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Blue Jasmine - Image de fond
Blue Jasmine (2013) - Affiche
Langue originale
English
Budget
18 000 000,00 $
Revenus
99 104 804,00 $
Classification
tp
Pays d’origine
US
Sorties en France
  • Avant-première : 30/08/2013
  • Cinéma : 25/09/2013 (TP)
  • Numérique : 21/10/2016
  • Numérique : 27/02/2022 (12)
  • Support physique : 29/01/2014
Sociétés de production
Audio
English
Pays producteurs
Mots-clés

Blue Jasmine(film) : casting, distribution, bande annonce et critique

01/08/2013
•
tp
•
1heure 39min
7 / 10
“Elle va déménager, déterminée à rester la même.”

Blue Jasmine est un long métrage américain de comédie dramatique, écrit et réalisé par Woody Allen, tourné principalement à San Francisco et à New York (Source : IMDb, 2013). Le film met en avant Cate Blanchett dans le rôle de Jasmine, aux côtés de Sally Hawkins, Alec Baldwin, Bobby Cannavale, Peter Sarsgaard, Andrew Dice Clay, Louis C.K. et Michael Stuhlbarg, constituant une distribution essentiellement anglo-saxonne (Source : IMDb, 2013). La production est assurée par les sociétés Gravier Productions et Perdido Productions, dans le cadre du modèle de financement indépendant qui caractérise le cinéma de Woody Allen depuis plusieurs années (Source : Wikipedia, 2013). La direction de la photographie est confiée à Javier Aguirresarobe, qui avait déjà collaboré avec Allen sur d’autres projets, et qui privilégie ici une lumière naturaliste, entre intérieurs bourgeois et décors urbains plus modestes (Source : IMDb, 2013). La durée du film est d’environ 98 minutes, ce qui le place dans la moyenne des productions de son auteur et permet un récit resserré autour de la trajectoire de son personnage principal (Source : IMDb, 2013).

Le scénario, écrit par Woody Allen, s’intéresse aux conséquences intimes d’une fraude financière à grande échelle, sans adopter de point de vue documentaire sur la crise mais en en montrant les répercussions sur les individus liés à ce système (Source : Wikipedia, 2013). L’écriture alterne scènes présentes à San Francisco et flashbacks à New York, offrant une construction parallèle qui met en contraste le luxe passé et la déchéance actuelle (Source : Rotten Tomatoes, 2013). Le montage, signé Alisa Lepselter, collaboratrice régulière du cinéaste, accompagne cette structure temporelle en ménageant des transitions fluides entre les deux époques de la vie de Jasmine (Source : IMDb, 2013). La musique, comme souvent chez Allen, puise dans un répertoire de chansons et standards existants, issus principalement du jazz et de la musique populaire américaine, plutôt que dans une composition originale (Source : Wikipedia, 2013). L’ensemble s’inscrit ainsi dans la continuité esthétique de la filmographie récente du réalisateur, tout en se distinguant par un ancrage plus direct dans un contexte économique contemporain (Source : Le Monde, 2013).

Synopsis détaillé sans révélations majeures

Le film s’ouvre sur l’arrivée de Jasmine, ancienne figure de la haute société new-yorkaise, dans l’appartement modeste de sa sœur Ginger, situé dans un quartier populaire de San Francisco, après l’effondrement financier et judiciaire de son mari Hal, homme d’affaires impliqué dans des montages frauduleux (Source : Wikipedia, 2013). Le récit montre rapidement l’écart entre les habitudes de luxe de Jasmine et le quotidien plus précaire de Ginger, mère de deux enfants et employée de supermarché, qui partage sa vie avec Chili, un compagnon au tempérament impulsif (Source : Rotten Tomatoes, 2013). À travers une série de flashbacks, le film dévoile progressivement la vie passée de Jasmine à Manhattan, marquée par les réceptions, les voyages et un train de vie soutenu par des pratiques financières illégales dont elle choisit de ne pas voir les implications (Source : Wikipedia, 2013). Parallèlement, à San Francisco, Jasmine tente de se reconstruire en cherchant un emploi et en s’inscrivant à des cours d’informatique, tout en nourrissant des projets de carrière éloignés de ses compétences réelles (Source : Wikipedia, 2013). Elle rencontre Dwight, un diplomate en vue, qui voit en elle l’épouse idéale, tandis que Ginger, de son côté, expérimente elle aussi d’autres relations amoureuses, notamment avec un homme rencontré lors d’une soirée, ce qui reconfigure les équilibres affectifs entre les deux sœurs (Source : Rotten Tomatoes, 2013).

