Nrmagazine
A Cure for Life - Image de fond

A Cure for Life(film) : casting, distribution, bande annonce et critique

15/02/2017
•
12
•
2heure 26min
6.3 / 10

A Cure for Wellness est un film de genre mêlant thriller psychologique, horreur et fantastique, réalisé par Gore Verbinski et sorti en salle en 2016 aux États-Unis, puis le 15 février 2017 en France sous le titre A Cure for Life (Source : IMDb, 2017 ; AlloCiné, 2017 ; UGC, 2017). Le scénario est signé Justin Haythe, qui collabore ici avec Verbinski après avoir travaillé notamment sur Revolutionary Road, et s’inspire librement de l’imaginaire sanatorial et des atmosphères de La Montagne magique de Thomas Mann, évoqué comme référence par l’équipe créative (Source : Wikipédia, 2015). La production est assurée par New Regency et Blind Wink Productions, avec une distribution par 20th Century Fox sur le marché international (Source : IMDb, 2017 ; Wikipédia, 2015). Le film affiche un budget de production estimé à 40 millions de dollars, ce qui le place dans la catégorie des projets de studio de milieu de gamme, relativement rares pour un titre de genre non adossé à une franchise (Source : IMDb, 2017). Tourné en anglais, le long métrage s’inscrit dans une tradition de récits gothiques européens transposés dans un cadre contemporain, en exploitant la topographie des Alpes suisses et l’architecture d’un ancien sanatorium pour renforcer son ambiance clinique et isolée (Source : Wikipédia, 2015 ; AlloCiné, 2017).

Intrigue et univers narratif

Le film suit Lockhart, jeune cadre ambitieux au sein d’une grande entreprise new-yorkaise, mandaté par son conseil d’administration pour rapatrier le PDG Pembroke, parti se retirer dans un mystérieux centre de bien-être situé dans les Alpes suisses, présenté comme une clinique offrant une « cure » à une clientèle fortunée (Source : IMDb, 2017 ; AlloCiné, 2017 ; UGC, 2017). À son arrivée, Lockhart découvre un établissement isolé, dirigé par le docteur Volmer, dont les méthodes de traitement reposent sur une eau censée posséder des propriétés thérapeutiques exceptionnelles, et dont les patients semblent étrangement détachés du monde extérieur (Source : AlloCiné, 2017 ; JustWatch, 2021). À la suite d’un accident de voiture sur la route du retour, Lockhart se retrouve lui-même hospitalisé au sein du centre, diagnostiqué avec le même mal vague que les autres pensionnaires, et contraint de se soumettre aux protocoles médicaux imposés par l’institution (Source : IMDb, 2017 ; SensCritique, 2017). Peu à peu, il met au jour la nature sinistre des traitements et l’histoire du lieu, entre expérimentations, obsession de la pureté et gestion du corps comme ressource, dans un dispositif narratif qui mêle enquête, hallucination et dévoilement progressif des secrets du spa (Source : Wikipédia, 2015 ; AlloCiné, 2017). En parallèle, sa relation avec Hannah, jeune patiente énigmatique, sert de fil conducteur à l’exploration de la frontière entre soin et contrôle, tout en ancrant le récit dans une dynamique de manipulation psychologique (Source : IMDb, 2017 ; Wikipédia, 2015).

Réalisateur, influences et choix esthétiques

Gore Verbinski, connu pour des œuvres aux registres très variés comme Ring (remake américain de Ringu), la trilogie initiale de Pirates des Caraïbes, le film d’animation Rango ou encore The Lone Ranger, aborde avec A Cure for Wellness un registre de thriller gothique et psychologique plus sombre et baroque (Source : IMDb, 2017 ; Wikipédia, 2015). Le cinéaste revendique, avec son coscénariste Justin Haythe, une inspiration tirée de la littérature européenne du début du XXe siècle, en particulier La Montagne magique de Thomas Mann, dont il transpose l’univers de sanatorium, la thématique du temps suspendu et l’isolement social dans un cadre contemporain et fantastique (Source : Wikipédia, 2015). Visuellement, le film se distingue par une photographie très travaillée, qui exploite les décors d’un ancien établissement thermal et privilégie les compositions symétriques, les teintes froides et les contrastes marqués entre l’eau, le verre et les surfaces métalliques, afin de construire une atmosphère clinique et presque irréelle (Source : IMDb, 2017 ; Wikipédia, 2015). Le recours à des motifs récurrents – bassins, cuves, serpents, instruments médicaux – soutient un imaginaire du corps traité comme objet de recherche et de consommation, dans une esthétique proche de certaines traditions du cinéma expressionniste et du fantastique européen (Source : Wikipédia, 2015). Par ailleurs, la durée du film, annoncée à 2 h 26, permet à Verbinski d’installer un rythme étiré et d’accumuler des séquences oniriques ou cauchemardesques, ce qui participe à la construction d’un climat d’angoisse diffuse plutôt que de recourir uniquement à des effets de peur immédiate (Source : UGC, 2017 ; IMDb, 2017).

