Nrmagazine
Le Crocodile du Botswanga - Image de fond
Le Crocodile du Botswanga (2014) - Affiche
Langue originale
French
Budget
10 916 704,00 $
Classification
u
Pays d’origine
FR
Sorties en France
  • Cinéma : 19/02/2014 (U)
  • Numérique : 19/06/2014
  • Numérique : 01/08/2022 (U)
  • Support physique : 19/06/2014
Sociétés de production
Mars DistributionM6 FilmsMars FilmsLegend Films
Audio
Français
Pays producteurs

Le Crocodile du Botswanga(film) : casting, distribution, bande annonce et critique

19/02/2014
•
u
•
1heure 30min
5.3 / 10

Réalisé par Fabrice Éboué et Lionel Steketee, Le Crocodile du Botswanga constitue leur deuxième collaboration après Case départ, sorti en 2011, qui réunissait déjà Éboué et Thomas Ngijol devant la caméra (Source : Wikipédia, 2013). Le long métrage est produit en France et distribué notamment par la société Agora Films, pour une durée d’environ 90 minutes, ce qui l’inscrit dans le format standard de la comédie populaire française contemporaine (Source : FilmAges, 2013). La sortie en salles françaises intervient le 19 février 2014, à la fin de la période hivernale, dans un calendrier marqué par la présence de plusieurs comédies françaises visant un large public (Source : AlloCiné, 2014). Par ailleurs, le film est porté par le duo Éboué–Ngijol, déjà identifié par le succès commercial de Case départ, ce qui confère au projet une visibilité accrue auprès des distributeurs et des exploitants (Source : Avoir-alire.com, 2014). Cette même année, la stratégie de promotion repose sur des bandes-annonces diffusées en ligne et en salles, ainsi que sur la mise en avant de l’axe satirique centré sur la parodie de dictatures africaines et sur la critique des dérives du football-business (Source : AlloCiné, 2014 ; The Hollywood Reporter, 2014).

Intrigue et thématiques principales

L’intrigue s’organise autour de Leslie Konda, jeune attaquant français d’origine botswangaisse, repéré à l’adolescence par un agent de faible envergure, Didier, qui a contribué à sa progression professionnelle jusqu’à la signature de son premier contrat dans un grand club espagnol (Source : AlloCiné, 2014 ; FilmAges, 2013). Sa notoriété grandissante et ses origines lui valent une invitation officielle au Botswanga, petit État pauvre d’Afrique centrale dirigé par le président Thibault « Bobo » Babimbi, un chef d’État présenté comme passionné de football et récemment arrivé au pouvoir après un coup d’État militaire (Source : AlloCiné, 2014 ; Wikipédia, 2013). Sur place, le joueur découvre un régime autoritaire marqué par le culte de la personnalité du dirigeant, dont les grands discours humanistes contrastent avec des pratiques politiques décrites comme mégalomanes et paranoïaques, notamment sous l’influence de son entourage proche (Source : AlloCiné, 2014). À peine arrivés, Bobo conclut un accord financier avec Didier afin de faire pression sur Leslie pour qu’il rejoigne la sélection nationale, les « Crocodiles du Botswanga », donnant au film sa dimension de satire du clientélisme, de la corruption et des relations entre pouvoir politique et sport de haut niveau (Source : AlloCiné, 2014 ; FilmAges, 2013). En parallèle, le scénario aborde les questions d’identité, de loyauté et de liens avec le pays d’origine, tout en exploitant le registre comique pour traiter des rapports postcoloniaux entre l’Afrique francophone et la France (Source : Wikipédia, 2013 ; Avoir-alire.com, 2014).

