“L'enfer a un nom”
Mastemah est réalisé par Didier D. Daarwin, qui signe également le scénario aux côtés de Johanne Rigoulot et Thierry Aflalou, confirmant une approche d’auteur où la mise en scène et l’écriture semblent étroitement liées (Source : IMDb, 2022). Le film affiche une durée d’environ 1 h 40 min et se rattache aux genres « Horreur » et « Thriller », tels que répertoriés dans les bases de données internationales (Source : IMDb, 2022). La distribution est menée par Camille Razat, qui interprète Louise Wilmens, la psychiatre au centre du récit, entourée notamment d’Olivier Barthélémy dans le rôle de Théo Liblis et de Tibo Vandenborre dans celui de François de Maistre (Source : IMDb, 2022 ; SensCritique – casting, 2022). Le casting comprend également Féodor Atkine, dans le rôle du père Sylvain, figure religieuse importante dans l’univers du film, ainsi que Dylan Robert, Anaël Snoek, Bruno Debrandt, Roberto Calvet ou encore Nicolas Grandhomme, qui contribuent à densifier la galerie de personnages gravitant autour de la protagoniste (Source : IMDb, 2022 ; SensCritique – casting, 2022). Sur le plan de la production et de la circulation internationale, le film est référencé par Cineuropa comme un titre français de genre, ce qui situe l’œuvre dans le paysage du cinéma européen contemporain, sans pour autant mettre en avant un dispositif de coproduction transnationale majeur (Source : Cineuropa, 2022). Enfin, la fiche IMDb recense un palmarès comprenant une récompense et une nomination en festival, élément qui inscrit le film dans un circuit de diffusion spécialisé, même si le détail des prix reste peu documenté dans les sources consultables (Source : IMDb, 2022).
Intrigue et enjeux thématiques
Le récit s’ouvre sur les conséquences d’une séance d’hypnose ayant mal tourné, épisode qui pousse Louise, jeune psychiatre, à quitter son poste et à s’installer dans un village isolé afin de poursuivre sa pratique dans un cadre plus restreint et anonymisé (Source : IMDb – user reviews, 2023 ; Surgeons of Horror, 2023). Dans ce nouvel environnement, elle accueille Théo, un homme décrit comme marginal, vivant à proximité des collines, qui se plaint de visions, d’images intrusives et de rêves envahissants, et qui demande explicitement à être traité par hypnose, méthode qu’elle hésite à réemployer (Source : IMDb – user reviews, 2023). Peu à peu, des décès ou événements violents semblent frapper l’entourage de la protagoniste, ce qui alimente un climat de suspicion, où se croisent des explications médicales, psychologiques et, peut-être, surnaturelles (Source : IMDb, 2022 ; IMDb – user reviews, 2023). Les critiques spécialisées soulignent que le film s’intéresse à la psychiatrie française contemporaine, aux questionnements autour de l’hypnose, de la responsabilité du praticien et des frontières entre pathologie et croyance, tout en introduisant des éléments de mysticisme liés à la religion et au thème de l’enfer terrestre (Source : IMDb – user reviews, 2023 ; Surgeons of Horror, 2023). Cette articulation entre science, spiritualité et imaginaire occulte sert de fil rouge au film, qui joue régulièrement sur l’ambiguïté des visions, des rêves et des possibles projections psychiques de son héroïne (Source : IMDb – user reviews, 2023).
