“Le cerveau d'Himmler s'appelle Heydrich.”
Réalisé par Cédric Jimenez, « HHhH » est un film historique coproduit par plusieurs pays européens et anglo-saxons, parmi lesquels la France, la Belgique, le Royaume-Uni, l’Allemagne, les États-Unis et la Hongrie (Source : Wikipédia, 2017 ; IMDb, 2017). Le scénario est coécrit par David Farr, Audrey Diwan et Cédric Jimenez, à partir du roman de Laurent Binet, récompensé par le prix Goncourt du premier roman en 2010, ce qui confère au projet une base littéraire déjà largement commentée dans le champ éditorial (Source : Wikipédia, 2017 ; Unifrance, 2017). Le film dure environ 120 minutes et s’inscrit dans un registre mêlant **action**, biopic, film historique et thriller, avec une structure qui combine récit d’ascension d’un dignitaire nazi et récit d’opération clandestine (Source : Wikipédia, 2017 ; aVoir-aLire, 2021). Le tournage a notamment lieu en Hongrie, avec Budapest comme principal lieu de prises de vues, ce qui permet de recréer les ambiances urbaines de l’Europe centrale sous occupation allemande (Source : IMDb, 2017). La production est assurée entre autres par Légende Films, FilmNation Entertainment, Echo Lake Entertainment et d’autres sociétés internationales, tandis que la distribution française est portée par Mars Distribution, qui accompagne la sortie en salles au printemps 2017 (Source : Wikipédia, 2017 ; aVoir-aLire, 2021).
Le casting réunit Jason Clarke dans le rôle de Reinhard Heydrich et Rosamund Pike dans celui de Lina Heydrich, son épouse, figures centrales autour desquelles se déploie le récit de l’ascension au sein du régime nazi (Source : AlloCiné, 2017 ; IMDb, 2017). Jack O’Connell et Jack Reynor incarnent respectivement les résistants Jan Kubiš et Jozef Gabčík, tandis que Mia Wasikowska interprète une jeune femme impliquée dans l’organisation de la résistance, ce qui inscrit le film dans une logique de récit choral autour de l’attentat (Source : MediaShow, 2017 ; IMDb, 2017). Stephen Graham tient le rôle de Heinrich Himmler, supérieur de Heydrich à la tête de la SS, et Gilles Lellouche effectue une apparition brève mais remarquée dans un second rôle, contribuant à ancrer la production dans un réseau d’acteurs européens et anglo-saxons (Source : MediaShow, 2017). Le film connaît par ailleurs une exploitation internationale sous le titre « The Man with the Iron Heart », utilisé notamment dans le monde anglophone et sur certaines plateformes de référencement comme IMDb (Source : IMDb, 2017 ; Rotten Tomatoes, 2017). Cette double appellation accompagne sa circulation dans les circuits de distribution, en salles et en vidéo, et souligne la volonté des producteurs de s’adresser à un public au-delà du cadre francophone (Source : IMDb, 2017 ; The Numbers, 2019).
Contexte historique et adaptation du roman
« HHhH » s’inscrit dans la représentation cinématographique de Reinhard Heydrich, haut responsable nazi, bras droit de Himmler et chef de la Gestapo, chargé par Adolf Hitler d’exercer une politique de répression en Bohême-Moravie après sa nomination comme « protecteur du Reich » à Prague (Source : AlloCiné, 2017 ; Wikipédia, 2017). Le titre fait référence à l’acronyme allemand « Himmlers Hirn heißt Heydrich » – « le cerveau de Himmler s’appelle Heydrich » – formule qui circulait au sein de l’appareil nazi et que Laurent Binet avait reprise comme titre de son roman publié en 2010 (Source : Wikipédia, 2017). L’ouvrage de Binet, construit sur une réflexion littéraire autour des enjeux de représentation de la Shoah et des limites de la fiction historique, avait été distingué par le prix Goncourt du premier roman, conférant à l’adaptation filmique une certaine visibilité dès son annonce (Source : Wikipédia, 2017 ; Unifrance, 2017). Le film transpose cette matière romanesque en privilégiant une narration plus linéaire, centrée sur la trajectoire de Heydrich et sur l’opération Anthropoid, qui vise à le supprimer au cœur de Prague en 1942 (Source : IMDb, 2017 ; AlloCiné, 2017).
