Manhattan est réalisé par Woody Allen, qui cosigne également le scénario avec Marshall Brickman, collaborateur régulier du cinéaste sur plusieurs titres précédents, dont Annie Hall (Source : Wikipédia, 1979). Le film est produit par Charles H. Joffe pour United Artists, avec une durée de 96 minutes et un tournage effectué aux États‑Unis, principalement à New York (Source : Wikipédia, 1979). La photographie en noir et blanc est assurée par Gordon Willis, chef opérateur reconnu pour son travail sur la trilogie du Parrain, et le film est tourné en format CinemaScope, choix relativement rare pour une comédie romantique urbaine à cette époque (Source : Wikipédia, 1979). Le montage est signé Susan E. Morse, collaboratrice fidèle de Woody Allen sur plusieurs de ses longs métrages ultérieurs (Source : Wikipédia, 1979). La sortie américaine intervient en avril 1979, suivie de diffusions internationales, notamment en France où le film est distribué sous le titre simple Manhattan (Source : Wikipédia, 1979).
)Le générique principal réunit Woody Allen dans le rôle d’Isaac Davis, un auteur de télévision new‑yorkais en pleine remise en question professionnelle et personnelle (Source : IMDb, 2011). Diane Keaton incarne Mary Wilkie, journaliste culturelle et intellectuelle new‑yorkaise, tandis que Michael Murphy interprète Yale Pollack, ami d’Isaac, personnage central des jeux de loyauté et de trahison qui structurent le récit (Source : Wikipédia, 1979). Mariel Hemingway joue Tracy, la jeune lycéenne de 17 ans avec laquelle Isaac entretient une relation amoureuse, rôle qui lui vaut une nomination à l’Oscar de la meilleure actrice dans un second rôle (Source : Wikipédia, 1979 ; IMDb, 2011). Meryl Streep interprète Jill Davis, l’ex‑femme d’Isaac, qui publie un livre autobiographique sur leur mariage, ajoutant une dimension publique à la crise intime du protagoniste (Source : Wikipédia, 1979). Anne Byrne, Karen Ludwig, et plusieurs seconds rôles, dont Wallace Shawn et Bella Abzug, complètent une distribution ancrée dans le milieu culturel new‑yorkais de la fin des années 1970 (Source : Wikipédia, 1979 ; IMDb, 2011).
Intrigue et thématiques
Le film suit Isaac Davis, 42 ans, divorcé à deux reprises, qui travaille comme auteur pour la télévision et se trouve insatisfait par la dimension commerciale de son métier (Source : Wikipédia, 1979). Au début du récit, il entretient une relation avec Tracy, une étudiante de 17 ans, tout en exprimant à ses amis son malaise face à la différence d’âge, ce qui place d’emblée la narration au croisement de la satire des mœurs et de la chronique sentimentale (Source : Wikipédia, 1979). Isaac fréquente un petit cercle d’intellectuels et d’artistes, dont Yale Pollack, homme marié qui entretient une liaison avec Mary Wilkie, femme engagée dans le milieu culturel new‑yorkais (Source : Wikipédia, 1979). La rencontre entre Isaac et Mary, d’abord marquée par des échanges conflictuels et des différences de goût, se transforme progressivement en relation amoureuse, au détriment de Tracy, qui demeure attachée à Isaac malgré ses hésitations (Source : Wikipédia, 1979). La situation se complexifie encore lorsque Jill, l’ex‑épouse d’Isaac, publie un livre exposant les détails de leur vie conjugale, offrant un contrechamp public aux tourments privés du protagoniste (Source : Wikipédia, 1979).
)À travers cette trame, Manhattan aborde des thématiques liées à la morale intime, à la responsabilité affective et à la difficulté de concilier désir individuel, loyauté et idéalisation de l’amour (Source : Wikipédia, 1979). Les dialogues multiplient les références à la culture new‑yorkaise, à la psychanalyse, à la littérature et au cinéma, reflétant un milieu où les discussions intellectuelles coexistent avec des choix personnels souvent instables (Source : Wikipédia, 1979). La mise en scène insiste sur la tension entre l’image idéalisée de Manhattan, portée par la musique de Gershwin et les compositions en noir et blanc, et les contradictions morales des personnages, notamment dans la représentation de la relation entre Isaac et Tracy (Source : Wikipédia, 1979). Par ailleurs, le film se situe à un moment charnière de la carrière d’Allen, où la comédie se mêle de plus en plus au registre mélancolique, dans la lignée d’Annie Hall et en préparation de titres plus sombres comme Interiors ou Crimes and Misdemeanors quelques années plus tard (Source : Wikipédia, 1979). L’ensemble compose une chronique urbaine qui interroge les illusions et désillusions d’une frange de la classe moyenne intellectuelle new‑yorkaise à la fin des années 1970 (Source : Wikipédia, 1979).
