / No Smoking » de Resnais : réception critique, prix et architecture du récit
La réception critique française a vite repéré l’objet singulier que formaient ces deux films. Le texte d’Alain Philippon dans les Cahiers du cinéma parle d’un voyage et d’une projection qui laisse « ému et heureux », ce qui situe la réception du côté de l’expérience de spectateur plutôt que de l’analyse de simple intrigue. La Berlinale de mille neuf cent quatre-vingt-quatorze inscrit aussi Alain Resnais dans la compétition internationale avec une sélection officielle et un Ours d’argent pour une exceptionnelle réussite individuelle. (Source : Cahiers du cinéma, 1993 ; Wikipedia, 1993)
Le dispositif reste d’une clarté redoutable: un même départ, plusieurs devenirs, et des personnages secondaires réduits à des présences évoquées, entendues, jamais montrées. Cette économie de moyens met en avant les accessoires, le maquillage et les costumes comme des marqueurs de bascule, plutôt que comme de simples ornements. Le film puise sa force dans cette répétition altérée, où chaque variante fait sentir la fragilité du récit social, familial et amoureux sans jamais quitter le registre de la comédie. (Source : Wikipedia, 1993)
- Accueil critique : Cahiers du cinéma, Alain Philippon, décembre mille neuf cent quatre-vingt-treize
- Prix Louis-Delluc : mille neuf cent quatre-vingt-treize
- César du meilleur film : mille neuf cent quatre-vingt-quatorze
- Berlinale : Ours d’argent pour une exceptionnelle réussite individuelle, mille neuf cent quatre-vingt-quatorze
Critique sur No Smoking
Casting et distribution
Parmi les rôles crédités de No Smoking figurent Cow / Chicken / The Devil (voice), interprété par Charlie Adler, Dad (voice), interprété par Dee Bradley Baker et Cereberus (voice), interprété par Jess Harnell. Consultez les fiches des personnages, puis l'ensemble de la distribution et de l'équipe technique.