Au fil des scènes, la fragilité psychologique de Jasmine apparaît de plus en plus nettement, à travers des crises d’angoisse, des monologues intérieurs et des attitudes de déni face à sa situation réelle (Source : Le Monde, 2013). Le film souligne la tension entre son discours, qui demeure ancré dans le monde des apparences et du prestige social, et la concrétude des tâches qui lui incombent désormais, comme travailler dans un cabinet dentaire ou cohabiter avec Chili et ses amis (Source : Rotten Tomatoes, 2013). Les interactions avec Ginger, Chili, Dwight et d’anciens proches de New York dessinent un réseau de loyautés, de rancœurs et de malentendus, sans recourir à une exposition explicative mais en laissant les conflits émerger au détour de scènes domestiques ou de rencontres fortuites (Source : Wikipedia, 2013). La question de la responsabilité de Jasmine dans les agissements de Hal, ainsi que son degré de conscience des fraudes, est posée sans être tranchée explicitement, laissant au spectateur le soin d’interpréter ses silences et ses justifications successives (Source : Wikipedia, 2013). La dynamique du film repose ainsi sur la coexistence de deux temporalités – l’avant et l’après la chute – et sur la difficulté du personnage à les réconcilier dans un récit cohérent de sa propre vie (Source : Le Monde, 2013).

Contexte de production et références culturelles

Blue Jasmine s’inscrit dans une période où Woody Allen, après plusieurs films tournés en Europe, revient à un récit ancré aux États-Unis, entre New York et la Californie, sur fond de crise économique et de remise en cause des élites financières (Source : Le Monde, 2013). La critique a souvent rapproché le personnage de Jasmine de certaines figures féminines du théâtre classique, notamment Blanche DuBois dans A Streetcar Named Desire de Tennessee Williams, en raison de la chute sociale, de la fuite dans l’illusion et de l’installation chez une sœur plus modeste (Source : Wikipedia, 2013). Toutefois, le film ne revendique pas officiellement d’adaptation et reste une œuvre originale, qui transpose ces motifs dans le cadre d’un capitalisme financier contemporain marqué par les scandales d’investissements frauduleux (Source : Wikipedia, 2013). Le tournage a eu lieu en grande partie à San Francisco, ville relativement peu présente dans la filmographie de Woody Allen, ce qui offre un contrepoint géographique aux représentations récurrentes de Manhattan dans ses films antérieurs (Source : IMDb, 2013). Cette même année de sortie, le film s’insère dans un paysage cinématographique où de nombreuses œuvres américaines interrogent, à des degrés divers, les effets de la crise économique et les illusions liées à la prospérité (Source : Le Monde, 2013).

La production du film a bénéficié d’un budget nettement inférieur à celui des grandes productions hollywoodiennes, s’inscrivant dans une économie de moyens typique du cinéma d’auteur américain et des films précédents de Woody Allen (Source : The Numbers, 2013). Le réalisateur continue d’y appliquer une méthode de travail reposant sur des tournages relativement courts, une grande confiance accordée aux acteurs et l’usage de décors naturels, plus que de reconstitutions en studio (Source : IMDb, 2013). Le choix de Cate Blanchett, actrice australienne déjà reconnue sur la scène internationale, contribue à attirer l’attention des médias dès la phase de promotion, notamment lors de la présentation du film dans différents festivals et sorties en salles à travers le monde (Source : AlloCiné, 2013). Par ailleurs, la dimension transatlantique du casting – avec la présence d’acteurs américains, britanniques et australiens – reflète l’internationalisation progressive des distributions dans le cinéma d’auteur anglo-saxon (Source : IMDb, 2013). Enfin, la sortie échelonnée du film, d’abord sur un nombre limité d’écrans avant un élargissement progressif, reprend une stratégie de distribution déjà employée pour Midnight in Paris, misant sur le bouche-à-oreille et la réception critique (Source : Wikipedia, 2013).

Accueil critique et public

À sa sortie, Blue Jasmine reçoit un accueil très favorable de la critique internationale, avec un score de 91% de critiques positives sur le site Rotten Tomatoes, qui souligne la précision de la mise en scène et la performance de Cate Blanchett (Source : Rotten Tomatoes, 2013). Sur Metacritic, le film affiche une note d’environ 78 sur 100, indiquant des avis majoritairement positifs de la part des principaux médias anglo-saxons (Source : Woody Allen Pages, 2013). En France, des titres comme Le Monde évoquent une « tragédie du rire brossée sur fond de faillite financière », insistant sur la manière dont le film articule drame psychologique et toile de fond économique (Source : Le Monde, 2013). D’autres publications spécialisées, telles que Première, soulignent le caractère plus sombre de ce volet de la filmographie de Woody Allen, tout en notant la continuité avec son intérêt pour les trajectoires individuelles prises dans des déterminismes sociaux ou économiques (Source : Première, 2013). L’interprétation de Cate Blanchett est fréquemment mentionnée comme un élément central de la réception, en raison de la complexité émotionnelle et de la transformation progressive du personnage (Source : Rotten Tomatoes, 2013).

