Metropolis est produit par la société allemande Universum Film AG (UFA) et réalisé par Fritz Lang sur un scénario coécrit avec Thea von Harbou, adapté du roman que cette dernière publie en 1925, également intitulé Metropolis (Source : Encyclopaedia Britannica, 2025 ; Wikipedia, 2001). Le film est tourné durant la période de la République de Weimar, dans un contexte de crise économique et de bouleversements sociaux en Allemagne, ce qui nourrit sa représentation d’une société fortement hiérarchisée et traversée par des tensions de classe (Source : filmportal.de, 2010 ; ipl.org, s.d.). UFA engage des moyens considérables, notamment pour les décors et les effets spéciaux, ce qui fait de la production l’une des plus coûteuses du cinéma allemand de l’époque (Source : Wikipedia, 2001 ; filmportal.de, 2010). La première a lieu à Berlin le 10 janvier 1927, dans une version d’une durée d’environ 2 h 33, avant que le film ne soit rapidement raccourci à environ 90 minutes pour les marchés internationaux, à la suite d’un accueil commercial jugé décevant (Source : Los Angeles Times, 2010 ; filmportal.de, 2010). Ces coupes entraînent la disparition de plusieurs sous-intrigues et personnages secondaires, modifiant sensiblement la structure narrative connue du public pendant plusieurs décennies (Source : Los Angeles Times, 2010 ; Wikipedia, 2001).
Intrigue et univers narratif
L’action de Metropolis se déroule dans une cité futuriste où les classes dirigeantes résident dans des gratte-ciel et bénéficient d’un cadre de vie luxueux, tandis que les ouvriers travaillent sous terre, soumis à un rythme mécanique épuisant pour faire fonctionner les machines de la ville (Source : Encyclopaedia Britannica, 2025 ; MUBI, s.d.). Joh Fredersen, maître de Metropolis, incarne le pouvoir économique et politique, alors que son fils Freder, d’abord insouciant, découvre la réalité du monde ouvrier après une rencontre avec Maria, qui prêche la paix et l’attente d’un « médiateur » entre le « cerveau » et les « mains » (Source : Encyclopaedia Britannica, 2025 ; Wikipedia, 2001). En parallèle, le savant Rotwang vit en retrait, dans une maison gothique, et développe un robot anthropomorphe appelé à jouer un rôle central dans la manipulation des masses et la déstabilisation de la ville (Source : Wikipedia, 2001). Sur décision de Fredersen, Rotwang donne à ce robot l’apparence de Maria afin de discréditer son discours auprès des travailleurs, ce qui entraîne un enchaînement d’émeutes et de destructions menaçant autant les infrastructures que les populations souterraines (Source : Encyclopaedia Britannica, 2025 ; Wikipedia, 2001). Le récit progresse vers une confrontation finale où les identités se révèlent et où se pose la question de la possibilité d’un compromis entre les élites et les ouvriers, dans une mise en scène qui associe symbolisme religieux, iconographie industrielle et imagerie de catastrophe (Source : Encyclopaedia Britannica, 2025 ; Wikipedia, 2001).
Distribution, personnages et interprétations
Le film met en avant Brigitte Helm, qui interprète à la fois Maria et le robot construit à son image, rôle double qui lui permet d’alterner entre une figure de rassemblement pacifiste et une incarnation de la séduction destructrice instrumentalisée par le pouvoir (Source : Encyclopaedia Britannica, 2025 ; Wikipedia, 2001). Gustav Fröhlich incarne Freder, personnage central dans l’évolution dramatique du récit, dont le parcours conduit d’une position privilégiée à une prise de conscience des conditions de vie des travailleurs et à une tentative de médiation entre les deux mondes (Source : Encyclopaedia Britannica, 2025 ; AlloCiné, s.d.). Alfred Abel prête ses traits à Joh Fredersen, dirigeant de Metropolis, figure de l’autorité technocratique et père ambivalent, dont les décisions techniques et politiques déclenchent une partie des événements du film (Source : Encyclopaedia Britannica, 2025 ; Wikipedia, 2001). Rudolf Klein-Rogge joue Rotwang, le scientifique isolé dont la maison et le laboratoire s’inscrivent dans une esthétique gothique contrastant avec les lignes modernes de la ville, accentuant le caractère à la fois archaïque et visionnaire du personnage (Source : Wikipedia, 2001 ; LACMA, 2012). Cette distribution s’inscrit dans la continuité du cinéma expressionniste allemand, plusieurs interprètes ayant travaillé avec Lang sur d’autres productions, ce qui contribue à une cohérence de jeu fondée sur l’expressivité gestuelle et le contraste visuel plutôt que sur le dialogue, le film étant muet (Source : filmportal.de, 2010 ; LACMA, 2012).
