“Emile l'africain”
« Émile l’Africain » est une comédie française réalisée par Robert Vernay, tournée en 1947 et sortie sur les écrans français en 1948, avec Fernandel dans le rôle principal d’un accessoiriste de studio confronté au retour de son passé familial (Source : Wikipédia, 2006 ; UniFrance, 2017). Le film suit Émile Boulard, modeste technicien de cinéma, dont l’existence routinière est perturbée par la réapparition de son ex‑femme et de la fille qu’elle avait emmenée vingt ans plus tôt, à l’occasion d’un projet de mariage (Source : AlloCiné, s.d. ; UniFrance, 2017). Pour éviter que le futur gendre ne subisse la même domination conjugale que lui, Émile imagine une machination burlesque autour d’une fausse affaire de gangsters, destinée à éprouver le jeune homme et à bousculer les rapports de force au sein du couple (Source : AlloCiné, s.d. ; UniFrance, 2017). Cette intrigue, construite sur les quiproquos et le jeu avec les conventions du film de studio, débouche sur une réconciliation durable entre Émile et Suzanne, dans un dénouement qui privilégie la restauration des liens familiaux (Source : Wikipédia, 2006 ; UniFrance, 2017).
Contexte de production et genèse
« Émile l’Africain » est produit par Latino Consortium Cinéma, dans un contexte de forte activité des studios français de l’après-guerre, marqué par la reconstitution de l’industrie cinématographique et la popularité des comédies portées par des vedettes reconnues (Source : Wikipédia, 2006 ; UniFrance, 2017). La réalisation est confiée à Robert Vernay, cinéaste actif dans les années 1940, qui signe ici une œuvre de fiction tournée en noir et blanc au format 35 mm, dans un cadre d’image 1,37:1 et avec un mixage sonore mono, conforme aux standards techniques de l’époque (Source : Wikipédia, 2006 ; UniFrance, 2017). Le film est achevé en 1947, avant d’obtenir un visa d’exploitation délivré le 28 janvier 1948 sous le numéro 6630, ce qui permet sa sortie en salles en France le 19 mai 1948, dans un circuit de distribution qui s’appuie sur le réseau national de l’exploitation commerciale (Source : UniFrance, 2017). D’une durée de 1 h 25, l’œuvre s’inscrit dans la catégorie du long métrage de comédie, avec un financement et une origine entièrement français, ce que confirme sa nationalité à 100% France dans les bases de données professionnelles (Source : UniFrance, 2017). Le projet s’appuie sur un scénario de Paul Nivoix, qui adapte une pièce de théâtre française, inscrivant le film dans une tradition d’adaptations scéniques fréquente au sein de la production hexagonale de la période (Source : Wikipédia, 2006). En parallèle, la musique originale est confiée au compositeur Joe Hajos, qui signe notamment la chanson « Émile, qu’est-ce que tu fais ? », tandis que Marcel Dubel contribue également à l’univers musical de l’œuvre (Source : Wikipédia, 2006).
Intrigue et thématiques
Le récit s’articule autour d’Émile Boulard, accessoiriste travaillant dans un studio de cinéma, dont la vie personnelle demeure marquée par l’abandon ancien de son épouse Suzanne, partie avec leur fille Martine alors encore enfant (Source : Wikipédia, 2006 ; UniFrance, 2017). Lorsque Martine, devenue adulte, souhaite épouser Daniel, elle doit obtenir le consentement de son père, ce qui provoque les retrouvailles entre Émile et Suzanne après deux décennies de séparation familiale (Source : AlloCiné, s.d. ; UniFrance, 2017). Émile perçoit chez le futur gendre le risque d’une soumission conjugale comparable à celle qu’il estime avoir lui‑même subie, ce qui l’amène à concevoir un scénario de faux gangsters destiné à tester le caractère de Daniel et à renverser la dynamique de pouvoir au sein du futur couple (Source : AlloCiné, s.d. ; UniFrance, 2017). Cette machination repose sur l’organisation de situations périlleuses préparées de toutes pièces, qui engendrent une série de quiproquos et de malentendus nourrissant le registre comique tout en révélant les tempéraments des personnages (Source : AlloCiné, s.d. ; Wikipédia, 2006). L’intervention d’un véritable truand, qui vient perturber le dispositif imaginé par Émile, introduit un décalage entre la fiction orchestrée par le héros et le danger plus concret, sans pour autant faire basculer le film hors de la comédie, le récit s’orientant vers la réussite du plan et la reconquête de Suzanne (Source : UniFrance, 2017). En définitive, l’intrigue combine observation des rapports conjugaux, regard sur la paternité et mise en abyme des artifices du cinéma, le métier d’accessoiriste d’Émile occupant une place centrale dans la manière dont il manipule le réel à partir des codes de la mise en scène (Source : Wikipédia, 2006 ; UniFrance, 2017).
