“Elle vaut tous les ennuis”
My Week with Marilyn est réalisé par Simon Curtis, cinéaste britannique venu principalement de la télévision, sur un scénario d’Adrian Hodges adapté de deux ouvrages autobiographiques de Colin Clark, The Prince, the Showgirl and Me et My Week with Marilyn, publiés à la fin des années 1990 et au début des années 2000 (Source : Wikipédia, 2010). Le film est coproduit par The Weinstein Company, BBC Films, Lipsync Productions, Trademark Films et le UK Film Council, et se présente comme une coproduction Royaume-Uni/États-Unis (Source : Wikipédia, 2010). Il dure 99 minutes et s’inscrit dans le registre du drame biographique, avec une mise en scène qui recrée le Londres de 1956 et les coulisses du tournage d’un film historique en costumes (Source : Wikipédia, 2010). La photographie, les décors et les costumes cherchent à restituer l’esthétique du cinéma britannique d’après-guerre, en soulignant à la fois le glamour associé à l’image de Marilyn Monroe et la rigueur des studios londoniens (Source : Wikipédia, 2010 ; AlloCiné, 2011). La langue de tournage principale est l’anglais, conformément à l’ancrage transatlantique du projet et à la volonté de rester au plus près des conditions originales de production de The Prince and the Showgirl (Source : Wikipédia, 2010).
La distribution réunit des acteurs britanniques et américains, avec Michelle Williams dans le rôle de Marilyn Monroe, Kenneth Branagh dans celui de Laurence Olivier, Eddie Redmayne en Colin Clark, Julia Ormond en Vivien Leigh, Emma Watson en Lucy, Dominic Cooper en Milton Greene et Judi Dench en Dame Sybil Thorndike (Source : Wikipédia, 2010 ; AlloCiné, 2011). Ce casting met en tension plusieurs générations d’interprètes, certains associés à la tradition shakespearienne, d’autres au cinéma indépendant contemporain, ce qui accentue le contraste voulu entre les univers représentés (Source : Wikipédia, 2010). Le film repose largement sur la performance de Michelle Williams, sollicitée pour reconstituer la gestuelle, la diction, le chant et la présence scénique de Marilyn Monroe, dans des scènes qui alternent moments de plateau, répétitions et instants de retrait intime (Source : Wikipédia, 2010 ; Rotten Tomatoes via Wikipédia, 2010). La musique, le découpage et la reconstitution minutieuse des scènes de The Prince and the Showgirl participent à une approche qui combine biographie, chronique de tournage et réflexion sur la fabrication d’une image d’icône (Source : Wikipédia, 2010).
Intrigue et contexte historique
L’intrigue se situe en 1956, au moment où Marilyn Monroe, déjà star internationale grâce à des films comme Some Like It Hot et The Seven Year Itch, vient tourner à Londres sous la direction de Laurence Olivier, qui entend la diriger dans une adaptation filmique de la pièce The Sleeping Prince devenue The Prince and the Showgirl (Source : Wikipédia, 2010). Dans ce contexte, le film suit Colin Clark, récemment diplômé d’Oxford, qui obtient un poste d’assistant de production sur le tournage et observe de près les tensions qui se nouent entre Olivier, metteur en scène rompu aux méthodes du théâtre classique, et Monroe, actrice influencée par l’Actor’s Studio et coachée sur le plateau (Source : Wikipédia, 2010). Le récit se concentre sur une courte période durant laquelle Marilyn, fragilisée par le décalage culturel, la pression médiatique et des difficultés de jeu, trouve en Clark un interlocuteur et un compagnon, ce qui donne son titre au film (Source : Wikipédia, 2010).
En parallèle, le long métrage replace ces événements dans le contexte plus large du cinéma des années 1950, marqué par la circulation accrue des talents entre Hollywood et l’Europe et par la cohabitation de différentes traditions d’interprétation (Source : Wikipédia, 2010 ; Senses of Cinema, 2013). Le tournage de The Prince and the Showgirl est présenté comme un moment où se rencontrent deux conceptions du jeu d’acteur et de la direction, avec des malentendus récurrents autour des horaires, des répétitions et de la méthode (Source : Wikipédia, 2010). Le film met également en scène la présence de Vivien Leigh, épouse d’Olivier et actrice majeure du cinéma britannique, dont la position face à l’arrivée de Marilyn sur le plateau introduit une dimension supplémentaire de tension professionnelle et personnelle (Source : Wikipédia, 2010). Enfin, en choisissant de s’appuyer sur le témoignage de Colin Clark, le récit adopte un cadre mémoriel qui laisse transparaître le caractère subjectif de ce regard, plusieurs critiques ayant souligné le caractère partiel et romancé de ce point de vue, tout en reconnaissant sa valeur comme matériau dramatique (Source : Senses of Cinema, 2013).