Esthétique, expressionnisme et innovations techniques
Metropolis est souvent cité comme une œuvre majeure du cinéma expressionniste allemand, même si son esthétique mêle plusieurs influences, notamment le Bauhaus, le cubisme, le futurisme et des éléments gothiques dans la représentation de certains espaces (Source : LACMA, 2012 ; Wikipedia, 2001). Les décors signés par Otto Hunte, Erich Kettelhut et Karl Vollbrecht, associés à la photographie de Karl Freund et Günther Rittau, construisent une ville stratifiée où s’opposent lignes verticales monumentales et mécanismes souterrains, créant une image de la métropole moderne à la fois ordonnée et menaçante (Source : Wikipedia, 2001 ; filmportal.de, 2010). Le film recourt à plusieurs procédés techniques innovants, notamment la « Schüfftan process », qui utilise des miroirs pour combiner maquettes et prises de vues réelles, donnant l’illusion de décors urbains gigantesques autour des comédiens (Source : Wikipedia, 2001 ; Encyclopaedia Britannica, 2025). La chorégraphie des foules, la répétition des mouvements ouvriers et l’alternance entre grands ensembles et gros plans participent d’une écriture visuelle qui met en scène la mécanisation du travail et la perte d’individualité dans les systèmes industriels (Source : filmportal.de, 2010 ; ipl.org, s.d.). La musique de Gottfried Huppertz, composée pour accompagner la projection muette, s’inscrit dans une tradition symphonique et renforce la dimension mélodramatique et symbolique des images, tout en structurant les grandes séquences d’action (Source : Gateway Film Center, s.d. ; Wikipedia, 2001).
Réception, restaurations et statut patrimonial
Lors de sa sortie en 1927, Metropolis reçoit un accueil critique contrasté, de nombreux commentateurs saluant l’ampleur visuelle et technique du film tout en exprimant des réserves sur la simplicité perçue de son message social (Source : Wikipedia, 2001 ; filmportal.de, 2010). Le coût de production élevé et les recettes limitées amènent UFA à réduire le métrage pour les exploitations ultérieures, ce qui influe sur la perception du film pendant une grande partie du XXe siècle (Source : Los Angeles Times, 2010 ; filmportal.de, 2010). Dès les années 1960 et 1970, l’œuvre commence à être réévaluée par la critique et les historiens du cinéma, qui soulignent son importance dans l’histoire de la science-fiction au cinéma et son rôle dans la constitution d’un imaginaire urbain moderne (Source : Encyclopaedia Britannica, 2025 ; LACMA, 2012). Une étape importante intervient avec la restauration menée en 2001–2002, puis surtout avec la découverte, en 2008, d’une copie quasi complète à Buenos Aires, permettant une reconstruction en 2010 d’une version proche du montage original, projetée notamment lors d’une double première à Berlin et Francfort (Source : Los Angeles Times, 2010 ; filmportal.de, 2010). Aujourd’hui, Metropolis est régulièrement cité comme une référence majeure du patrimoine cinématographique mondial et figure dans de nombreux classements d’œuvres essentielles, tant pour sa valeur historique que pour son influence esthétique (Source : Encyclopaedia Britannica, 2025 ; AlloCiné, s.d.).
