“Au mauvais endroit. Au mauvais moment.”
« Lucky Number Slevin » est réalisé par Paul McGuigan, cinéaste britannique déjà remarqué pour « Gangster No. 1 » et « Wicker Park », sur un scénario original de Jason Smilovic, qui signera plus tard la série « My Own Worst Enemy » pour la télévision américaine (Source : IMDb, 2006 ; AlloCiné, 2006 ; Wikipedia, 2006). Le film est une coproduction entre le Royaume‑Uni, l’Allemagne, le Canada et les États‑Unis, et appartient au registre du thriller criminel, avec une classification R aux États‑Unis en raison de la violence et du langage (Source : IMDb, 2006 ; Box Office Mojo, 2006). Il est produit notamment par The Weinstein Company, Ascendant Pictures et FilmEngine, avec Metro‑Goldwyn‑Mayer (MGM) comme distributeur nord‑américain, ce qui témoigne d’un ancrage à la fois indépendant et adossé à un réseau de distribution de studios (Source : IMDb, 2006 ; Box Office Mojo, 2006). Le budget de production est estimé à 27 millions de dollars, pour un total mondial de recettes de plus de 56 millions de dollars, soit un box‑office environ deux fois supérieur à son coût annoncé (Source : IMDb, 2006 ; The Numbers, 2008).
Le film réunit un ensemble d’interprètes déjà associés à des productions de genre, avec Josh Hartnett dans le rôle de Slevin Kelevra, Morgan Freeman dans celui de **The** Boss et Ben Kingsley en Rabbi, tandis que Bruce Willis incarne le tueur à gages Goodkat et Lucy Liu la voisine Lindsey, figure de contrepoint plus lumineuse dans un environnement criminel (Source : IMDb, 2006 ; Wikipedia, 2006 ; Rotten Tomatoes, 2006). Stanley Tucci, dans le rôle du détective Brikowski, s’ajoute à ce casting dominé par des acteurs liés au cinéma de genre hollywoodien des années 1990 et 2000 (Source : IMDb, 2006). La photographie, assurée par Peter Sova, et le montage, signé Andrew Hulme, contribuent à une mise en forme qui privilégie les intérieurs stylisés et un usage marqué de la couleur, inscrit dans une esthétique de polar graphique (Source : IMDb, 2006). La musique, composée par J. Ralph, accompagne le travail de mise en tension des séquences, combinant motifs de suspense et tonalités plus mélancoliques (Source : IMDb, 2006).
Intrigue, construction narrative et motifs
L’intrigue s’ouvre sur un récit relatant un trucage de course hippique en 1979, événement criminel qui se conclut par l’assassinat d’un parieur et de sa famille, et qui introduit d’emblée la thématique des dettes et des représailles dans l’économie du film (Source : IMDb, 2006 ; Wikipedia, 2006). Quelques décennies plus tard, un homme appelé Slevin arrive à New York pour rendre visite à un ami, mais se retrouve rapidement confondu avec ce dernier par des collecteurs de dettes liés à deux caïds rivaux, The Boss et The Rabbi (Source : IMDb, 2006 ; Rotten Tomatoes, 2006). En parallèle, l’assassin Goodkat semble tirer les ficelles d’un plan plus vaste, tandis que le détective Brikowski observe la situation à distance, dans une configuration où les lignes de force entre police, crime organisé et figures intermédiaires restent volontairement floues (Source : IMDb, 2006 ; Rotten Tomatoes, 2006). La voisine Lindsey, fascinée par ce qu’elle perçoit comme un cas d’erreur d’identité, s’implique progressivement et devient un relais pour le spectateur dans l’exploration des zones d’ombre de l’histoire (Source : IMDb, 2006 ; AlloCiné, 2006).
La narration articule plusieurs temporalités et s’appuie sur une structure de thriller à énigme, intégrant des flash‑backs qui relient la course truquée du prologue à la situation présente de Slevin (Source : IMDb, 2006 ; Wikipedia, 2006). Les dialogues, souvent centrés sur des jeux de langage, contribuent à installer un ton décalé dans un univers dominé par la violence et les rapports de force criminels (Source : IMDb, 2006 ; Rotten Tomatoes, 2006). Le motif de la « dette », qu’elle soit financière, familiale ou morale, se trouve au cœur du récit, chaque personnage apparaissant lié à un passé qui ne cesse de rejaillir dans le présent narratif (Source : IMDb, 2006 ; Wikipedia, 2006). Par ailleurs, la mise en scène accentue les oppositions spatiales entre les appartements, les bureaux des parrains et les lieux de jeu, soulignant visuellement la cartographie d’un milieu où les trajectoires des protagonistes finissent par converger (Source : IMDb, 2006).