Sur le plan commercial, le film réalise un box-office mondial d’environ 102,9 millions de dollars, dont 33,4 millions aux États-Unis et 69,5 millions à l’international, d’après les données compilées par The Numbers (Source : The Numbers, 2013). Il s’agit de l’un des meilleurs résultats récents de Woody Allen au box-office, confirmant la capacité de ses films à trouver un public au-delà du seul marché nord-américain (Source : Woody Allen Pages, 2013). En France, le film enregistre de solides entrées, portées par la notoriété du cinéaste et la place particulière qu’il occupe dans le paysage critique français depuis plusieurs décennies (Source : Woody Allen Pages, 2013). La stratégie de sortie progressive, débutant dans quelques salles aux États-Unis avec un excellent score de recettes par écran, contribue à installer une dynamique de curiosité et de recommandations entre spectateurs (Source : The Numbers, 2013). Cette combinaison d’accueil critique positif et de performance commerciale significative consolide la position du film dans la période tardive de la carrière de Woody Allen, lorsqu’il continue d’alterner comédies légères et œuvres au ton plus grave (Source : Wikipedia, 2013).

Récompenses et distinctions

Blue Jasmine se distingue également par un parcours remarqué dans les grandes cérémonies de récompenses, particulièrement autour de l’interprétation de Cate Blanchett (Source : Wikipedia, 2013). Aux 86e Oscars, le film reçoit trois nominations : meilleur scénario original pour Woody Allen, meilleure actrice pour Cate Blanchett et meilleure actrice dans un second rôle pour Sally Hawkins (Source : Academy of Motion Picture Arts and Sciences, 2014). Cate Blanchett remporte l’Oscar de la meilleure actrice pour sa composition de Jasmine, confirmant la place centrale de ce rôle dans sa carrière (Source : Academy of Motion Picture Arts and Sciences, 2014). Le film est également présent aux Golden Globes, où Cate Blanchett obtient le prix de la meilleure actrice dans un film dramatique, renforçant la visibilité internationale de l’œuvre (Source : Hollywood Foreign Press Association, 2014). Parallèlement, plusieurs associations de critiques américaines et internationales attribuent des prix ou citations au film et à ses interprètes, contribuant à installer Blue Jasmine dans les palmarès de l’année 2013 (Source : Wikipedia, 2013).

  • Oscar de la meilleure actrice pour Cate Blanchett (Source : Academy of Motion Picture Arts and Sciences, 2014)
  • Oscar – nominations pour le meilleur scénario original (Woody Allen) et la meilleure actrice dans un second rôle (Sally Hawkins) (Source : Academy of Motion Picture Arts and Sciences, 2014)
  • Golden Globe de la meilleure actrice dans un film dramatique pour Cate Blanchett (Source : Hollywood Foreign Press Association, 2014)
  • BAFTA de la meilleure actrice pour Cate Blanchett (Source : British Academy of Film and Television Arts, 2014)
  • Nombreux prix de critiques (New York Film Critics Circle, Los Angeles Film Critics Association, etc.) en faveur de l’interprétation de Cate Blanchett (Source : Wikipedia, 2013)

Ces distinctions s’inscrivent dans la continuité de la reconnaissance critique dont bénéficiait déjà l’actrice australienne, tout en renforçant le statut de Blue Jasmine comme l’un des titres majeurs du cinéma américain de l’année 2013 du point de vue des institutions de récompenses (Source : BAFTA, 2014). Pour Sally Hawkins, la nomination aux Oscars marque également une étape importante, saluant un rôle de sœur aux prises avec des enjeux sociaux et affectifs plus terre-à-terre (Source : Academy of Motion Picture Arts and Sciences, 2014). Le film, en revanche, ne figure pas dans la catégorie du meilleur film aux Oscars, ce qui n’empêche pas sa présence soutenue dans les discussions critiques de fin d’année (Source : Wikipedia, 2013). L’accent mis par les récompenses sur le jeu d’acteur confirme l’importance accordée à la dimension interprétative dans la réception du film, par rapport à d’autres éléments tels que la mise en scène ou la photographie, pourtant régulièrement notés dans les critiques (Source : Rotten Tomatoes, 2013). Ainsi, le parcours de Blue Jasmine dans les festivals et cérémonies témoigne d’un film à la fois ancré dans l’actualité sociale et porté par une performance d’actrice devenue emblématique (Source : Wikipedia, 2013).

Critique sur Blue Jasmine

7 / 10
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Récompenses et Nominations

0Victoires
6Nominations

Où regarder en streaming Blue Jasmine

Blue Jasmine est disponible à la location sur Apple TV Store, Google Play Movies, YouTube, Canal VOD, Orange VOD, VIVA by videofutur, Premiere Max, ARTE VOD et Sooner et à l'achat sur Apple TV Store, Google Play Movies, YouTube, Canal VOD, Orange VOD, VIVA by videofutur, Premiere Max, ARTE VOD et Sooner. Consultez chaque plateforme pour connaître les offres et tarifs actuellement proposés.

Casting et distribution

Parmi les rôles crédités de Blue Jasmine figurent Jasmine, interprété par Cate Blanchett, Ginger, interprété par Sally Hawkins et Hal, interprété par Alec Baldwin. Consultez les fiches des personnages, puis l'ensemble de la distribution et de l'équipe technique.

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