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Marco Ferreri - Photo
Connu pour
Réalisation
Sexe
Homme
Crédits connus
119
Né
11/05/1928
Lieu de naissance
Milan, Lombardy, Italy
Décédé
09/05/1997 (68 ans)

Marco Ferreri: biographie, films et séries, crédits

Aussi connu sous le nom de :Marcantonio Ferreri

Repères de carrière

La carrière de Marco Ferreri en bref*

D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.

57

œuvres recensées

57 films · 0 séries

Première année recensée
1950
Dernière année recensée
1997

Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.

Biographie

Marco Ferreri naît le 11 mai 1928 à Milan, en Lombardie, et s’impose progressivement comme l’une des figures marquantes du cinéma européen de la seconde moitié du XXe siècle (Source : Wikipedia, 2023 ). Dans les années 1950, il entame sa carrière de cinéaste en Espagne, où il réalise trois longs métrages qui marquent ses premiers pas dans la mise en scène, avant de revenir ensuite travailler principalement en Italie (Source : Pantheon, 2023 ). Cette implantation initiale dans l’industrie espagnole s’inscrit dans un contexte de coproductions et d’échanges artistiques fréquents entre les deux pays au sortir de la guerre (Source : Wikipedia, 2023 ). Dès cette période, il développe un goût prononcé pour des récits situés à la marge et pour des personnages en décalage avec les normes sociales de leur temps (Source : Wikipedia, 2023 ). Au fil des années 1950, ce positionnement singulier va orienter ses choix esthétiques et thématiques, et préparer le tournant de sa carrière italienne des décennies suivantes (Source : Wikipedia, 2023 ).

En se déplaçant rapidement du registre strictement national vers une circulation internationale, Ferreri s’inscrit dans un mouvement plus large de renouvellement du cinéma européen d’après-guerre (Source : Pantheon, 2023 ). Son retour en Italie coïncide avec la montée de nouvelles formes de comédie dramatique et de satire sociale, dont il deviendra l’un des artisans les plus régulièrement présents sur les grands festivals (Source : Art-kino, 2023 ). Cette articulation entre une formation empirique sur les plateaux espagnols et une maturation esthétique en Italie donne à son œuvre une place singulière dans le paysage de la production méditerranéenne (Source : Wikipedia, 2023 ). À partir de là, sa filmographie s’étoffe de manière continue, jusqu’à compter, à la fin de sa carrière, plusieurs dizaines de longs métrages écrits et réalisés, diffusés et discutés bien au-delà des frontières italiennes (Source : Pantheon, 2023 ).

Émergence dans le cinéma italien

Après ses premières réalisations en Espagne, Marco Ferreri revient en Italie au début des années 1960 et s’oriente vers une veine de comédie sombre qui lui permet d’imposer progressivement son style (Source : Art-kino, 2023 ). Il réalise notamment « Una storia moderna: l’ape regina » (« The Conjugal Bed », 1963), qui s’inscrit dans cette tendance à mêler satire conjugale et observation sociale (Source : Art-kino, 2023 ). L’année suivante, il signe « La donna scimmia » (« The Ape Woman », 1964), qui confirme son intérêt pour des figures marginales, tout en dialoguant avec les codes de la farce et du drame intimiste (Source : Art-kino, 2023 ). Quelques années plus tard, « L’Harem » (1967) poursuit cette exploration d’univers conjugaux et sentimentaux traités sur un mode à la fois décalé et analytique (Source : Art-kino, 2023 ). Ces films, tournés en Italie, rencontrent un accueil critique qui installe Ferreri comme un auteur fréquentant régulièrement les grands rendez-vous festivalier, même lorsque les résultats commerciaux restent plus incertains (Source : Art-kino, 2023 ).

Parallèlement à la reconnaissance croissante de sa mise en scène, Ferreri développe un travail d’écriture pour le cinéma, cosignant plusieurs scénarios qui affirment sa place d’auteur complet (Source : Wikipedia, 2023 ). Durant cette période, il collabore avec différents producteurs et interprètes issus de la tradition de la comédie italienne, ce qui contribue à inscrire ses films dans un réseau professionnel solide (Source : MYmovies, 2016 ). Cette inscription dans un système de production national n’exclut pas une circulation internationale de ses œuvres, notamment à travers leur sélection dans des festivals comme Cannes ou Berlin (Source : Pantheon, 2023 ). Au tournant des années 1970, son nom est désormais identifié par la critique comme celui d’un cinéaste dont chaque nouveau projet est attendu sur le circuit des festivals européens (Source : Pantheon, 2023 ).

