Hedda Hopper: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Hedda Hopper en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
149
œuvres recensées
144 films · 5 séries
- Première année recensée
- 1916
- Dernière année recensée
- 1966
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1915, après l’installation à Hollywood de DeWolf Hopper, Hedda Hopper obtient son premier rôle au cinéma dans « Battle of Hearts ». Avant cela, elle a quitté Hollidaysburg, en Pennsylvanie, pour la scène, puis New York, où elle chante dans la chorale de l’« Aborn Light Opera Company » en 1908. Née Elda Furry le 1 mai 1885, elle entre dans le cinéma par des emplois de femme du monde, puis de mondaine mariée à un millionnaire dans « Virtuous Wives » en 1918.
Des scènes de Pittsburgh aux studios de Hollywood
La première partie de sa vie professionnelle passe par le théâtre avant le cinéma. Elle rejoint une troupe à Pittsburgh, puis gagne New York en 1908, où elle travaille dans une compagnie d’opéra légère. Cette étape la place d’emblée dans un milieu de spectacle très codé, avec des numéros choraux et des tournées où la discipline compte autant que la présence.
Son mariage avec DeWolf Hopper, en 1913, précède le départ vers Hollywood en 1915. Là, le contrat obtenu par son mari auprès de Triangle Film Company ouvre à Hedda Hopper sa première apparition à l’écran. Après l’effondrement de Triangle, le couple revient à New York, où elle tourne avec des studios locaux. « Virtuous Wives », en 1918, la place dans un type de rôle mondain qui revient souvent dans ses films muets de ces années-là.
Les titres s’enchaînent ensuite avec « The New York Idea » en 1920, « Heedless Moths » en 1921, puis « Sherlock Holmes » en 1922 et « Reno, la ville du divorce » en 1923. Elle incarne alors des femmes de société, des épouses, des comtesses, des personnes prises dans des récits de mœurs où les codes sociaux pèsent lourd. En 1920, sa rémunération atteint 1 000 dollars par semaine, signe d’une place déjà installée dans les productions de l’époque.
La décennie suivante la voit passer chez Metro-Goldwyn-Mayer en 1923, puis travailler par emprunts successifs auprès d’autres studios. Le contrat finit par être annulé. Après le krach de 1929, elle perd ses économies et n’apparaît plus qu’épisodiquement au début des années 1930.
La chroniqueuse « Hedda Hopper's Hollywood »
En 1935, le Washington Herald lui confie une chronique hebdomadaire de potins. L’expérience dure quatre mois, interrompue après son refus d’une baisse de salaire. Trois ans plus tard, le Los Angeles Times lance « Hedda Hopper's Hollywood » en février 1938. Ce rendez-vous devient son activité principale et transforme son nom en signature de presse quotidienne.
Cette année-là, elle réapparaît aussi au cinéma dans « Femmes » de George Cukor, où elle joue une échotière. Le film lui donne une présence directement liée à ce qu’elle écrit déjà dans les journaux. Sa rubrique circule ensuite dans des journaux de 85 grandes villes américaines, de 3 000 petites villes et de 2 000 hebdomadaires. Au milieu des années 1950, elle est lue chaque jour par environ 32 millions de personnes.
La radio prolonge cette visibilité avec « The Hedda Hopper Show » sur CBS de 1939 à 1942, puis sur NBC en 1950. La télévision prend le relais avec « I Love Lucy » en 1951, « The Lucille Ball-Desi Arnaz Show » en 1957 et « Westinghouse Desilu Playhouse » en 1958. En 1960, NBC diffuse « Hedda Hopper's Hollywood », émission spéciale qu’elle anime et qui rassemble plusieurs figures du cinéma et de la télévision.
Retour au cinéma avec des rôles de soi-même
En 1937, elle apparaît dans « Le Couple invisible » puis dans « La Joyeuse Suicidée », deux titres où elle reste dans des emplois secondaires. L’année suivante, elle entre dans une nouvelle phase de sa présence à l’écran avec des rôles directement liés à sa personne publique. Cette orientation se confirme dans « Femmes » en 1939, où elle figure sous la forme d’une chroniqueuse, puis dans « Les Naufrageurs des mers du sud » en 1942.