Chronologie de sortie et exploitation internationale
« Lucky Number Slevin » connaît sa première exploitation en salles au Royaume‑Uni le 24 février 2006, avant de sortir en Amérique du Nord le 7 avril 2006 sous la bannière de MGM, dans un circuit de distribution commercial classique pour un thriller de moyenne envergure (Source : Box Office Mojo, 2006 ; Wikipedia, 2006). En France, le film sort le 28 juin 2006, distribué sous le titre abrégé « Slevin », avec une classification et une promotion alignées sur le positionnement thriller et sur la notoriété de ses têtes d’affiche (Source : AlloCiné, 2006 ; JP’s Box‑Office, 2006). Cette même année, le long métrage est également exploité dans plusieurs territoires européens, dont l’Espagne, l’Italie, la Belgique, la Suède et la Norvège, avec des dates échelonnées entre avril et octobre 2006 (Source : Box Office Mojo, 2006). En parallèle, le film circule en Asie‑Pacifique, notamment en Corée du Sud à partir du 22 juin 2006, puis au Japon où il sort début 2007, ce qui prolonge la durée de vie commerciale du titre sur le marché international (Source : Box Office Mojo, 2006).
Sur le plan des recettes, le film réalise environ 22,5 millions de dollars en Amérique du Nord pour un cumul mondial dépassant 56 millions de dollars, dont une part significative provient des marchés internationaux, représentant environ 60% des revenus (Source : Box Office Mojo, 2006 ; The Numbers, 2008). La France contribue à ce total avec plus de 2,1 millions de dollars de recettes, tandis que le Royaume‑Uni dépasse 7,9 millions de dollars, confirmant un accueil plus marqué dans certains territoires européens (Source : Box Office Mojo, 2006). Cette configuration s’inscrit dans un mouvement plus large de circulation du thriller de coproduction anglo‑germano‑canadienne, bénéficiant de têtes d’affiche américaines mais reposant sur des financements internationalisés (Source : IMDb, 2006 ; Box Office Mojo, 2006). Le film est ensuite diffusé en vidéo et à la télévision, ce qui contribue à sa visibilité durable, même si les chiffres détaillés de l’exploitation vidéo relèvent de données industrielles moins accessibles au public (Source : The Numbers, 2008).
Réception critique et positionnement dans le paysage du thriller
À sa sortie, « Lucky Number Slevin » reçoit un accueil critique mitigé à l’international, avec un agrégat d’avis contrastés sur la plateforme Rotten Tomatoes, où certains commentateurs saluent la construction narrative tandis que d’autres soulignent un recours appuyé aux effets de style (Source : Rotten Tomatoes, 2006). Sur Metacritic, le film obtient un score moyen indiquant une réception partagée, ni unanimement défavorable ni véritablement consacrée, ce qui le situe dans une zone intermédiaire du paysage critique de l’époque (Source : Metacritic, 2006). En France, la presse spécialisée et généraliste relève notamment la présence de Morgan Freeman, Ben Kingsley et Bruce Willis, ainsi que le ton ironique de certains dialogues, tout en discutant la vraisemblance de l’intrigue et la densité des retournements (Source : AlloCiné, 2006). Le public, de son côté, manifeste un accueil généralement plus favorable sur les plateformes de notation, où les spectateurs valorisent la dimension ludique du scénario et la résolution progressive des mystères (Source : IMDb, 2006 ; AlloCiné, 2006).