Œuvre cinématographique et films marquants

La filmographie de Marco Ferreri compte, au total, plusieurs dizaines de longs métrages, réalisés principalement entre les années 1950 et le début des années 1990 (Source : Pantheon, 2023 ). Parmi ses titres les plus connus figure « La Grande Bouffe » (« La grande bouffe », 1973), coproduction franco-italienne portée par Marcello Mastroianni, Michel Piccoli, Philippe Noiret et Ugo Tognazzi, qui suscite une importante controverse lors de sa présentation à Cannes (Source : Wikipedia, 2023 ). Au début des années 1960, il signe en Espagne « El cochecito » (1960), qui s’insère dans un ensemble d’œuvres interrogeant les structures sociales et familiales à travers une narration grinçante (Source : IMDb, 1997 ). Dans les années 1970, il réalise « L’udienza » (1972), qui renforce encore sa réputation de cinéaste intéressé par les institutions et le pouvoir, via des dispositifs narratifs souvent allégoriques (Source : IMDb, 1997 ).

Les années 1980 marquent une nouvelle étape avec « Storie di ordinaria follia » (« Tales of Ordinary Madness », 1981), adaptation de textes de Charles Bukowski, qui donne au réalisateur une visibilité accrue dans le monde anglophone (Source : IMDb, 1997 ). Il enchaîne avec « Storia di Piera » (1983) et « Il futuro è donna » (« The Future Is Woman », 1984), qui prolongent ses interrogations sur les rapports de genre et les mutations de la famille (Source : IMDb, 1997 ). Au début des années 1990, il tourne « La casa del sorriso » (« The House of Smiles », 1991) puis « La carne » (« The Flesh », 1991), deux films qui témoignent de sa volonté de continuer à explorer la fragilité des corps et les tensions du désir (Source : IMDb, 1997 ). En 1993, « Diario di un vizio » (« Diary of a Maniac ») revient sur un univers urbain contemporain à travers le portrait d’un personnage en proie à ses obsessions (Source : IMDb, 1997 ).

Collaborations artistiques et travail d’acteur

En parallèle de son activité de réalisateur et de scénariste, Marco Ferreri apparaît à l’écran dans plusieurs films, assumant ponctuellement des rôles d’acteur (Source : Wikipedia, 2023 ). Dès 1954, il joue dans « La spiaggia » (« The Beach ») et « Donne e soldati » (« Women and Soldiers »), deux œuvres qui témoignent de son inscription dans le milieu du cinéma italien d’après-guerre (Source : Wikipedia, 2023 ). Plus tard, il est crédité dans « Casanova ’70 » (1965), où il interprète un rôle secondaire, ainsi que dans « Il fischio al naso » (1967), où il incarne le docteur Salamoia (Source : IMDb, 1997 ). Il participe également, en tant qu’acteur, au film « Porcile » (« Pigsty », 1969), écrit et réalisé par Pier Paolo Pasolini, ce qui illustre son inscription dans un réseau d’auteurs partageant un intérêt pour les marges sociales et politiques (Source : Wikipedia, 2023 ).

Au sein de sa propre œuvre, Ferreri se met aussi en scène dans « Non toccare la donna bianca » (1973), une relecture burlesque et politique du western, tournée notamment à Paris sur le chantier des Halles (Source : Wikipedia, 2023 ). Il apparaît encore, de manière non créditée, dans « An Almost Perfect Affair » (1979), film anglo-américain se déroulant sur la Croisette, qui témoigne de la reconnaissance de son image dans le milieu festivalier (Source : Wikipedia, 2023 ). Parallèlement, il collabore avec des acteurs et actrices de premier plan du cinéma italien et européen, parmi lesquels Marcello Mastroianni, Michel Piccoli, Philippe Noiret, Ugo Tognazzi et Hanna Schygulla, notamment sur « La Grande Bouffe », « La carne » et d’autres productions des années 1970 et 1980 (Source : Wikipedia, 2023 ). Ces collaborations contribuent à installer ses films dans un espace de coproductions internationales et à assurer leur diffusion sur différents marchés (Source : Pantheon, 2023 ).

