“Ils sont quelque chose de plus que des amants qui sont sur le point de devenir quelque chose de moins qu'humain.”
La Féline est un film américain réalisé par Paul Schrader, cinéaste également connu comme scénariste de Taxi Driver et Raging Bull, et produit par RKO Pictures, qui avait déjà porté à l’écran le film original de 1942 réalisé par Jacques Tourneur. (Source : Wikipédia, 2007 ; Wikipedia, 2004) Le long métrage, tourné en langue anglaise, s’inscrit dans le registre du fantastique et de l’horreur surnaturelle, souvent décrit comme un thriller érotique en raison de la place centrale accordée au désir, à la nudité et à la violence graphique. (Source : Wikipédia, consulté 2026 ; Il était une fois le cinéma, 2018) La musique est signée Giorgio Moroder, figure importante de la musique électronique et de la pop des années 1970-1980, qui compose une partition synthétique marquée par un thème principal repris dans la chanson « Cat People (Putting Out Fire) » popularisée par David Bowie. (Source : Wikipédia, consulté 2026 ; Wikipedia, consulté 2026) )
Le film réunit au premier plan Nastassja Kinski dans le rôle d’Irena Gallier, Malcolm McDowell dans celui de son frère Paul, John Heard en Oliver Yates, zoologiste du zoo de La Nouvelle-Orléans, et Annette O’Toole en Alice, collègue et proche d’Oliver. (Source : Wikipédia, 2007 ; Wikipedia, 2004) La distribution secondaire comprend également des personnages liés au zoo, à l’univers religieux autour de Paul et aux autorités locales, qui structurent l’ancrage réaliste du récit dans la ville de La Nouvelle-Orléans. (Source : Wikipedia, consulté 2026) D’une durée d’environ 1 h 58, le film est exploité en salles au début des années 1980, dans un paysage cinématographique américain où le fantastique et l’horreur connaissent une forte visibilité, ce contexte de genre influençant sa réception critique et commerciale. (Source : Critique-Film, 2018 ; SensCritique, consulté 2026)
Positionnement narratif et thématique
Le scénario de La Féline reprend le principe général du film de 1942 – une jeune femme liée à une malédiction qui la transformerait en panthère lorsque sa sexualité s’éveille – mais le transpose dans un cadre contemporain, en insistant sur l’hérédité et la dimension de lignée de « cat people ». (Source : Wikipedia, consulté 2026) Irena, élevée en famille d’accueil après la mort de ses parents, rejoint Paul, qui a passé son enfance dans des institutions psychiatriques, ce qui installe d’emblée une fracture biographique et psychologique entre les deux personnages. (Source : Wikipedia, consulté 2026) La Nouvelle-Orléans, avec sa topographie particulière, ses marais et son imaginaire religieux et créole, devient le cadre privilégié où se croisent les motifs de la ferveur religieuse, de la sexualité et de la violence prédatrice. (Source : Wikipedia, consulté 2026 ; Il était une fois le cinéma, 2018)
Au cœur de la dramaturgie, Paul révèle à Irena que les membres de leur famille ne peuvent s’accoupler qu’entre eux sous peine de se transformer en panthère, et qu’ils ne peuvent retrouver forme humaine qu’en tuant un être humain, donnant au film une structure où l’inceste n’est plus un simple sous-texte mais un élément explicite de l’intrigue. (Source : Wikipédia, consulté 2026 ; Wikipedia, consulté 2026) Oliver, figure de rationalité scientifique, sert de contrepoint à ce système de croyances, mais se trouve progressivement entraîné dans la logique du secret, de la captivité et de la métamorphose. (Source : Wikipédia, consulté 2026) Plusieurs analyses critiques insistent sur la manière dont Schrader déplace l’économie de la suggestion du film de Tourneur vers une représentation frontale de la sexualité, de la nudité et du sang, tout en cherchant à conserver une dimension psychologique autour de la pulsion, du refoulement et du sacré. (Source : Il était une fois le cinéma, 2018) )
Remake et filiation avec le film de 1942