Personnages et interprétations
Le personnage central, Louise Wilmens, est présenté comme une psychiatre engagée dans son travail, dont la pratique est ébranlée par un incident initial, ce qui la conduit à interroger ses méthodes et sa propre relation au pouvoir de l’hypnose (Source : IMDb, 2022 ; IMDb – user reviews, 2023). À travers elle, le film explore la figure du praticien pris entre l’exigence de la rationalité médicale et la confrontation à des phénomènes qui excèdent les cadres habituels de la clinique, notamment lorsque les symptômes du patient semblent déborder la seule explication psychologique (Source : IMDb – user reviews, 2023). Théo Liblis, interprété par Olivier Barthélémy, incarne un patient à la fois vulnérable et inquiétant, dont la demande d’hypnose réactive chez Louise ses doutes, mais aussi une forme d’attirance pour cette technique, à la croisée de la science et de l’inconnu (Source : IMDb, 2022 ; IMDb – user reviews, 2023). En parallèle, des personnages secondaires comme le père Sylvain, prêtre joué par Féodor Atkine, introduisent une perspective religieuse et morale, rappelant qu’une partie des tensions dramatiques se joue aussi dans le rapport entre discours psychiatrique et discours spirituel (Source : IMDb, 2022). D’autres figures, issues de l’entourage professionnel ou du voisinage, participent à la mise en place d’un microcosme où se superposent secrets, croyances locales et perceptions divergentes des événements, contribuant à entretenir l’incertitude sur la nature exacte des forces à l’œuvre (Source : IMDb, 2022 ; SensCritique – casting, 2022).
Mise en scène, esthétique et ancrage géographique
Situé au cœur de l’Aubrac, Mastemah repose en grande partie sur l’exploitation de paysages ruraux et de villages isolés, qui deviennent un élément structurant de l’atmosphère générale du film (Source : SensCritique – synopsis, 2022). Plusieurs analyses critiques évoquent un dispositif visuel marqué par des décors dépouillés, des silences prolongés et une photographie froide, qui renforcent l’impression d’isolement et d’étrangeté ressentie par la protagoniste (Source : IMDb – user reviews, 2023 ; Surgeons of Horror, 2023). La mise en scène privilégie des mouvements de caméra mesurés, une progression narrative lente et une construction de la tension davantage fondée sur l’attente, les visions et les états intérieurs des personnages que sur les effets de choc explicites (Source : IMDb – user reviews, 2023). Dans le même temps, le film articule des motifs visuels liés à la psychiatrie – séances, consultations, dispositifs de soin – à des images plus symboliques, voire mystiques, qui viennent troubler la perception du spectateur et brouiller la frontière entre rêve, hallucination et réalité (Source : IMDb – user reviews, 2023 ; Surgeons of Horror, 2023). En s’inscrivant dans un décor de campagne française peu exploité par le cinéma de genre, l’œuvre se situe dans une continuité avec d’autres productions récentes qui utilisent les espaces ruraux comme vecteur de tension et de dérèglement, tout en revendiquant un ancrage géographique précis (Source : Surgeons of Horror, 2023).
Réception critique et positionnement dans le cinéma de genre
Sur IMDb, Mastemah obtient une note moyenne de 4,3/10, sur la base de plusieurs centaines de votes, ce qui témoigne d’un accueil mitigé du côté du public, entre appréciation de l’ambiance et réserves sur la clarté du récit (Source : IMDb, 2022). Des critiques de spectateurs mettent en avant un film « atmosphérique », lent et orienté vers le psychologique, tout en soulignant une narration jugée parfois confuse ou opaque, laissant délibérément de nombreuses questions en suspens (Source : IMDb – user reviews, 2023 ; Rotten Tomatoes, 2024). Sur des plateformes françaises comme SensCritique, certaines notes et avis évoquent un thriller dont l’originalité du sujet est reconnue, mais dont l’exécution est perçue comme inégale, en particulier sur le plan du rythme et de l’utilisation d’effets de mise en scène jugés appuyés par certains commentateurs (Source : SensCritique – critiques, 2022). Le site Rotten Tomatoes, qui recense quelques avis critiques anglo-saxons, mentionne également des réserves sur la cohérence globale du récit, tout en relevant le travail sur l’atmosphère et la dimension hybride entre science et surnaturel (Source : Rotten Tomatoes, 2024). Malgré ces divergences d’appréciation, la présence du film dans des bases de données européennes comme Cineuropa, ainsi que son passage en festivals signalé par son unique récompense et sa nomination, contribuent à l’inscrire dans la production récente du cinéma de genre français, à un moment où ce dernier explore de manière récurrente les territoires du thriller psychologique et du fantastique intimiste (Source : Cineuropa, 2022 ; IMDb, 2022).