Récompenses, festivals et reconnaissance institutionnelle

La présence de Marco Ferreri sur le circuit des festivals internationaux est régulière, avec notamment huit films sélectionnés en compétition officielle au Festival de Cannes au cours de sa carrière (Source : Pantheon, 2023 ). En 1973, « La Grande Bouffe » est présenté sur la Croisette, où il obtient le Prix de la FIPRESCI, ce qui contribue à installer le film comme une référence du cinéma de festival des années 1970 (Source : Kinoafisha, 2023 ). En 1978, Ferreri reçoit le Grand Prix du Jury à Cannes, tandis que le même film est également nommé pour la Palme d’or, ce qui confirme la visibilité de son travail au plus haut niveau de la compétition (Source : Kinoafisha, 2023 ). Au Festival international du film de Berlin, son long métrage « Chiedo asilo » (1979) décroche en 1980 un Ours d’argent – Prix spécial du jury, renforçant sa reconnaissance au sein des grandes manifestations européennes (Source : Wikipedia, 2023 ).

En 1991, « La casa del sorriso » reçoit l’Ours d’or au 41e Festival de Berlin, consacrant le film comme lauréat principal de la compétition cette année-là (Source : Wikipedia, 2023 ). Deux ans plus tard, « Diario di un vizio » est à son tour sélectionné en compétition à Berlin et nommé pour l’Ours d’or, ce qui montre la continuité de l’intérêt porté à son cinéma au début des années 1990 (Source : Wikipedia, 2023 ). En Italie, Ferreri est distingué à plusieurs reprises par les Nastri d’argento, notamment en 1965, 1970, 1977 et 1982, et reçoit également un David di Donatello en 1982 pour son travail sur « Storie di ordinaria follia » (Source : MYmovies, 2016 ). Par ailleurs, trois de ses films figurent parmi les cent œuvres retenues pour préservation en raison de leur contribution jugée significative au patrimoine cinématographique italien, ce qui atteste de leur inscription durable dans la mémoire institutionnelle du pays (Source : Pantheon, 2023 ).

Fin de carrière et postérité

Au cours des années 1990, Marco Ferreri poursuit son activité de réalisateur avec une série de films qui prolongent les thèmes de la marginalité, de la vieillesse et de la crise des modèles sociaux, dont « La casa del sorriso » et « Diario di un vizio » constituent des exemples notables (Source : IMDb, 1997 ). Sa filmographie s’achève au milieu de cette décennie, après plus de quarante ans de travail continu entre l’Espagne, l’Italie et divers pays de coproduction européenne (Source : Pantheon, 2023 ). Il meurt le 9 mai 1997 à Paris, deux jours avant son soixante-neuvième anniversaire, alors que son œuvre est déjà largement diffusée et étudiée (Source : Wikipedia, 2023 ). Plusieurs rétrospectives lui sont consacrées dans des cinémathèques et festivals, notamment à travers la restauration de certains titres emblématiques, ce qui permet de réinscrire son travail dans des programmations patrimoniales (Source : FilmBooster, 2023 ).

En 2016, par exemple, la version restaurée de « L’uomo dei cinque palloni » (« The Man with the Balloons », 1965) reçoit le prix Venice Classics du meilleur film restauré à la Mostra de Venise, signalant la vitalité de l’intérêt institutionnel pour son œuvre plusieurs décennies après sa réalisation (Source : FilmBooster, 2023 ). Par ailleurs, la présence continue de ses films dans des classements et sélections consacrés au cinéma italien du XXe siècle contribue à maintenir sa place dans le canon, trois de ses œuvres étant notamment retenues dans une liste de cent films jugés essentiels pour le patrimoine national (Source : Pantheon, 2023 ). Cette visibilité se double d’une circulation éditoriale de ses films, régulièrement publiés ou réédités en vidéo et présentés dans des cycles thématiques dédiés aux grandes figures de la mise en scène européenne (Source : Wikipedia, 2023 ). À travers cet ensemble de circulations, la trajectoire de Ferreri demeure aujourd’hui un point de référence pour l’étude des formes satiriques et allégoriques dans le cinéma italien d’après-guerre (Source : Pantheon, 2023 ).