Dans le paysage cinématographique, « HHhH » s’inscrit en parallèle d’autres œuvres consacrées à la même opération, notamment « Anthropoid » de Sean Ellis, sorti en 2016, qui traite également de l’attentat contre Heydrich mais à partir d’un point de vue plus exclusivement focalisé sur les résistants tchécoslovaques (Source : IMDb, 2016 ; critiques IMDb, 2017). Le film de Cédric Jimenez se distingue en articulant la biographie d’un dignitaire nazi et le récit de la mission de résistance, ce qui permet de juxtaposer les logiques du pouvoir et celles de la clandestinité dans un même mouvement narratif (Source : Wikipédia, 2017 ; aVoir-aLire, 2021). Le contexte de production s’inscrit dans un intérêt renouvelé du cinéma européen pour la Seconde Guerre mondiale et pour les figures liées à la mise en œuvre de la politique génocidaire, ce que rappellent plusieurs articles de presse spécialisés au moment de la sortie (Source : aVoir-aLire, 2021 ; MediaShow, 2017). Le film entend ainsi conjuguer reconstitution historique, traitement des mécanismes de radicalisation et mise en scène des réseaux de résistance, dans un cadre qui repose sur une iconographie déjà largement documentée par les archives et par la littérature historienne (Source : Wikipédia, 2017 ; AlloCiné, 2017).
Production, budget et sortie
« HHhH » est développé comme une coproduction internationale, impliquant des sociétés françaises, belges, britanniques, américaines, allemandes et hongroises, permettant de mutualiser les ressources nécessaires à un film de reconstitution historique tourné en décors d’Europe centrale (Source : Wikipédia, 2017 ; IMDb, 2017). Le budget de production est estimé à environ 27,8 millions d’euros, selon les données communiquées par IMDb, ce qui situe le projet dans une catégorie de production intermédiaire à élevée dans le paysage européen (Source : IMDb, 2017). Le tournage se déroule principalement à Budapest, ville fréquemment utilisée comme décor pour représenter différentes capitales européennes en raison de la conservation de son patrimoine architectural et de coûts de production compétitifs (Source : IMDb, 2017). Le film est finalisé en 2016 et sort en salles en France le 7 juin 2017, après des avant-premières organisées au mois de mai, notamment dans un grand cinéma parisien (Source : MondoCiné, 2017 ; Wikipédia, 2017). La distribution en France est assurée par Mars Films, tandis que d’autres distributeurs prennent en charge sa sortie dans un nombre limité de territoires étrangers, souvent sous le titre « The Man with the Iron Heart » (Source : aVoir-aLire, 2021 ; The Numbers, 2019).
Sur le plan économique, le film ne parvient pas à couvrir son budget par l’exploitation en salles, malgré une diffusion dans plusieurs pays (Source : Wikipédia, 2017 ; The Numbers, 2019). En France, les entrées sont de 242 999 spectateurs, selon les chiffres détaillés par AlloCiné et confirmés par le site aVoir-aLire, ce qui reste en deçà des attentes pour une production de cette ampleur (Source : AlloCiné – Box-office, 2017 ; aVoir-aLire, 2021). À l’international, le box-office cumulé est estimé à un peu plus de 4,1 millions de dollars, concentrés sur moins d’une dizaine de territoires, ce qui contribue à l’échec financier du projet en salle (Source : The Numbers, 2019 ; IMDb, 2017). La carrière du film se poursuit ensuite via la vidéo et la télévision, notamment par une diffusion sur France 2 en janvier 2021, qui participe à élargir son audience au-delà du public de la sortie initiale (Source : aVoir-aLire, 2021). Cette trajectoire illustre les conditions parfois fragiles de l’exploitation des films historiques européens, dont l’économie repose sur un équilibre entre coproduction, ventes internationales et circulation sur les différents supports de diffusion (Source : The Numbers, 2019 ; Unifrance, 2017).