La Féline de 1982 est un remake du film éponyme réalisé par Jacques Tourneur et produit par Val Lewton pour RKO en 1942, œuvre souvent citée comme un classique du cinéma fantastique pour son usage du hors-champ, des ombres et de la suggestion. (Source : Wikipédia, consulté 2026 ; Il était une fois le cinéma, 2018) Paul Schrader accepte la proposition de reprendre le scénario de DeWitt Bodeen, auteur du script original, en ayant conscience d’affronter un modèle reconnu, ce qui oriente la réception critique vers la comparaison constante entre les deux versions. (Source : Il était une fois le cinéma, 2018) Là où Tourneur privilégiait une atmosphère feutrée et une mise en scène basée sur le non-dit, Schrader opte pour une esthétique plus explicite, montrant la métamorphose, la violence et la dimension érotique, en accord avec la permissivité accrue du cinéma américain des années 1980. (Source : Il était une fois le cinéma, 2018 ; IMDb, consulté 2026)
Plusieurs commentateurs notent que ce déplacement stylistique s’accompagne d’une insistance renforcée sur les origines mythologiques des « cat people », avec un prologue situé dans un temps primitif et des scènes qui explicitent davantage la légende entourant cette lignée. (Source : Wikipedia, consulté 2026 ; Il était une fois le cinéma, 2018) Le film de Schrader développe aussi une symbolique de la couleur, notamment la couleur rouge, associée au sang, au désir, à la tentation et à l’interdit, qui structure le contraste entre amour et mort, sacré et profane, désir et refoulement. (Source : Il était une fois le cinéma, 2018) En parallèle, l’ancrage à La Nouvelle-Orléans, absent de l’original, permet d’inscrire cette relecture dans un espace culturel marqué par la coexistence de traditions religieuses et de croyances populaires, renforçant la dimension de rite et de malédiction. (Source : Wikipedia, consulté 2026 ; Il était une fois le cinéma, 2018) )
Production, diffusion et musique
Produit par RKO Pictures, le film s’inscrit dans une logique de réactivation du catalogue du studio, qui revisite l’un de ses titres emblématiques en misant sur un casting international et une mise en scène contemporaine. (Source : Wikipedia, consulté 2026) Le tournage s’effectue principalement à La Nouvelle-Orléans, la ville jouant un rôle déterminant dans la texture visuelle du film, entre architecture historique, zones marécageuses et espaces urbains nocturnes. (Source : Wikipedia, consulté 2026) D’une durée d’environ 118 minutes, l’œuvre adopte un tempo relativement lent pour un film d’horreur, laissant une large place aux relations entre les personnages et aux situations de tension psychologique avant les éclats de violence. (Source : Critique-Film, 2018 ; SensCritique, consulté 2026)
La musique composée par Giorgio Moroder s’inscrit dans la continuité de ses travaux sur des films des années 1980, associant synthétiseurs et motifs mélodiques récurrents, et participe à la construction d’une atmosphère marquée par la sensualité et l’étrangeté. (Source : Wikipédia, consulté 2026 ; IMDb, consulté 2026) Le thème principal est lié à la chanson « Cat People (Putting Out Fire) », enregistrée par David Bowie, qui accompagne la promotion du film et contribue à son inscription dans la culture pop de l’époque. (Source : Wikipedia, consulté 2026) En France, le film sort en salle le 8 septembre 1982, distribué par CIC, classé dans le genre fantastique et interdit aux moins de 12 ans, ce qui le positionne clairement sur un segment de public averti. (Source : Critique-Film, 2018 ; SensCritique, consulté 2026)
Accueil critique et postérité
À sa sortie, La Féline reçoit un accueil mitigé, une partie de la critique se montrant réservée face à cette relecture explicite d’un classique réputé pour sa sobriété et sa puissance suggestive. (Source : Il était une fois le cinéma, 2018) De nombreux commentaires insistent sur le caractère jugé parfois superflu de l’érotisation et de la violence par rapport à l’économie de moyens de la version de 1942, même si certains voient dans cette approche une manière de prolonger le matériau original dans un autre contexte historique et culturel. (Source : Il était une fois le cinéma, 2018) Sur plusieurs plateformes contemporaines, le film obtient des notes moyennes, avec par exemple 6,2/10 sur IMDb, environ 3,1/5 sur AlloCiné et 3,2 sur Letterboxd, ce qui témoigne d’une réception partagée mais stable dans le temps. (Source : IMDb, consulté 2026 ; AlloCiné, consulté 2026 ; Letterboxd, 2026)