)Esthétique visuelle et musique
L’un des aspects les plus commentés de Manhattan réside dans son esthétique visuelle, construite autour d’une photographie en noir et blanc signée Gordon Willis, avec un usage marqué du format CinemaScope (Source : Wikipédia, 1979). Le film multiplie les plans larges sur les rues, les ponts et les toits de New York, notamment la séquence tournée au lever du jour près du Queensboro Bridge, devenue l’une des images emblématiques de l’œuvre (Source : Wikipédia, 1979). Willis et Allen privilégient des compositions qui inscrivent les personnages dans l’architecture urbaine, qu’il s’agisse d’appartements, de restaurants, de musées ou de cinémas d’art et d’essai, dessinant une géographie sentimentale de Manhattan (Source : Wikipédia, 1979). Le noir et blanc confère au film une tonalité à la fois nostalgique et distanciée, renvoyant explicitement à certains classiques hollywoodiens et au cinéma européen que le cinéaste revendique parmi ses références (Source : Wikipédia, 1979). Ce choix esthétique contraste avec l’ancrage contemporain du récit, situé dans un New York marqué par les transformations sociales et culturelles de la décennie (Source : Wikipédia, 1979).
)La bande sonore repose presque exclusivement sur des enregistrements de George Gershwin, dont la pièce Rhapsody in Blue, utilisée dès la séquence d’ouverture en voix off où Isaac décrit son attachement à la ville (Source : Wikipédia, 1979). Ce recours au répertoire gershwinien participe à l’inscription du film dans une tradition de représentation musicale de New York, en écho à d’autres œuvres de la culture populaire qui associent la ville au jazz et à la comédie musicale (Source : Wikipédia, 1979). La musique souligne à la fois le lyrisme des paysages urbains et le décalage entre la vision idéalisée de Manhattan et les impasses sentimentales des personnages (Source : Wikipédia, 1979). La continuité entre les choix musicaux et la direction artistique renforce l’idée d’une ville conçue comme décor mental, où chaque lieu – du planétarium au musée – fonctionne comme prolongement des états intérieurs des protagonistes (Source : Wikipédia, 1979). Cette articulation entre image et musique a été régulièrement relevée dans les analyses critiques du film, qui soulignent la cohérence formelle de l’ensemble (Source : Wikipédia, 1979).
)Accueil critique, public et distinctions
Lors de sa sortie, Manhattan reçoit un accueil critique très favorable dans la presse américaine et britannique, plusieurs commentateurs saluant l’écriture des dialogues, la mise en scène et la représentation de New York (Source : Wikipédia, 1979). Le film réalise environ 39,9 millions de dollars de recettes en Amérique du Nord, ce qui en fait, ajusté pour l’inflation, l’un des plus importants succès commerciaux de Woody Allen à cette date (Source : Wikipédia, 1979). Sur le plan des récompenses, il obtient deux nominations aux Oscars, pour le meilleur scénario original (Woody Allen et Marshall Brickman) et pour la meilleure actrice dans un second rôle (Mariel Hemingway), lors de la cérémonie de 1980 (Source : Wikipédia, 1979 ; IMDb Awards, 2025). Le film est également distingué par la National Board of Review, qui lui décerne le prix du meilleur film et cite Meryl Streep comme meilleure actrice dans un second rôle, distinction partagée avec d’autres œuvres tournées la même année (Source : IMDb Awards, 2025). Il reçoit en outre des prix de la National Society of Film Critics et du New York Film Critics Circle, notamment pour la réalisation de Woody Allen et pour le scénario (Source : IMDb Awards, 2025 ; CSFD, s.d.).