Fiche artistique et technique
La distribution est dominée par Fernandel, qui interprète le rôle d’Émile Boulard, accessoiriste de studio, confirmant sa position d’acteur populaire de l’après-guerre au sein du cinéma comique français (Source : Wikipédia, 2006 ; AlloCiné, 2001). Il est entouré notamment de Noëlle Norman, Jacqueline Dor, Félix Oudart et Bernard Lajarrige, qui participent à la dynamique de troupe caractéristique de nombreuses comédies françaises de la période (Source : UniFrance, 2017 ; Wikipédia, 2006). Le générique inclut également Alexandre Rignault, crédité dans les filmographies comme interprète de Ladislas Stany en 1947, ainsi que Madeleine Lambert, Roland Armontel, Jean Hébey, Henri Coutet, André Marnay, Janine Viénot, Georges Sellier, Pierre Labry, Jean Sylvain, Albert Broquin, Émile Riandreys, Marcel Méral et Palmyre Levasseur, dont la présence témoigne d’un large ensemble de seconds rôles (Source : Wikipédia, 2006 ; AlloCiné, 2001 ; AlloCiné, s.d.). Sur le plan technique, la direction de la photographie et le montage sont assurés notamment par Marthe Poncin, tandis que la scripte Suzanne Durrenberger accompagne le suivi de tournage, dans un dispositif de fabrication typique des productions françaises de studios à la fin des années 1940 (Source : Wikipédia, 2006). La production est menée par Hubert d’Achon au sein de Latino Consortium Cinéma, qui assume la fabrication du film dans un format noir et blanc en 35 mm, avec un cadrage académique 1,37:1, afin de répondre aux contraintes et formats de projection de l’époque (Source : Wikipédia, 2006 ; UniFrance, 2017). Le film, classé dans le genre **comédie**, est identifié par les bases de données spécialisées comme une œuvre de fiction en prise de vues réelles, entièrement tournée en langue française, avec un statut de film sorti et exploité commercialement en France (Source : UniFrance, 2017 ; Wikipédia, 2006).
Place dans la carrière de Fernandel et de Robert Vernay
Dans la filmographie de Fernandel, « Émile l’Africain » s’inscrit dans une période particulièrement active, au cours de laquelle l’acteur enchaîne plusieurs comédies, parmi lesquelles « Les Gueux au paradis » ou « Cœur de coq », tournés au milieu des années 1940 (Source : AlloCiné, 2001). Cette même année de production, Fernandel apparaît dans « L’Armoire volante », confirmant un emploi comique fondé sur un personnage souvent modeste, parfois dépassé par les événements, que les scénarios placent au centre d’intrigues fondées sur les malentendus et les retournements de situation (Source : AlloCiné, 2001). « Émile l’Africain » permet ainsi de prolonger ce registre en l’associant au milieu du studio de cinéma et à un contexte familial, ce qui offre une variation sur les figures habituelles du comédien tout en exploitant sa capacité à incarner des personnages ordinaires confrontés à des situations extraordinaires (Source : Wikipédia, 2006 ; AlloCiné, 2001). Pour Robert Vernay, le film s’ajoute à une œuvre marquée par des adaptations littéraires et théâtrales, caractéristique d’un pan important du cinéma français des années 1940, qui valorise les textes préexistants et les dialogues structurés (Source : Wikipédia, 2006). L’adaptation d’une pièce de théâtre française place « Émile l’Africain » dans cette continuité, en proposant une comédie de caractères et de situations qui exploite les possibilités comiques du langage et des confrontations entre personnages (Source : Wikipédia, 2006). Cette insertion dans les parcours respectifs du réalisateur et de son interprète principal contribue à expliquer la présence du film dans les bases de données spécialisées et les filmographies consacrées au cinéma français de l’après-guerre (Source : UniFrance, 2017 ; AlloCiné, 2001).
Réception, diffusion et postérité
Les bases de données professionnelles et encyclopédiques identifient « Émile l’Africain » comme un film français en noir et blanc, sorti en 1948, et le référencent dans les catégories consacrées à la comédie française des années 1940, sans toutefois détailler systématiquement ses chiffres d’exploitation ou de fréquentation (Source : Wikipédia, 2006 ; UniFrance, 2017). AlloCiné classe l’œuvre parmi les comédies de l’année 1947 en termes de production, mentionnant le film dans ses sélections consacrées aux meilleurs films de comédie de la période, ce qui atteste une visibilité durable dans les panoramas rétrospectifs proposés aux spectateurs contemporains (Source : AlloCiné, s.d.). Par ailleurs, la présence du film dans le catalogue d’UniFrance, organisme chargé de la promotion du cinéma français à l’international, signale une attention portée à sa circulation, au moins sous forme de référence, auprès des professionnels et des institutions étrangères (Source : UniFrance, 2017). La fiche technique fournie par cet organisme, qui recense la durée, le genre, la date de sortie, les formats et la liste des interprètes, participe à l’inscription du film dans un patrimoine cinématographique documenté, accessible aux chercheurs comme aux programmateurs (Source : UniFrance, 2017). Bien que les sources consultables en ligne ne détaillent pas l’accueil critique contemporain de 1948, la conservation de notices dédiées au film dans des bases telles que Wikipédia, AlloCiné et UniFrance témoigne de sa persistance dans la mémoire référentielle du cinéma français d’après-guerre (Source : Wikipédia, 2006 ; AlloCiné, s.d. ; UniFrance, 2017). Enfin, son classement dans les portails thématiques « cinéma français », « humour » et « années 1940 » souligne la place qu’il occupe dans la cartographie des comédies de cette décennie, aux côtés d’autres titres portés par des acteurs de premier plan de la scène populaire (Source : Wikipédia, 2006).
Critique sur Émile l'africain
Casting et distribution
Parmi les rôles crédités de Émile l'africain figurent Emile Boulard, interprété par Fernandel, Ladislas Stany, interprété par Alexandre Rignault et Suzanne Boulard, interprété par Noëlle Norman. Consultez les fiches des personnages, puis l'ensemble de la distribution et de l'équipe technique.