Des analyses ultérieures évoquent la possibilité d’un statut de film de « culte » ou au moins de curiosité, notamment en raison de la rencontre entre la mise en scène de Paul Schrader, le jeu de Nastassja Kinski et la partition de Giorgio Moroder. (Source : IMDb, consulté 2026) La critique française relève par ailleurs la manière dont le film accentue la dimension érotique par rapport à l’original, substituant à la poésie sombre de Tourneur une atmosphère de sensualité moite et de réalisme, en phase avec certains courants du cinéma de genre des années 1980. (Source : SensCritique, consulté 2026 ; Il était une fois le cinéma, 2018) Aujourd’hui, La Féline est fréquemment replacé dans la filmographie de Schrader comme une tentative singulière d’articuler cinéma de genre, réflexion sur le désir et relecture d’un patrimoine fantastique hollywoodien, à la croisée du remake et de la variation personnelle. (Source : Il était une fois le cinéma, 2018 ; Critique-Film, 2018)
Filmographies principales
Les principaux interprètes de La Féline s’inscrivent dans des trajectoires déjà marquées ou en cours de consolidation, ce qui contribue à la visibilité du film au moment de sa sortie. (Source : Wikipedia, consulté 2026) Nastassja Kinski, révélée à l’international à la fin des années 1970 et au début des années 1980, confirme avec ce rôle son association à des personnages énigmatiques et sensuels dans le cinéma européen et américain. (Source : Wikipedia, consulté 2026) Malcolm McDowell arrive quant à lui avec une image forgée notamment par A Clockwork Orange, ce qui colore la perception de son personnage de Paul, à la fois charismatique et inquiétant. (Source : Wikipedia, consulté 2026) )
- Nastassja Kinski : actrice principale de La Féline, connue également pour des rôles marquants dans le cinéma d’auteur européen et américain au tournant des années 1970-1980. (Source : Wikipedia, consulté 2026) )
- Malcolm McDowell : interprète de Paul, associé à des rôles intensifs dans le cinéma britannique et américain depuis les années 1970. (Source : Wikipedia, consulté 2026) )
- John Heard : acteur américain, ici dans le rôle d’Oliver Yates, qui poursuivra une carrière importante dans des productions de cinéma et de télévision. (Source : Wikipedia, consulté 2026) )
- Annette O’Toole : actrice américaine incarnant Alice, présente dans plusieurs films et séries télévisées des années 1970 et 1980. (Source : Wikipedia, consulté 2026) )
Paul Schrader, en tant que réalisateur et scénariste, occupe dans les années 1970-1980 une place singulière au sein du « Nouvel Hollywood », ce qui éclaire la manière dont La Féline se situe entre cinéma de genre et réflexion d’auteur sur la culpabilité, le désir et la violence. (Source : Il était une fois le cinéma, 2018) Cette même année 1982 et les années suivantes, son œuvre sera régulièrement relue à la lumière de ses collaborations avec Martin Scorsese, ce qui permet d’inscrire La Féline dans une filmographie où le rapport entre pulsion et morale constitue un axe récurrent. (Source : Il était une fois le cinéma, 2018) En parallèle, la musique de Giorgio Moroder et la participation de David Bowie à la chanson associée au film renforcent le lien de l’œuvre avec la culture populaire des années 1980, prolongeant sa présence au-delà de sa carrière en salles. (Source : Wikipedia, consulté 2026)
Critique sur La Féline
Où regarder en streaming La Féline
La Féline est disponible à la location sur Amazon Video, Apple TV Store, VIVA by videofutur, Premiere Max et Sooner et à l'achat sur Amazon Video, Apple TV Store, VIVA by videofutur, Premiere Max et Sooner. Consultez chaque plateforme pour connaître les offres et tarifs actuellement proposés.
Casting et distribution
Parmi les rôles crédités de La Féline figurent Irena Gallier, interprété par Nastassja Kinski, Paul Gallier, interprété par Malcolm McDowell et Oliver Yates, interprété par John Heard. Consultez les fiches des personnages, puis l'ensemble de la distribution et de l'équipe technique.





