Sur le long terme, Manhattan conserve un statut privilégié dans la réception critique du cinéma de Woody Allen, comme en témoignent ses évaluations sur des agrégateurs contemporains : le film affiche par exemple un score de 93% sur Rotten Tomatoes et une note moyenne de 8,5/10, ainsi qu’un score de 83/100 sur Metacritic, indiquant un consensus favorable parmi les critiques recensés (Source : Wikipédia, 1979). En 2001, l’œuvre est sélectionnée pour conservation au National Film Registry de la Library of Congress, en raison de son importance jugée « culturellement, historiquement ou esthétiquement significative » (Source : IMDb Awards, 2025). Cette même reconnaissance institutionnelle confirme l’inscription du film dans le patrimoine cinématographique américain de la fin du XXe siècle (Source : National Film Preservation Board, via IMDb Awards, 2025). Dans les années récentes, la réception du film a également été relue à l’aune des débats contemporains autour de la représentation de la relation entre le personnage d’Isaac et une adolescente de 17 ans, point régulièrement discuté dans la presse et les analyses rétrospectives (Source : Vanity Fair, 2015 ; NextTribe, 2024). Ces relectures critiques s’inscrivent dans un mouvement plus large d’interrogation des œuvres de la fin des années 1970 et du regard qu’elles portent sur les rapports de genre et de pouvoir (Source : NextTribe, 2024).
Place dans la carrière de Woody Allen et contexte culturel
Sorti deux ans après Annie Hall, qui avait remporté quatre Oscars en 1978, Manhattan s’inscrit dans une phase de la carrière de Woody Allen marquée par une forte reconnaissance critique et par une exploration approfondie du cadre new‑yorkais comme espace narratif central (Source : Wikipédia, 1979 ; NextTribe, 2024). Le film prolonge le tournant amorcé avec Annie Hall, où la comédie s’éloigne du burlesque pur pour intégrer des éléments de drame intime et de chronique psychologique (Source : Wikipédia, 1979). Il se situe également dans un moment où le cinéaste bénéficie d’une grande liberté artistique auprès de United Artists, ce qui lui permet de tourner en noir et blanc, de recourir massivement à la musique de Gershwin et de centrer l’intrigue sur un milieu culturel spécifique (Source : Wikipédia, 1979). Plusieurs analyses soulignent que le film participe à la construction d’une image de Manhattan comme capitale culturelle et intellectuelle, à travers des lieux emblématiques – musées, salles de cinéma, restaurants – qui ancrent les personnages dans un paysage urbain immédiatement identifiable (Source : Wikipédia, 1979). Dans la filmographie d’Allen, Manhattan est souvent rapproché de titres comme Hannah and Her Sisters ou Crimes and Misdemeanors, pour son articulation entre comédie relationnelle et interrogation morale (Source : Wikipédia, 1979).
Le contexte culturel de la fin des années 1970 joue un rôle important dans la manière dont le film est perçu, tant à l’époque de sa sortie que dans les relectures ultérieures (Source : NextTribe, 2024). La représentation de la relation entre un homme de plus de quarante ans et une adolescente de 17 ans, si elle s’inscrit alors dans un paysage médiatique où la sexualisation des très jeunes femmes est fréquente, fait aujourd’hui l’objet de débats critiques nourris (Source : NextTribe, 2024). Ces discussions croisent par ailleurs les controverses qui entourent la vie personnelle de Woody Allen à partir des années 1990, ce qui conduit certains commentateurs à relire Manhattan à la lumière de ces éléments biographiques et des évolutions des normes sociales (Source : Vanity Fair, 2015 ; NextTribe, 2024). Malgré ces recontextualisations, le film demeure régulièrement cité dans les classements consacrés aux représentations de New York au cinéma, en raison de son usage du noir et blanc, de sa bande sonore et de sa focalisation sur un milieu culturel spécifique (Source : Wikipédia, 1979). Cette coexistence entre reconnaissance esthétique et interrogation éthique résume en grande partie la place occupée par Manhattan dans l’histoire du cinéma américain de la seconde moitié du XXe siècle (Source : Wikipédia, 1979 ; National Film Registry, 2001).
Critique sur Manhattan
Récompenses et Nominations
Où regarder en streaming Manhattan
Manhattan est disponible en streaming par abonnement sur Amazon Prime Video with Ads, Amazon Prime Video et Molotov TV, à la location sur Amazon Video, Apple TV Store, Google Play Movies, YouTube, Canal VOD, Pathé Home et Orange VOD et à l'achat sur Amazon Video, Apple TV Store, Google Play Movies, YouTube, Canal VOD, Pathé Home et Orange VOD. Consultez chaque plateforme pour connaître les offres et tarifs actuellement proposés.
Casting et distribution
Parmi les rôles crédités de Manhattan figurent Isaac Davis, interprété par Woody Allen, Mary Wilkie, interprété par Diane Keaton et Yale, interprété par Michael Murphy. Consultez les fiches des personnages, puis l'ensemble de la distribution et de l'équipe technique.



