Le point le plus net survient avec « Boulevard du crépuscule » de Billy Wilder en 1950. Elle y joue son propre rôle, face à un récit qui regarde Hollywood comme un monde saturé de mémoire et de représentation. Cette même logique revient dans « A Star Is Born World Premiere » en 1954, puis dans les émissions télévisées déjà mentionnées où son nom devient presque un personnage public à part entière.
Quelques titres plus anciens reviennent à la surface dans les listes de crédit, comme « Les Ailes » en 1927, où elle figure sans mention de personnage précis, ou « Désirs secrets » en 1935, où elle incarne Mrs. Palmer. Ces apparitions disent la continuité d’une carrière commencée avant le parlant et prolongée dans des formats où sa propre identité finit par compter autant que les rôles.
Une présence politique et médiatique
Ses chroniques prennent très tôt une coloration politique. Elle se tient du côté conservateur et s’engage dans l’aile droite du Parti républicain. En 1944, elle devient membre fondatrice du Motion Picture Alliance for the Preservation of American Ideals, organisation anti-communiste de Hollywood. Son activité journalistique sert alors aussi à défendre un agenda politique centré sur l’anti-communisme.
Elle s’en prend à plusieurs acteurs et à des films qu’elle juge hostiles aux États-Unis ou favorables à l’URSS. Dans ses textes, elle se présente comme une voix des petites villes américaines, vigilante sur les mœurs du milieu hollywoodien. Son nom circule dans les mêmes années que ceux de Joseph McCarthy, Howard Hughes, Ronald Reagan, J. Edgar Hoover et William Randolph Hearst, avec lesquels elle entretient des liens politiques ou mondains.
Le mouvement de sa carrière publique se lit jusque dans les rôles qu’elle accepte à l’écran. Elle y apparaît souvent sous une forme qui renvoie directement à sa fonction de chroniqueuse, comme dans « The Lucille Ball-Desi Arnaz Show » ou « I Love Lucy ». Cette circulation entre presse, radio, télévision et cinéma fait de son nom une présence reconnaissable dans plusieurs régimes d’images.
Les derniers écrans et la mémoire du nom
En 1954, l’avant-première de « A Star Is Born World Premiere » marque encore sa visibilité publique. Elle continue d’apparaître dans des émissions et des programmes télévisés jusque dans les années 1950 et au-delà, avec des reprises de son image dans des fictions ultérieures. « Junket Whore », sorti en 1998, figure aussi parmi les titres associés à son nom.
Sa mort survient le 1 février 1966 à Hollywood. Elle a 75 ans. Cette fin coïncide avec celle de Buster Keaton, avec qui elle avait joué dans « Les Bijoux volés » en 1931, « Speak Easily » en 1932 et « Boulevard du crépuscule » en 1950.
Les interprétations ultérieures de son personnage montrent combien son nom reste attaché à une certaine histoire médiatique de Hollywood. Alice Backes la joue dans « Gable and Lombard » en 1976, Jane Alexander dans « Malice in Wonderland » en 1985, Katherine Helmond dans « L'Histoire d'Elizabeth Taylor » en 1995, Joanne Linville dans « Il était une fois James Dean » en 2001, Helen Mirren dans « Dalton Trumbo » en 2015 et Judy Davis dans « Feud » en 2017.
Films et séries avec Hedda Hopper
Découvrez ses rôles les plus populaires au cinéma et à la télévision.
Rôles de Hedda Hopper
Accédez aux fiches des personnages associés à ses œuvres les plus consultées.
Galerie photos de Hedda Hopper
3 photos affichées.
Filmographie détaillée
Ouvrez une catégorie pour consulter les films, séries, rôles et épisodes crédités. Les listes longues se chargent progressivement.
Personnalités en relation
Personnalités créditées sur plusieurs œuvres communes présentes dans notre base.


