Genèse et production
Le projet de My Week with Marilyn naît de l’adaptation des deux livres de Colin Clark publiés à la fin du XXe siècle, qui relatent ses souvenirs du tournage de The Prince and the Showgirl et sa relation privilégiée avec Marilyn Monroe (Source : Wikipédia, 2010). Simon Curtis, déjà familier du biopic et du film historique à la télévision britannique, est choisi pour assurer la mise en scène, tandis qu’Adrian Hodges se charge de condenser et d’articuler ces récits en un scénario unique (Source : Wikipédia, 2010). La production est portée par des sociétés britanniques et américaines, dont The Weinstein Company et BBC Films, qui voient dans ce matériau une opportunité de réunir un casting international autour d’une figure emblématique de l’histoire du cinéma (Source : Wikipédia, 2010). Le tournage s’effectue au Royaume-Uni, dans des lieux qui évoquent le Londres de l’époque, et reconstitue les plateaux de tournage de 1956, avec un soin particulier apporté aux décors et aux costumes d’époque (Source : Wikipédia, 2010).
La préparation du rôle de Marilyn par Michelle Williams a fait l’objet d’une attention médiatique, plusieurs articles soulignant le travail de documentation, de mimétisme vocal et gestuel, ainsi que l’apprentissage de numéros musicaux inspirés des performances de Monroe (Source : Wikipédia, 2010 ; Hollywood Film Awards via Wikipédia, 2011). Kenneth Branagh, pour sa part, aborde le rôle de Laurence Olivier en s’appuyant sur l’iconographie, les enregistrements et la réputation théâtrale du comédien-réalisateur, créant un effet de mise en abyme entre l’acteur shakespearien contemporain et la légende du théâtre britannique qu’il incarne (Source : Wikipédia, 2010). La production intervient à un moment où les biopics consacrés aux grandes figures du cinéma et de la musique connaissent une forte visibilité internationale, ce qui favorise l’intérêt des distributeurs et des festivals pour ce type de récit (Source : Senses of Cinema, 2013). Le film s’inscrit donc dans une continuité de projets qui revisitent les icônes hollywoodiennes sous l’angle des coulisses et des moments de fragilité, plutôt que par la simple reconstitution des grandes scènes connues du public (Source : Senses of Cinema, 2013).
Sortie, accueil critique et public
My Week with Marilyn sort en 2011 au Royaume-Uni et aux États-Unis, avant d’être distribué dans plusieurs territoires, dont la France, où il est présenté comme un drame biographique centré sur une période précise de la vie de Marilyn Monroe (Source : Wikipédia, 2010 ; AlloCiné, 2011). Selon le site Rotten Tomatoes, le film obtient un taux d’avis positifs supérieur à 80% et une note moyenne d’environ 7,1/10, la synthèse critique mettant en avant la performance de Michelle Williams, qualifiée de particulièrement précise dans sa manière de capter le magnétisme et la vulnérabilité de Monroe (Source : Rotten Tomatoes via Wikipédia, 2010 ; Reddit reprenant Rotten Tomatoes, 2019). Sur Metacritic, le film recueille également des critiques globalement favorables, même si certains commentateurs soulignent une approche jugée classique et une focalisation marquée sur le regard de Colin Clark (Source : Metacritic via Wikipédia, 2010). En France, AlloCiné recense des critiques de presse et de spectateurs qui évoquent à la fois l’intérêt de la reconstitution et les réserves sur la structure dramatique, avec une moyenne autour de 3,3/5 pour les avis presse (Source : AlloCiné, 2011).
Plusieurs revues spécialisées et critiques de grands médias anglo-saxons accordent une attention particulière au travail des acteurs, certains articles estimant que le film fonctionne avant tout comme un écrin pour les interprétations de Michelle Williams et Kenneth Branagh (Source : Variety via Wikipédia, 2010 ; The Wrap, 2011). D’autres analyses, comme celles publiées par Variety ou The Wrap, pointent les limites du récit, jugé parfois trop sage, ou la difficulté du film à dépasser le cadre du « backstage movie » pour proposer une réflexion plus approfondie sur Marilyn Monroe comme construction médiatique (Source : Variety via Wikipédia, 2010 ; The Wrap, 2011). Dans le champ de la critique universitaire, un article de Senses of Cinema s’intéresse notamment à la manière dont le film active le voyeurisme du spectateur en offrant un « accès » aux coulisses de la souffrance de l’icône, tout en reproduisant certains dispositifs classiques du biopic (Source : Senses of Cinema, 2013). Cette réception critique nuancée inscrit My Week with Marilyn dans une catégorie de films biographiques qui bénéficient d’un accueil favorable pour leurs performances d’acteurs, tout en suscitant des débats sur la portée de leur regard sur les figures représentées (Source : Senses of Cinema, 2013 ; Rotten Tomatoes via Wikipédia, 2010).