Films et séries réalisés par Marco Ferreri

Découvrez ses principales réalisations au cinéma et à la télévision.

La Grande Bouffe (1973) - Affiche
7.1 / 10
La Grande Bouffe
director
Dillinger est mort (1969) - Affiche
7.1 / 10
Dillinger est mort
director
La Chair (1991) - Affiche
5.6 / 10
La Chair
director
La Dernière Femme (1976) - Affiche
6.1 / 10
La Dernière Femme
director

Galerie photos de Marco Ferreri

2 photos affichées.

Filmographie détaillée

Ouvrez une catégorie pour consulter les films, séries, rôles et épisodes crédités. Les listes longues se chargent progressivement.

La Chair (1991) - Affiche
writer
1991
Le Banquet (1989) - Affiche
1989
I Love You (1986) - Affiche
1986
L'Histoire de Piera (1983) - Affiche
1983
Pipicacadodo (1979) - Affiche
1979
Rêve de singe (1978) - Affiche
1978

Nitrate d'argent (1997) - Affiche
1997
Diario di un vizio (1993) - Affiche
1993
La Chair (1991) - Affiche
director
1991
Le Banquet (1989) - Affiche
director
1989
Ya bon les blancs (1988) - Affiche
1988
I Love You (1986) - Affiche
director
1986
Le futur est femme (1984) - Affiche
1984
Pipicacadodo (1979) - Affiche
director
1979
Rêve de singe (1978) - Affiche
1978
Yerma (1978) - Affiche
director
1978

Il était une fois Champs-Élysées (2022) - Affiche
Inconnu
•
S01E02
•
Lui-même (images d’archives)
•
S01E01
•
Lui-même (images d’archives)
2022
Ciné regards (1978) - Affiche
Inconnu
•
S01E74
•
Lui-même
•
S01E21
•
Lui-même
1978
Les Rendez-vous du dimanche (1975) - Affiche
Inconnu
- Épisode 25 (1980)
•
S06E25
•
Lui-même
- Épisode 24 (1980)
•
S06E24
•
Lui-même
- Épisode 23 (1980)
•
S06E23
•
Lui-même
- Épisode 22 (1980)
•
S06E22
•
Lui-même
- Épisode 21 (1980)
•
S06E21
•
Lui-même
1975
Touche pas la femme blanche (1974) - Affiche
The Reporter (non crédité)
1974
1972
Inconnu
- Épisode 55 (1973)
•
S02E55
•
Lui-même
- Épisode 30 (1972)
•
S01E30
•
Lui-même
1972
Ciao Gulliver (1970) - Affiche
1970
Le Vent d'est (1970) - Affiche
(non crédité)
1970
La Semence de l'homme (1969) - Affiche
Beach house owner
1969
Porcherie (1969) - Affiche
Hans Günther
1969
Il fischio al naso (1967) - Affiche
dottor Salamoia
1967

Le Lion à sept têtes (1971) - Affiche
production manager
1971
Le Vent d'est (1970) - Affiche
executive producer
1970
Donne e soldati (1955) - Affiche
general manager
1955

Ya bon les blancs (1988) - Affiche
production design
1988

Amore tossico (1983) - Affiche
presenter
1983

Il était une fois Champs-Élysées (2022) - Affiche
Lui-même (images d’archives)
2022
L'Extravagant Monsieur Piccoli (2017) - Affiche
Lui-même - Filmmaker (images d’archives)
2017
La lucida follia di Marco Ferreri (2017) - Affiche
Lui-même (images d’archives)
2017
Porno & Libertà (2016) - Affiche
Lui-même - Filmmaker (images d’archives)
2016
Droit de Réponse (1981) - Affiche
1981
Un scandale presque parfait (1979) - Affiche
Lui-même (non crédité)
1979
Ciné regards (1978) - Affiche
Lui-même
1978
Les Rendez-vous du dimanche (1975) - Affiche
Lui-même
1975
Lui-même
1972
Ferreri (1967) - Affiche
Lui-même
1967

Personnalités en relation

Personnalités créditées sur plusieurs œuvres communes présentes dans notre base.