“L'espoir est profond.”
« Les 33 » est un film dramatique américano-chilien réalisé par Patricia Riggen, cinéaste mexicaine déjà remarquée pour « La même lune », qui s’empare ici d’un fait divers largement couvert par la presse internationale en 2010 (Source : Wikipédia, 2015). Le scénario, coécrit notamment par Mikko Alanne et José Rivera, s’inspire de l’accident minier de Copiapó, survenu le 5 août 2010, lorsque l’effondrement d’une mine d’or et de cuivre emprisonne 33 mineurs pendant plus de deux mois (Source : Wikipédia, 2015 ; IMDb, 2015). Le film est produit par plusieurs sociétés dont Phoenix Pictures et Half Circle, et se présente comme une coproduction entre les États-Unis et le Chili, pensée pour le marché international avec un casting principalement anglophone (Source : Wikipédia, 2015). Par ailleurs, le projet s’inscrit dans une tradition de reconstitution de catastrophes récentes, mêlant reconstitution documentaire et codes du film catastrophe et du survival, avec une forte présence de la dimension institutionnelle et médiatique du drame (Source : Mondociné, 2017). Cette même année 2015, la sortie intervient alors que l’événement reste encore présent dans la mémoire collective, ce qui renforce la dimension de chronique quasi immédiate d’un fait marquant de l’histoire sociale contemporaine chilienne (Source : Wikipédia, 2015).
Synopsis et traitement dramaturgique
Le récit s’ouvre sur le quotidien des mineurs de la mine de San José, dans le désert d’Atacama, avant l’effondrement qui les enferme à près de 700 mètres sous terre, dans un abri de sécurité prévu pour ce type d’incident (Source : AlloCiné, 2016 ; Télé 7 Jours, s.d.). Le film met en scène la prise de conscience progressive de la gravité de la situation, la raréfaction des vivres et la gestion collective de la survie, notamment sous la conduite d’un leader de fait parmi les mineurs, tandis que les tensions et les peurs se multiplient (Source : IMDb, 2016 ; Mondociné, 2017). En parallèle, le scénario suit les familles rassemblées à l’extérieur, organisées dans un campement de fortune, ainsi que les responsables politiques et les ingénieurs qui coordonnent une opération de sauvetage à l’issue incertaine, confrontée à des contraintes techniques et à une forte pression médiatique (Source : Mondociné, 2017 ; IMDb, 2015). L’attente s’étire sur 69 jours, rythme le film et permet d’explorer la manière dont chacun – mineurs, proches et autorités – absorbe la durée, la médiatisation et les enjeux économiques et humains de la catastrophe, sans s’éloigner du cadre factuel établi par les chroniques de l’époque (Source : AlloCiné, 2016 ; Wikipédia, 2015).
Distribution artistique et personnages principaux
Le long métrage repose sur un casting international dominé par Antonio Banderas, qui incarne un des mineurs, Mario Sepúlveda, figure centrale de l’organisation de la vie souterraine dans la fiction (Source : IMDb, 2015 ; Mondociné, 2017). Juliette Binoche interprète une proche de l’un des hommes piégés, Maria Segovia, personnage inspiré d’une figure réelle qui s’est imposée comme porte-parole des familles durant la crise, ce qui ancre davantage le film dans la reconstitution d’éléments largement documentés par la presse (Source : IMDb, 2016 ; Wikipédia, 2015). Rodrigo Santoro joue le ministre chilien des Mines, Laurence Golborne, chargé de superviser les opérations de secours, tandis que Gabriel Byrne incarne un ingénieur étranger venu apporter son expertise aux tentatives de forage, soulignant la dimension internationale des efforts de sauvetage (Source : Wikipédia, 2015 ; Mondociné, 2017). En parallèle, le film réunit également Lou Diamond Phillips, Cote de Pablo, James Brolin, Bob Gunton et d’autres interprètes, qui composent le groupe des mineurs et des responsables techniques ou politiques, offrant une galerie de personnages inspirés de protagonistes identifiés du drame de 2010 (Source : Wikipédia, 2015 ; IMDb, 2015).
- Antonio Banderas : Mario Sepúlveda, mineur (Source : IMDb, 2015 ; Wikipédia, 2015)
- Juliette Binoche : Maria Segovia, proche d’un mineur (Source : IMDb, 2016 ; Wikipédia, 2015)
- Rodrigo Santoro : Laurence Golborne, ministre des Mines (Source : Wikipédia, 2015)
- Gabriel Byrne : ingénieur de forage (Source : Wikipédia, 2015)
- Lou Diamond Phillips : chef d’équipe dans la mine (Source : Mondociné, 2017 ; IMDb, 2015)
Réalisation, mise en scène et choix esthétiques
La réalisation de Patricia Riggen privilégie une alternance entre scènes souterraines resserrées et séquences en surface plus ouvertes, afin de refléter à la fois le confinement des mineurs et la visibilité médiatique croissante du drame (Source : Mondociné, 2017 ; IMDb, 2015). Les codes du film catastrophe et du survival sont mobilisés dans la représentation de l’effondrement, de la claustrophobie et de la dégradation des conditions de vie, tandis qu’un registre plus classique de drame social s’impose dans les scènes centrées sur les familles et les autorités (Source : Mondociné, 2017). La critique relève une mise en scène jugée fonctionnelle, avec des effets spéciaux jugés efficaces pour la séquence de l’effondrement, mais une photographie qualifiée de relativement terne dans les scènes souterraines, ce qui influe sur la perception de l’ampleur visuelle du projet (Source : Mondociné, 2017). Par ailleurs, le film s’autorise quelques simplifications et touches de dramatisation fictionnelle, tout en revendiquant une volonté de rester proche de l’odyssée des survivants tels qu’elle a été documentée, en particulier dans la structuration en trois blocs narratifs : les mineurs, les familles, les secours (Source : Mondociné, 2017 ; IMDb, 2015).