Dans le contexte des années 2000, le film s’inscrit dans une veine de thrillers structurés autour des faux semblants, de la narration fragmentée et des identités multiples, à l’instar de titres qui explorent les jeux de manipulation entre personnages et spectateurs (Source : Wikipedia, 2006). Il profite de l’image d’acteurs associés à des productions de genre ou à des films à forte visibilité critique, ce qui renforce son positionnement sur le marché sans pour autant le faire basculer dans la catégorie des grands succès de studios (Source : IMDb, 2006 ; Box Office Mojo, 2006). Par ailleurs, le film est régulièrement reprogrammé sur les chaînes de télévision et largement accessible en vidéo, ce qui entretient, au fil des années, une réception différée par rapport à son accueil initial en salle (Source : The Numbers, 2008 ; AlloCiné, 2006). Cette trajectoire illustre la manière dont certains thrillers de milieu de gamme trouvent leur place dans le temps long de la diffusion, plus que dans l’événement de la sortie en salles (Source : The Numbers, 2008).
Principaux crédits artistiques et techniques
Le générique artistique associe plusieurs interprètes issus de la scène hollywoodienne et de la scène britannique, avec, au premier plan, Josh Hartnett (Slevin Kelevra), Morgan Freeman (The Boss), Ben Kingsley (The Rabbi), Lucy Liu (Lindsey), Bruce Willis (Mr Goodkat) et Stanley Tucci (Detective Brikowski) (Source : IMDb, 2006 ; Rotten Tomatoes, 2006). À leurs côtés, le film réunit Mykelti Williamson (Sloe), Danny Aiello (Roth), Kevin Chamberlin (Marty), Sam Jaeger (Nick Fisher), Dorian Missick (Elvis), Peter Outerbridge (Detective Dumbrowski), Corey Stoll (Saul) et Michael Rubenfeld (Yitzchok), parmi d’autres seconds rôles (Source : IMDb, 2006 ; Wikipedia, 2006). La mise en scène de Paul McGuigan s’appuie sur la direction de la photographie de Peter Sova, déjà actif sur divers films de genre, et sur le montage d’Andrew Hulme, dont le travail participe à la dynamique de la structure à rebondissements (Source : IMDb, 2006). Le scénario de Jason Smilovic tient un rôle central dans l’architecture du film, en organisant les multiples lignes temporelles et les liens entre les différents protagonistes (Source : IMDb, 2006 ; AlloCiné, 2006).
- Réalisation : Paul McGuigan (Source : IMDb, 2006)
- Scénario : Jason Smilovic (Source : IMDb, 2006)
- Photographie : Peter Sova (Source : IMDb, 2006)
- Montage : Andrew Hulme (Source : IMDb, 2006)
- Musique : J. Ralph (Source : IMDb, 2006)
- Production : The Weinstein Company, Ascendant Pictures, FilmEngine (Source : IMDb, 2006)
- Distribution US : Metro‑Goldwyn‑Mayer (MGM) (Source : Box Office Mojo, 2006)
- Pays de production : Royaume‑Uni, Allemagne, Canada, États‑Unis (Source : IMDb, 2006)
- Budget estimé : 27 millions de dollars (Source : IMDb, 2006 ; The Numbers, 2008)
- Recettes mondiales : environ 56,3 millions de dollars (Source : Box Office Mojo, 2006 ; The Numbers, 2008)
Ces différents éléments permettent de situer « Lucky Number Slevin » dans la production internationale de thrillers des années 2000, à la croisée de logiques industrielles de coproduction et d’un cinéma de genre misant sur des scénarios à forte dimension narrative (Source : IMDb, 2006 ; Wikipedia, 2006). Si tu souhaites une seconde version plus courte, focalisée uniquement sur la fiche technique et la sortie française, il est possible de la condenser en supprimant les développements sur la réception.
Critique sur Slevin
Récompenses et Nominations
Où regarder en streaming Slevin
Slevin est disponible à la location sur Amazon Video, Apple TV Store, Canal VOD et Orange VOD et à l'achat sur Amazon Video, Apple TV Store, Google Play Movies, YouTube, Canal VOD et Orange VOD. Consultez chaque plateforme pour connaître les offres et tarifs actuellement proposés.
Casting et distribution
Parmi les rôles crédités de Slevin figurent Slevin, interprété par Josh Hartnett, The Boss, interprété par Morgan Freeman et The Rabbi, interprété par Ben Kingsley. Consultez les fiches des personnages, puis l'ensemble de la distribution et de l'équipe technique.





























