“Si le diable vous accorde 7 vœux, l'enfer n'est pas loin.”
Endiablé, dont le titre original est Bedazzled, est réalisé par Harold Ramis, cinéaste et scénariste américain connu pour son travail sur S.O.S. Fantômes et Un jour sans fin, et sort en salles en 2000 (Source : Wikipédia, 2007). Le film est coproduit par Twentieth Century Fox, Regency Enterprises et Kirch Media, et se présente comme une coproduction américano-allemande, ce qui situe sa fabrication dans un cadre industriel hollywoodien adossé à des partenaires européens (Source : Wikipédia, 2007). La durée de la version cinéma est de 93 minutes, pour un classement grand public aux États-Unis sous la mention PG-13, en raison de son mélange de comédie et de situations à connotation suggestive (Source : Box Office Mojo, 2000). La musique originale est composée par David Newman, compositeur régulier de productions commerciales américaines, chargé d’accompagner les ruptures de ton entre les différentes vies fantasmées du personnage principal (Source : Wikipédia, 2007). Le scénario est signé Larry Gelbart, Harold Ramis et Peter Tolan, qui adaptent le film britannique Fantasmes (Bedazzled) réalisé par Stanley Donen en 1967, en actualisant les situations et les références culturelles pour le public de la fin des années 1990 (Source : Wikipédia, 2007).
Le rôle d’Elliot Richards est confié à Brendan Fraser, acteur alors associé à des productions populaires comme La Momie, dont le jeu repose ici sur un registre comique physique et sur une série de transformations liées aux vœux successifs (Source : IMDb, 2000). Le Diable est interprété par Elizabeth Hurley, dont le personnage, très présent à l’écran, se décline en plusieurs variations vestimentaires et professionnelles au fil des séquences, chacune marquant une nouvelle étape du pacte (Source : Wikipédia, 2004). Frances O’Connor joue le rôle d’Allison Gardner ainsi que ses avatars dans les univers alternatifs, ce qui renforce la cohérence du dispositif narratif centré sur la projection du désir d’Elliot (Source : Wikipédia, 2004). À leurs côtés, Orlando Jones, Miriam Shor et d’autres seconds rôles – dont Paul Adelstein ou Toby Huss – incarnent des personnages récurrents qui réapparaissent d’un vœu à l’autre, en changeant de fonction sociale ou de personnalité (Source : IMDb – Full cast & crew, 2026). Cette distribution met en évidence un système de variation comique où les mêmes acteurs rejouent, sous des angles différents, les figures qui entourent le protagoniste (Source : Wikipédia, 2004).
Intrigue et structure narrative
L’intrigue se concentre sur Elliot Richards, employé de bureau isolé dans une entreprise de télécommunication, qui nourrit un amour non déclaré pour sa collègue Allison Gardner, sans parvenir à établir un contact significatif avec elle (Source : AlloCiné, 2000). Une nuit, après avoir exprimé à voix haute le souhait de changer sa vie pour la conquérir, il se retrouve face au Diable, incarné par une femme qui lui propose sept vœux en échange de son âme, chacun destiné à remodeler son identité et sa position sociale (Source : Dailymotion – bande-annonce, 2024). Chaque vœu fait basculer Elliot dans une existence alternative – magnat de la drogue, joueur de basket surdoué, intellectuel sensible, milliardaire, entre autres – où il croit avoir enfin trouvé la configuration idéale pour séduire Allison (Source : AlloCiné, 2000). Pourtant, ces vies rêvées comportent systématiquement un défaut, souvent dissimulé dans les petits caractères du contrat diabolique, qui compromet la réussite du personnage et souligne la nature piégée du pacte (Source : Wikipédia, 2004). La structure du film alterne ainsi scènes dans le monde « réel » et épisodes autonomes correspondant à chaque vœu, construisant un récit à la fois répétitif et évolutif, où le protagoniste apprend progressivement à remettre en question ses désirs superficiels (Source : Wikipédia, 2004).
Le dispositif narratif repose sur une progression par essais et erreurs, chaque transformation d’Elliot révélant les limites de la réussite matérielle, de la puissance ou de l’idéalisme lorsqu’ils sont dissociés d’un véritable changement intérieur (Source : Wikipédia, 2004). Par ailleurs, la figure du Diable intervient à la fois comme tentatrice, observatrice et commentatrice, accompagnant chaque métamorphose par une mise en scène de son pouvoir et de son contrôle sur les événements (Source : Dailymotion – bande-annonce, 2024). En parallèle, le film conserve un fil conducteur romantique en faisant d’Allison, sous différentes identités, une présence récurrente qui rappelle l’origine du pacte et l’illusion d’une solution rapide aux frustrations sentimentales d’Elliot (Source : AlloCiné, 2000). Quelques années plus tard, cette structure sera fréquemment mentionnée dans des analyses comme un exemple de récit à sketchs articulé autour d’une même figure centrale confrontée à des variations de son destin (Source : Wikipédia, 2004). Le film se conclut sans rompre avec ce cadre comique et fantastique, tout en refermant le parcours du protagoniste sur une prise de conscience quant au sens de ses choix et à la valeur de son autonomie (Source : Wikipédia, 2004).
