Perry King: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Perry King en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
90
œuvres recensées
58 films · 32 séries
- Première année recensée
- 1969
- Dernière année recensée
- 2018
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1972, Abattoir 5 ouvre à Perry King une entrée durable dans le cinéma américain. Le film de George Roy Hill le place d’emblée dans un territoire où se croisent la science-fiction, la guerre et l’absurde, avec le rôle de Robert Pilgrim. L’année suivante, il apparaît dans Possession meurtrière de Waris Hussein, avant de retrouver le cinéma en 1974 dans Les Mains dans les poches de Martin Davidson et Stephen F. Verona.
Débuts au cinéma et premiers rôles dérangeants
Formé à Yale, à Juilliard et au Stella Adler Studio of Acting, Perry King entre dans la profession avec un bagage théâtral précis. Son premier film le montre déjà dans une zone de tension, puis Possession meurtrière l’expose dans un rôle de jeune homme instable et violent, soupçonné d’être possédé par un tueur en série. Le registre tranche avec l’image lisse que beaucoup d’acteurs de son âge cherchent alors à installer.
En 1975, il tourne dans Wild Party de James Ivory et dans Mandingo de Richard Fleischer. Ce dernier titre, avec le personnage de Hammond Maxwell, compte parmi ses rôles les plus commentés. Le film provoque un rejet immédiat, avant d’être reconsidéré des années plus tard. King reçoit cette même année une nomination aux Golden Apple Awards dans la catégorie Nouvelle star masculine de l'année.
À la fin des années 1970, son nom circule aussi pour Han Solo dans Star Wars. Le rôle revient à Harrison Ford, mais King prête sa voix au personnage dans les adaptations radio du film et dans les deux suites qui suivent.
Des films de choc aux téléfilms des années 1980
En 1976, Captains and the Kings lui donne Rory Armagh à la télévision. L’année suivante, il passe par Bad d’Andy Warhol et Bande de flics de Robert Aldrich, puis il retrouve le cinéma avec Un couple très particulier en 1978 et L'Exterminateur en 1979. Les titres composent une série de personnages souvent situés dans des zones de friction, loin des emplois décoratifs.
Au début des années 1980, Class 1984 lui offre Andrew Norris, professeur confronté à une bande d’élèves violents. Le film marque une nouvelle étape dans une filmographie qui privilégie les conflits ouverts et les situations sous pression. Il apparaît la même période dans Un tueur dans la ville de Armand Mastroianni, sous les traits de Paul McCormack.
La télévision prend ensuite une place plus visible. Il joue dans The Quest en 1982, puis dans le téléfilm The Hasty Heart en 1983, où il interprète Yank. Cette année-là, il reçoit une nomination aux Golden Globes pour ce rôle. Perry King retrouve peu après un format régulier avec Riptide.
« Riptide » et la visibilité télévisuelle
En 1984, Perry King obtient le rôle de Cody Allen dans Riptide, série diffusée jusqu’en 1986. Le personnage devient le centre de sa présence télévisuelle la plus durable. La même année, il passe par d’autres productions pour le petit écran et garde un pied dans les téléfilms, un format qu’il n’abandonnera pas dans les années suivantes.
À partir de là, les projets se succèdent avec une logique d’aller-retour entre fiction régulière et unités plus brèves. Il joue dans Medical Center dès 1969, puis dans Captain Planet en 1990, La Famille Torkelson en 1991, Almost Home en 1993 et Au-delà du réel : L'aventure continue en 1995, où il incarne Senator Richard Adams. En parallèle, il prête sa voix à SWAT Kats en 1993, sous le nom de Randall.
Cette circulation entre prises de vue réelle et doublage se poursuit jusqu’aux années 2000. Il apparaît dans Titans en 2000, Eve en 2003, puis Le Jour d'après en 2004, où il joue President Blake. La même décennie, il figure aussi dans The Discontents.
Voix, réalisations et retour à la mise en scène
Le travail vocal de Perry King se distingue par sa régularité. Captain Planet lui confie Jake, SWAT Kats lui donne Randall, et ces rôles complètent une présence déjà installée à l’image. Son passage au doublage ne constitue pas un détour isolé, mais un prolongement de ses emplois télévisuels.
En 2012, il est présent dans Hatfields and McCoys: Bad Blood, puis dans Delusional en 2014, où il joue Dr. Daniel Gallagher. The Divide marque un tournant supplémentaire : en 2018, Perry King signe son premier long-métrage comme réalisateur, avec un western crépusculaire et intimiste où il tient aussi l’un des rôles principaux. Le film reçoit plusieurs distinctions dans des festivals, parmi lesquelles le Prix spécial du jury pour la meilleure performance à l’Arizona International Film Festival, Meilleur long métrage à l’Albuquerque Film & Music Experience, le Silver Award à l’International Independent Film Awards, Meilleur western au Los Angeles Film Awards, Meilleur western au WorldFest Houston, Meilleur film étranger et Meilleur premier film au London Independent Film Awards.
En 2023, Sly : Stallone par Stallone le fait réapparaître à l’écran par le biais d’images d’archive non créditées. Le choix de cette présence tardive referme un ensemble où le cinéma, la télévision, la voix et la réalisation restent liés par une même manière d’occuper les récits sans jamais les lisser.
Prix, voix et présences récurrentes
Perry King naît le 30 avril 1948 à Alliance, dans l’Ohio. Son nom complet, Perry Firestone King, circule surtout autour de ses premiers rôles de cinéma et de Riptide. L’ensemble de ses crédits connus dessine une présence régulière, sans rupture nette entre grand format, télévision et doublage.
Ses distinctions visibles se concentrent sur des jalons précis. En 1975, il reçoit une nomination aux Golden Apple Awards. En 1983, The Hasty Heart lui vaut une nomination aux Golden Globes. Des années plus tard, The Divide attire vers lui une série de prix de festivals, du jury à la catégorie du premier film.
La liste de ses rôles connus va de Abattoir 5 à Le Jour d'après, de Mandingo à Au-delà du réel : L'aventure continue. Elle traverse plus de 50 ans de production audiovisuelle et conserve un axe net : les personnages de confrontation, les figures de pouvoir, les hommes placés dans des systèmes de pression, puis une mise en scène tardive qui lui permet de reprendre la main sur son propre cadre.
- 1972 : Abattoir 5 — Robert Pilgrim
- 1972 : Possession meurtrière — Joel Delaney
- 1974 : Les Mains dans les poches — Chico Tyrell
- 1975 : Wild Party — Dale Sword
- 1975 : Mandingo — Hammond Maxwell
- 1976 : Captains and the Kings — Rory Armagh
- 1982 : Class 1984 — Andrew Norris
- 1983 : The Hasty Heart — Yank
- 1984-1986 : Riptide — Cody Allen
- 1990 : Captain Planet — Jake
- 1991 : La Famille Torkelson — Brian Morgan
- 1993 : Almost Home — Brian Morgan
- 1993 : SWAT Kats — Randall
- 1995 : Au-delà du réel : L'aventure continue — Senator Richard Adams
- 2000 : Titans — Richard Williams
- 2003 : Eve — Jackson
- 2004 : Le Jour d'après — President Blake
- 2018 : The Divide — réalisateur, Sam Kincaid
- 2023 : Sly : Stallone par Stallone — images d’archive non créditées
Films et séries avec Perry King
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