Harry Hardt: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Harry Hardt en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
128
œuvres recensées
128 films · 0 séries
- Première année recensée
- 1921
- Dernière année recensée
- 1980
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1919, Harry Hardt fait ses premiers pas sur scène au théâtre d’Olomouc, après des cours de théâtre à Graz et Berlin. Né le 4 août 1899 à Pula, alors dans l’Autriche-Hongrie, Hermann Karl Viktor Klimbacher Edler von Reichswahr abandonne ensuite la carrière militaire pour devenir acteur. Il mourra le 14 novembre 1980 à Vienne.
Des études à la scène
Fils d’un officier, Harry Hardt commence par des études d’histoire de l’art. Il passe ensuite par l’Académie militaire thérésienne, avant de rompre avec cette voie après la Première Guerre mondiale. Le théâtre devient alors son horizon de travail, avec un apprentissage à Graz puis à Berlin.
Le théâtre d’Olomouc l’accueille en 1919. L’année suivante, il joue au Trianon-Theater de Berlin. Ces premiers engagements fixent un cadre scénique avant l’arrivée rapide du cinéma, où il trouve des emplois nombreux, souvent dans des rôles de jeunes hommes élégants ou de membres de la haute société.
Le cinéma muet et les années 1920
1920 ouvre une longue présence à l’écran avec « Die Frauen vom Gnadenstein ». Hardt apparaît ensuite dans « Ich liebe Dich » de 1925 et « Fräulein Raffke » de 1923, réalisé par Richard Eichberg. Ces titres l’inscrivent dans le cinéma allemand des années 1920, où son nom revient dans des productions très diverses.
Dans « Ungarische Rhapsodie » de 1928, signé Hanns Schwarz, puis dans « Manolesco, prince des sleepings » en 1929, il s’insère dans des distributions où son profil sert des récits de salons, d’intrigues et de mobilité sociale. La même période le voit dans « L'Éternelle idole » et « Le Meneur de joies », deux autres films de 1929.
Hardt traverse aussi les coproductions et les tournages multinationaux. Le Roi du Danube, sorti en 1930 sous le titre original « Donauwalzer » et réalisé par Victor Janson, s’ajoute à une série d’apparitions où il alterne les productions germaniques et les versions destinées à d’autres marchés européens.
Les rôles des années 1930 et 1940
1931 marque une année chargée avec « Mary », « Täter gesucht » et « L'amour commande ». Dans « Täter gesucht », il joue Wittenhagen, Kriminalkommissar. Dans « Mary », il est l’Inspektor. Ces crédits le placent dans des emplois de fonction, de responsabilité ou d’autorité, sans changer la place secondaire que lui réservent souvent les productions.
Le début des années 1930 le conduit vers d’autres types de récits. Il figure dans « Le Front invisible » en 1932, puis dans « La Ronde aux millions » en 1933. En 1937, « On a tué Sherlock Holmes » lui attribue le rôle de Billy, tandis que « La Habanera » le garde dans une circulation de titres allemands tournés vers des cadres de comédie, d’aventure ou de mélodrame.
Pendant la décennie suivante, Hardt apparaît encore dans des productions historiques et de prestige. « Trenck, der Pandur » en 1940, « Der große König » en 1942, où il est l’Adjutant von Dessau, puis « Les Aventures fantastiques du baron Münchhausen » en 1943 prolongent cette présence. Le film « Der große König » l’installe dans un rôle d’adjoint militaire, cohérent avec plusieurs personnages d’uniforme qui ponctuent sa filmographie.
Le retour des années 1950
1950 l’associe à « Toselli » de Duilio Coletti, puis à « Maria Theresia » en 1951, réalisé par Emil-Edwin Reinert. La décennie suivante le retrouve dans plusieurs œuvres de langue allemande, parmi lesquelles « Der Feldherrnhügel » d’Ernst Marischka en 1953 et « Une valse pour l'empereur », sorti la même année sous le titre original « Kaiserwalzer » et signé Franz Antel.
En 1954, Hardt participe à « Manœuvres impériales » de Franz Antel, « Le Beau Danube bleu » de Paul Verhoeven, « 08/15 » de Paul May et « L'Ange silencieux » de Harald Reinl. L’année suivante, il figure dans « Sarajevo » de Fritz Kortner, où il interprète Bardolff, puis dans « Spionage », où il joue le General Maximoff, et dans « Gestatten, mein Name ist Cox ».
Il apparaît encore dans « Ainsi sont les hommes » de Paul Martin en 1957 et dans « Nos tantes en folie », sorti en 1961 sous le titre original « Unsere tollen Tanten » et réalisé par Rolf Olsen. À cette période, ses rôles gardent une netteté de fonction, de rang ou de présence sociale, sans détourner son image de ses emplois antérieurs.
Jusqu’aux années 1970
Hardt prolonge sa présence à l’écran jusque dans les années 1960 et 1970. Il figure dans « L'Entrejambe » en 1970, où il joue Suchanek dans « Josefine Mutzenbacher », puis dans la série « Wenn der Vater mit dem Sohne » en 1971. Deux ans plus tard, il apparaît dans « Les Aventures extraordinaires du baron von Trenck », série télévisée de 1972.
La fin de son activité connue passe encore par « Karl May » en 1974, « Auch Mimosen wollen blühen » en 1975, un épisode de « Inspecteur Derrick » en 1978, intitulé « L'Erreur », puis « La Lumière des Justes » en 1979. Ces apparitions tardives prolongent une présence commencée près de 60 ans plus tôt.
Son nom reste lié à un vaste ensemble de productions de cinéma et de télévision, près de 180 au total. La variété des titres retenus ici dessine surtout un acteur de composition, souvent assigné à des postes d’autorité, de représentation ou de second plan, mais constamment sollicité sur une période exceptionnellement longue.
Films et séries avec Harry Hardt
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