Sortie, diffusion et accueil critique
« Les 33 » sort au Chili le 6 août 2015, distribué par 20th Century Fox, soit presque cinq ans jour pour jour après l’accident, puis aux États-Unis le 13 novembre 2015, dans le cadre d’une sortie assurée par Warner Bros. Pictures et Alcon Entertainment (Source : YouTube – Review and Facts, 2025 ; IMDb, 2015). Le film affiche une durée de 2 heures et 7 minutes et obtient une classification PG-13 aux États-Unis, ce qui le destine à un large public familial malgré la gravité du sujet (Source : IMDb, 2015). Sur le plan commercial, il est produit pour un budget estimé à 26 millions de dollars et enregistre un box-office mondial d’environ 27,9 millions de dollars, dont 12,2 millions en Amérique du Nord, ce qui le place dans une zone d’équilibre fragile entre rentabilité et exposition limitée (Source : IMDb, 2015). L’accueil critique est globalement mitigé : sur Rotten Tomatoes, le film recueille 48% de critiques favorables, pour une note moyenne de 5,5 sur 10, tandis que Metacritic lui attribue un score de 55 sur 100, indiquant des avis partagés, malgré des performances d’acteurs régulièrement saluées (Source : YouTube – Review and Facts, 2025). En France, la note spectateurs AlloCiné s’établit autour de 3,6 sur 5, ce qui témoigne d’une réception publique plutôt correcte, sans faire de l’œuvre un phénomène majeur dans le paysage des drames inspirés de faits réels (Source : AlloCiné, 2015 ; AlloCiné, 2020).
Place dans la représentation des catastrophes industrielles au cinéma
En s’attachant à un accident minier fortement médiatisé, « Les 33 » s’inscrit dans une lignée de films inspirés de catastrophes industrielles et de sauvetages spectaculaires, au croisement du drame historique et du récit de survie collective (Source : Wikipédia, 2015 ; Mondociné, 2017). Le film met en avant des thématiques telles que la sécurité au travail, la responsabilité des entreprises privées et la communication de crise des pouvoirs publics, des enjeux abondamment débattus lors de l’accident de 2010, que la mise en scène aborde de façon ponctuelle dans plusieurs séquences (Source : Mondociné, 2017). En parallèle, la présence de stars internationales et l’usage de l’anglais comme langue principale montrent la volonté de faire de cette histoire située au Chili un récit adressé à un public global, ce qui influe sur la manière dont sont représentées les réalités sociales et politiques locales (Source : Wikipédia, 2015 ; IMDb, 2015). L’exploitation relativement discrète du film sur certains marchés, relevée par la critique, contraste avec la forte couverture médiatique de l’événement réel, ce qui nourrit des analyses sur la difficulté de transposer à l’écran un fait divers déjà largement connu et documenté (Source : Mondociné, 2017). Quelques années plus tard, « Les 33 » demeure régulièrement programmé à la télévision et sur des plateformes de vidéo à la demande, principalement comme illustration d’un épisode marquant de l’actualité récente plutôt que comme œuvre de rupture formelle dans le traitement cinématographique des catastrophes (Source : Télé 7 Jours, s.d. ; AlloCiné, 2016).
Critique sur Les 33
Où regarder en streaming Les 33
Les 33 est disponible à la location sur Amazon Video, Apple TV Store, Google Play Movies, YouTube, Canal VOD, Rakuten TV, Orange VOD, VIVA by videofutur et Premiere Max et à l'achat sur Amazon Video, Apple TV Store, Google Play Movies, YouTube, Canal VOD, Rakuten TV, Orange VOD, VIVA by videofutur et Premiere Max. Consultez chaque plateforme pour connaître les offres et tarifs actuellement proposés.
Casting et distribution
Parmi les rôles crédités de Les 33 figurent Mario Sepúlveda, interprété par Antonio Banderas, Laurence Golborne, interprété par Rodrigo Santoro et Katty Valdivia, interprété par Kate del Castillo. Consultez les fiches des personnages, puis l'ensemble de la distribution et de l'équipe technique.



