Distribution artistique et personnages

Le rôle principal de Lockhart est interprété par Dane DeHaan, déjà remarqué dans des productions comme Chronicle et The Amazing Spider-Man 2, qui incarne ici un jeune cadre en ascension confronté à la remise en cause de ses certitudes au contact du centre de bien-être (Source : IMDb, 2017). Jason Isaacs prête ses traits au docteur Volmer, directeur de la clinique, figure d’autorité médicale dont la courtoisie apparente masque des intentions plus opaques, et qui occupe une place centrale dans la dynamique de pouvoir au sein de l’établissement (Source : IMDb, 2017 ; AlloCiné, 2017). Mia Goth joue Hannah, jeune patiente au profil mystérieux, dont la présence et la singularité dans le dispositif clinique contribuent à structurer le récit autour de la question de la vulnérabilité, de l’innocence et de l’emprise (Source : IMDb, 2017 ; UGC, 2017). Le casting est complété par des acteurs comme Celia Imrie et Ivo Nandi, qui incarnent des membres du personnel et des pensionnaires du centre, participant à la galerie de figures qui peuplent ce microcosme isolé et qui incarnent divers rapports au corps, à la maladie et au désir de guérison (Source : UGC, 2017 ; SensCritique, 2017). Cette distribution internationale s’inscrit dans une logique de coproduction entre les États-Unis et l’Allemagne, avec un tournage en partie effectué en Europe, renforçant le caractère transnational du projet (Source : SensCritique, 2017 ; Wikipédia, 2015).

Musique, image et dispositif sonore

La bande originale d’A Cure for Wellness est composée par Benjamin Wallfisch, qui conçoit une partition orchestrale visant à souligner le caractère hypnotique et inquiétant du centre de bien-être, avec des motifs musicaux récurrents associés à la « cure » et aux rituels du spa (Source : SensCritique, 2017 ; Wikipédia, 2015). Le travail sonore s’appuie sur des contrastes entre le silence des couloirs, le bruissement de l’eau et les bruits mécaniques des installations médicales, participant à la construction d’un environnement auditif où le soin et la menace se confondent (Source : IMDb, 2017 ; Wikipédia, 2015). La photographie, assurée par Bojan Bazelli, collabore étroitement avec ce dispositif sonore en utilisant des cadres serrés, des plongées et contre-plongées marquées et une gestion précise de la lumière artificielle pour suggérer l’enfermement, la surveillance et l’idée d’un espace à la fois luxueux et oppressant (Source : Wikipédia, 2015 ; IMDb, 2017). Ce choix esthétique renforce le caractère immersif du film, qui repose autant sur la sensation et l’atmosphère que sur la progression narrative, en inscrivant le spectateur dans un point de vue souvent aligné sur la perception de Lockhart (Source : IMDb, 2017). Par ailleurs, l’utilisation de l’eau comme motif central – qu’il s’agisse des piscines, des baignoires thérapeutiques ou des cuves de traitement – est soutenue par un design sonore insistant sur le ruissellement, la résonance et la distorsion, amplifiant la dimension sensorielle de la mise en scène (Source : Wikipédia, 2015).