)Genèse, production et contexte
Endiablé est conçu comme un remake de Fantasmes (Bedazzled), comédie britannique réalisée par Stanley Donen en 1967 et écrite par le duo Peter Cook et Dudley Moore, figures importantes de l’humour britannique des années 1960 (Source : Wikipédia, 2007). À la fin des années 1990, Twentieth Century Fox et Regency Enterprises décident d’actualiser ce matériau en le transposant dans un environnement américain contemporain, marqué par la culture d’entreprise, le marketing et la télévision, afin de toucher un public plus large (Source : Wikipédia, 2007). Harold Ramis, déjà identifié pour sa capacité à mêler comédie populaire et concepts à dimension fantastique ou métaphysique, est choisi pour mettre en scène cette nouvelle version, tout en participant à l’écriture du scénario (Source : Wikipédia, 2007). Le budget de production est estimé à 48 millions de dollars, ce qui situe le film dans la moyenne haute des comédies fantastiques hollywoodiennes de l’époque, avec des effets visuels destinés à illustrer les transformations successives du héros (Source : IMDb, 2001). Le tournage et la postproduction s’inscrivent dans une logique de studio, avec pour objectif une exploitation internationale portée par des têtes d’affiche reconnues sur le marché mondial, notamment Brendan Fraser et Elizabeth Hurley (Source : Wikipédia, 2004).
Le film sort aux États-Unis le 20 octobre 2000, distribué par Twentieth Century Fox, dans un large circuit de salles, avec une classification PG-13 qui permet d’atteindre un public adolescent et adulte (Source : Box Office Mojo, 2000). En France, il prend le titre Endiablé, tandis qu’au Québec il est diffusé sous le titre Diaboliquement vôtre, suivant une pratique de localisation des titres visant à conserver l’allusion au Diable tout en adaptant le ton au marché francophone (Source : Wikipédia, 2007). Cette même année, le paysage cinématographique américain est marqué par une forte présence de comédies et de films à concept, ce qui inscrit Endiablé dans une concurrence importante, mais aussi dans une tendance plus large aux remakes de propriétés intellectuelles préexistantes (Source : Box Office Mojo, 2000). Le film se diffuse ensuite sur divers territoires internationaux, bénéficiant d’une exposition en salles puis en vidéo, ce qui contribue à stabiliser sa carrière commerciale au-delà de son exploitation initiale (Source : Box Office Mojo, 2000). Le statut de remake, clairement indiqué dans les supports promotionnels et les fiches techniques, oriente aussi une part de la réception critique, invitant à la comparaison avec la version originale de 1967 (Source : Wikipédia, 2007).
Accueil critique et box-office
Endiablé enregistre un box-office mondial d’environ 90,38 millions de dollars, dont 37,89 millions en Amérique du Nord, pour un budget estimé à 48 millions de dollars (Source : Box Office Mojo, 2000). Cette performance, qualifiée de succès commercial modéré, indique que le film a couvert ses coûts de production tout en restant en deçà des plus gros succès comiques de l’année 2000 (Source : Wikipédia, 2007). Le week-end de sortie nord-américain génère un revenu d’environ 13,1 millions de dollars, soit plus d’un tiers de son total domestique, ce qui traduit un démarrage correct mais sans phénomène de bouche-à-oreille exceptionnel (Source : The Numbers, 2000). À l’international, les recettes atteignent environ 52,5 millions de dollars, signalant une audience significative hors des États-Unis, portée notamment par la notoriété de Brendan Fraser et la circulation du film sur les marchés européens et latino-américains (Source : Box Office Mojo, 2000). En France, Endiablé totalise 279 766 entrées, un résultat qui le place dans la moyenne basse des comédies américaines importées à la même période (Source : Wikipédia, 2007).