Fiche artistique et personnages

Le casting réunit Thomas Ngijol dans le rôle de Thibault « Bobo » Babimbi, président du Botswanga, et Fabrice Éboué dans celui de Didier, agent de joueurs opportuniste, ce qui prolonge la dynamique comique déjà à l’œuvre dans leur collaboration précédente (Source : AlloCiné, 2014 ; Wikipédia, 2013). Le personnage de Leslie Konda est interprété par Ibrahim Koma, qui incarne un footballeur en pleine ascension, placé au centre de tensions entre carrière internationale et attentes nationales de son pays d’origine (Source : FilmAges, 2013 ; The Hollywood Reporter, 2014). L’actrice Claudia Tagbo figure au générique, aux côtés de Franck de La Personne et d’autres interprètes comme Eriq Ebouaney, Étienne Chicot, Pascal Nzonzi ou Marie-Philomène Nga, qui composent l’entourage politique, familial et administratif gravitant autour du président et du joueur (Source : FilmAges, 2013 ; Les Chroniques de Cliffhanger, 2014 ; The Hollywood Reporter, 2014). Les différents personnages permettent de décliner plusieurs figures types de la satire politique : ministres soumis ou rivalisant d’allégeance, conseillers intéressés, dignitaires religieux et militaires, ainsi que représentants de la fédération de football nationale (Source : Les Chroniques de Cliffhanger, 2014 ; Wikipédia, 2013). La distribution repose ainsi sur un ensemble d’acteurs issus à la fois de la scène humoristique française et du cinéma francophone, ce qui contribue à ancrer le film dans un registre de comédie satirique accessible à un public large (Source : AlloCiné, 2014 ; Avoir-alire.com, 2014).

Écriture, mise en scène et registre satirique

La mise en scène du film s’appuie sur une alternance de séquences dialoguées et de situations de comédie de situation, situées principalement entre le palais présidentiel, les infrastructures sportives et divers décors illustrant la vie quotidienne au Botswanga (Source : Les Chroniques de Cliffhanger, 2014 ; The Hollywood Reporter, 2014). Le scénario, coécrit par Fabrice Éboué et Thomas Ngijol, combine humour verbal, gags visuels et détournements de codes du film politique et du film de football, en y injectant des références explicites aux chefs d’État africains et aux débats sur l’héritage colonial de la France (Source : Les Chroniques de Cliffhanger, 2014 ; Wikipédia, 2013). Selon plusieurs critiques, la satire vise à la fois les dirigeants africains caricaturés, le passé colonial français et la place centrale de l’argent dans le football moderne, en soulignant la dimension marchande des transferts de joueurs et des pressions exercées par les agents et les institutions (Source : AlloCiné – Critiques presse, 2014 ; Les Chroniques de Cliffhanger, 2014). Par ailleurs, certaines analyses soulignent que le film recourt à un humour qualifié de « politiquement incorrect », multipliant les réparties sur l’origine, la religion, l’orientation sexuelle ou la condition sociale, tout en posant implicitement la question des limites du rire et de la représentation stéréotypée (Source : AlloCiné – Critiques presse, 2014 ; Les Chroniques de Cliffhanger, 2014). Cette même année, plusieurs commentateurs notent néanmoins un scénario jugé prévisible ou inégal, mentionnant des personnages secondaires moins développés et une romance présentée comme peu vraisemblable, ce qui alimente un débat critique sur l’équilibre entre efficacité comique et construction dramatique (Source : Les Chroniques de Cliffhanger, 2014 ; Avoir-alire.com, 2014).

Accueil critique et public

À sa sortie, Le Crocodile du Botswanga bénéficie d’un accueil modéré à positif dans la presse française, avec une moyenne d’environ 3,4 sur 5 dans les notes presse recensées par AlloCiné, tandis que les spectateurs lui attribuent une note moyenne d’environ 2,4 sur 5, indiquant un décalage entre réception critique et réception du grand public (Source : AlloCiné, 2014). Plusieurs médias saluent la capacité du film à conjuguer humour frontal et commentaire politique, en relevant que le duo Éboué–Ngijol se moque des chefs d’État africains, du passé colonial français et de la dictature de l’argent avec une tonalité jugée enjouée (Source : AlloCiné – Critiques presse, 2014). Des critiques comme celles publiées sur le site Les Chroniques de Cliffhanger évoquent un film « efficacement rythmé » et « blindé d’humour », tout en signalant les limites d’un scénario parfois jugé superficiel et d’une intrigue dont les ressorts restent attendus (Source : Les Chroniques de Cliffhanger, 2014). De son côté, The Hollywood Reporter décrit le long métrage comme une farce désordonnée mais cohérente dans son approche d’un sujet considéré comme risqué, insistant sur le registre burlesque et sur le recours à la caricature pour aborder des enjeux politiques (Source : The Hollywood Reporter, 2014). Quelques années plus tard, la réception du film s’inscrit dans la continuité des débats suscités par les comédies françaises traitant de questions postcoloniales et identitaires, en particulier en ce qui concerne la représentation des États africains fictifs et des relations entre pouvoir, diaspora et milieu sportif (Source : Avoir-alire.com, 2014 ; Wikipédia, 2013).