Place dans la filmographie et perspectives
Pour Didier D. Daarwin, Mastemah constitue une entrée remarquée dans le champ du long métrage de genre, telle que le laisse entendre la visibilité internationale limitée mais réelle obtenue par le film dans les bases spécialisées et certains médias en ligne (Source : IMDb, 2022 ; Cineuropa, 2022). La collaboration avec les coscénaristes Johanne Rigoulot et Thierry Aflalou souligne par ailleurs une volonté de structurer un récit à la croisée de plusieurs traditions – le polar, le fantastique et le drame psychologique – ce qui correspond à une tendance identifiable dans le cinéma français contemporain (Source : IMDb, 2022). L’interprétation de Camille Razat, déjà connue pour ses rôles dans des séries et films français, contribue à donner une visibilité supplémentaire au projet, en associant un visage familier du public à un récit plus risqué sur le plan formel (Source : IMDb, 2022). Les avis de spectateurs et de blogs spécialisés indiquent que le film suscite des discussions autour de la représentation de la psychiatrie, de l’usage de l’hypnose et de la manière dont le cinéma de genre aborde les questions de traumatisme et de culpabilité, ce qui peut nourrir de futurs travaux critiques ou universitaires sur ce type de narration (Source : IMDb – user reviews, 2023 ; Surgeons of Horror, 2023). Enfin, la référence explicite à un environnement rural français, combinée à un dispositif visuel introspectif, place Mastemah dans une dynamique où le cinéma de genre explore de plus en plus des territoires éloignés des grandes métropoles, participant à la diversification des représentations spatiales et sociales dans l’horreur et le thriller hexagonaux (Source : Surgeons of Horror, 2023 ; Cineuropa, 2022).
- Date de sortie France : 29 juin 2022 (Source : IMDb, 2022)
- Réalisation : Didier D. Daarwin (Source : IMDb, 2022)
- Scénario : Didier D. Daarwin, Johanne Rigoulot, Thierry Aflalou (Source : IMDb, 2022)
- Genre : Horreur, thriller psychologique (Source : IMDb, 2022)
- Durée : 1 h 40 min (Source : IMDb, 2022)
- Interprètes principaux : Camille Razat, Olivier Barthélémy, Tibo Vandenborre, Féodor Atkine, Dylan Robert (Source : IMDb, 2022 ; SensCritique – casting, 2022)
- Récompenses : 1 prix et 1 nomination en festival (Source : IMDb, 2022)
Critique sur Mastemah
Où regarder en streaming Mastemah
Mastemah est disponible en streaming par abonnement sur Amazon Prime Video with Ads, Amazon Prime Video et Molotov TV, à la location sur Amazon Video, Apple TV Store, Google Play Movies, YouTube, Canal VOD, Rakuten TV, Orange VOD, VIVA by videofutur, Premiere Max, Cinemas a la Demande et Sooner et à l'achat sur Amazon Video, Apple TV Store, Google Play Movies, YouTube, Canal VOD, Rakuten TV, Orange VOD, VIVA by videofutur, Premiere Max et Sooner. Consultez chaque plateforme pour connaître les offres et tarifs actuellement proposés.
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SoonerCasting et distribution
Parmi les rôles crédités de Mastemah figurent Louise Wilmens, interprété par Camille Razat, Théo Liblis, interprété par Olivier Barthélémy et François De Maistre, interprété par Tibo Vandenborre. Consultez les fiches des personnages, puis l'ensemble de la distribution et de l'équipe technique.
