Accueil critique, box-office et postérité

À sa sortie, A Cure for Wellness reçoit un accueil critique mitigé, de nombreuses publications soulignant la singularité de sa proposition visuelle et l’ambition de son univers, tout en pointant la longueur du film et certaines dérives scénaristiques dans son dernier acte, ce que reflète notamment sa note de 38% sur l’agrégateur Rotten Tomatoes, mentionnée dans la presse spécialisée (Source : Screen Rant, 2017 ; Horror News Network, 2017 ; Wikipédia, 2015). Sur le plan commercial, le film engrange 8,1 millions de dollars aux États-Unis et au Canada, pour un total mondial d’environ 26,6 millions de dollars, loin de son budget estimé à 40 millions, ce qui conduit plusieurs médias à le qualifier d’échec au box-office (Source : IMDb, 2017 ; Screen Rant, 2017 ; Horror News Network, 2017). Sa carrière en salles est marquée par une forte chute de fréquentation, avec un retrait de près de 98% des écrans américains dès son troisième week-end d’exploitation, un cas relevé comme exceptionnel par certains observateurs du box-office (Source : Horror News Network, 2017 ; Screen Rant, 2017). Cet écart entre ambition formelle et résultats financiers alimente des analyses sur la difficulté, pour un studio majeur, de positionner un film de genre original, non basé sur une licence préexistante, dans un marché dominé par les franchises et les productions à forte reconnaissance de marque (Source : Screen Rant, 2017). Néanmoins, le film suscite, au fil des années, un intérêt persistant parmi certains cinéphiles et amateurs de cinéma de genre, notamment autour de ses dimensions gothiques, de son esthétique clinique et de sa critique implicite de la culture du bien-être, comme en témoignent discussions et notations sur des plateformes communautaires (Source : SensCritique, 2017 ; Letterboxd, 2016).

Place dans la filmographie de Gore Verbinski

Dans la trajectoire de Gore Verbinski, A Cure for Wellness occupe une position singulière, à la croisée de ses travaux grand public – comme Pirates des Caraïbes – et de ses incursions dans un imaginaire plus sombre et intimiste, à l’image de son remake de Ring (Source : IMDb, 2017 ; Wikipédia, 2015). Le film lui permet de revenir à un registre d’horreur psychologique à grande échelle, tout en bénéficiant d’un budget conséquent qui lui offre une liberté notable dans la construction d’univers et de décors, contrairement à nombre de productions de genre plus modestes (Source : IMDb, 2017 ; Screen Rant, 2017). En s’appuyant sur une esthétique gothique européenne, sur des thématiques de dégénérescence, de pureté et de culte du corps, Verbinski s’éloigne des schémas narratifs des blockbusters d’aventure qui ont contribué à sa notoriété, pour proposer une œuvre plus hermétique et moins immédiatement consensuelle (Source : Wikipédia, 2015 ; SensCritique, 2017). Cette orientation se traduit par un film qui, malgré ses performances commerciales décevantes, est régulièrement cité dans les analyses de sa filmographie comme un exemple de projet de studio atypique, explorant les frontières entre cinéma de genre et ambition auteuriste (Source : Screen Rant, 2017 ; SensCritique, 2017). En parallèle, la réception contrastée d’A Cure for Wellness nourrit les débats sur la viabilité économique de ce type de productions et sur la place des œuvres de genre ambitieuses dans le paysage hollywoodien contemporain (Source : Screen Rant, 2017 ; Horror News Network, 2017).

Critique sur A Cure for Life

6.3 / 10
Rédiger une critique en tant que
Compte requis
Veuillez vous connecter ou créer un compte pour ajouter une critique

Où regarder en streaming A Cure for Life

A Cure for Life est disponible en streaming par abonnement sur Disney Plus, à la location sur Amazon Video, Apple TV Store, Google Play Movies, YouTube, Rakuten TV, Pathé Home, VIVA by videofutur et Premiere Max et à l'achat sur Amazon Video, Apple TV Store, Google Play Movies, YouTube, Rakuten TV, Pathé Home, VIVA by videofutur et Premiere Max. Consultez chaque plateforme pour connaître les offres et tarifs actuellement proposés.

Casting et distribution

Parmi les rôles crédités de A Cure for Life figurent Lockhart, interprété par Dane DeHaan, Volmer, interprété par Jason Isaacs et Hannah, interprété par Mia Goth. Consultez les fiches des personnages, puis l'ensemble de la distribution et de l'équipe technique.

Dane DeHaan - Photo
Dane DeHaan
Lockhart
Mia Goth - Photo
Mia Goth
Hannah
Celia Imrie - Photo
Celia Imrie
Victoria Watkins
Adrian Schiller - Photo
Adrian Schiller
Deputy Director
Ivo Nandi - Photo
Ivo Nandi
Enrico
Tomas Norström - Photo
Tomas Norström
Frank Hill
David Bishins - Photo
David Bishins
Hank Green
Carl Lumbly - Photo
Carl Lumbly
Mr. Wilson
Magnus Krepper - Photo
Magnus Krepper
Pieter the Vet
Michael Mendl - Photo
Michael Mendl
Bartender

Actualités connexes