Récompenses et distinctions
My Week with Marilyn obtient une visibilité importante dans le circuit des prix internationaux, en particulier pour l’interprétation de Michelle Williams et Kenneth Branagh (Source : Liste des récompenses, Wikipédia, 2011). Aux Golden Globes 2012, le film est nommé dans plusieurs catégories, dont Meilleur film – comédie ou comédie musicale et Meilleur acteur dans un second rôle pour Kenneth Branagh, tandis que Michelle Williams remporte le Golden Globe de la meilleure actrice dans une comédie ou comédie musicale (Source : Golden Globes via Wikipédia, 2012). La même année, le film reçoit deux nominations aux Oscars : Michelle Williams pour l’Oscar de la meilleure actrice et Kenneth Branagh pour l’Oscar du meilleur acteur dans un second rôle (Source : Oscars via Wikipédia, 2012 ; IMDb Awards, 2025). Il est également mentionné dans plusieurs cérémonies britanniques, dont les BAFTA, où il est nommé notamment dans les catégories Meilleure actrice, Meilleur film britannique et Meilleurs costumes (Source : BAFTA via Wikipédia, 2012).
- Golden Globe de la meilleure actrice dans une comédie ou comédie musicale pour Michelle Williams (2012) (Source : Golden Globes via Wikipédia, 2012)
- Nominations aux Oscars pour Michelle Williams (meilleure actrice) et Kenneth Branagh (meilleur acteur dans un second rôle) (2012) (Source : Oscars via Wikipédia, 2012 ; IMDb Awards, 2025)
- Nominations aux BAFTA, notamment dans les catégories Meilleure actrice, Meilleur film britannique et Meilleurs costumes (2012) (Source : BAFTA via Wikipédia, 2012)
- Récompenses de critiques, dont des prix d’interprétation pour Michelle Williams attribués par des associations de critiques à Boston et en Floride (2011) (Source : Liste des récompenses, Wikipédia, 2011)
- Prix d’ensemble au Capri, Hollywood International Film Festival (2012) (Source : Liste des récompenses, Wikipédia, 2011)
Par ailleurs, Michelle Williams reçoit le Hollywood Actress Award lors des Hollywood Film Awards 2011, tandis que le film est nommé et parfois récompensé dans divers festivals et associations de critiques à travers le monde, ce qui confirme la centralité de son interprétation dans la réception de l’œuvre (Source : Hollywood Film Awards via Wikipédia, 2011 ; Liste des récompenses, Wikipédia, 2011). L’Independent Spirit Awards lui décerne également le prix de la meilleure actrice dans un premier rôle, soulignant l’inscription du film dans un paysage où le cinéma indépendant et le biopic se croisent de plus en plus fréquemment (Source : Independent Spirit Awards via Wikipédia, 2012). Ces distinctions contribuent à ancrer My Week with Marilyn dans la filmographie contemporaine consacrée aux grandes figures du cinéma classique, en le rattachant à une tradition de récompenses qui mettent l’accent sur la transformation physique et émotionnelle des acteurs (Source : Liste des récompenses, Wikipédia, 2011). Elles témoignent enfin de l’intérêt durable du public et des institutions pour les récits qui revisitent l’histoire de Hollywood à travers le prisme de ses icônes, en explorant autant les mécanismes du mythe que les réalités du travail sur un plateau (Source : Senses of Cinema, 2013 ; Rotten Tomatoes via Wikipédia, 2010).
Critique sur My Week with Marilyn
Récompenses et Nominations
Où regarder en streaming My Week with Marilyn
My Week with Marilyn est disponible en streaming par abonnement sur Molotov TV, Cine+ OCS Amazon Channel et SFR Play, à la location sur Amazon Video, Apple TV Store, Canal VOD, Orange VOD, VIVA by videofutur, Premiere Max et Sooner et à l'achat sur Amazon Video, Apple TV Store, Canal VOD, Orange VOD, VIVA by videofutur, Premiere Max et Sooner. Consultez chaque plateforme pour connaître les offres et tarifs actuellement proposés.
Casting et distribution
Parmi les rôles crédités de My Week with Marilyn figurent Marilyn Monroe, interprété par Michelle Williams, Sir Laurence Olivier, interprété par Kenneth Branagh et Colin Clark, interprété par Eddie Redmayne. Consultez les fiches des personnages, puis l'ensemble de la distribution et de l'équipe technique.






