Sur le plan critique, l’accueil se révèle contrasté, oscillant entre appréciations nuancées et réserves plus marquées, en particulier dans la presse anglo-saxonne (Source : Wikipédia, 2004). Les critiques soulignent souvent le jeu physique de Brendan Fraser et la présence marquée d’Elizabeth Hurley, tout en notant que le film reste étroitement fidèle à sa structure de remake, ce qui limite pour certains sa dimension novatrice (Source : Wikipédia, 2004). Du côté du public, les notes agrégées sur les plateformes spécialisées témoignent de réactions partagées : sur IMDb, le film obtient, au fil des années, une moyenne autour de 6,1/10, pour plus de cent mille votes, ce qui renvoie à une réception mitigée mais stable (Source : IMDb, 2001). Sur AlloCiné, la note spectateurs se situe également dans une zone moyenne, confirmant que le film n’a ni suscité un rejet massif ni acquis le statut d’œuvre largement plébiscitée (Source : AlloCiné, 2000). En parallèle, quelques analyses ultérieures insistent sur son inscription dans la filmographie de Harold Ramis comme une variation plus légère autour de motifs déjà présents dans ses œuvres antérieures, notamment la répétition et la seconde chance (Source : Wikipédia, 2007).
Place dans la filmographie et postérité
Endiablé occupe une place intermédiaire dans la carrière de Harold Ramis, intervenant après des réalisations comme Un jour sans fin et en amont de comédies ultérieures moins exposées sur le plan international (Source : Wikipédia, 2007). Le film illustre l’intérêt du réalisateur pour des dispositifs narratifs jouant sur la répétition et la variation, en se distinguant toutefois par son inscription explicite dans le registre du remake (Source : Wikipédia, 2007). Pour Brendan Fraser, il s’insère dans une période où l’acteur alterne entre films d’aventure, comédies familiales et productions plus ouvertement burlesques, consolidant son image d’interprète capable de passer d’un registre physique à un registre plus romantique (Source : IMDb, 2000). Elizabeth Hurley, quant à elle, voit son rôle de Diable fréquemment cité dans les rétrospectives de sa carrière, en raison de la visibilité du film et de la dimension iconique de son personnage à l’écran (Source : Wikipédia, 2004). Frances O’Connor, déjà repérée dans le cinéma britannique et australien, trouve ici une exposition supplémentaire sur le marché américain grâce à la multiplicité des variantes de son personnage (Source : Wikipédia, 2004).
)Quelques années plus tard, Endiablé est régulièrement mentionné dans les listes de remakes hollywoodiens de comédies européennes, en particulier britanniques, produits à la fin des années 1990 et au début des années 2000 (Source : Wikipédia, 2007). Le film est également cité dans les filmographies consacrées aux représentations comiques du Diable au cinéma, aux côtés d’œuvres plus anciennes comme L’Associé du diable ou de séries plus légères (Source : Wikipédia, 2004). Sa diffusion régulière à la télévision et en vidéo contribue à maintenir une certaine visibilité, notamment auprès d’un public qui le découvre en dehors des salles (Source : Box Office Mojo, 2000). Sans être associé à des prix majeurs ni à un statut de film culte unanimement reconnu, Endiablé conserve une place identifiable dans le paysage des comédies fantastiques américaines des années 2000, surtout à travers la figure de son duo central et de son concept de vœux à répétition (Source : Wikipédia, 2007). En France, sa présence ponctuelle dans les grilles de programmes et les catalogues de vidéo à la demande participe à entretenir un souvenir modéré mais persistant auprès du public francophone (Source : Wikipédia, 2007).
- Réalisateur : Harold Ramis (Source : Wikipédia, 2007)
- Titre original : Bedazzled (Source : IMDb, 2000)
- Principaux interprètes : Brendan Fraser, Elizabeth Hurley, Frances O’Connor (Source : Wikipédia, 2004) )
- Production : Twentieth Century Fox, Regency Enterprises, Kirch Media (Source : Wikipédia, 2007)
- Budget estimé : 48 000 000 dollars (Source : Box Office Mojo, 2000)
- Recettes mondiales : environ 90 383 000 dollars (Source : Box Office Mojo, 2000)
Critique sur Endiablé
Où regarder en streaming Endiablé
Endiablé est disponible à la location sur Amazon Video, Apple TV Store, Google Play Movies et YouTube et à l'achat sur Apple TV Store, Google Play Movies et YouTube. Consultez chaque plateforme pour connaître les offres et tarifs actuellement proposés.
Casting et distribution
Parmi les rôles crédités de Endiablé figurent Elliot, interprété par Brendan Fraser, Devil, interprété par Elizabeth Hurley et Alison / Nicole, interprété par Frances O'Connor. Consultez les fiches des personnages, puis l'ensemble de la distribution et de l'équipe technique.
