Réception critique et place dans la filmographie de Cédric Jimenez
À sa sortie, « HHhH » reçoit un accueil critique contrasté, avec des avis partagés sur l’équilibre entre la rigueur historique, la mise en scène de l’action et la caractérisation des personnages (Source : aVoir-aLire, 2021 ; MondoCiné, 2017). Sur IMDb, le film obtient une note moyenne autour de 6,4/10, ce qui témoigne d’une réception globalement mitigée du côté des spectateurs référencés sur la plateforme (Source : IMDb, 2017). Sur Rotten Tomatoes, l’œuvre apparaît sous son titre international « Killing Heydrich » / « The Man with the Iron Heart » et reçoit des commentaires divergents, certains critiques saluant l’interprétation de Rosamund Pike et Jason Clarke, d’autres soulignant la concurrence d’autres films traitant du même sujet (Source : Rotten Tomatoes, 2017 ; IMDb, 2017). Des critiques françaises, comme celles de MediaShow ou de MondoCiné, insistent sur la qualité du casting et sur la densité de la reconstitution, tout en pointant des choix de narration jugés parfois déséquilibrés entre la partie consacrée à Heydrich et celle dédiée aux résistants (Source : MediaShow, 2017 ; MondoCiné, 2017). Ce positionnement intermédiaire, ni unanimement salué ni rejeté, s’inscrit dans un contexte où la représentation cinématographique de la Seconde Guerre mondiale est déjà largement balisée par de nombreuses œuvres antérieures (Source : aVoir-aLire, 2021 ; MediaShow, 2017).
Dans la filmographie de Cédric Jimenez, « HHhH » intervient après « La French », sorti en 2014, qui explorait déjà les rapports entre pouvoir, violence et institutions à travers l’affrontement entre un juge marseillais et un réseau de trafic de drogue dans les années 1970 (Source : Unifrance, 2015 ; AlloCiné, 2014). Le réalisateur poursuit ainsi un intérêt pour les récits inspirés de faits réels, centrés sur des figures de pouvoir ou de contre-pouvoir et sur les dilemmes moraux présents en filigrane de leurs trajectoires (Source : Unifrance, 2017 ; MondoCiné, 2017). Avec « HHhH », il déplace cet axe vers la période de la Seconde Guerre mondiale et vers l’appareil nazi, ce qui implique une autre échelle historique et un autre type de responsabilité politique, tout en conservant une attention aux mécanismes de la radicalisation et à la question de l’**insoumission** face à la barbarie, qu’il évoque lui-même dans des entretiens (Source : Wikipédia, 2017 ; MediaShow, 2017). Le film s’inscrit donc à la fois dans une continuité d’intérêt thématique et dans un élargissement des ambitions de production, lié à la dimension internationale du casting et du financement (Source : Unifrance, 2017 ; The Numbers, 2019). Cette place singulière contribue à faire de « HHhH » un jalon particulier dans le parcours de Cédric Jimenez, au croisement du cinéma de genre, du récit historique et de la coproduction européenne (Source : Unifrance, 2017 ; aVoir-aLire, 2021).
Critique sur HHhH
Où regarder en streaming HHhH
HHhH est disponible à la location sur Amazon Video, Apple TV Store, Google Play Movies, YouTube, Canal VOD, Pathé Home, VIVA by videofutur, Premiere Max et Sooner et à l'achat sur Amazon Video, Apple TV Store, Google Play Movies, YouTube, Canal VOD, Rakuten TV, Pathé Home, Orange VOD, VIVA by videofutur, Premiere Max et Sooner. Consultez chaque plateforme pour connaître les offres et tarifs actuellement proposés.
Casting et distribution
Parmi les rôles crédités de HHhH figurent Reinhard Heydrich, interprété par Jason Clarke, Lina von Osten, interprété par Rosamund Pike et Jan Kubiš, interprété par Jack O'Connell. Consultez les fiches des personnages, puis l'ensemble de la distribution et de l'équipe technique.





