Influence culturelle et héritage
Au fil des décennies, Metropolis exerce une influence notable sur de nombreux films de science-fiction, de dystopie urbaine et de cinéma de genre, notamment par sa représentation de la ville futuriste verticale et par l’iconographie de son robot humanoïde (Source : LACMA, 2012 ; Encyclopaedia Britannica, 2025). Des études et rétrospectives ont souligné l’impact du film sur des œuvres ultérieures, qu’il s’agisse de films noirs, de récits postapocalyptiques ou de productions mêlant critique sociale et esthétique industrielle (Source : LACMA, 2012 ; ipl.org, s.d.). L’exposition « Masterworks of Expressionist Cinema: Caligari and Metropolis » au Los Angeles County Museum of Art a mis en évidence la place du long métrage dans la constitution d’un langage visuel commun à plusieurs genres populaires, en insistant sur la continuité entre les expérimentations de la République de Weimar et le cinéma hollywoodien classique (Source : LACMA, 2012). Par ailleurs, le film nourrit l’imaginaire de créateurs dans d’autres domaines, de la bande dessinée aux vidéoclips, et reste fréquemment cité ou pastiché dans la culture populaire, ce qui contribue à sa présence durable dans les représentations de la ville du futur (Source : Wikipedia, 2001 ; Encyclopaedia Britannica, 2025). Son inscription dans le corpus de l’expressionnisme cinématographique, combinée à sa dimension de fable sociale, en fait un objet d’analyse récurrent dans les travaux universitaires consacrés à l’histoire du cinéma et aux rapports entre modernité urbaine, technologie et représentation artistique (Source : ipl.org, s.d.; Academia.edu, 2017).
Fiche technique et principales distinctions
Réalisé par Fritz Lang et produit par Erich Pommer pour UFA, Metropolis est généralement présenté dans sa version restaurée avec une durée d’environ 153 minutes, se rapprochant du montage original de 1927 (Source : Encyclopaedia Britannica, 2025 ; filmportal.de, 2010). Le scénario est signé Fritz Lang et Thea von Harbou, d’après le roman de cette dernière, tandis que la photographie est assurée par Karl Freund, Günther Rittau et Walter Ruttmann, et les décors par Otto Hunte, Erich Kettelhut et Karl Vollbrecht (Source : Wikipedia, 2001 ; filmportal.de, 2010). La musique originale est composée par Gottfried Huppertz, dont la partition accompagne encore de nombreuses projections contemporaines de la version restaurée (Source : Gateway Film Center, s.d.; Wikipedia, 2001). Bien que le film ne soit pas associé, à sa sortie, à un palmarès de prix comparable aux grandes compétitions contemporaines, il figure aujourd’hui dans divers classements et sélections consacrés aux œuvres majeures de l’histoire du cinéma, ainsi que dans des programmes de cinémathèques et festivals dédiés au patrimoine (Source : Encyclopaedia Britannica, 2025 ; AlloCiné, s.d.). Plusieurs institutions et publications spécialisées le décrivent comme un jalon dans la représentation filmique de la ville et de la technique, ce qui renforce son statut d’œuvre de référence dans les études cinématographiques (Source : LACMA, 2012 ; Academia.edu, 2017).
- Titre original : Metropolis (Source : Encyclopaedia Britannica, 2025)
- Réalisateur : Fritz Lang (Source : Encyclopaedia Britannica, 2025)
- Scénario : Fritz Lang, Thea von Harbou, d’après son roman (Source : Encyclopaedia Britannica, 2025 ; Wikipedia, 2001)
- Production : Erich Pommer pour UFA (Source : Encyclopaedia Britannica, 2025)
- Interprètes principaux : Brigitte Helm, Gustav Fröhlich, Alfred Abel, Rudolf Klein-Rogge (Source : Encyclopaedia Britannica, 2025)
- Musique : Gottfried Huppertz (Source : Gateway Film Center, s.d.)
- Photographie : Karl Freund, Günther Rittau, Walter Ruttmann (Source : Wikipedia, 2001)
- Décors : Otto Hunte, Erich Kettelhut, Karl Vollbrecht (Source : Wikipedia, 2001)
- Pays : Allemagne (Source : Encyclopaedia Britannica, 2025)
- Sortie allemande : 10 janvier 1927 (Source : filmportal.de, 2010)
- Version restaurée quasi intégrale : 2010 (Source : filmportal.de, 2010 ; Los Angeles Times, 2010)
Critique sur Metropolis
Où regarder en streaming Metropolis
Metropolis est disponible à l'achat sur Apple TV Store. Consultez chaque plateforme pour connaître les offres et tarifs actuellement proposés.
Casting et distribution
Parmi les rôles crédités de Metropolis figurent Tima (voice), interprété par 井元由香, Rock (voice), interprété par Kôki Okada et Shunsaku Ban (voice), interprété par Tomita Kousei. Consultez les fiches des personnages, puis l'ensemble de la distribution et de l'équipe technique.




