Place dans la filmographie des auteurs

Dans la trajectoire des cinéastes et scénaristes impliqués, Le Crocodile du Botswanga occupe une place de deuxième étape après le succès de Case départ, qui avait déjà abordé des questions liées à l’histoire coloniale et à l’esclavage à travers le prisme de la comédie (Source : Wikipédia, 2013 ; Avoir-alire.com, 2014). Fabrice Éboué et Thomas Ngijol poursuivent ainsi un travail commun sur des sujets politiquement sensibles, en s’appuyant sur une écriture qui articule satire sociale et recours à un humour frontal, nourri de leur expérience de la scène humoristique (Source : AlloCiné, 2014 ; Les Chroniques de Cliffhanger, 2014). Lionel Steketee, de son côté, confirme sa collaboration avec Éboué en signant à nouveau la réalisation, ce qui contribue à stabiliser une identité de mise en scène centrée sur la comédie populaire à dimension politique (Source : Wikipédia, 2013). Par ailleurs, la présence d’acteurs récurrents comme Claudia Tagbo, Eriq Ebouaney ou Pascal Nzonzi s’inscrit dans un réseau de collaborations qui irrigue une partie de la production comique française des années 2010, notamment dans des films abordant les thématiques de la diversité et des origines (Source : FilmAges, 2013 ; AlloCiné, 2014). Quelques années plus tard, le film apparaît fréquemment cité aux côtés de Case départ dans les analyses consacrées aux comédies françaises traitant des relations franco-africaines, soulignant la continuité d’un projet artistique qui associe divertissement et regard sur les rapports de pouvoir (Source : Avoir-alire.com, 2014 ; Wikipédia, 2013).

Critique sur Le Crocodile du Botswanga

5.3 / 10
Rédiger une critique en tant que
Compte requis
Veuillez vous connecter ou créer un compte pour ajouter une critique

Où regarder en streaming Le Crocodile du Botswanga

Le Crocodile du Botswanga est disponible en streaming par abonnement sur Molotov TV, à la location sur Amazon Video, Apple TV Store, Google Play Movies, YouTube, Canal VOD, Rakuten TV, Pathé Home, Orange VOD, VIVA by videofutur et Premiere Max et à l'achat sur Amazon Video, Apple TV Store, Google Play Movies, YouTube, Canal VOD, Rakuten TV, Pathé Home, Orange VOD, VIVA by videofutur et Premiere Max. Consultez chaque plateforme pour connaître les offres et tarifs actuellement proposés.

Casting et distribution

Parmi les rôles crédités de Le Crocodile du Botswanga figurent Didier, interprété par Fabrice Eboué, Bobo, interprété par Thomas Ngijol et Mr. Pierre, interprété par Franck de la Personne. Consultez les fiches des personnages, puis l'ensemble de la distribution et de l'équipe technique.

Étienne Chicot - Photo
Étienne Chicot
Jacques Taucard
Ériq Ebouaney - Photo
Ériq Ebouaney
Lieutenant Yaya
Claudia Tagbo - Photo
Claudia Tagbo
Jacqueline
Ibrahim Koma - Photo
Ibrahim Koma
Leslie Konda
Pascal N'Zonzi - Photo
Pascal N'Zonzi
Ministre des cabinets
Marie-Philomène Nga - Photo
Marie-Philomène Nga
Femme ministre des cabinets
Issa Doumbia - Photo
Issa Doumbia
Soldat Issa

Actualités connexes